Carrefour racheté par un groupe canadien : Bruno Le Maire se fâche

Bruno Le Maire s’interpose dans le rachat de Carrefour par le groupe canadien Couche-Tard en surfant sur la peur de la pénurie, ce qui est grotesque.

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Carrefour racheté par un groupe canadien : Bruno Le Maire se fâche

Publié le 16 janvier 2021
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Par Jacques Garello.

Couche-tard : un cauchemar pour Bruno Le Maire, il n’en a pas dormi. Il y a de quoi : la chaîne canadienne veut faire main basse sur Carrefour, pourtant « chaînon essentiel de la souveraineté et la sécurité alimentaire des Français ».

Et, pour faire clair, le ministre de l’Économie nous fait toucher du doigt le danger : s’il le désire, le Canadien pourrait affamer le peuple français :

« Carrefour est un chaînon essentiel de la souveraineté et la sécurité alimentaire des Français, qui est en jeu dans cette opération, a souligné Bruno Le Maire sur France 5. Le jour où vous allez chez Carrefour et qu’il n’y a plus de pâtes, plus de riz, plus de biens essentiels, vous faites comment ? Je ne suis a priori pas favorable à l’idée que Carrefour se fasse racheter par un groupe étranger. » (Le Figaro)

Je crois qu’il faut d’abord mettre les choses au point.

  1. C’est Carrefour qui cherche à se vendre, et Couche-Tard n’a fait que répondre à l’offre de vente.
  2. Pour les actionnaires de Carrefour, la réponse de Couche-Tard serait une excellente affaire, le Canadien proposant une prime de 30 % sur la valeur actuelle du titre.
  3. À l’heure actuelle rien n’est arrêté.

Et j’en arrive tout de suite à la conclusion : ou bien Bruno Le Maire est réellement nul en économie, ce qui serait étonnant pour un ministre de Bercy, et ce que je ne saurais imaginer, ou bien il a tenu une fois de plus un discours purement politique et électoraliste pour séduire l’électorat souverainiste de droite, ou de gauche, et l’électorat anti-mondialiste de gauche, ou de droite.

En ma qualité d’économiste, je préfère m’intéresser à ma première hypothèse.

Protectionnisme et richesse des nations

Le protectionnisme est une vieille lune anti-économique, qui remonte au moins aux mercantilistes, qui ont fait croire aux rois et souverains que le commerce extérieur était un danger pour la nation : acheter à l’étranger c’est devoir puiser dans les réserves d’or et d’argent, symbole et source de la richesse nationale.

Heureusement pour eux, les Anglais et les Hollandais, qui n’avaient aucune richesse ni en métaux précieux ni en labourages et pâturages ont misé sur les échanges internationaux. Ce faisant ils ont imité les Vénitiens et les Florentins qui dès le XIIe siècle avaient compris qu’il y avait un marché européen pour des produits venus du reste du monde.

Ce pari sur la mondialisation s’explique facilement. Il n’est pas dû à la spécialisation internationale, comme l’a soutenu Ricardo (chaque pays aurait intérêt à se spécialiser dans les produits où il serait le plus compétitif, où il aurait l’avantage comparatif le plus important), il est dû à la circulation des idées, à la concurrence qui fait que les innovations se diffusent.

Adam Smith avait expliqué que la richesse des Nations était liée à l’élargissement des espaces d’échange, en passant de la ville à la région, puis à la nation, puis au monde entier. Aujourd’hui 70 % des échanges mondiaux sont croisés, ils portent sur des biens et services produits dans les deux pays qui échangent : automobiles fabriquées et vendues en Allemagne aussi bien qu’en France, tourisme en Europe aussi bien qu’en Asie, etc.

Une automobile française est construite avec des éléments et pièces en provenance de huit pays au moins, un appareil de mesure électrique doit son existence à 18 pays.

En réalité le choix du protectionnisme est, comme son nom l’indique, de protéger les producteurs nationaux contre la concurrence étrangère, soit-elle loyale ou déloyale. Les intérêts des consommateurs nationaux sont rarement pris en compte, car les producteurs sont mieux organisés, mieux ciblés pour faire pression sur l’État qui met en place les tarifs, normes, réglementations, subventions et crédits nécessaires.

Après un désarmement économique bienfaisant à la fin du XXe siècle, nous avons vécu une surenchère protectionniste généralisée, y compris de la part de l’État américain, le président Trump ayant choisi de réveiller les sentiments isolationnistes de la doctrine de Monroe.

Sécurité alimentaire

En dépit de la relance protectionniste, l’idée d’une soudaine pénurie alimentaire est assez surprenante.

D’une part et en dépit de la préférence désormais affichée pour les produits alimentaires français, la population française est et sera dépendante des importations.

Malgré le savoir et les efforts de nos paysans (2 % de la population active) 75 % des fruits et légumes que nous consommons proviennent du reste du monde. La Politique Agricole Commune a fait beaucoup pour tuer notre production, en renchérissant les prix et en stimulant une concurrence européenne qui n’existait pas (Allemagne, Pays-Bas). Le développement des cultures et du commerce en Afrique, en Amérique Latine a fait le reste : le tiers monde devait-il être condamné à l’autarcie ?

D’autre part qu’est-ce qu’un produit alimentaire français ? Un vin français, me disait un grand vigneron de Bandol, c’est un plan espagnol, un tracteur italien, des cuves allemandes, des pompes suisses, des bouchons portugais, des vendangeurs espagnols ; seuls les impôts sont français.

Enfin il est vraisemblable que si le Canadien venait à priver les Français de produits alimentaires, d’autres distributeurs prendraient le relais, car la distribution est plus facile et plus rapide à organiser que l’approvisionnement.

Les autres grands distributeurs ont démontré à plusieurs reprises leur capacité d’adaptation, et de nombreux distributeurs sont apparus depuis quelques mois, la crise sanitaire aidant. Mais d’ailleurs on ne comprend pas pourquoi un repreneur ferait une offre appétissante avec l’idée de liquider l’entreprise qu’il rachète à un prix si élevé.

Nature et propriété de l’entreprise

La réaction du ministre de l’Économie est incompatible avec la nature de l’entreprise et la propriété de l’entreprise.

L’entreprise n’est pas une machine de guerre destinée à tuer les concurrents ou les salariés. C’est une machine de service qui va au-devant des besoins des clients. Entreprendre ce n’est pas tenter des coups de spéculation, ni pratiquer la destruction créatrice imaginée par Schumpeter.

Le profit n’est pas la rémunération du risque, mais de la connaissance de ce que désirent les individus et qu’ils n’ont pas encore à leur portée. L’entreprise ne détruit rien du tout, puisqu’elle crée une valeur qui n’existait pas. L’entreprise se situe entre les ressources productives (travail, capital) et les besoins.

C’est l’observation du marché, à travers les signaux des prix et des profits actuels, traduisant pénuries ou excédents, qui indique les innovations à mettre en œuvre. L’art d’entreprendre c’est l’attention, la découverte, c’est être à l’affût : « alertness » dit Kirzner ; c’est avoir l’antériorité de l’information, comprendre avant les autres ce qui manque, ce dont les gens ont besoin.

Depuis quelques décennies de savants intellectuels, mais aussi quelques grands chefs ou cadres d’entreprises, laissent croire que l’entreprise n’a pas pour objectif majeur la rentabilité, mais quelque devoir de redistribution, ou quelque responsabilité sociale, ou quelque vocation citoyenne.

Libre aux dirigeants d’entreprises de prendre en compte, et volontairement, certains de ces objectifs – souvent pour se laver du complexe d’exploitation et de cupidité qu’on leur prête.

Mais ils ne peuvent réaliser aucun de ces objectifs s’il n’y a pas de profit, c’est-à-dire l’aval de la clientèle. Et en aucun cas l’État n’a le droit de leur imposer d’autre objectif que le profit, révélateur et rémunérateur de la bonne gestion.

« La raison sociale de l’entreprise est de faire des profits. » – Milton Friedman

Mais l’État respecte-t-il la liberté d’entreprendre ? Il se substitue maintenant aux  propriétaires de l’entreprise, qu’ils soient entrepreneurs individuels ou actionnaires dans des sociétés de personnes ou de capitaux. Les actionnaires sont considérés comme de simples apporteurs de capitaux, comme les prêteurs bancaires ou financiers.

On feint d’ignorer qu’ils assurent la gouvernance de l’entreprise, en particulier dans les sociétés ouvertes aux offres publiques d’achat ou d’échange. Si les actionnaires de Carrefour ont mis leur entreprise à la vente, c’est parce qu’ils estimaient que l’affaire avait été remise en ordre par son président Alexandre Bompard et qu’ils pouvaient en retirer un meilleur prix qu’en tentant d’aller plus loin.

Parmi les gros actionnaires je remarque que figure Bernard Arnaud, qui a sans doute pesé les opportunités. Si les actionnaires de Couche-Tard ont répondu à l’offre des actionnaires de Carrefour, c’est qu’ils estimaient en effet que l’affaire était en bon état et qu’ils pouvaient la valoriser. Il n’y a donc eu ni trahison, ni agression.

Donc rien n’autorise notre ministre de l’Économie à faire usage d’un droit de veto dont il ne dispose pas, et dont il ne saurait disposer dans la logique de la propriété privée ; Bruno Le Maire dit être couvert par le droit. Mais quel droit ? Il vise les décrets d’exception pris dans le cadre français de la crise sanitaire, et qui sont autant d’infractions à la propriété privée.

Dans le cadre des traités européens, des règles de l’Organisation Mondiale du Commerce, rien n’autorise Bruno Le Maire à s’opposer à l’opération, si elle se réalise. Couche-Tard pourra aisément démontrer qu’une telle initiative est contraire à tous les principes de la libre concurrence.

Mais il est vrai que l’État, et particulièrement l’État français, se croit tout permis, et qu’il abuse de la « guerre » pour nationaliser et planifier l’économie

Il ignore ou mieux encore il conteste les lois du marché, de l’échange, du contrat et de la propriété.

Patriotisme économique à fins électorales

Si le veto de Bruno Le Maire n’a rien à voir avec l’économie ni avec l’État de droit, j’en viens à ma deuxième hypothèse.

Il s’agit d’un discours politique à vocation électorale. En cette année 2021 s’amorcera la campagne présidentielle, et peut-être au printemps celle des élections régionales et départementales (selon le calendrier de sortie de crise sanitaire et de vaccinations annoncé par Jean Castex, rien n’est moins sûr). Le pouvoir en place joue sur du velours en absence d’opposition aujourd’hui crédible. Les libéraux peuvent peut-être changer la donne.

Alors il entonne les hymnes patriotiques, souverainistes. Il faut persuader les électeurs que la France peut à elle seule tenir tête aux Américains, au Canada, aux États-Unis ou au Brésil. La France pourrait le faire parce qu’elle aurait conquis le pouvoir à Bruxelles, Berlin s’alignerait désormais sur Paris.

Nous mettons de l’ordre dans la démocratie mondiale, mais aussi dans la finance mondiale. Nous étions partis en croisade contre les GAFA, nous voici maintenant contre les Couche-Tard.

Ce discours a le mérite électoral de séduire à droite, car le souverainisme est une tradition (La France seule de Maurras, reprise par De Gaulle). Mais il plaît aussi à gauche car la mondialisation et le capitalisme leur sont doublement haïssables.

D’autres électeurs trouveront encore chaussures à leurs pieds : âmes sensibles solidaires avec tous les artisans, paysans, commerçants français, écologistes avec le rejet de tous les transports internationaux, de tout ce qui n’est pas bio suivant les normes françaises, et de tous les dirigeants de pays capitalistes.

Oui, vraiment, le discours du patriotisme économique est séduisant. Peu importe qu’il n’ait aucun sens économique. Ce qui compte, c’est l’arithmétique électorale.

 

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  • J’adore Bruno, quand il y a un mauvais coup à prendre il sort de son bureau.
    Ça n’empêchera pas carrefour de vendre avant de déclarer la faillite grâce aux bons amis de mr Bruno.
    Amis qui n’aiment vraiment pas les grandes surfaces d’ailleurs, il va prendre un coup sur museau.

  • Carrefour n’est pas le seul distributeur ,invoquer la sécurité sanitaire alors que le modèle de la grande distribution ,le plus implanté en France par habitants au sein de l’Europe sinon du monde,alors qu’elle a grandement participé au contraire en important massivement en délocalisant massivement ses produits à la marque, en baissant les prix et asphyxiant notre agriculture pendue aux aides désormais est risible.

    • « et asphyxiant notre agriculture pendue aux aides  »
      ??
      La grande distribution existe partout dans le monde et en particulier dans les pays développés. Or l’agriculture n’est pas spécialement « asphyxiée » dans ces pays!
      Si elle l’est en France, c’est uniquement la conséquence d’une folie fiscale et taxophile de l’Etat obèse couplée à une hyperréglementation invasive et escologique dogmatique.

    • ouaip les problèmes de notre agriculture viennent de la PAC…

      la grande distribution n’est pas un « modèle. » obligatoire, .la grande distribution s’impose car elle est la réponse rationnellement économique à l’accroissement des zones de chalandises grâce aux faibles couts des déplacements ..
      supprimez les voitures individuelles et tu as le retour des petites épiceries de campagne..

      la grande surface est le coupable que les bien pensants désignent pour expliquer la fin du petit commerce et des petites fermes…avec une affirmation que j’ai souvent entendue…que le passage dans les grandes surface est un « obligation »..

    • Rappelons que la prédominance de la grande distribution en France doit tout à l’Etat. C’est en soumettant l’implantation des surfaces commerciales (au delà d’une certaine taille) à autorisation que l’Etat a poussé à la concentration de ce secteur en quelques entités géantes plus à même de capter ces agréments par un processus de copinage et de corruption bien connu.

      • Exemple même du capitalisme de connivence souvent évoqué sur Contrepoints.Les élus locaux feignent de découvrir et se plaignent de leurs centres villes désormais désertés et des rideaux baissés et ce bien avant le Covid
        alors qu’ils se sont fourvoyés pendant des années dans les commissions accordant ces autorisations ou effectivement copinage et corruption se mêlent aux petits arrangements électoraux.
        Et maintenant on nous sort à coup de milliards encore un plan de redynamisation des centres villes après les avoir dynamités!

        • certes mais il faut distinguer la grande distribution…de la connivence associée à la grande distribution…
          de même l’electronucelaire français est un enfant de l’interventionnsime politique.. pour autant..le nucléaire a des atouts…

          d’ailleurs la réponse à la connivence..encore lus de connivence..
          et la grande distribution aurait sans doute conquis l’essentiel du marché.. rapport qualité/prix, gain de temps..

        • « encore un plan de redynamisation des centres villes après les avoir dynamités! »
          Ce n’est pas véritablement des centres commerciaux qui ont « dynamités » les centres villes. Dans d’autres pays, ces centres commerciaux existent tout autant et les centres villes sont vivants.
          Le facteur le plus délétère pour l’activité des centres villes a été (et est tjrs voire même de plus en plus) la politique d’accès de ces centres villes: réduction des accès voitures (en nombre et en largeur), des places de parking, mode du tout-à-vélo, transports en communs surchargés…etc

          Conséquences: la plupart des personnes privilégient les sites d’accès facile et rapide, où il y a de nombreux commerces différents pour le choix…etc D’où le succès des galeries commerciales des supermarchés.

          Nos édiles pensaient que les gens allaient se plier à leurs délires.
          Quand les impôts et taxes commenceront à moins rentrer dans les caisses du fait de la désertification en commerces des centres villes, on verra ce qu’ils nous sortiront du chapeau.
          En fait, on le sait: des subventions aux commerces de proximités des centres villes.

  • Le Maire n’a rien à dire et rien à faire dans cette histoire. La concurrence entre grandes enseignes alimentaires en France est coriace depuis des années, et il y aura toujours des pâtes, du riz et du PQ dans les rayons.
    M. Le Maire n’a jamais critiqué le fait que Carrefour contrôle une partie de la distribution en Espagne, Italie ou Belgique (22% de PDM dans ce dernier pays.. mon dieu, notre souveraineté et sécurité alimentaire mise à mal par un groupe français !!!) Ou que Auchan fasse pareil en Pologne, Italie, Espagne, Portugal. Ou que Lidl et Aldi soient allemands.
    En parlant de Carrefour, un contributeur avait dit il y a quelques semaines que l’Etat possédait 65% de Carrefour… grossière erreur que je n’avais pas pu lui faire remarquer.

  • Le camarade Lemaire a déjà montré précédemment tout son mépris pour les détenteurs d’actions : ceux-ci ont en effet le tort de ne pas dépendre du sieur Lemaire pour leur sportule. Et voilà que maintenant il en remet une couche. Qualifier Carrefour d’entreprise stratégique , c’est soit se foutre du monde, soit préparer le terrain pour des pénuries alimentaires à venir et peut-être déjà orchestrées.

  • « Le jour où vous allez chez Carrefour et qu’il n’y a plus de pâtes, plus de riz, plus de biens essentiels, vous faites comment ?  »

    Croire qu’on achète un distributeur de nourriture pour ne pas l’approvisionner en nourriture, et donc perdre sa clientèle, ne peut venir que de Bercy-en-Absurdie ( ou de BLM, ce qui est la même chose )

  • L’article n’aborde pas le point essentiel de l’affaire , à savoir la prise de contrôle par l’état des entreprises, d’abord par l’extension à presque tous les secteurs de la notion d’entreprise sensible ( ou stratégique ), ensuite par la réduction de 25 % à 10 % du droit de vote la part qu’un investisseur hors EU peut faire dans ces entreprises, initialement jusqu’au 31.12.2020, ( https://www.august-debouzy.com/fr/blog/1577-renforcements-temporaires-et-durables-du-controle-des-investissements-directs-etrangers-en-france-afin-de-proteger-les-entreprises-strategiques ), maintenant jusqu’après le COVID, sans autorisation préalable du minsitre de l’économie.

  • Excellent article … que je me préparais à écrire. Jacques Garello m’a pris de vitesse.
    Qui, à part un ancien de l’ENA, peut imaginer qu’un distributeur canadien pourrait acheter un distributeur français dans le but de priver les français « de pâtes, de riz, de biens essentiels » ? Ca n’est même pas être nul en économie, c’est être nul tout court.

  • Au moins Le Maire nous fait comprendre que nous sommes bien dans un pays communiste…

  • Je savais qu’en bourse il fallait fuir les entreprises dans lesquelles l’état est actionnaire, je découvre qu’il faut également fuir celles où le dit état peut ramener sa science en vertu de je ne sais quelle loi pacte ou autre….

  • Révélateur comme le dit Y29 de la véritable nature de ce gouvernement….

  • Il n’est pas interdit d’aller au plus simple, Bruno Le Maire est un parfait crétin en économie, le fait qu’il soit énarque après avoir été normalien ne saurait rassurer sur la compréhension de l’économie.
    Ensuite, il a la morgue des hauts responsables français, il adopte donc des idées débilitantes en supposant que la majorité de la « populace » raisonne de la sorte…

    • je ne crois …pour savoir si c’est un crétin, la question est de savoir si il croit ce qu’il raconte..

      je crois qu’il s’en fout…

      c’est un homme politique qui cherche à plaire …or les grandes surfaces sont un un curieux objet..
      les français disent les détester…..mais ils y font leur courses..

      donc va pour « refuser « …à court terme ça ne lui coute rien..

      que les grandes surfaces commencent à licencier…il sera un héro de trouver un repreneur..

    • @Propone-Oui mais il croit en son destin présidentiel

  • De quoi se mêle-t-il ? Tout dépend maintenant de la « souveraineté nationale », un concept bien utile pour que l’État s’ingère dans tous les domaines de la vie privée. Voici donc un Lemaire communiste… Décidément les convictions partisanes n’existent plus en effet…

  • je trouve intéressant qu’il y a une semaine, certains s’énerver de la situation de monopole des géants du numérique mais n’ont aucun problème avec encore plus de consolidation dans la grande distribution.

    • C’est un fait mais empêcher des regroupement tel que celui ci est renforcer les monopoles existants.
      Les grandes surfaces sont en perdition avec les restrictions de circulation carrefour de vait augmenter son implantation de supérettes et son acheteur est un spécialiste plus que sérieux.

    • Parce que vous pensez que Carrefour est solide ?

      En architecture on consolide pour éviter l’effondrement, mais dans l’économie rares sont les ‘consolidations’ qui ont survécu, on consolide puis on démantèle ( sorte de démolition contrôlée ) en faisant valoir une parfaite maitrise du processus…

      Quand une situation vous échappe, faites croire que c’est calculé.

  • Là aussi c’est un choix politique,la France est le pays qui compte le plus d’hyper par habitant d’où la connivence de la GMS avec les élus.D’ailleurs nos grandes enseignes ont pris des bouillons à l’étranger,les GMS frontalières de l’Allemagne le constate les français de cette zone vont majoritairement faire le plein de courses outre rhin…

  •  » ou bien Bruno Le Maire est réellement nul en économie, ce qui serait étonnant pour un ministre de Bercy.., ou bien il a tenu une fois de plus un discours purement politique et électoraliste.

    Les deux mon général.
    Bruno Le Maire a montré de nombreuses fois qu’il était parfaitement nul en économie. Mais ce n’est pas pour cela que Macron l’a fait Ministre. C’est pour le deuxième terme de l’alternative : il sait prendre partie quand il y a des voix à capter.

  • Le seul qui organise les pénuries c’est l’état. Les exemples sont innombrables. Derniers en date : les vaccins, les test PCR, les masques, les gels hydroalcooliques (merci Bruno).

  • Enfin voyons, je comprend parfaitement qu’un ministre qui, avec ses complices, impose aux français un couvre feu à 18h ne puisse tolérer un ‘Couche-Tard’, pas vous ?

    D’accord, j’ai beau parler, 20 ans que j’ai pas mis les pieds chez Carrouf…

  • « Le jour où vous allez chez Carrefour et qu’il n’y a plus de pâtes, plus de riz, plus de biens essentiels, vous faites comment ?  »

    Ce jour-là il n’y en aura plus non plus chez Auchan ou l’épicier du coin. C’est qu’il y aura un problème mondial énorme qui ne dépendra nullement des actionnaires de Carrefour.

    • @Jacques-Le mot concurrence est vilain à l’ENA, ainsi que les mots : production, circuits de distribution, profits (sauf pour payer des impôts) et bien entendu entreprises privées surtout privées car elles échapperaient à la bonne gestion/gouvernance/stratégie de l’état

  • Il est quand même marrant ce ministre, quand c’est un étranger qui veut acheter un bien français, c’est mal, par contre, il demande constamment à ces mêmes étrangers (la Chine notamment) de leur permettre d’investir plus chez eux… On doit pas leur apprendre la logique comme nous à l’ENA 😀

  • quand on fait la chasse aux riches en France, il n’y a plus que les étrangers pour acheter les entreprises françaises !

  • Même le RN n’oserait pas appliquer ce genre de stratégie… Car il serait dénoncé immédiatement 😉

  • Protectionnisme ? Je ne crois pas, plutôt de l’étatisme. Il est bien évident que le capitalisme de connivence est bien plus efficace avec des groupes français qu’avec des groupes étrangers. Certes, l’Etat n’est pas actionnaire de Carrefour mais par sa réglementation tous azimuts et sa fiscalité punitive mais avec des trous bien ciblés, il peut contrôler largement l’entreprise. De toutes façons, avec un couvre feu à 18 heures, couche-tard était mal parti …

  • Bruno Le Maire est nul en éco, comme Macron est nul en stratégie, comme Véran est nul en logistique, etc… Ils sont tous politiciens donc experts en rien, sauf en com, ce qui est quand même le degré zéro de l’efficacité.

  • La nationalisation forcée de Tiktok il y a seulement quelques mois c’est de l’interventionisme et du protectionisme. Vous refusez à la France ce que vous autorisez lorsque cela vous l’est imposé. Une fusion à ce niveau n’est pas une opération anodine, elle vise une stratégie spécifique et non dévoilée. Il faut prévoir à 5 ans, aujourd’hui les ENR sont un marché qui font bouger des sommes gigantesques. La France est spoliée d’Alstom. Pour Carrefour, la robotisation va augmenter la marge, supprimer de l’emploi inévitablement mais décupler la valeur du groupe. Le Ministre a raison. Je pense qu’on a encore Alstom sur l’estomac, que Renault a refusé l’alliance avec FIAT à raison et que si on n’applique pas une politique protectionniste et souverainiste rapidement le niveau de vie des Français sera drastiquement revu à la baisse. Les sociétés à succès dans le numérique ont capitalisé année après année quand les notres distribuaient des dividendes. Apple a une valeur supérieur à tout le CAC40. Je ne parle pas de Tesla. Les 20 premiers fonds d’investissements sont à 80% Américains et ont levé 380 Milliards de $ en 2019. La France est débordée. Carrefour est une société rentable, c’est une histoire, des investissements financiers mais aussi humains. En cas de défaillance, les Français participeront à l’effort de sauvetage comme pour Renault. Suite à la déconvenue Alstom la position Française est tout-à-fait compréhensible.

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