L’Union européenne, « l’idiot utile écologiste » du village global

Les pays de l’Union européenne se sont mis d’accord sur une action vraiment décisive pour le climat : l’objectif (irréaliste) de réduire les émissions de GES de 40 % d’ici 2030 sera porté au niveau (utopique) de 55 %.

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European Flag by Rock Cohen (CC BY 2.0)

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L’Union européenne, « l’idiot utile écologiste » du village global

Publié le 17 décembre 2020
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Par Yves Ronsse.

Quand vous perdez, si vous voulez vous ruiner complètement, doublez la mise, c’est bien connu !

On vient d’annoncer avec des accents triomphalistes qu’après une nuit de dures négociations, les pays de l’Union européenne se sont mis d’accord sur une action vraiment décisive pour le climat : l’objectif (irréaliste) de réduire les émissions de GES de 40 % d’ici 2030 sera porté au niveau (utopique) de 55 %.

Ah mais c’est qu’il ne faut pas rigoler, on va voir ce qu’on va voir, tout l’argent gaspillé jusqu’ici en pure perte, hé bien on va en remettre une couche car chacun le sait, quand ce qu’on fait ne marche pas, il faut continuer à le faire encore plus, ça finira bien par marcher !

Pour faire bonne mesure, le Conseil européen du 11 décembre exige qu’un objectif climatique global d’au moins 30 % s’applique au montant total des dépenses au titre du Cadre Financier Pluriannuel et de Next Generation EU et se traduise par des objectifs appropriés dans la législation sectorielle, ce qu’on peut traduire par l’obligation de dépenser 30 % du budget et des 752 milliards du plan de relance : tous les lobbys chasseurs de subventions accourent, y compris les mafias spécialisées dans le détournement des fonds européens.

Cela fait penser au journaliste répliquant au scientifique qui lui faisait remarquer que la production électrique des éoliennes était nulle 70 % du temps à cause du manque de vent : « hé bien, pour compenser, on n’a qu’à en mettre beaucoup plus ! »

À propos de l’inutilité des subventions colossales accordées dans l’UE au renouvelable intermittent éolien et solaire :

Il est vrai qu’en matière d’énergie, un grand nombre d’idées fausses circulent, non seulement dans le grand public, mais aussi parmi les hommes politiques, que ceux-ci y croient vraiment ou fassent seulement semblant d’y croire par opportunisme. Ces idées fausses ont colonisé en masse les médias.

Prenons seulement l’exemple d’un sondage qui a montré qu’une majorité, et surtout des jeunes, croit que le nucléaire émet du CO2 (audition Jancovici Assemblée nationale 7 mn 30 – 8 mn 15). Sans doute n’ont-ils pas suivi leurs cours de physique et de chimie dans l’enseignement secondaire, ou bien ces cours existent-ils encore ?

Le grand prétexte à toutes les élucubrations est évidemment la lutte contre le réchauffement climatique, et surtout la conviction martelée qu’il serait d’origine anthropique. Et comme l’énergie est au fondement de notre société, comme d’ailleurs de toute société civilisée avancée, elle est aujourd’hui un enjeu majeur des combats politiques de tous ceux qui veulent « changer la société » pour « sauver la planète », depuis les adeptes du tout renouvelable jusqu’aux décroissants de la sobriété heureuse, le plus souvent au mépris des réalités de l’économie, et même de la physique et de la chimie.

Le lavage médiatique des cerveaux fonctionne si bien que la pression sur nos hommes politiques les incite à une fuite en avant déraisonnable.

Les grandes confusions répandues aujourd’hui

Nature de l’énergie

Peu de gens comprennent ou même connaissent la nature de la grandeur physique  énergie. Peu ont pris conscience que nous ne pouvons pas en « fabriquer » plus qu’il n’en existe dans le monde et sur Terre, nous ne pouvons que la déplacer et la transformer ! Selon les lois de base de la thermodynamique, elle se conserve et se dégrade. Toute transformation implique une perte.

Confusion énergie et électricité

L’électricité n’est en rien une énergie primaire, seulement un vecteur qui permet de transporter l’énergie captée d’une source primaire vers un endroit où on peut exploiter cette énergie. On doit donc différencier les sources d’énergie primaires que l’on trouve dans la nature (charbon, pétrole, gaz, uranium, thorium, soleil, vent, hydrologie, biomasse…) et les formes d’énergie finales utiles obtenues à partir des sources primaires après transformation et transport. Ces dernières peuvent se classer en trois grandes catégories : Chaleur (et froid), Transport et Électricité, respectivement 50 %, 28 % et 22 % de l’énergie finale dans l’UE aujourd’hui1.

Confusion émissions de CO2 et teneur de l’atmosphère en CO2

Cette dernière est la résultante nette des émissions (naturelles et humaines) et des captations (naturelles). L’ordre de grandeur des émissions et captations naturelles est incomparablement plus élevé que celui des émissions humaines, et n’est connu qu’avec une approximation qui est aussi d’un ordre de grandeur plus élevé que les émissions humaines. L’attribution unique aux émissions humaines de la croissance de la teneur en CO2 de l’atmosphère repose sur l’hypothèse non prouvée que les émissions et captations naturelles sont en équilibre parfait, ce qui n’a jamais été le cas dans le passé.

Il est curieux qu’avec la crise du virus chinois, la baisse d’activité économique qui s’est traduite par une baisse des émissions humaines n’a pas eu le moindre effet sur la croissance de la teneur en CO2 de l’atmosphère.

La croyance d’une proche pénurie des énergies fossiles

Comme si nous en étions encore à l’époque où l’OPEP pensait pouvoir faire la loi, et où tout le monde croyait alors qu’on allait vers la fin du pétrole. La situation géopolitique sur les hydrocarbures (gaz + pétrole) n’est plus du tout la même : le fameux pic de pétrole n’est pas encore passé, les réserves mondiales n’arrêtent pas d’être réévaluées à la hausse, et aux dernières nouvelles représentent au minimum deux siècles de la consommation actuelle2, et sans doute beaucoup plus si on considère les progrès potentiels dans l’efficacité énergétique dans une multitude de domaines.

Les centrales nucléaires émettent du CO2 

Alors que, exactement comme les renouvelables intermittents (éoliennes, photovoltaïque), leur fonctionnement peut être considéré comme engendrant « zéro-émission ».

L’industrie nucléaire est dangereuse

L’écologisme n’arrête pas d’essayer d’influencer l’opinion en dénigrant l’industrie nucléaire en la chargeant de tous les péchés, notamment à propos des déchets, alors que ce sont en fait des spent fuels dont la réutilisation permet de diminuer drastiquement la demi-vie. Quand ils n’ont plus d’arguments, les écologistes affirment tout bêtement qu’il s’agit d’une industrie du passé, en passant volontairement sous silence les énormes progrès des recherches en cours, ainsi que les nouvelles installations nucléaires de par le monde, même dans des pays richement dotés en énergie primaire fossile : voir par exemple la centrale nucléaire de Barakah au Émirats arabes unis dont l’unité 1 vient d’atteindre 100 % de puissance le 7 décembre 2020.

Si on croit aux effets du CO2 sur le réchauffement climatique, ce qui est le dogme proclamé par les écologistes, même le GIEC a admis que pour le combattre, le nucléaire ferait partie de la solution : il sera le complément décarboné indispensable pour compenser l’intermittence de l’éolien et du solaire et pour continuer à produire une électricité stable et bon marché.

Il existe de très nombreux développements intéressants à venir dans l’industrie nucléaire, notamment celui des petits réacteurs modulaires ou Small Modular Reactors.

La dérive socialisante de l’Union européenne

Mais aujourd’hui, l’UE part dans la même dérive que plusieurs de ses États-membres, une dérive vers un état d’esprit socialiste aux mains de dirigeants qui pensent pouvoir planifier autoritairement l’évolution de leur pays vers un avenir qu’ils jugent le meilleur en négligeant à la fois les besoins objectifs de leurs peuples et les lois du marché.

L’UE croît qu’à coups de subventions financées avec l’argent du contribuable ou la dette qui n’est en fait que l’argent du contribuable différé, elle pourra faire mettre en place des solutions industrielles onéreuses et inefficaces qui ne pourront qu’aboutir à un échec économique.

Rappelons-nous la faillite de l’URSS. En mettant tous ses moyens dans la balance, un État peut toujours parvenir à un résultat flatteur dans un domaine ou l’autre (espace, militaire), mais en négligeant la réalité économique dans tous les autres domaines, il finit tôt ou tard par péricliter.

Faire confiance à la recherche

Les solutions réelles permettant à l’humanité de s’adapter aux problèmes de la planète, qu’il s’agisse du climat ou du rattrapage des pays pauvres, émergeront de la recherche fondamentale et de la recherche appliquée, dans des laboratoires, et pas dans des marches pour le climat, ni dans les discours catastrophistes des marchands de peur spécialistes en communication, relayés par les médias activistes (L’utopie hydrogène, p.175).

Il est temps que le monde politique montre un peu de courage face aux chantages de ces activistes et n’essayent pas d’imposer une solution bancale à coups de réglementations et de milliards, lesquels font les choux gras des chasseurs de subsides, toujours prêts à profiter de l’argent du contribuable. En un mot, il faut arrêter de gaspiller les chances de l’Europe.

« Les politiciens européens portent une lourde responsabilité en ayant voulu jouer aux énergéticiens et en poursuivant sans discernement des utopies. Alors que le monde actuel, créé essentiellement grâce aux énergies fossiles, a vu un accroissement sans précédent de l’espérance de vie, une qualité de vie jamais égalée auparavant et l’empressement du reste du monde en pleine croissance à nous copier, l’UE devient l’« idiot utile écologiste » du village global, tandis que ses concurrents continuent à avancer leurs intérêts technologiques, économiques, géopolitiques et idéologiques. » – L’utopie hydrogène – Samuele Furfari- p. 154.

  1.   The changing world of energy and the geopolitical challenges. Tome 1. Understanding energy developments, Samuele Furfari, 2017, CreateSpace.
  2. The changing world of energy and the geopolitical challenges. Tome 2. Shifting Sands: The Geopolitics of Energy, Samuele Furfari, 2017, CreateSpace.
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  • Une fois qu’ils auront decarbonné et constaté qu’ils n’ont pas influencé le climat, ils s’attaqueront à la population et à la demographie.. Avec le même succès. Histoire sans fin qui ne peut que se terminer qu’en catastrophe planetaire.

  • La stratégie des écolos est claire : si on fait pas ce qu’ils disent, on va tous mourir dans le futur…
    C’est le chantage de toutes les religions, covid comprise.

    • En effet, on va tous mourir dans le futur.. Mais plus ou moins vite. Il semblerait que tout ce cirque n’a aucune importance sur la durée de vie donc si l’écologie vous tente soyez écologiste sinon soyez rebelle.

  • s’il y avait moins d’argent volé aux contribuables , tout ce petit monde se détournerait bien vite de ces lubies qui nous mènent droit dans le mur ;

  • Nous émettons l’équivalent de 4 ppm de CO2 dans l’atmosphère par an, on n’en retrouve par la mesure de la concentration que 2 ppm; si l’augmentation de concentration n’est pas due à l’homme, où vont nos 4 ppm, et qui émet dans le cycle naturel? Globalement, l’écosphère est un puits de carbone par rapport à la perturbation extérieure que sont nos émissions. Si c’est un puits, ce n’est pas une source.
    Je ne souscris pas aux chiffres du GIEC et à l’hystérie climatique, mais il y a bien d’autres points à contester que celui là…

    Le reste de l’article est très bien, malheureusement, le paragraphe « Confusion émissions de CO2 et teneur de l’atmosphère en CO2 » gâche tout.

    • « L’attribution unique aux émissions humaines de la croissance de la teneur en CO2 de l’atmosphère repose sur l’hypothèse non prouvée que les émissions et captations naturelles sont en équilibre parfait, ce qui n’a jamais été le cas dans le passé. »

      en effet…l’attribution est indiscutable sur le plan arithmétique..et bien entendu que l’ecosphere se soit comportée comme un puits..pure arithmétique

      On peut juste dire que la dynamique précise est essentiellement mal comprise..

      une remarque..le taux de CO2 mesuré par exemple à Hawaii n’est pas A PRIORI le taux de CO2 dans l’atmosphere.

      • Équilibre parfait, c’est pareil que le mouvement perpétuel, des fadaises.

        • personne n’y croit vous savez.. mais l’equilibre global sur des périodes données est hypothèse naturelle qui s’impose des observations historique relativement courte sur le taux de CO2..

          autrement dit ..à une config géographique et astronomique correspond un climat qui correspond à une ecosphere et un taux de CO2 qui ne bouge pas beaucoup ..
          selon les mesures les « meilleures » la période contemporaine est une singularité. et cette singularité s’explique quantitativement par la combustion de matières fossiles et l’usage des terres et une réponse « arithmétique » de l’écosphère qui va dans le sens du stockage..

    • Regardez par curiosité les courbes du CO2 relevé dans les carottes de glace forées à la base de Vostok. Les taux de CO2 varient considérablement dans ces échantillons que l’on a pu remonter jusqu’à 800.000 ans en arrière! Donc des époques où les hominidés étaient rares et point d’industrialisation!
      En fait cela indique que l’on sait très peu de choses sur le climat.

  • L’argument de l’absence d’effet de la crise covid sur l’émission de CO2, ne tient pas. Il y a -5% de croissance mondiale, et l’augmentation du CO2 détectée par Mauna Loa en 1 an est de 2.7 ppm de plus, et il faudrait détecter 0.135 de différence.. qui est dans les limites d’erreur de capteurs.

    • Nous ne sommes pas capable d’etablir une equation de flux instantanée qui gouvernerait le taux de CO2 mesuré à hawaii…qui est d’ailleurs un proxy du taux de CO2 atmospherique.

      Ce que l’on peut déduire de a crise covid, mais aussi de toute variation de l’activié économique et des émissions, c’est qu’on est pas capable de prévoir les conséquences à court terme de l’activité humaine..
      Et à long et moyen terme ..non plus..parce que ça dépend des « puits »

      Le taux de CO2 à hawaii résulte de la dynamique globale qui inclut des inerties des dynamiques mal comprises.. pas de la part humaine..il suffit depenser que l’océan n’est pas en « équilibre thermique  » et tu as une inertie énorme..

      si tu regardes les émissions mondiales de fossiles en général depuis 1960 et tu compares au taux de CO2 à hawaii.. il ya des « filtres » sur les changement rapides qui sont invisibles…

  • Je pense que l’UE n’a rien d’un « idiot utile écologiste » du village global, mais tout d’une structure corrompue et par, construction, non démocratique.
    Comme pour la « pandémie », des décisions politiques (au sens large, englobant l’économie, la société…) sont prises à très haut niveau, les justifications sont secondes, et mises en musique par les médias chargés de façonner l’opinion dans le sens voulu. Et ce au niveau mondial, l’UE n’étant que l’expérimentation locale du « nouveau monde » concocté par les élites.
    Ceux qui prennent les décisions sont en effet socialistes jusqu’au bout des ongles: l’égalité dans la décroissance, c’est pour le peuple, l’élite ne faisant pas partie du peuple, bien entendu.
    Qui sait que Antonio Guterres, actuel secrétaire général de l’ONU rst ancien président de l’internationale socialiste? On peut aussi regarder le CV de l’actuel directeur général de l’OMS…

  • Excellent papier, à diffuser largement.
    L’absorption de gaz par quoi que ce soit relève de la théorie (physique) du rayonnement (lois de Planck, de Stefan et autres). Seuls les physisicens compétents sont donc habilités à en parler sur le plan scientifique. Or il se trouve que, parmi ceux que les écolos qualifient de climato-sceptiques, la grande majorité sont des physiciens.
    Curieux, non?

  • quand vous voyez les vidéos de janco devant des politiques et que vous continuez à considerer qu’il faut laisser la main aux politiques de cornaquer la politique énergétique…. ça me pose problème…

    un élu on ne peut lui demander que des grandes lignes …

    jeanco fait remarque que l’ademe par exemple racontait des fables… ce qui est une évidence puisque c’etaity sa « mission » de promotion..

    • par ailleurs je ne suis pas DU TOUT d’accord avec jeanco parce qu’il propose des solutions POLITIQUES et collectives ..à un problème dont l’appreciation n’a rien d’absolue mais individuelle …politiques qui d’ailleurs ne font sens que si elles s’inscrivent dans le durée ce qui n’a rien d’évident. grosso modo obliger les gens à isoler ou changer de chaudière ou les subventionner…

      il dit personne ne change sa chaudière pour éviter les émissions.. en effet.!!!..
      et il semble oublier que changer de chaudière c’est émettre du CO2.. ce qui fait qu’il n’y pas de garantie que les emissions baissent à terme..
      jeanco en fait est un pichuileux..et c’est ce qui , je crois , détermine vraiment ce qu’il propose.

  • Il faut essayer de comprendre pourquoi en Europe plus qu’ailleurs la rationalité ne fait pas le poids face au combiné peur+jalousie, arme de destruction chère aux despotes.
    Il manque un contre-pouvoir quelquepart, peut-être une science hors tutelle étatique?

  • Est ce que tous les politiciens sont débiles ou y en a t’il certains qui soient sérieux? On croyait que cela ne touchait que les nôtres mais visiblement cela concerne TOUS les européens!

  • Je ne suis pas sûr que ce soit une mauvaise chose cet objectif à 55%. J’aurais même préféré 75% tant qu’à faire.
    Essentiellement des politiques promettent à des activistes des actions encore plus extraordinaires qu’avant. Seulement ces promesses ne les engagent pas. Cela permet de repousser le débat. Et en plus quand cela échouera car on aura diminué disons de 10%, ce sera bien plus facile de dire « mais c’était impossible de toute façon ».
    Avoir un objectif réaliste et ne pas le réaliser, c’est ennuyeux.
    Avoir un objectif irréaliste et ne pas le réaliser, c’est juste normal.
    Il faut pousser dans la surenchère, cela décrédibilise et a tendance à retarder les actions concrètes ou à les diminuer. Que les écologistes deviennent anarchoprimitivistes, et on en entendra plus parler.

  • Dans les vidéos, il est frappant de voir à quel point les élus sont dépassés par les questions techniques du sujet, même les plus simples. Et pourtant, ce sont les mêmes qui votent les lois s’imposant à tous ensuite. Les histoires de climat ou de covid ont apporté la démonstration par A+B qu’un système représentatif démocratique ou une dictature d’experts ne peuvent, ni l’une ni l’autre, servir l’intérêt général.

    Ces événements marquent l’échec du politique en général, échec mis sous une lumière crue. La politique ne peut pas remplacer les innombrables décisions individuelles accumulées, autrement dit le marché libre. Rien ne sert mieux l’intérêt général que le marché libre, qui ne nécessite qu’un encadrement minimal (régalien) pour fonctionner correctement.

    • bien sur et c’est ce qui pèche aussi dans les défenseurs du programme électronucléaire, c’est de s’adresser aux élus..

      les élus comme les électeurs doivent comprendre au moins la nature des enjeux..j’entends dans une saine démocratie..

  • Finalement, Jancovici n’a t’il pas trouvé le meilleur moyen pour démonter l’escroquerie des ENR ?

    C’est à dire qu’il faut être favorable a la théorie du réchauffement anthropique afin de rester audible et crédible aux yeux des « décideurs ».

    S’il avait été « climato-sceptique », aurait-il seulement pu passer la porte des commissions ?

    Je ne partage point son point de vue sur le RCA, mais concernant le nucléaire il est très doué pour éduquer les sachants.

    • démonter le mythe des intermittents auprès de qui??

      pas de mythe, le scenario 100% enr de l’ademe suppose _entre autre!!_ 60% de la consommation effaçable…

      Non pas de mythe en france, on introduit des intermittents pour faire plaisir aux verts et pour des raisons électorales.

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