Black Blocs : quand l’anti-libéralisme devient violent

Les groupuscules violents anti-libéraux nous délivrent un message qu’il nous faut apprendre à décoder et surtout à admettre : ce pays a une immense soif de liberté et ce n’est pas par la politique qu’elle pourra voir le jour.

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Black Blocs : quand l’anti-libéralisme devient violent

Publié le 9 décembre 2020
- A +

Par Olivier Maurice.

Nous avons tous été scandalisés par les images insoutenables de pillages qui ont envahi les écrans samedi après-midi. Comment justifier une telle violence ?

Ce n’est pas, et de loin, la société que nous voulons. Ces scènes de guérilla urbaine nous font peur mais nous semblent également devenues totalement banales.

Il n’est pas très difficile de chercher, et de trouver, les responsables de ces exactions. On en parle depuis des années. Les mouvements anti-libéraux radicaux sont à la mode un petit peu partout et ont au fil du temps développé tout un folklore, tout un code couleur et vestimentaire très exclusif et élitiste qui fait qu’il est impossible de se tromper ni sur leurs intentions, ni sur leur mode d’action.

Les champions du monde

Car ne nous trompons pas, quelques minutes de discussion ou de lecture suffisent à nous amener à une conclusion incontestable. L’ennemi désigné de ces activistes, ce qui pour eux constitue le mal absolu, le capitalisme, le fascisme, le système, ont pour eux un seul nom : le libéralisme.

Dans leur logique, les choses sont très simples : ce sont obligatoirement les exclus et les exploités du libéralisme qui sont les instigateurs des mouvements de contestation populaire, et leurs revendications sont forcément la justice sociale et la reconnaissance des minorités exploitées.

La suite du raisonnement est encore plus simple : pour valoriser leur ego surdimensionné et accessoirement excuser leur goût immodéré de nuire aux autres, ces combattants de la justice s’inventent toute une litanie de justifications leur permettant de frimer en exposant leur grandeur morale.

C’est ainsi que le mouvement des Gilets jaunes, initialement composé de commerçants, de professions libérales, d’entrepreneurs, d’artisans, de cadres moyens… s’est retrouvé en deux temps trois mouvements renversé comme une crêpe et s’est transformé en meute de professionnels du bazar qui ont tenté de profiter de cette popularité pour légitimer leur violence.

L’opération ayant remporté un grand succès, ils recommencent tout simplement cette fois-ci, surtout qu’ils ne sont pas ceux qui ont eu à subir les conséquences des violences, au contraire de la grande majorité des manifestants amateurs, moins bien entrainés à casser avec le minimum de risques et en se couvrant mutuellement.

L’engrenage de la violence

L’impunité dont semblent bénéficier ces groupes organisés exaspère d’autres profiteurs du chaos : les champions du yakafokon. Il est pourtant simple de comprendre pourquoi les black blocs et autres antifa arrivent inexorablement à passer à travers les mailles du filet.

Il existe des milliers d’ouvrages de tactique et de stratégie militaire, mais tous disent absolument la même chose. Pour vaincre l’ennemi sur le domaine de la violence, il n’y a que deux possibilités : gagner ou perdre.

Et dans le genre de combats urbains comme ceux de samedi dernier, les forces de l’ordre ne peuvent que perdre. On ne peut rien faire contre des individus dont l’objectif final est d’être un martyr devenant un héros ou être un héros devenant un martyr.

Dans cette logique inversée, toute défaite est une victoire. Tout manifestant blessé est une victoire, tout comme tout policier blessé en est une.

Toute manifestation transformée en chaos est une victoire, même et surtout si elle portait des revendications qui sont justement celles que revendiquent les casseurs : la rumeur des casseurs encouragés par le pouvoir leur donne à nouveau raison.

Tout chaos est bon à prendre.

Contrer cette violence nécessiterait un surplus de violence. Ne pas la contrer débouche aussi sur un accroissement de la violence. Dans les deux cas, il ne peut y avoir que davantage de violence, de chaos, de haine et d’attention portée à leur encontre.

La vague

Mais il ne faut pas se tromper : ces casseurs équipés de smartphones dernier cri et ayant tous en poche la carte d’un avocat pénaliste aux honoraires hors de prix ne sont que la pointe d’un mouvement de défiance et de colère bien plus profond et bien plus étendu.

S’il n’y avait pas ces manifestations régulières et de grande ampleur, les casseurs resteraient bien au chaud devant leur jeu vidéo. Ces amateurs de paint-ball urbain surfent sur une vague bien réelle, sur un mouvement de contestation profond.

La politique « et de droite, et de gauche » ou « ni de droite, ni de gauche » de la majorité au pouvoir a fini par monter la quasi-totalité du pays contre elle.

Un récent sondage sur la liberté individuelle en apporte une illustration flagrante : le camp médiatiquement baptisé « libéralisme », celui du parti présidentiel, est le seul en France à ne pas trouver que les libertés individuelles sont menacées.

 

Quand on observe ce sondage, on finit par se dire que le raisonnement des casseurs, selon lequel l’ennemi du peuple, le parti du système, l’ennemi des libertés, ce serait peut-être bien en fin de compte le libéralisme.

Sémantique et politique

On arrive ici à une maxime que nombre de libéraux ont paradoxalement souvent du mal à mettre en œuvre, bien qu’elle soit au cœur des réflexions d’Ayn Rand et qu’elle pourrait résumer à elle seule l’objectivisme : les mots n’ont de valeur que celle qu’on leur donne.

Si la grande majorité de la population française nomme libéralisme la politique interventionniste, centralisatrice et étatique du parti au pouvoir, il faut tout simplement que les libéraux se désolidarisent totalement de cette imposture.

Il est franchement temps que le message parvienne aux oreilles des sympathisants, des militants, des élus de la majorité présidentielle : cessez de prétendre détenir la vérité, le progrès et l’avenir, le pays ne vous suit plus, le pays ne vous croit plus et surtout, vous faites exactement le contraire de ce qu’il faudrait pour que l’on vous entende.

Cessez de vous prétendre libéraux, vous devenez jour après jour les pires fossoyeurs des libertés.

Quand un parti se retrouve à prétendre qu’il est seul contre tous à défendre certaines valeurs alors que tout le reste du pays lui hurle qu’il est le principal responsable de l’effritement de ces mêmes valeurs, il faut absolument qu’il se remette en question avant qu’il ne soit trop tard.

Le printemps arrive

Sans doute est-il déjà trop tard. Partout trainent des bruits de soulèvement et d’agitation. Qui n’a pas passé une heure avec son pharmacien ou avec son voisin plombier à discuter de la marmite en train de bouillir ?

Ce sera vraiment un miracle si nous arrivons en été sans qu’ait eu lieu un ou plusieurs événements politiques majeurs et sans que le pays ne s’enflamme. Tout le pays semble suspendu à savoir quand sera donné le coup d’envoi du match opposant partisans du chaos d’un côté et défenseurs de l’ordre de l’autre.

Il est fondamental pour le pays et pour la survie de la liberté, de mettre fin à ce mouvement autodestructeur basé sur un immense mensonge : la France n’est pas un pays libéral, la France ne peut absolument plus prétendre être le porte-parole de la liberté, la France est devenue un pays où règnent partout la discorde et l’intolérance, un pays où l’État est devenu une implacable machine à broyer les libertés, les enthousiasmes, les rêves et les individus.

Quelque part, les groupuscules violents anti-libéraux nous délivrent un message qu’il nous faut apprendre à décoder et surtout à admettre : ce pays a une immense soif de liberté et ce n’est pas par la politique, par l’État, par le système actuel, ni même peut- être par la République que cette liberté pourra voir le jour.

Un État-Nation libéral, force est de constater qu’il s’agit d’un oxymore.

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  • ce n’est pas en cassant des vitrines et en brûlant les bagnoles que les blacks blocs se feront comprendre des citoyens ; qu’ils marchent donc un peu sur l’Élysée , histoire de donner des sueurs froides à ceux qui ont mis le pays dans l’état ou il est ;

    • Jeter des objets sur les FDO c’est prendre aucun risque.

      Tabasser à plusieurs un CRS à terre n’est pas une marque d’honneur.

      Les casseurs sont juste des grosses merdes.

    • Je pense que ces BB sont connus, identifiés et surtout tolérés parce qu’ils contribuent à discréditer les mouvements protestataires auxquels ils se mêlent.
      Si « on » voulait les neutraliser ce serait assez facile.
      Ce ne sont que des idiots utiles.

      • Probablement. Le hic c’est que les arrêter autrement qu’en flag est contraire à l’Etat de droit. On ne peut déjà pas faire grand chose avec des fichés S islamistes, alors vous imaginez avec des petits casseurs de vitrines de banques…

      • Lol… désolé mc2, mais ce n’est pas si facile. Pourquoi ? A cause de la nature même des BB : non centralisés, changeant, pas de chefs, de leaders stables, de structures… si c’était si facile, ce serait aussi facile pour, disons au pif, les réseaux de trafiquants de tous genres :-).
        « Ce serait assez facile ».. MOUARF…

        • +1
          Vous avez peut-être raison. Dans ma jeunesse, avant les fichiers informatiques, j’étais stupéfait de ce que savaient les RG, en particulier sur moi (tuyauté par un initié). J’en ai hâtivement déduit que ce doit être encore pire aujourd’hui mais je reconnais qu’une bonne pratique de la cryptographie et de la stéganographie permet de mieux s’immuniser contre les indiscrétions étatiques.

          • Je ne connaissais pas le mot de stéganographie. Merci.
            Pour le reste, un peu d’imagination permet de communiquer discrètement : sur le darkweb, via les chats de jeux en ligne, via les brouillons de messagerie (pas d’envoi de mails, juste des gens qui partagent un compte et sauvegardent des brouillons) etc.
            Et il ne faut pas faire la même erreur que les Américains : tout mettre sur l’informatique et négliger l’humain. Quand la réunion a lieu à l’arrière d’un café ou lors d’une randonnée à vélo dans le bois de Quat’sous entre 4 zieux.. faut y être et point barre.
            (et désolé, j’ai été un peu rude avec le mouarf.. je démouarf).

      • @mc2
        Bonjour,
        Xavier Raufer l’a dit plusieurs fois chez Boulevard Voltaire, il a même raconté comment cela est facile quand il est question que les casseurs s’invitent chez un ministre.

    • La protection de l’Élysée et autres sites importants de Pouvoir est assurée par la Garde républicaine, une branche de la Gendarmerie nationale. Les GR ne sont pas formés à la gestion en douceur des émeutes. Ils sont armés, et, comme les autres Gendarmes, peuvent faire usage de leurs armes après sommations y compris hors légitime défense.
      https://fr.wikipedia.org/wiki/Garde_r%C3%A9publicaine_(France)#Missions_de_s%C3%A9curit%C3%A9_des_r%C3%A9giments_d'infanterie

  • Vous parlez de victoire incontournable des black block mais il s’agit d’une victoire sur le plan de l’imagee, et ce ,chez leur sympathisants…

    Le problème est leur impunité à commettre des délits..

    Le plus inquiétant est le terreau fertile chez une certaine partie de la population…ceux qui se révoltent quand la police fait ce qui devrait être son travail…

    Le rejet de principe de la « violence policière »…est une impasse… comme le rejet de principe est une impasse pour qui souhaite défendre son bien et sa personne.

    Mais le plus comique reste que si vous donnez un endroit aux black block vous hériterez ou bien d’une zone de type mafieuse ou une petite dictature policière..

    Ils sont ce qu’ils dénoncent..

    Mais ce n’est pas eux qui ont remporté une victoire, la défaite pour les libertés individuelles tient dans la croyance chez trop de gens en des notions comme l’egalitarisme et l’injustice sociale SYSTEMIQUE.

  • Certe la France n’est pas un pays libéral.
    Ce sont les médias de gauche qui font valoir cela en espérant qu’on rajoute une couche de socialisme pour résoudre les problèmes, plutôt que de mettre à plat tout le système qui nous étouffe.
    Mais je ne crois pas du tout que les blacks blocs soient des défenseurs de la liberté.
    Ce sont des amis du désordre et donc au final de petits dictateurs en puissance.

  • Non mais je rêve!On est sur un site de recrutement des black blocs ou quoi?Que d’importance vous leur donnez en supposant que ce serait l’expression de l’inconscient collectif des français qui auraient soif de liberté!
    Ce sont juste les mercenaires ,les nervis,les tontons macoutes…du pouvoir qui laisse faire,comme je l’ai déjà dit comment imaginer que 300 gugusses cassent tout de façon systématique,prévisible samedi après samedi sans l’aval du pouvoir?
    Leur périmètre d’action est toléré,qu’ils s’approchent de l’Elysée et cela changera.
    Faites un test,mettez un sweat à capuche noire,descendez dans la rue avec un marteau et un bidon d’essence et commencez à tout casser et brûler et vous aurez une petite idée de la soif de liberté des français.
    Quant à la France qui n’est pas un pays libéral ce n’est pas une découverte et les français s’y complaisent depuis des dizaines d’années ,il a suffit de les appâter avec la retraite à 60 ans, une 5 ieme semaine de congé et 39 h il y a 40 ans pour les rallier,depuis on ne s’en sort plus.
    Notre BLM national vient de faire une découverte ,on ne travaille pas assez!

  • Le parti au pouvoir n’est pas très libéral. Mais il est tout de même plus libéral que tous les autres partis qui pèsent aujourd’hui…
    Je ne crois pas que la FI, les verts, le PS, les Républicains ou le RN soient plus libéraux que les centristes aujourd’hui au pouvoir.

    • Qu’entendez-vous par libéralisme? Cela n’a-t-il aucun rapport avec les libertés fondamentales qui sont piétinées tous les jours’

    • La preuve que non car on n’a JAMAIS constaté autant de projets, de lois et d’actes bafouant les libertés d’opinion, d’expression, de circulation, etc… Vous avez oublié les lois Fake News et Avia, attentatoires à la liberté d’expression? Le confinement, les fermetures de magasins, etc…
      Il vous faut quoi pour que vous compreniez enfin?

      • Ces lois, la droite les aurait pondues tout pareil, car elles sont depuis un bout de temps dans le tuyau administratif ! Le vrai pouvoir en France est technocratique, d’origine locale ou européen.
        Quant à LFI ou EELV, pas la peine de faire un dessin : toutes leurs idéologies puent la contrainte, l’interdiction et la taxation…

      • Il vous répondrait sûrement que même le pays le plus libéral d’Europe, la Suisse, a confiné sa population avec fermeture de bar et restaurant.

  • Il y a une soif de liberté lié aux conditions actuelles très particulières (confinement, port du masque, etc.).
    Mais hormis cela, l’agitation sociale qui traverse le pays ne me semble pas profondément lié à une soif de liberté. Bien sûr, il y a des problèmes, bien sûr, le monde n’est pas tout rose, bien sûr, il y a encore un énorme potentiel de progrès. Mais je ne crois pas que nous vivons à une époque, ni dans un pays, où il fait mauvais de vivre. Je suis professeur des écoles. On ne cesse de me dire (mes collègues) que j’ai énormément de raisons de me plaindre. Je comprends très bien que, quand on les plaint, l’immense majorité des gens finissent par se persuader qu’ils ont des raisons de se plaindre, qu’ils sont victimes d’intolérables injustices. Personnellement, je refuse de le faire. Je mange à ma faim, et plus encore, j’ai un logement, je pars en vacances, j’ai des loisirs, j’ai accès à toute la technologie que nos grands-parents n’auraient même pas pu imaginer… Je crois que si tant de gens se plaignent, s’indignent, revendiquent, dénoncent, c’est avant tout parce que, comme l’a écrit Peggy Sartre dans son livre « La haine orpheline », :  » tant de gens semblent incapables d’exister s’ils ne s’imaginent pas avoir des ennemis à anéantir ».

    • Comme pour à peu près tout en France, c’est une soif de liberté pour soi au détriment de celle des autres, ou même de privation des autres à son bénéfice à soi.

      • Les enfants de bourgeois s’ ennuient et rêvent d’ une vie trépidante que les blacks blocs leur permettent de réaliser un tout petit peu.

      • Vous avez totalement raison, mais ne soyons pas plus royaliste que le roi : quand la seule liberté que l’on peut obtenir, c’est pour soi-même et que le seul moyen, d’ailleurs officiellement promu et encouragé, c’est de l’obtenir au détriment des autres, il ne reste plus guère de solutions…

  • Si les blacks blocs étaient un mouvement catalogué à droite, ils auraient été balayé depuis longtemps. Celà vaut pour tout les mouvements extrémistes, il suffit de s’ auto proclamer anti capitaliste et anti fasciste pour que le clergé soit indulgent.

    • ce n’est spas la question alors.. qui sous tend que le gouvernement a le pouvoir de » balayer » un mouvement… ce n’ets pas le mouvement qui pose le vrai problème c’est l’impunité..sur les actes..

      alors certes il ya une criminalisation d’idée qu’on juge de droite..donc un gouvernement peut agir en amont..

      quant à la différence entre extreme droite et gauche…

  • Si on en croit Xavier Raufer, criminologue au CNAM, la PP de Paris connait parfaitement les identités de ces blacks blocks. Si l’objectif de la police était réellement de protéger les biens et les personnes, le problème black block n’en serait pas un. Il semble en fait que le pouvoir politique leur offre une garantie d’impunité. C’est vrai que c’est toujours marrant pour un commerçant de rappeler le vitrier chaque semaine…

    • « C’est vrai que c’est toujours marrant pour un commerçant de rappeler le vitrier chaque semaine… »

      Ca fait marcher l’économie 🙁

    • Il suffit de constater qu’ils sont systématiquement relâchés par les juges, tandis que les malheureux de droite eux sont lourdement condamnés pour des manifestations pacifiques (voir la Manif pour tous où les identitaires déployant une banderole sur un toit) se retrouvant en prison! Dans ce pays suivant que vous êtes de droite ou de gauche vous êtes coupable ou innocent. Bref un pays communiste!

    • À Geneve, ils avaient eu l’impunité pour saccager la ville.

  • Le plus intolérable et pernicieux pour notre démocratie haletante c’est d’entendre certains politiques défendre bec et ongles ces cagoulés pillards et parasites…face à la riposte de ‘od flics. Merci à JLM, Autain et autres EELV/PS/PC d’encourager la chienlit….Qui se ressemble…..

  • les casseurs c’a toujours existé dans les manifs et ils sont plus ou moins violents, et ça arrange le pouvoir en place, pour discrédité la manif en cour. Quand a la liberté c’est ça qu’il faut défendre le plus.

  • J’espère donc que les libéraux ne s’allieront pas avec Macron en 2022… 😉

  • Mon dieu… confondre « anti-libéralisme » et « anti-capitaliste » (ce qui veut dire confondre libéralisme et capitalisme ?) et visiblement ne rien connaitre du phénomène « black blocs » et écrire un article…

    • Si vous, vous les connaissez si bien, écrivez donc votre propre article !

      • Bonjour MichelO. Vous n’êtes pas médecin et pourtant je parierais que vous diriez « il n’y connait rien » si quelqu’un vous disait que globules blancs et globules rouges, c’est pareil. Je crains que l’auteur n’ait entendu parler des BB que par quelques articles sur le sujet et chez son banquier sans avoir parlé lui-même une fois avec l’un d’eux ou avoir lu un livre d’un partisan des black-blocs ou même d’un des nombreux auteurs révolutionnaires parlant des mouvements révolutionnaires. Je ne connais pas suffisamment les BB pour écrire un article, je l’admets, mais je ne suis pas publié 🙂

    • Mon dieu, visiblement ne rien connaître de ce qui relie le capitalisme au libéralisme, et écrire un commentaire…

    • Parce que vous le connaissez? Il suffit pourtant de prêter attention à leurs slogans pour en connaître l’origine!

  • Dans d’autres versions, les BB sont des enfants de petits-bourgeois qui trouvent là une distraction.
    Il faut s’interroger, à mon avis, sur l’incapacité ou la mauvaise volonté des organisateurs de manifestions à se doter de services d’ordre efficaces pour empêcher les BB de se mêler aux manifestants et échapper ainsi à l’action de la Police. Il n’en a pourtant pas toujours été ainsi.

    • J’ai assisté aux moyens employés par Pompidou pour faire cesser les manifs de mai 68. Il y avait des flics à la sortie des métros et arrêts de bus qui arrêtaient tous les manifestants dès qu’ils sortaient et les parquaient dans les paniers à salade!
      De plus la police a fiché les noms et adresses de tous ces gauchistes!

    • Quand ça les arrange, on peut compter sur les nervis de la CGT pour mettre de l’ordre dans une manif.

  • Je doute que ce soit à l’aune du libéralisme qu’il faille analyser le phénomène Black Blocs. C’est plutôt une question politique.
    Des gens comme A. Langlois ou Xaviee Raufer disent maintenant publiquement que ces individus sont instrumentés par le pouvoir (qui certes n’est pas libéral..)

    • Cette instrumentalisation ne fait aucun doute.

    • si vous voulez…mais reste qu’insitrumentés, ils cassent néanmoins… instrumentés n’est pas téléguidés..

      et les black block si ils se laissent instrumenter, instrumentent aussi alors le gouvernement;.

      ce que je veux dire…on s’en fout..l’intention toussa..

      le gouvernermet faute et les casseurs fautent aussi bien entendu..

      a la décharge du gouvernement , il est « victime » d’une tradition française de tolérance à la violence pour peut qu’elle soit organisée et disons de gauche…

      • un procès d’intention ne pouvant être jamais perdu…

        on va le répéter on a d’un coté des délinquants ou criminels..

        on a de l’autre un gouvernement qui ne les réprime pas correctement..
        ce constat me suffit….
        les intentions du gouvernement..pourquoi ne pas se poser la question de celles des blacks blocks..

        les politiques intrumentent TOUT…pour faire croire à lapopulation qu’ils sont aptes à agir sur TOUT.. même les pensées…

  • Le communisme a toujours été violent puisqu’il vise à s’imposer par la terreur! D’où les 100 millions de personnes massacrées qu’il s’efforce d’occulter!

  • Les Blacks blocs ne sont pas anti-libéraux, ils ne savent probablement même pas ce que c’est. Ils sont anticapitalistes et anarchistes. D’où leur cibles constantes : police et banque…
    Ce sont des émeutiers et des casseurs pas des révolutionnaires. Ils n’agissent qu’en manifs. N’attendez pas d’eux qu’ils donnent au pays une nouvelle constitution, qui serait moins libérale que celle héritée de la DDHC de 1789.
    Ils sont par ailleurs bien moins dangereux pour la vie humaine ou pour notre « way of life » que le plus tendre des islamistes radicaux.
    A la limite, on pourrait même leur trouver un intérêt : inciter le gouvernement à ne rien faire qui puisse faire descendre les Français dans la rue !

  • « Et dans le genre de combats urbains comme ceux de samedi dernier, les forces de l’ordre ne peuvent que perdre. »

    Un état de droit ne peut que gagner.
    Renseignements, infiltrations, arrestations, même sporadiques et surtout applications des peines prévues, soit 30’000 euros d’amende et deux ans de prison pour la dégradation volontaire de biens.
    Je vous garantis que le réservoir des candidats à la révolution va se vider rapidement. Ce sont la plupart du temps des fils de bourgeois de gauche qui aiment le frisson de la violence, mais uniquement quand il ne comporte aucun risque et que la victime ne se défend pas.
    .
    Le problème est politique : ces casseurs sont infiniment utiles aux pouvoirs (médiatique, politique et judiciaire) pour décrédibiliser toute manifestation ou contestation légitime.

    • Un état de droit …

    • pour tenter de décrédibiliser toute manifestation..

      mais est ce le gouvernement qui a infilter les manif de gilets jeunes pour les rendre violentes? non.

      pays de merde , où est admis que casser est necessaire pour se faire entendre d’un gouvernement…ou de bloquer une route ou un entrepôt d’essence..

      non, il ya la révolte qui ne sert pas à être entendu mais renverser le pouvoir..
      et il ya la manifestation qui est par définition une simple déclaration d’opinion.

      mais par ailleurs oui …si on veut…

      • bah ça ne marche pas votre décrédibilisation et vous ne dites pas non plus auprès de qui cette décrédibilisation s’opère..

        il n’y jamais eu dans ce pas de besoin de la part des gouvernements de violence pour décrédibiliser les manifs e droite..il suffit souvent de dire que c’est de droite ou populiste pour « décrédibiliser » auprès des sélecteurs de gauche ou raisonnables..

        il est impératif pour un journaliste de libé savoir si la manif est de droite ou de gauche sinon ..il est perdu.. et pour les agitateurs pro, toute manif qui a du succès populaire doit être en quelque sorte récupérée.. ex gilets jaunes..

        mais les médias ne sont pas l’opinion. et la gauche n’est plus le bas peuple.

        ça ne marche plus.

        • « ça ne marche plus. »

          Macron est aux commandes, lui ou un autre produit de la bureaucratie le seront toujours en 2022, l’état a encore accru son emprise liberticide et il n’y a aucun contre-pouvoir ni accès au pouvoir des perdants et des esclaves du système.
          .
          La décrédibilisation est moins destinée aux opposants qu’aux propres troupes silencieuses de la bureaucratie qui doivent rester dans le mythe qu’il n’y a aucun problème à part quelques contestataires peu recommandables.
          La répression de l’opposition ne repose évidemment pas que sur les casseurs, c’est juste un narratif commode pour les médias.
          Encore une fois, ce n’est pas réellement organisé, il suffit que les juges « laissent faire » sous couvert d’humanisme et de non-violence et c’est bien aidé en plus par une tendance naturelle à la médiocrité des institutions et de ceux qui les animent.

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Il est communément dit qu’en France, le libéralisme n’aurait aucun ancrage populaire, aucune existence politique, aucun passé et donc par voie de conséquence, aucun avenir.

On est en droit de se poser la question de savoir si c'est une réalité ou un mythe savamment entretenu à la fois par les libéraux désespérés du niveau de collectivisme du pays et par les collectivistes habitués à prendre leurs vues pour des réalités.

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