Les libertés fondamentales sacrifiées sur l’autel d’une calamité

Les libertés fondamentales ne sauraient être négociées sur l’autel d’une quelconque calamité, sous peine que le remède ne provoque une affliction plus profonde et plus durable que le mal censé être éradiqué.

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Les libertés fondamentales sacrifiées sur l’autel d’une calamité

Publié le 7 novembre 2020
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Par Yannick Harrel.

En 2004 paraissait un ouvrage d’un enseignant anglais dont le titre allait faire florès : Post-Democracy. Celui-ci analysait froidement pourquoi et comment les démocraties libérales occidentales glissaient inexorablement vers un nouveau type de régime qui présentait tous les artifices de la démocratie mais avec une saveur bien plus acre.

Le propos liminaire du professeur Colin Crouch est le suivant : en apparence, tout va bien puisque les élections ainsi que la liberté d’expression sont présentes et rythment la vie sociale et politique. En apparence uniquement car là est toute la volonté du chercheur de gratter les convenances et les certitudes trop souvent assénées par les voix du temple.

Dès le début, Crouch couche sans ambages :

Concepts of democracy increasingly equated it with limited government within an unrestrained capitalist economy and reduced the democratic component to the holding of elections.

La démocratie est un concept réduit à la seule tenue d’élections au sein d’un système capitaliste de prédation. Ce qui permet, on le devine naturellement, de dévitaliser un système par l’entretien d’un mécanisme huilé par une oligarchie vouée à ne produire aucune surprise, aucune déviance et surtout aucune remise en cause dans le dogme établi.

Car dans la post-démocratie, le vote est devenu un circuit dérivatif éloigné du pouvoir de contrôle et de décision par le peuple : il est dévoyé de sa fonction initiale pour remplir uniquement celle d’antalgique aux angoisses et requêtes émanant de la société civile.

L’ère des populismes

L’auteur anglais tient à préciser que les partis gouvernementaux ont amorcé eux-mêmes le passage vers la post-démocratie en délaissant leurs principes fondateurs et l’écoute de leur base électorale pour se concentrer uniquement sur la captation et la préservation du pouvoir par la séduction d’un socle d’électeurs non majoritaires mais très influents médiatiquement et financièrement : les projets sont calibrés pour les médias et les fortunés donateurs auprès desquels les dirigeants sont bien évidemment redevables une fois l’accession au pouvoir actée.

Et le tout avec l’appoint d’un marais de sympathisants convaincus d’être parmi les vainqueurs alors qu’ils ne sont que des idiots utiles ; ils sont issus de la classe moyenne haute s’imaginant être les égaux des membres de l’oligarchie puisque supportant le même champion politique.

C’est le règne de la majorité relative, entretenue sciemment par des gouvernants convaincus que la démocratie est une technologie obsolète, selon le bon mot de Laurent Alexandre. Elle est d’ailleurs rendue possible grâce à l’appoint de projections algorithmiques permettant de cibler à moindre frais une base peu étendue mais solide.

En corollaire de cette évolution des organisations politiques : l’abstention persistante et la défiance consommée envers les élus. Sur le fondement d’un tel constat, les sophistes veulent faire accroire que l’essor des populismes est l’une des causes de la situation post-démocratique.

Il n’en est rien puisque l’ère des populismes s’est façonnée à la suite d’une prise de conscience – assez tardive d’ailleurs – par les populations administrées que les gouvernants étaient parfois impuissants mais le plus souvent complices des bouleversements socio-économiques qu’elles subissaient.

De là il serait erroné de confondre cause et conséquence : une facilité encouragée par ces mêmes dirigeants. Les populismes sont une réaction à un travestissement plus ou moins théâtral de la réalité, à un mépris d’une caste parasite envers une population productive ainsi qu’à la dépossession de toute prise de décision sur son destin à titre général comme de son environnement de vie et de travail à titre particulier.

C’est ainsi que la zombification des libertés s’est progressivement étendue dans le temps et dans l’espace et que les libertés sont devenues le fardeau des sociétés post-démocratiques.

Pourquoi un fardeau ? Parce que la liberté implique deux éléments fondamentaux : le choix et la responsabilité de ce choix. Or, nombre d’individus refusent de choisir et plus encore d’en assumer les conséquences, préférant le statut de spectateur à celui d’acteur. Les libertés tiennent leur valeur de la lutte qui est à l’origine de leur naissance, de leur évolution ou encore de leur protection. Et lutter, c’est choisir, c’est se décider, c’est donner un sens et une valeur à son action (nous y revenons).

Quel horrible et pesant fardeau pour tant de gens conditionnés par ce pouvoir immense et tutélaire si faussement bienveillant les enjoignant à se complaire dans leurs petits et vulgaires plaisirs comme le décriait avec une remarquable prescience Alexis de Tocqueville :

C’est ainsi que tous les jours il [ce pouvoir immense et tutélaire] rend moins utile et plus rare l’emploi du libre arbitre; qu’il renferme l’action de la volonté dans un plus petit espace, et dérobe peu à peu chaque citoyen jusqu’à l’usage de lui-même.

Une vérité accentuée par la vieillesse des esprits, plus prompte à brider et à sanctionner qu’à encourager et à libérer.

Comme si cela ne suffisait pas pour des politiques obsédés par le culte de l’apparence, l’emploi même du terme de liberté en est galvaudé de telle manière que le droit naturel y est remplacé par une autorisation croupion. Ce que Julien le Philosophe résuma ainsi en son temps sur les cyniques :

Ceux-là, au contraire, se promènent en public, renversent tous les usages communs, non pas pour rendre la société meilleure et plus pure, mais pour la faire pire encore et plus corrompue.

Lorsqu’un dirigeant, y compris par la voix de ses factotums, en arrive à priver toute une population, à commencer par la plus productive, de ses libertés les plus fondamentales, souvent par un justificatif d’ordre ou de santé publics, peut-on décemment se référer à tout principe digne d’un régime libéral ? Tout régime désirant concilier pérennité et productivité, repose sur la loyauté et la libre adhésion de ses administrés.

Tout tyran doit être déchu, toute tyrannie doit être abattue

C’est ainsi que l’exposait Xénophon dans sa Cyropédie :

L’obéissance volontaire est de beaucoup préférable à l’obéissance forcée. Les hommes obéissent très volontiers à celui qu’ils croient plus éclairé qu’eux-mêmes sur leurs propres intérêts. Mais si l’on pense que l’obéissance causera quelque dommage, on ne cède pas du tout aux châtiments, on résiste à tous les présents ; car personne n’est disposé à recevoir des présents, s’ils doivent lui être funestes.

La solution ? Elle est toute donnée par l’un de nos plus brillants esprits du XVIe siècle. L’humaniste Étienne de La Boétie avait de sa clairvoyante plume énoncé une vérité intemporelle :

Pour ce coup, je ne voudrais sinon entendre comme il se peut faire que tant d’hommes, tant de bourgs, tant de villes, tant de nations endurent quelquefois un tyran seul, qui n’a puissance que celle qu’ils lui donnent ; qui n’a pouvoir de leur nuire, sinon qu’ils ont pouvoir de l’endurer ; qui ne saurait leur faire mal aucun, sinon lorsqu’ils aiment mieux le souffrir que lui contredire.

Tout tyran doit être déchu, toute tyrannie doit être abattue.

La crise de la Covid-19 est un élément accélérateur, et non disruptif, de cette tendance observée depuis la fin de la Guerre froide et acceptée par des populations convaincues par un sophisme relayé abondamment par les courroies médiatiques qu’une balance imaginaire devrait obligatoirement tendre soit vers la sécurité soit vers les libertés.

Or, il n’existe pas d’antinomie puisque la sécurité a pour fonction première d’assurer les libertés, lesquelles ne peuvent s’exercer que dans une société où prospère l’ordre et non le chaos. Par quelle duperie peut-on restreindre les libertés à des millions d’individus au nom de ce principe de sécurité détaché de sa fonction première ?

Sauf à adouber le basculement vers une ère de domination chinoise avec des méthodes de gouvernance propres à ce peuple et à cette culture, les libertés fondamentales ne sauraient être négociées sur l’autel d’une quelconque calamité, sous peine que le remède ne provoque une affliction plus profonde et plus durable que le mal censé être éradiqué : la tyrannie d’un homme, d’une oligarchie ou d’une technostructure dans une civilisation occidentale n’est pas une option.

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  • Merci pour la référence à ce livre, Post-Democracy, qui semble effectivement décrire précisément ce que nous vivons aujourd’hui en mode accéléré.
    Le concept de liberté individuelle a servi d’étendard aux révolutions bourgeoises du 18è siècle. Il était une idée neuve, enthousiasmante et porteuse de prospérité et d’espoir.
    Aujourd’hui, nos vieilles sociétés le tiennent pour acquis. Noyées dans un confort historiquement inouï et hantée par la peur de le perdre, elles sont prêtes à abandonner cet héritage – encouragées en cela par des gouvernements oligarchiques avides d’assurer leur emprise.
    La technologie, autrefois synonyme de progrès et d’émancipation, est aussi devenue un outil de surveillance et de contrôle.
    Nous assistons au crépuscule d’un monde.

    • Et le crépuscule, c’est l’heure où l’on va se coucher ? Ou bien l’heure qui n’a jamais été aussi favorable à ceux qui voudraient réfléchir et se lancer dans des changements profonds, libérateurs et constructifs ? Faire disparaître les atteintes aux libertés, ça ne sert à RIEN si c’est juste pour retrouver le temps d’avant…

      • Le fond du trou n’est pas une formidable opportunité, mais l’échec de toutes les tentatives pour ralentir la descente. Tant que les causes de cette descente sont là il n’y a aucune opportunité.
        .
        L’URSS des années 60 était déjà dans un état lamentable et il a fallu que le système impose de lui-même pour que les réformateurs puissent reconstruire (un peu).
        .
        Les révolutions ne se produisent qu’exceptionnellement pas le bas, c’est toujours une partie du pouvoir qui se retourne contre l’autre et qui entraîne le peuple. Je parierais sur le même processus en France : une déplétion massive d’argent-des-autres qui assèche une partie de la clientèle d’état qui n’a dès lors plus aucun intérêt à maintenir le système.

        • Je crois qu’au contraire, il y a une formidable opportunité de mettre en avant des choses (au hasard, des flat tax ou des suppressions des impôts de production, et aussi beaucoup d’autres) qui n’auraient même pas eu l’honneur d’un coup d’oeil auparavant. Faire apparaître des choses qui marchent, en profitant de l’inattention forcée de ceux qui causent la descente, puis rendre leur suppression contre-productive à l’évidence. Renverser, bof, mettre en porte-à-faux avec comme seule issue un appui sur ce qu’on a glissé discrètement en dessous et qui montre sa solidité, oui.

          • On peut bien mettre en avant tout ce qu’ont veut.
            Tant que les gens qui vivent de l’argent-des-autres ont les médias, les corporations d’état et les manettes fiscale il n’y aura pas de flat tax.
            C’est une question d’équilibre de pouvoir. Ils les ont tous et ne vont pas se tirer une balle dans le pied ni même relayer les bonnes idées qui ne sont pas à leur avantage.

            • Les médias n’ont pas ignoré les gilets jaunes. Ils n’ignoreraient pas non plus un mouvement des petits commerçants et petits entrepreneurs, c’est juste à ceux-ci de structurer leurs réclamations sur des solutions concrètes et non des aides compensatoires.

              • Vous avez raison. Mais ils ont passé leur temps à les insulter avec un dédain et un mépris rarement observés. Quand on voit avec quelle déférence servile sont traitées les grèves de fonctionnaires, ça laisse songeur.

              • « c’est juste à ceux-ci de structurer leurs réclamations »

                La manœuvre des médias était un chef-d’œuvre de malhonnêteté et de distorsion de la réalité.
                La contestation initiale a été cachés si vite sous le tapis au profit des habituelles antiennes de la gauche que la relativité a été violée.

                • Oui, c’est comme ça, et là aussi savoir comment les médias vont réagir doit être considéré comme un avantage et pris en compte dans la stratégie. Par exemple, si on défend un document écrit et publié, les médias peuvent faire les micros-crottoirs qu’ils veulent, les revendications seront cohérentes et difficiles à détourner, ou les orateurs à discréditer.

  • Encore un sociologue éclairé…

  • J’adore la phrase de Tocqueville « ’C’est ainsi que tous les jours il [ce pouvoir immense et tutélaire] rend moins utile et plus rare l’emploi du libre arbitre; qu’il renferme l’action de la volonté dans un plus petit espace, et dérobe peu à peu chaque citoyen jusqu’à l’usage de lui-même. » sauf que je remplacerais le mot « citoyen » par le mot « consommateur », et je verrais plus les sociétés privées en pouvoir immense et tutélaire.
    Perso, je ferais un parallèle entre l’évolution de la démocratie ces dernière décennies et celle du capitalisme productiviste, pour montrer que les mêmes désillusions provoquent actuellement les mêmes effets en gros.
    Après guerre, il y a eu la promesse qu’en travaillant, on serait heureux, on aurait maison voiture etc.. Et dans l’immense majorité des cas, ça a été vrai… Les travailleurs des années 60 achetaient et remboursaient rapidement leur maison, la classe moyenne se développait. De nos jour, avoir un emploi, même un couple avec chacun un emploi, ce n’est plus garantie d’avoir un logement décent, de pouvoir habiller les enfants et avoir des loisirs. Les promesses du travail libérateur et enrichissant chaque individu n’ont pas été respectées (tandis que les rendements des capitaux s’envolaient).
    Côté démocratie, c’est un peu pareil : après guerre, c’était tout le monde peut voter (enfin), construisons une nouvelle société, ensemble, etc etc… être en politique avait un sens, chaque parti était assez clairement identifié.. mais de nos jours, les promesses de société apaisée, efficace, respectueuse n’ont pas abouti… les citoyens n’y croient plus non plus…

    • « Perso, je ferais un parallèle entre l’évolution de la démocratie ces dernière décennies et celle du capitalisme productiviste, pour montrer que les mêmes désillusions provoquent actuellement les mêmes effets en gros. »

      Encore une bonne livraison de tout ce « libéralisme » qui vous habite…
      .
      « De nos jour, avoir un emploi, même un couple avec chacun un emploi, ce n’est plus garantie d’avoir un logement décent, de pouvoir habiller les enfants

      30 glorieuses: état à 35% du PIB, actuellement: 60%.
      Suisse qui n’a aucun des problèmes de la France: état à 35%.
      Merci pour ce magnifique autogoal 🙂
      .
      « Côté démocratie, c’est un peu pareil : … les citoyens n’y croient plus non plus… »
      .
      Le fameux « pouvoir du peuple » ce n’est pas confier le volant à un conducteur dont 30% des passagers sont contents mais faire voter les gens sur chaque décision: en bref ils ont réellement le pouvoir.
      Les suisses qui ont voté 700 référendums en 30 ans ont un taux de confiance très élevé dans la démocratie.
      .
      La démocratie française est comme votre « libéralisme »: absente.

      •  » autogoal  » ?

        mais, mais… A nous vous pouvez le dire…

        Vous êtes ‘Souisse’ ?

        🙂 🙂

      • Guillaume P passe directement à l’attaque ! Les babines retroussées, il fonce tête baissée !!! Et se prend le mur… encore une fois…
        – Il n’y a pas que la France et la Suisse dans le monde… Petit tour aux USA, où la dette des étudiants représente 1.605 milliards de dollars, en gros 35.000 dollars pour chacun, où des travailleurs dorment dans leur voiture, c’est un bon exemple.
        – Autre exemple : selon lavieecho.ch : « En Suisse, pour bien des ménages, posséder son logement est un rêve inaccessible. Ce pays présente en effet un taux de propriétaires remarquablement bas si on le compare à d’autres. 26,4% des ménages possédaient leur loge- ment en 1970; 38,3% en 2000. (…) » Petit tour chez les voisins : « le pourcentage de propriétaires s’élève à 83% en Espagne, à 56% en Autriche, à 55% en France et à 43% en Allemagne ».
        La propriété privée, ça vous parle ? Quand ça coûte tellement cher que malgré des salaires stratosphériques, les gens sont pas capable d’acquérir une propriété privée ?
        Renseignez-vous aussi sur les 30 000 Suisses qui vivent en France clandestinement :-).
        Alors non, je ne dis pas que les gens vivent mieux en France que en Suisse, mais je relativise le paradis suisse, c’est tout. La Suisse est plus stable, plus dynamique, plus prospère que la majorité des autres pays, mais ce n’est pas parfait.
        Pour la démocratie : les Suisses ne votent pas « sur chaque décision » comme vous dites. Et avec un taux d’abstention de l’ordre de 55-60%, on va pas dire que c’est la panacée.

        • « Ouin ouin, socialisme socialisme socialisme »…
          .
          Lépine a écrit: « La Suisse …n’est pas parfait. »

          Oh mon Dieu, vous venez de détruire toutes mes illusions.
          .
          Lépine a écrit: « les Suisses ne votent pas « sur chaque décision »

          Et donc l’expression « il pleut des cordes » ne veut pas réellement dire que des cordes tombent du ciel ? C’est fou !
          Vos poste sont toujours ineptes: c’est au mieux des platitudes, de l’ergotage puérile ou du socialisme.

          • Il vaut mieux ne pas casser vos illusions, vous vivez dans un monde fantasmé.. ce serait un choc trop brutal…
            Plus sérieusement, je ne sais plus si c’est vous qui m’aviez un jour fait tout un sketch pour un « jamais » qui n’était pas « jamais à 100% mais à 99% » (au sujet des fusillades en Europe).
            Je ne fais que relativiser vos propos, c’est tout :-).
            Et toujours pas socialiste… diantre…

        • La spécialité de Lépine : accuser les entreprises des méfaits de l’État-Léviathan. Mais attention, Lépine est un libéral…

          Vos posts ont au moins l’avantage de réveiller les lecteurs !

        • « les gens sont pas capable d’acquérir une propriété privée ? » :
          au delà d’un certain niveau de vie et de patrimoine, être propriétaire de son logement n’est pas une priorité (au contraire).

          « Pour la démocratie : les Suisses ne votent pas « sur chaque décision » comme vous dites. Et avec un taux d’abstention de l’ordre de 55-60%, on va pas dire que c’est la panacée. »
          Au moins, ils ont la possibilité de s’exprimer, c’est déjà cela !

          • Etre propriétaire de son logement me semble être une base, une priorité, une chose à laquelle on peut se référer comme bien personnel inaliénable. Mais la raison de la non-propriété suisse est principalement le coût.
            En effet, c’est déjà cela, mais j’y pensais tantôt en pédalant librement à travers la campagne : la démocratie, ce n’est pas seulement aller mettre son petit bulletin dans l’urne 2x tous les 4 ans ou 1x tous les 6 mois… c’est une démarche, un engagement sur un projet de société, une implication minimale.

  • SIC SEMPER TYRANNIS !?!

  • d’un système capitaliste de prédation

    J’ai un gros doute sur la traduction. J’aurais dit capitalisme sans contraintes. C’est maladroit.

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