Liberté d’expression : précieuse et menacée de toutes parts

C’est dans l’acceptation de la confrontation des idées et des opinions que la liberté d’expression devient véritablement féconde. Ne laissons pas mourir cela !

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Liberté d’expression : précieuse et menacée de toutes parts

Publié le 23 octobre 2020
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Par Nathalie MP Meyer.

Apparemment immunisée contre toute forme d’apprentissage, la France, ou du moins ses gouvernants et ses politiciens, sont en train de nous rejouer en 2020 le même scénario qu’en 2015. C’est d’une tristesse infinie, car il apparaît que même après le choc de la tuerie de Charlie Hebdo, même après le choc de la décapitation d’un professeur qui voulait éveiller ses élèves à la liberté d’expression, cette dernière sera finalement la victime des mesures prises pour sa défense.

En 2015, nous sommes passés de l’attentat contre les dessinateurs de Charlie Hebdo qui avaient caricaturé le prophète Mahomet à une grande marche nationale censée clamer haut et fort le choix inconditionnel de la France et des Français pour la liberté d’expression, suivie immédiatement de la promesse gouvernementale de durcir sa lutte contre le terrorisme dans une forme qui sera finalement celle de la Loi Renseignement qui, par la surveillance universelle qu’elle autorise, est de fait une atteinte aux libertés individuelles, et enfin aux interdictions administratives et judiciaires faites à Dieudonné de produire ses spectacles et de s’exprimer sur le terrorisme.

Aujourd’hui en 2020, nous sommes passés de l’assassinat d’un enseignant qui a montré à ses élèves les caricatures de Mahomet publiées dans Charlie Hebdo (tout en les laissant libres de regarder ou non) à un grand rassemblement d’hommage censé clamer haut et fort le choix inconditionnel de la France et des Français pour la liberté d’expression et toutes les libertés individuelles qui caractérisent une société ouverte, puis à une débauche de propositions gouvernementales ou autres qui reviennent toutes à écraser les libertés pour mieux les défendre.

Xavier Bertrand a immédiatement proposé d’interdire les pseudos sur internet, alors même que rien dans l’affaire de Conflans ne s’est fait anonymement. Gros succès, multiples reprises. Laetitia Avia n’a pas tardé non plus à monter au créneau pour relancer sa loi contre la haine en ligne qui a pourtant été censurée très sévèrement par le Conseil constitutionnel comme constituant de fait une atteinte disproportionnée à la liberté d’expression. Gros succès là aussi, et s’il faut changer la Constitution pour cela, n’hésitons surtout pas !

Et encore ceci n’est-il qu’un pâle résumé de ce concours Lépine des idées les plus liberticides et les plus décalées du moment. Pour mieux en mesurer toute l’absurde et hypocrite dimension, je vous suggère de lire les analyses de h16 et de Frédéric Mas sur Contrepoints.

Pour ma part, j’aimerais insister sur le fait qu’il n’est pas nécessaire d’être un islamiste endurci pour avoir de graves problèmes avec la liberté d’expression. Il suffit de penser qu’on détient la vérité et de considérer en conséquence que les idées qui ne sont pas les nôtres sont par construction de mauvaises idées dont il faut éliminer l’expression dans le débat public. Ce qui revient à vouloir éliminer le débat pour ne laisser exister que le dogme.

Or la liberté d’expression n’est pas d’abord la possibilité qui m’est offerte de m’exprimer, elle est avant tout ma reconnaissance des possibilités d’expression des autres. C’est en effet dans l’acceptation de la confrontation des idées et des opinions que la liberté d’expression devient véritablement féconde.

Dans nos démocraties occidentales issues des Lumières, la liberté de pensée associée à l’échange des idées, par tout ce que cela implique pour le développement des connaissances, des sciences et des techniques, a accompagné les formidables progrès que nous connaissons depuis 250 ans et qui se sont traduits par une nette augmentation de l’espérance de vie, du niveau de vie et du niveau d’éducation, ainsi que par une profonde évolution des structures de la société, sur la question des relations hommes femmes ou sur la séparation entre les Églises et l’État, par exemple.

Il est donc extrêmement préoccupant de sentir une régression s’installer, et pas seulement dans les strates les moins éduquées du pays. On dit beaucoup que l’ignorance est un vecteur d’intolérance et que l’instruction a notamment pour mission de la faire reculer. C’est précisément ce que M. Paty et tous ses collègues professeurs s’évertuent à faire dans leurs classes et nul doute que beaucoup de jeunes consciences ont pu découvrir ainsi les beautés de l’échange d’idées.

Mais quand des personnes instruites se mettent à genoux devant des idéologies, quand elles se croient plus en mesure que quiconque, intellectuellement et philosophiquement, de savoir distinguer le bon du mauvais et le vrai du faux, quand elles en viennent à croire que ces qualités « universitaires » supérieures leur donnent un évident pouvoir de censeur, les dégâts ne sont pas moindres que ceux de l’ignorance.

Il se trouve que nous avons eu droit récemment à deux exemples particulièrement affligeants de cet affaissement des valeurs des Lumières.

Ce fut d’abord Geoffroy de Lagasnerie, sociologue proche de la France insoumise, qui déclara sans l’ombre d’une hésitation sur France Inter (vidéo du tweet, 01′ 16″) :

« Je pense que nous perdons notre temps lorsque nous allons dans les chaînes d’info débattre avec des gens inconvaincables. Nous ratifions la possibilité qu’ils fassent partie de l’espace du débat. J’assume qu’il faut reproduire un certain nombre de censures dans l’espace public, pour reproduire un espace où les opinions justes prennent le pouvoir sur les opinions injustes. »

 

Impossible de faire plus clair : l’espace du débat doit se limiter aux « opinions justes » c’est-à-dire uniquement les siennes et celles de ses amis de l’ultra-gauche. Très Frédéric Lordon, cette attitude. Ce dernier n’admet de débat qu’avec lui-même !

Lagasnerie se rattrape ensuite plus ou moins aux branches en confessant qu’il n’a pas trop de sympathie pour l’appareil d’État et qu’il est plutôt favorable à une censure qui prendrait la forme du mépris et de l’indifférence. Et de fait, ignorer des opinions qui nous déplaisent est une option parfaitement légitime.

Personne n’est obligé d’acheter Charlie Hebdo, personne n’est obligé d’assister aux spectacles de Dieudonné, personne n’est obligé d’écouter Éric Zemmour, personne n’est obligé de s’intéresser aux thèses négationnistes de Robert Faurisson.

Sauf que ce n’est pas du tout la méthode Lagasnerie : quand, en 2014, Marcel Gauchet fut invité à prononcer la conférence inaugurale des « Rendez-vous de l’Histoire » de Blois sur le thème des Rebelles, c’est non seulement avec stupéfaction mais également avec « un certain dégoût » que le sociologue s’empressa d’appeler au boycott de la manifestation et à la démission de sa présidente, c’est-à-dire à l’élimination concrète des idées qui lui déplaisent de l’espace du débat public. Cancel culture typique.

Un style de censure que la philosophe Sylviane Agacinski connaît bien. En 2019, elle devait donner une conférence intitulée « L’être humain à l’époque de sa reproductibilité technique » à l’Université de Bordeaux, mais ses positions anti-PMA lui ont immédiatement valu d’être cataloguée comme « homophobe notoire » par des syndicats étudiants et des associations LGBT qui n’ont reculé devant aucune menace pour obtenir (avec succès) la déprogrammation de sa conférence.

Eh bien, figurez-vous que pour Alice Coffin, la nouvelle égérie écologiste de la mairie de Paris qui milite aussi beaucoup pour les « droits » des lesbiennes et l’effacement des hommes dans la société, la censure est bien évidemment l’odieux procédé auquel l’Institut catholique de Paris s’est abaissé en la déchargeant de ses fonctions de professeur pour incompatibilité de valeurs.

En revanche, rien de tel pour Sylviane Agacinski qui n’aurait récolté selon elle que la juste rétribution de ses opinions réactionnaires (vidéo du tweet, 02′ 08″) :

« Il faut s’insurger devant toute forme de censure, mais attention, moi mon discours n’est pas un discours de l’ordre du racisme, de l’ordre de la lesbophobie, du sexisme […] Je n’adore pas critiquer les femmes en public, mais je ne suis pas sûre que Sylviane Agacinski soit très au clair avec les lesbiennes… »

 

Que voilà un joli deux poids deux mesures ! Acculée dans ses incohérences et son sectarisme par la journaliste, Alice Coffin tente avec difficulté de masquer son autoritarisme fondamental, mais l’idée est exactement la même que chez Lagasnerie : il y a des opinions justes, les siennes, et des opinions dévoyées, celles de Sylviane Agacinski par exemple, par le simple fait que ceux qui les portent ne sont pas d’accord avec elle.

Il devient dès lors parfaitement légitime, voire même absolument nécessaire de faire sortir du débat public les mauvaises idées selon Coffin, Lagasnerie, les islamistes et tous les totalitaires, et ceci par toutes les censures et toutes les intimidations possibles.

La liberté d’expression est précieuse mais menacée de toutes parts. Défendons-la de toutes nos forces.

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  • La liquidation de la liberté d’expression est l’un des aspects de la dictature qui se met en place, désormais à vitesse accélérée. Les politiciens l’ont parfaitement compris: tous ou presque se rallient à cette dynamique.
    L’enjeu n’est plus de d’arrêter cette évolution: il est de trouver les moyens de survivre. Parce que la répression va être de plus en plus féroce, à la faveur de la surveillance généralisée qui s’installe.

  • ça fait déjà un moment que défendre la liberté d’expression est devenu un critère pour être classé alt right..

    ce n’est pas la tyrannie qui ennuie la gauche ( pas tout je l’espere encore) , c’est que d’autres soient les tyrans…
    on entend encore sporadiquement des personnalités qui se classent à gauche défendre la liberté d’expression mais ça devient rare..

  • Le problème quand vous insultez librement un imbécile qui n’a pas les moyens intellectuels de répliquer est que vous allez prendre son poing (ou pire …) dans la figure, ce qui est aussi une forme d’expression. Même chose pour la diffamation qui laisse toujours des traces (calomniez, il en restera toujours quelque chose …).
    Le concept de liberté d’expression sera toujours un peu flou et dépendant de celui qui l’invoque.
    On est dans le rapport de force et rien d’autre.

    • Exactement !
      La liberté d’expression devient un argument épouvantail.

    • Quand il n’a pas les moyens intellectuels de répliquer, arrangez-vous pour l’insulter d’une manière que ses moyens intellectuels ne lui permettent pas de comprendre non plus 🙂

      • Mais à quoi ça sert alors ? A se défouler, à jouer pour un public ?

      • @MichelO

        In fine,il n’y a pas de volupté plus haute que celle de se faire traiter d’idiot par un imbécile !?

      • On appelle cela de la diplomatie !
        La diplomatie, c’est quand votre interlocuteur est persuadé d’avoir été traité de con, mais en réécoutant votre discours, il constate qu’à aucun moment vous n’avez abordé le sujet…

    • euh la liberté d’expression c’est en effet se prendre un pong dans la gueule sui sera châtié éventuellement..
      mais où est le problème?

    • @mc2: « …dans la figure, ce qui est aussi une forme d’expression. »

      HS, on parle du fond, pas de la forme.

  • Liberté d’expression à géométrie variable et dont les contours sont délimités par la bien pensance
    de gôôôche .
    Qu’en est-il de la liberté d’expression quand la présidente du RN avait publié des photos abominables des exactions afin d’alerter sur cet aspect de ce concept de paix et d’amour appelé « soumission » et qu »elle est poursuivie en justice?

  • la liberté d’expression elle est totale ou elle n’est pas, et c’est valable pour les autres libertés.

    • @chrismel

      La liberté est une illusion, le reflet de ce qu’on donne comme valeur à la tolérance et au respect d’autrui. C’est également notre propension à vouloir aller voir ailleurs pour s’épanouir sur les espaces vierges de l’inconnu.

      • « La liberté est une illusion »

        Puisque c’est une illusion, il n’est pas nécessaire de la défendre, j’imagine…

      • pas un illusion, c’est une notion et complexe et pourtant universellement comprise.. un arbitraire partagé..

        comme on comprend tous la notion de vol..alors que le notion de propriété n’est pas aussi triviale qu’il n’y parait..

        • Ca reste à prouver, la plupart des français se croient libres alors que leur liberté d’expression est très inférieure à celle de dictatures africaines.

    • Donc puisqu’elle ne sera jamais totale, elle ne sera jamais, et les efforts en sa faveur seraient inutiles ?

    • Mince c’est du totalitarisme !

    • Non, elle est encadrée, et ce depuis au moins la Déclaration des droits de l’homme, en passant par la loi de 1881 sur la liberté de la presse.
      La liberté d’expression a certaines limites comme la calomnie ou le trouble à l’ordre public.
      C’est aujourd’hui toute la difficulté de rester sur cette ligne de crête… Au nom du refus du trouble public, certains sont tentés par le « pas de vague ». Quand d’autres craignent que face à l’islamisme, cette soumission ne soit encore plus mortifère. C’est un choix politique où il convient d’avoir les idées claires entre la liberté d’expression et l’absence de trouble public et les conséquences de chacune des options sur laquelle on appuierait au détriment de l’autre.
      Mais il y a deux extrêmes inaccessibles : la liberté d’expression totale et l’interdiction, par exemple, des réseaux sociaux.
      Sur le premier extrême, réclamé souvent par la droite… extrême, qui n’a pas de mots assez durs contre les migrants, les noirs et les arabes, il faut bien comprendre qu’il pourrait aussi se retourner contre nous, si on laisse le champ totalement libre à la parole des islamistes désireux d’en découdre avec nos droits, nos lois et nos modes de vie…

      • Le trouble à l’ordre public ou la calomnie ne sont pas des limites à la liberté d’expression, ce sont des délits dont on ne peut pas se prévaloir de la liberté d’expression pour s’exonérer.

  • Finalement tout ce cirque médiatique n’est il pas le signe au contraire que la liberté d’expression ne s’est jamais aussi bien portée ! Trop même ???

  • Il semble évident que le respect de ce concept de liberté d’expression évoqué par Nathalie, ne peut prévaloir que dans le cadre institutionnel d’une démocratie participative (comme en Suisse).
    Il est également évident que cette liberté d’expression n’est pas compatible avec le cadre institutionnel de notre Vème république basée sur des principes Bonapartistes qui assimilent les français à un troupeau mené à la pâture…
    Une évolution de la France vers un libéralisme politique et économique ne pourrait s’envisager que dans le cadre d’une VIème république qui, pour l’instant, est très loin des préoccupations de nos compatriotes qui, à des degrés divers, espèrent pouvoir bénéficier de prébendes Étatiques.

  • La censure c’est la liberté d’expression. Orwell n’aurait pas dit mieux !

  • J’ai bien aimé
    «  » » » » » » Ce qui revient à vouloir éliminer le débat pour ne laisser exister que le dogme. » » » » » » »
    Par contre , on ne peut débattre qu’avec des gens qui comprennent ce que vous dites ( mais je ne veux pas entrer dans le sujet qui a provoqué toute cette agitation) . Je suis horrifié que cette notion à même envahi le domaine de la science , je veux parler de la climatologie si on peut penser que ce qui en est servi par les médias est encore de la science , même si on ne parle que de revues soit disant scientifiques

  • La liberté d’expression menacée…. Mais elle n’a jamais existé , disons que les médias officieux sont maintenant totalement sous la coupe.. D’un pouvoir. Lequel, je ne sais pas mais il n’est pas de mon bord et il ne bosse pas pour mon bien être.
    Alors, elle est où cette liberté bafouée d’antan ? Pas connue de mon vivant.

  • «La neutralité scolaire, même strictement appliquée, est faite pour détruire la foi»

    Elle est bien fragile la foi alors..
    Si cette neutralité détruit quelque chose c’est la religion pas la foi, mais cela voudrait également dire que la religion était plus imposée inconsciemment (tradition) que choisie.

  • LIBERTE, qu’elle soit d’expression ou autre est le terme le plus violé par l’Etat en France.
    Il lui préfère par lâcheté « égalité » en dénaturant son sens qui se limiter au droit et par bienpensance « fraternité » qui est un voeu pieu (pardon pour cette expression chrétienne!).

  • Qui se LIMITAIT au droit…..
    Pardon pour cette faute!

  • qu’entendez vous par effondrement des nations?
    san doute pas materiel..
    chaque affirmation nécessiterait une demonstration de votre part..

    qui si je comprends bien risque de s’articuler sur deux points dieu existe..et vous en avez l’idée « juste »..

  • je ne crois pas en l’existence d’un dieu…

    et ça n’a jamais été la question réelle..

    qui est qui est un véritable prophète? parce que sinon dieu existe soit…

    et?
    sans un prophète pour interceder..
    que dieu existe ou pas ne change rien..

    votre discours civilisationnel est…civilisationnel.. pas théologique..

  • J’ai l’impression que les Lumières s’opposaient moins au christianisme et ses croyances qu’à l’Eglise théocratique et son autorité.

    • Les Lumières s’opposaient surtout au pouvoir royal (comme le protestantisme fut souvent une couverture religieuse à une lutte politique) et n’ont pas fait preuve vraiment d’ouverture et de dialogue (voir l’antisémitisme de Voltaire, ou le vocabulaire d’ « infâme » qu’il attribuait à l’Eglise catholique).

    • « L’Eglise théocratique n’a jamais existé »

      C’est ça, la Sainte Inquisition n’était qu’un épiphénomène purificateur spontané.

  • « Dans nos démocraties occidentales issues des Lumières, la liberté de pensée associée à l’échange des idées, par tout ce que cela implique pour le développement des connaissances, des sciences et des techniques, a accompagné les formidables progrès que nous connaissons depuis 250 ans et qui se sont traduits par une nette augmentation de l’espérance de vie, du niveau de vie et du niveau d’éducation, ainsi que par une profonde évolution des structures de la société, sur la question des relations hommes femmes ou sur la séparation entre les Églises et l’État, par exemple. »

    C’est hélas assez faux comme vision de l’histoire et source d’erreur pour comprendre le monde actuel.
    La liberté de pensée, l’échange d’idées, le développement des connaissances ne datent pas des Lumières, bien au contraire !

    • Oui surtout que les Lumières ont accompagné le mouvement plus qu’ils ne le l’ont créé.
      La #révolution# industrielle a été plus profitable de ce point de vue.

  • il y a aujourd’hui même en France, des écrivains, des historiens, des essayistes qui sont en prison pour avoir……… écrit des livres.

  • juste une constatation :

    Lorsqu’il s’agit de Dieu et de la religion, nous pouvons tranquillement nous moquer, ridiculiser notre propre foi et celle des autres…

    En revanche, la loi ne permet pas d’offenser les homosexuels, les femmes, les Noirs, les Roms, les Juifs, les migrants, les personnes handicapées, etc…

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