La Suède et le masque : un cas à part

Pourquoi la Suède poursuit-elle une stratégie que d’aucuns considèrent comme suicidaire, alors que tous les pays voisins ont placé la santé de leurs habitants très haut au-dessus des considérations économiques, et que les résultats en nombre de décès, leur donne a priori raison ?

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La Suède et le masque : un cas à part

Publié le 19 septembre 2020
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Par Pierre Allemand.

Seule en Europe avec ses 10 millions d’habitants et ses 5860 décès de la Covid-19 (au 16 septembre 2020), la Suède continue à bouder le masque comme elle avait boudé le confinement malgré un taux de décès de 567 par million d’habitants, ce qui place le pays bien au-dessus de sa voisine la Norvège (seulement 49 décès par million) ou le Danemark (111) ou encore l’Allemagne (114) mais au même niveau que l’Italie (591) ou encore l’Espagne (647) et le Royaume-Uni (637).

La France, elle, se classe un peu mieux que la Suède, avec seulement 468 décès par million d’habitants, ce qui représente cependant presque 5 fois les décès de l’Allemagne.

Le choix des chiffres de comparaison

Il ne faut cependant pas se contenter de comparer entre eux ces chiffres tels quels. En effet, si le numérateur (nombre total des décès) et le dénominateur (nombre total d’habitants) sont incontestables, il faudrait néanmoins pouvoir comparer toutes choses égales par ailleurs, ce qui n’est pas simple.

En effet, on ne peut pas comparer directement, par exemple, des pays dont les densités de population, et donc les chances de rencontres, sont très différentes. Par ailleurs, le décompte des décès n’est pas fait de la même façon dans tous les pays : par exemple, les décès peuvent être attribués à la Covid-19 avec une grande certitude s’ils ont eu lieu dans un hôpital. Les choses sont différentes si le décès a eu lieu dans une famille.

De nombreuses différences du même genre rendent les comparaisons entre nations plus difficiles que la simple comparaison des chiffres. On doit donc, par exemple,  affecter ceux-ci d’un certain coefficient d’incertitude qui fait que l’on peut considérer comme identiques les valeurs qui diffèrent seulement de plus ou moins 20 %.

Dans ces conditions, la Suède, l’Italie, l’Espagne, le Royaume-Uni et la France se retrouvent dans la même catégorie, différente de celle qui compte la Norvège, le Danemark, l’Autriche, la Finlande, la Pologne ou l’Allemagne.

Un autre chiffre peut éclairer d’un jour nouveau les comparaisons entre pays voisins. Il s’agit du nombre de décès par cas confirmé. Le tableau suivant récapitule les valeurs observées pour les différents pays sélectionnés.

À l’examen du tableau ci-dessus, une première observation s’impose : le nombre de décès par cas confirmés est compris entre 4,92 et 12,23 % dans le premier groupe, 2,14 et 3,85 % dans le second.

Les pays sont classés dans le tableau selon ce critère décroissant, ce qui conduit à considérer qu’il existe nettement deux groupes de pays aux caractéristiques épidémiques similaires. Si le classement est fait par décès par million d’habitants, les pays se retrouvent placés dans les mêmes groupes, et presque dans le même ordre.

La stratégie de la Suède

Ces clarifications ayant été apportées, on peut maintenant se poser la question suivante : pourquoi la Suède poursuit-elle une stratégie que d’aucuns considèrent comme suicidaire, alors que tous les pays voisins ont placé la santé de leurs habitants très haut au-dessus des considérations économiques, et que les résultats en nombre de décès, leur donne a priori raison ?

La stratégie des autorités suédoises se fonde sur deux évidences : une évidence économique et une évidence sociale.

L’évidence économique est facile à comprendre : moins l’activité économique d’un pays est affectée par des mesures contraignantes, et moins celui-ci souffrira de la pandémie. Mais en même temps, le nombre de victimes sera forcément plus important. Le calcul des autorités a donc été d’accepter un certain nombre de décès supplémentaires, pour le prix de conséquences économiques bien plus faibles.

L’évidence sociale est plus subtile, surtout vue de l’extérieur de la Suède. Elle est fondée sur le fait que les autorités suédoises considèrent les Suédois comme suffisamment sérieux pour s’imposer d’eux-mêmes une conduite respectueuse des gestes barrières (respect des distances physiques entre personnes, hygiène rigoureuse des mains) et des comportements sociaux adéquats (bannissement des réunions de personnes) sans pour cela imposer des mesures brutales comme le confinement ou le port du masque obligatoire à l’intérieur comme à l’extérieur.

Finalement, les autorités suédoises ont fait un pari qui exigeait certainement un grand courage, mais qui démontre aussi une certaine arrogance vis-à-vis des autres pays. C’est celui de miser sur les qualités sociales des Suédois pour respecter un comportement qui minimise au maximum les risques de transmission du virus.

Elles ont estimé que les mesures de confinement et les interdictions diverses en usage dans la plupart des autres pays (dont la France), allaient être payées très cher dans le futur proche par suite de l’effondrement de l’économie que ces mesures provoqueraient.

Elles ont choisi le risque d’une propagation plus active de la pandémie en faisant confiance aux citoyens. Pas le citoyen idéal abondamment cité chez nous dans les discours politiques à la mode, mais le simple citoyen défini par son appartenance à une nation.

Et on peut maintenant considérer que cette prise de risque a finalement conduit à un résultat positif, même s’il n’est pas partagé par tous les ressortissants de ce pays.

En effet, du point de vue du nombre de décès par habitant, la Suède se positionne mieux qu’un certain nombre d’autres pays ayant pourtant pris des mesures drastiques de confinement et d’interdictions diverses. Comparons par exemple les résultats de la Suède à ceux de des autres pays de son groupe pour le nombre de décès par million d’habitants : Suède : 567 décès par  million d’habitants. Italie : 591. Espagne : 647. Royaume-Uni : 637.

On voit que la stratégie de la Suède a finalement aussi bien réussi du point de vue des décès que celle des trois pays cités, alors que l’absence de confinement aurait dû, d’après les autorités de ces pays, conduire à une catastrophe. Et du pur point de vue des dégâts économiques, il faut reconnaître que cette stratégie était la bonne.

L’évolution de la pandémie dans le temps

Une autre façon de comparer le résultat de la stratégie de la Suède avec celui des autres pays consiste à regarder et analyser l’évolution de la pandémie dans le temps. Google fournit des résultats intéressants à ce sujet.

Le graphique donnant le nombre de cas depuis le début de l’année 2020 jusqu’à aujourd’hui dans le cas de la Suède montre que celui-ci décroît régulièrement après être passé par un pic vers la fin du mois de juin :

À la différence de nombreux autres pays, il semble qu’il n’y ait pour le moment qu’un seul pic épidémique en Suède, centré sur le 1 juillet 2020. Cette différence provient probablement de la stratégie du pays, fondée sur l’attitude des Suédois.

En ce qui concerne l’Allemagne, Le pic du nombre de cas a eu lieu autour du 1 avril. Un second pic, très atténué, s’est produit au mois d’août, et le nombre de cas semble maintenant décroître.

Si l’on compare les graphiques concernant les autres pays, on peut considérer (sans pourtant l’affirmer) que l’existence et l’importance du second pic semble bien être liée au comportement des habitants.

L’Italie a connu également un premier pic vers la fin mars. Un second pic du même type que celui de l’Allemagne s’est développé vers le mois d’août, et le nombre de cas semble maintenant décroître également.

La situation de l’Espagne est nettement plus inquiétante : en effet, après un premier pic fin mars, comme pour l’Italie, le nombre de cas semble maintenant en croissance, et dépasse même le nombre correspondant au premier pic. Il s’agit bien, apparemment, d’une seconde vague épidémique.

Le cas de la France ressemble à celui de l’Espagne, en plus tragique. En effet, après un premier pic en avril, un second pic d’une intensité nettement plus grande en nombre de cas se développe actuellement, dépassant nettement le pic d’avril.

Si on considère (logiquement) que l’épidémie se mesure au nombre de cas nouveaux qui apparaissent, nous avons bien à faire à une deuxième vague épidémique.

Heureusement, on constate que :

  • le nombre de cas journaliers est maintenant en baisse, ce qui pourrait indiquer que nous avons atteint le second pic, et que nous sommes maintenant en phase descendante.
  • le nombre des décès est, dans le cas du second pic, très nettement plus faible que pour le premier pic. Cette différence provient pour une part du fait qu’on sait maintenant beaucoup mieux prendre en charge les patients, et d’autre part que le développement de l’épidémie s’observe chez les jeunes, probablement en raison d’attitudes moins rigoureuses concernant les gestes barrières. Or, le nombre de décès est incomparablement plus faible pour cette population que sur l’ensemble de la population.
  • le nombre de cas déclarés est maintenant fortement amplifié par le nombre de tests. Au cours du premier pic, il est en effet possible qu’un nombre important de cas ait échappé au comptage.

Conclusion

Le raisonnement de la Suède est unique en Europe. Économiquement, c’est un succès indéniable. On peut cependant remarquer que, si la Suède avait choisi la stratégie de sa voisine la Norvège, le nombre de décès aurait été moins important.

Ce raisonnement conduit entre autres à remarquer que les autorités suédoises attribuent (certains diront cyniquement) à la vie humaine un prix qui est calculable, ce qui est en tous cas très différent des déclarations de notre Président qui considérait que les actions contre le virus devaient être menées quel qu’en soit le prix. Reste à déterminer quelle est l’attitude la plus responsable, choix que je laisse à tout un chacun.

La conduite d’un pays oblige certainement à des choix qui dépassent ceux des simples citoyens. La morale change-t-elle lorsqu’elle concerne toute une nation ?

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  • et dans un perspective de bilan final de l’épidémie..tout pays qui a évité la contagion fait face à un problème..

    rien de nouveau..on a dit ça il y a un moment déjà….
    faisant remarque que nous faisions AUSSI un pari. en fait un choix..reposant d’ailleurs en réalité sur l’emergence d’une thérapie ou vaccin efficace.. ce qui fait que le bilan doit peut-être être établi sur plusieurs années..

    Alors si je vous pose cette question, « combien « êtes vous prêt à sacrifier pour augmenter votre espérance de vie de quelques mois??? » c’ets déjà difficile!!! et il y autant de réponses que de personnes..

    si je pose 3la question qu’est ce que le pays est prêt à sacrifier pour diminuer le risque de mourir des personnes de plus de 65 ans3 , TOUT semblait dire le gouvernement français..
    je suis moins choqué voire pas du tout par les pirouettes les renoncements, les contradictions que par l’ hypocrisie insondable des gouvernants pour faire semblant d’avoir le contrôle…
    refilez la patate chaude aux « scientifiques »..

    ce virus est une merde qui n’est pas non plus si terrible pour le moment en terme de létalité. ..et pourtant on doit continuer la pantomime..

    • Vous avez un clavier AZERTY 😉

    • Ce que l’on peut retenir c’est que le Suédois préfère mourir debout que vivre à genoux.
      La vie actuelle en France, spécialement dans les grandes villes, ressemble à une mauvaise comédie. On y démontre que le ridicule ne tue pas. Un peuple masqué qui évite ses congénères, qui ne se rencontre plus, ne s’unie plus, ne travaille presque plus et dont la principale occupation est d’avoir peur…
      Vive la Suède.

  • « nombre de décès par cas confirmé » : cet indicateur n’est pas un indicateur fiable puisque la méthodo du nombre de décès pour cause de covid n’est pas harmonisée. De même pour les cas confirmés :-). Téléphonez à votre médecin, dites lui que vous n’avez plus d’odorat et 39° de fièvre, il vous mettra en covid à coup sûr. (peut-être un peu moins maintenant, c’est vrai).
    « autorités a donc été d’accepter un certain nombre de décès supplémentaires, pour le prix de conséquences économiques bien plus faibles. », ce que n’aurait pas dénier faire Staline ou autre joyeux drille. (Je ne dis pas que la Suède est une dictature hein).
    Comparer Suède et Espagne… autant comparer le trafic routier des deux pays, ou le nombre de climatiseurs.

    • je suis plutôt d’accord…mais la conclusion est ..que ceux qui ont agoni la suède ont aussi tort..

      le nombre morts pas habitant suggère néanmoins ( et surtout par ce qu’il est très différent ailleurs ») que la suède n’a rien à « envier  » à la france…en terme de décisions..
      on est dans le même lot.. qui est pas celui du choix de la politique prophylaxique optimale ( réaction précoce, test isolement ciblés, masques, lavages de mains bien sur adéquats ) …sauf qu’on peut AUSSI questionner la prophylaxie comme stratégie…..

      • La prophylaxie est de la tactique, concept bien distinct de la stratégie.

        • en effet..mais bon est ce de la prophylaxie après tout..retarder ou prévenir?

          • Retarder, si c’est pour avoir le temps de construire un système médical et hospitalier digne de ce nom, ou d’éduquer la population à la meilleure réaction individuelle possible, ça se défend. Encore faudrait-il s’y atteler…
            Cependant, le point essentiel est que la Suède a fait le pari que sa stratégie serait comprise par les Suédois, et que c’était plus important que d’avoir une stratégie claire et bien comprise que la meilleure, vu les difficultés à la déterminer. La France aurait plutôt fait le choix de ne pas avoir de stratégie tant qu’on savait pas quelle était la meilleure et de se limiter à des considérations tactiques en attendant. Pour le moment, le nombre de morts par habitant ne donne pas d’avantage clair à l’un ou l’autre pays. Mais c’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses… Et une bouse est une bouse, quoi qu’en pensent ceux qui veulent chipoter sur la manière de les compter.

            • « que c’était plus important d’avoir »

            • tout à fait d’accord… et d’un autre coté dans les reproches que j’aie entendus faits à l’encontre de la politique suédoise , j’ai remarque celui de ne pas faire comme les autres gouvernements…
              le consensus semble rassurer les politiques s .

              ok j’ai fait des conneries mais pas pire que les autres..
              à quand un proposition de loi européennes pour forcer tous les pays à adopter la même politique???

              responsable politique..de plus en plus un oxymore?

            • Oui ! C’est à la fin de la foire qu’on compte les bouses. Le bilan c’est important, la comparaison aussi, en bonne et due forme. Pitié si on pouvait arrêter ces positionnements partisans à tout bout de champ.

      • Le nombre de mort est une mesure insuffisante. Il est difficile d’évaluer le poids des décisions politiques, je pense à titre personnel qu’on surestime l’impact qu’ont eut les gouvernements, tous les gouvernements, dans la lutte contre l’épidémie.

        Ceci dit, même à attribuer tous les morts aux décisions politiques qui ont été prises, force est de constater que le coût économique (et donc social et politique, ce qui se traduira aussi en vies humaines) est infiniment plus faible en Suède qu’en France.

  • Enfin un article clair et objectif sur la Suède. Même si je préfère la stratégie d’autre pays comme la France, je trouve la position suédoise tout à fait cohérente. Ce qui me dérange ce sont les pays qui sont dans le déni des informations scientifiques (Brésil…).

  • N’oublions pas quand même que les suedois avaient dès le début confiné les maisons de retraite et les personnes vulnérables…Cela relativise la mortalité et comme il est dit mourir d’une défaillance cardiaque à 86 ans avec un coeur en petite forme et en étant Covid+ est-ce vraiment le virus qui tue ou bien n’est-il qu’un facteur parmi d’autres de décompensation….

    • ce n’est pas le virus qui tue…mais il est possible de lui attribuer une part de causalité en regardans la mortalité normale.. et vous le savez, je ne fais que préciser afin d’éviter les polémiques..

      il ne fat pas exagérer l’impact du recomptage.. mais il faut replacer les bilans chiffrés ( les morts de la pollution?) en perspective;.

      si une maladie vicieuse tuait les gens 5 minute avant leur mort..elle tuerait 600 000 personnes par an en france…ce serait un fait…
      l’impact sur l’esprance de vie serait de approximativement de 5 mn et la surmortalité sur l’année de 5*600 000/(365*24*60 ) sauf erreur si la mortalité est supposée régulière sur l’année… absolument invisible..et sans interet en effet..

      d’ailleurs les 30000 morts du covid ne sont pas exactement 30000 morts sur l’année… c’est pour ça qu’il faudra regarder l’esprance de vie..
      le covid c’ets effectivement pas rien..et pas grand chose…ce qui rend d’ailleurs nombre de polémiques vaines..et l’utilisation de certaines expressions stérile..guerre, catastrophe..justement non..
      catastrophé absolue pour celui qui souffre, quasi non événement statistique dans une perspective historique.. mais évènement clairement visible pour autant..

    • Mourir de délaissement parce que ses proches qui se trouvent habiter à plus de 100km ne viennent plus vous voir à cause du confinement, est-ce mourir du covid ?

  • Un cas en médecine c’est un malade avec des symptômes. Un test+ n’est pas un cas. Tromperie sur le terme volontaire je suppose, comme fait le gvt. D’autant plus que la fiabilité des tests est mise en cause lorsque l’on sait que parmi les 30 tests autorisés seulement 2 tiennent la route. Le PCR opère un réplication de l’élément recueilli mais en faire jusqu’à 50 (25 est la norme) c’est l’assurance d’avoir un faux + à coup sûr. De plus ce qui est recueilli peut indistinctement être un virion vivant, mort ou un fragment d’ARN. Combien de faux positifs 30% selon certains 80% pour d’autres !
    Si les gens testés sont positifs sans être malades c’est que l’immunité de troupeau s’est établie, c’est à dire que les plus faibles sont protégés .

    • du but et de l’usage des tests..un test peut être sans interet médical ou thérapeutique mais utile pour d’autres raisons..

    • je ne sais plus quel docteur (peronne ?) disait qu’il y avait technologiquement 3 % de faux positifs avec les tests pcr.
      si l’on fait 1 000 000 de tests par semaine, il y aura 30 000 faux positifs. à rapprocher des 60 000 nouveaux « cas » annoncés en france cette semaine… effectivement, la proportion de 50 % de faux positifs est plausible.

  • J’aime bien la question qui conclut l’article. La réponse n’est pas évidente et probablement ouverte, je pencherai en premier abord vers un oui avec réserves.

    Sinon dans les catégories proposés par l’auteur, je vois également un lien avec l’indicateur de confiance dans les institutions et/ou les dirigeants. Du coup je mettrai la Suède dans la seconde. Je rajouterai également les USA dans la première si on raisonne occident hémisphère nord.

    • en effet, oui « avec des reserves »… quand on pense comme ça on se retrouve » coincé »..

      • Désolé je comprend pas.

        • il n’y pas de nuance dans le débat sur le covid en général ..anti ou pro..

          oui avec reserve veut dire non ou veut dire oui..c’est selon..selon quoi?

          mais bon..

          « La conduite d’un pays oblige certainement à des choix qui dépassent ceux des simples citoyens. »
          ça semble raisonnable ou sage MAIS
          ce genre de phrase..semble indiquer qu’il existe une évidence quelque part..eh bien que l’auteur la précise..
          grosso modo c’ets l’admission que quelque part il ya un interet général clairement défini..tout en suggérant que non..

          en fait…c’est notre acceptation d’etre conduit qui a des limites..elles sont individuelles..que le pays soit conduit est une constatation d’ordre statistique sinon pratique. A mon opinion il est bon de fixer un cadre PREALABLE qui permet de conditionner notre acceptation à être dirigés.

          c’ets le passage de 90 à 80 km/h
          enfin bref…

          on aune constitutions de la liberté mais..et on l’accepte..avec des reserve..au final on finira par un état de non droit ou la force va peut être prévaloir.

          • Vous m’avez mal compris [ou je m’exprime mal ce qui m’arrrive souvent en partie faute de temps et en partie faute de talent 😉 ] ; mon oui avec réserves voulait dire que c’est un oui incertain du fait de mon incapacité à évaluer pleinement le sujet.

  • Dans son interprétation de la courbe du nombre de cas en France, l’auteur fait un contre-sens surprenant : on ne peut pas comparer le nombre de cas du mois d’août avec celui du mois d’avril. En avril, on diagnostiquait le Covid sans faire de test, en se basant juste sur les symptômes, et on ne diagnostiquait que des gens à symptômes. En août, on teste à tout-va et on détecte également, du coup, des cas qui ne sont pas symptomatiques (qui n’auraient donc pas été testés en avril) et dont en plus le virus détecté peut dater justement du mois d’avril.

    https://youtu.be/OrOPuSlK9yQ

    C’est pourtant une évidence. Bref, comparaison du niveau de BFMWC, dommage.
    Non il n’y a pas de 2e vague. Cessons de tester les asymptomatiques et on en aura la preuve.

    • Bon je l’emballe et je dis une ch’tite bitise : oui en avril on faisait des tests, mais uniquement à l’hôpital. Alors oser comparer le chiffres des cas positifs avec celui du mois d’août où on a démultiplié le nombre de tests est juste stupide (pardon je m’emballe de nouveau…)

      • Effectivement, en Avril, on faisait une chose brillante: tester des gens dont savait déjà qu’ils étaient malades du Covid. Pourcentage de succès: 100%.

    • problème de l’attribution des causes de la mort en général en général..

      on peut s’amuser » à normaliser par rapport ça ce qu’on voyait en avril..en prenant comme référence, les morts indéniables en gros si je ne me trompe les morts par détresses respiratoires aigues..et en tirer des conclusions qui seront d’ailleurs sujettes à caution..

      je regarde donc l’Espagne mais j’y met un grain de sel
      https://www.worldometers.info/coronavirus/country/spain/

      tant qu’on ne sort pas de la normalité sinon de la définition statistique du seuil épidémique, on peut dire « rien « en terme statistique..
      https://www.euromomo.eu/graphs-and-maps/

      il n’y pas besoin de mauvaises intentions parfois c’est juste difficile.

    • Tout à fait.
      C’est un peu le même problème avec la mortalité, car les pays ne comptabilisent pas les décès de la même façon. (car souvent les gens décédés sont porteurs d’autres pathologies, comme cancer ou problèmes cardiaques, avec parfois obésité et souvent grand âge en plus, et déterminer si c’est le Covid ou autre chose qui a entraîné le décès n’est pas évident). Mais disons qu’avec la marge de +/- 20% qu’introduit l’auteur on résout le problème.
      En revanche, il est incontestable que le problème est multifactoriel, et que n’étudier la mortalité que sous l’angle du confinement – ou des masques – est insuffisant. Filtrage des frontières, ou non ? Dépistage massif PRÉCOCE, ou non (or on sait qu’en Corée par exemple, ce fut le facteur décisif) ? Restrictions dans l’exercice de la médecine de ville, ou non ? (la Suède a restreint l’utilisation de l’HCQ, par exemple) etc.
      Sans parler bien sûr des dégâts économiques dans les pays ayant durement confiné, qui se traduiront par des morts « à bas bruit » dans les années à venir…
      Une chose est certaine : pas d’amorce de « deuxième vague » en Suède, pour l’instant, malgré la non-imposition du port du masque.

  • « nous avons bien à faire à une deuxième vague épidémique »

    nous avons bien affaire à

  • Certaines phrases de l’article laissent supposer que le confinement (et d’autres mesures sociales restrictives) aurait eu un effet positif de réduction du nombre de cas et de décès. Mais rien de tel n’est prouvé.

    Au contraire, il est trivial de démontrer que confinement punitif généralisé et masques obligatoires sont contre-productifs et provoquent plus de dégâts que l’inverse. Dans les pays confinés, les courbes n’ont pas été du tout aplaties, nulle part, contrairement aux promesses de certains experts. Le confinement dur systématique a plutôt eu tendance à accélérer l’épidémie, ce qui s’observe facilement en superposant les courbes des pays confinés à la référence suédoise non confinée.

    Ainsi, le cas suédois est exemplaire en ce sens qu’il tend à démontrer le contraire des théories épidémiologiques faibles (pour ne pas dire farfelues) et c’est précisément ce qui énerve les dirigeants des autres pays mis devant la démonstration expérimentale de leurs erreurs. Au fond, c’est surtout la manque de solidarité des dirigeants suédois envers leurs homologues européens qui leur est reproché. Ils ont osé se démarquer du troupeau, indépendance d’esprit et d’action qui est de moins en moins tolérée dans cette Europe où tout doit converger à toute force, y compris les décisions mortelles pour les populations.

    Par ailleurs, l’appartenance aux deux groupes de pays identifiés par l’auteur s’expliquerait en partie par des souches plus ou moins virulentes du virus présentes dans chaque pays. Pour éliminer ce facteur, il est possible de positionner les pays dans un nuage de points formés par les taux de prévalence et de mortalité de l’épidémie. En traçant une courbe de régression (fonction puissance), on peut mesurer la position et la distance des points du nuage par rapport à cette courbe. Les pays situé sous la courbe sont représentatifs d’une bonne gestion de l’épidémie, d’un système de soins qui a fait face avec efficacité. On trouve l’Australie, le Portugal, l’Allemagne, Israël, l’Argentine, la République Tchèque… et même les USA et le Brésil. Inversement, d’autres pays situés nettement au-dessus de la courbe n’ont pas su gérer l’épidémie avec la même efficacité. Leurs systèmes de soins n’ont pas su faire face. Il s’agit notamment du groupe constitué par la France, la Grande-Bretagne, l’Italie, l’Espagne, le Mexique… ainsi que la Suède.

    Bref, si la Suède a intelligemment réagi en refusant le confinement, en revanche son système de soins n’a pas été à la hauteur. On pointera notamment le refus absurde de l’HCQ dans ce pays. La Suède démontre qu’on ne peut pas être bon en toute chose.

  • Ce qui me choque, c’est qu’on montre des tableaux européens sans indiquer, au moins dans un coin, les résultats des pays asiatiques: Corée du sud, moins de 20 décès/million hbts et Taïwan, moins de 2/million hbts.
    Un autre monde.
    Ni le nombre de test positif en Chine actuellement: proche de zéro pour 1,5 milliard d’habitants.

    • je suis choqué qu’on passe notre temps à faire des bilans, la suède a agi avec une idée.. qui est assez simple, si on a rien pour lutter contre le virus en terme thérapeutique à qui bon faire des trucs qui ne serviront qu’à retarder l’inévitable..et qui couteront bonbon.

      le Corée du sud semble être un pays où la normalité permet de lutter contre les épidémies..

      les autres ays semblent jouer le » retardement.. » une politique du vaccin..mais qui leur faire perdre ( ou garder?) le contrôle des événements…

      • Les autres pays « semblent »… Nous sommes d’accord, c’est bien là le problème. Si ces autres pays affirmaient clairement qu’il leur fallait aplatir la courbe en en repoussant le corps vers l’avenir, pour qu’elle ne dépasse pas leurs capacités hospitalières, ce serait une idée différente de la Suède, mais au moins ce serait une idée.

      • Nous n’avions pas tout à fait rien : nous avions le Remdesevir.
        Bon d’accord, je sors !

    • Si les données épidémiologiques chinoises valent les statistiques économiques, on peut tout de suite passer à un autre sujet sans perdre son temps.

    • Surtout on ne cherche pas à savoir pourquoi ils ont de bons résultats, ils n’ont retenu que ce qui les arrangeait, les contraintes imposées au peuple, contraintes négligeables dans ces pays où les traditions sont très fortes ainsi que les malheurs supportés au fil du temps.

  • Cette comédie a assez duré, comme la grippe rien ne l’arrête, masque ou confinement tout ça est du blabla, y a des pays qui soignent et d’autres pas, soit a cause d’un système de santé défaillant soit par volonté politique comme en France.
    la Suède.. N’est plus la Suède depuis longtemps, elle ne pouvait pas confiner, pas assez de suédois attentifs au désir du gvt.

  • Je n’arrive pas à comprendre l’intérêt de bâtir le moindre raisonnement à propos du Covid, en se basant sur le nombre de cas.
    Mais qu’est ce qu’on en a à cirer ?
    Le taux de positivité est important (et augmente bien depuis un mois) mais le nombre de cas on s’en fou royalement ! Les graphiques présentés sont ridicules de non sens, bref ca m’énerve à un point que même des gens à priori curieux et cultivés, puissent être totalement à côté de la plaque concernant cette épidémie…

    • Les journalistes, des gens à priori curieux et cultivés ?
      Les chiffres à regarder sont ceux des admissions à l’hôpital, si vous avez des accointances chez les journalistes, expliquez-le leur !

    • maintenant on va prendre les choses autrement peut il ya voir un interet pour certains journalistes à regarder ce nombre de cas détectés..?

      • Ce ne sont plus des « cas détectés », ce sont des « nouvelles contaminations ». Et là, hop, on peut à nouveau exprimer sa tendance à la dictature, plages et parcs interdits à plus de 10, bars qui ferment à minuit trente etc.
        Ce glissement vers l’expression « nouvelles contaminations » sans que personne ne les remette à leur place (les journaleux) m’horripile !

  • Tout dans cette « crise » est politique, et non sanitaire depuis le début. Y compris l’exception suédoise.
    Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que le système médiatique occidental (surtout) est largement supranational. Ce qui veut dire que les opinions publiques ne sont pas d’abord formatées par leur gouvernement. Ce dernier est alors plus ou moins obligé de suivre l’opinion quand, tétanisée par la peur, elle demande des mesures. Dans la réalité, par lâcheté ou compromission, ou parfois par idéologie, ou encore par intérêt, beaucoup de gouvernements agissent dans le sens de la propagande mondialiste, d’autant que ce courant idéologique a de nombreux «collabos» ou «sponsors» un peu partout. Si le gouvernement suédois a pu y résister, c’est parce qu’il avait la maîtrise d’une grande chaîne tv et donc, a pu endiguer le tsunami de panique déversé par les médias.
    Pour d’autres courants qui servent cette idéologie mondialiste (écologisme, immigrationnisme…), cela fonctionne de la même manière.

  • mais je sais où sont les monuments suédois..en suède..
    fermer les frontières si vous voulez mais pour combien de temps et pourquoi ( en tree de critères)?
    fermer les frontières c’est aussi sacrifier l’economie..et des gens..

    tester ,isoler et ce précocement..en terme de réponse à l’aumgentation des cas à court terme on avait la corée du sud..

  • J’avais envoyé un commentaire qui pour une raison que je ne comprends pas n’apparait pas.
    Je résume car c’était un peu long.
    On s’aperçoit que depuis le début de la pandémie la létalité diminue pour les pays qui avait une très forte létalité (>10%) et au contraire augmente pour ceux qui avaient une létalité faible (<0,05%). Cela est dû au nombre de personnes testées.
    Pour comparer les pays entre eux j'examine donc la variation de la létalité pour chaque pays en fonction du nombre de personnes testées par million d'habitants.
    Si on fait passer une courbe de tendance linéaire parmi les 175 pays retenus (car on a toutes les valeurs), cette droite est pratiquement horizontale (pente 10^-8) et a pour valeur 2,54%.

    Peut-être que dans un an ou deux on se rendra compte que la létalité aura été pratiquement la même dans tous les pays et que les différentes politiques suivies n'ont aucun rapport avec elle., et qu'elle sera de l'ordre de 2,5%. Les pays qui seraient très loin de cette valeur, seraient des pays où la maladie a été mieux ou moins bien traitée.

    • la létalité? bon déjà mieux vaut la donner au moins par tranche d’age et ensuite.. pour la mesure il faut connaitre le nombres de cas.. et le nombres de morts ce qui au passage peut prendre du temps..

      très mal mesurée au départ..
      ce serait bizarre que ça donne aufinal le meme nombre compte tenu de la démo..

  • Il m’a semblé qu’en fin d’épidémie, les chiffres avaient connu une accélération de l’augmentation en Suède, ce qui lui avait soudain fait doubler la France et rejoindre les autres pays cités (GB, Italie, Espagne). Ces luthériens ont parfois un comportement un peu arrogant (c’est l’opinion de leurs voisins norvégiens et danois) et j’ai un temps pensé qu’il y avait eu devant des résultats plutôt favorables et un début de décrue des contaminations un certain relâchement des attitudes. D’après mes souvenirs, c’est aussi le moment où les Hôpitaux suédois qui avaient testé l’HCQ ont publié sur son « inefficacité » et l’ont abandonné.
    Inversement, il y a une très légère cassure dans l’autre sens au même moment en France avec une décrue légèrement plus brutale qu’attendue, qui peut correspondre à la reprise en main par les médecins généralistes de leur activité (soigner), alors qu’auparavant tout semble avoir été fait pour les en empêcher (ce que vous signalez; limitations à la prescription de l’HCQ et aussi de l’AZM).

    • Je ne suis pas sur du relâchement en Suède : au contraire ils sont partis en vacances et les villes étaient « vides » cet été pour y être allé. Avant les vacances, selon ma fille, à Göteborg, les suédois ne prenaient aucune précaution dans les transports en commun bondés, les magasins avec aucune distance sanitaire. Il ne reste plus que l’HClQ qui a été arrêté… (je sais : c’est un raccourcis un peu … )

  • Ce que vous oubliez, c’est que les suédois sont beaucoup moins « tactiles » que les français, espagnols ou italiens. Ils auraient pu avoir beaucoup moins de victimes. MAIS, là où ça peut devenir intéressant, ce sera d’observer si l’épidémie cesse plus vite chez eux car d’avantage de personnes sont maintenant immunisées ( alors que très peu de Norvégiens par ex ont déjà été au contact du virus). Le bilan a long terme sera peut être en faveur de la Suède …?

  • Le nombre de cas n’est pas un critère pertinent, dépendant du nombre de test, détruisant une démonstration qui partait pourtant d’une bonne intention.
    Dommage.

  • Je ne sais pas si cela a déjà été dit plus bas, mais en tant que suédois, j’aimerais ajouter deux points importants pour l’auteur de cet article:

    1/ la moitié des morts du Covid19 en Suède viennent des EPHAD, cette contribution vient de deux facteurs : taille grande des EPHAD par rapport aux autres pays nordiques, et problème de personnel dans ces établissements (immigrants) ne parlant à peine suédois, et ne comprenant pas les règles à suivre. Cette responsabilité est du ressort du gouvernement, pas du dprt de santé publique.

    2/ la constitution suédoise n’aurait de toute façon pas donné au gouvernement la possibilité de faire un confinement à la française ou espagnole. Car la politique de santé publique est du ressort uniquement du « dprt » de santé publique (Folkhälsomyndigheten) qui ne dépend pas du gouvernement.

    • 3/ il s’avère que même les médias suédois ont plus ou moins avoué que sur les 5800 décès de Covid19, presque 1000 sont des décès « avec » Codid19, pas « de » Codid19; subtile pirouette sémantique, nécessaire car ce sont des patients qui sont morts pour d’autres raisons, mais tout en ayant le Covid19 lors du décès. Donc même le nombre de décès de Covid19 est un chiffre à considérer comme surévalué, et surement en France aussi.

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