Coronavirus : une anecdote en Espagne

Policia local Santa Cruz de Tenerife 2018 by copsadmirer@yahoo.es(CC BY-NC-ND 2.0) — copsadmirer@yahoo.es, CC-BY

Hier après-midi était un grand jour pour apprécier jusqu’à quelle extrémité les autorités politiques ont osé installer leur pouvoir coercitif sur la population.

Par Jacques Henry.

La loi locale espagnole telle qu’elle est appliquée dans l’archipel des Canaries stipule que le port du masque dans la rue n’est obligatoire que si la distanciation physique établie à 1,5 mètre ne peut pas être respectée.

Je me suis fait remonter les bretelles par un policier qui m’a imposé de porter un masque alors qu’il n’y avait personne autour de moi et que lui-même n’en portait pas. Une belle démonstration de l’autorité bien comprise par un représentant de cette même autorité. Sans autre commentaire.

Je suis ensuite allé faire mes petites courses au supermarché et un vigile à l’entrée du centre commercial m’a presque agressé car je n’avais pas placé mon masque correctement : le nez doit être couvert !

Mon espagnol n’est pas suffisant pour que je puisse lui demander si on ne devrait pas aussi porter un masque de plongée puisque le virus peut nous contaminer via la conjonctive. Je pense qu’il n’aurait rien compris.

À l’entrée du supermarché – alors que j’avais correctement mis mon masque – une caissière me demande de mettre des gants d’un ton autoritaire. Je lui montre mes mains et lui apprend que je suis allergique à la saloperie de matière transparente utilisée pour leur fabrication. Elle insiste. Je me suis retenu pour ne pas l’insulter et je suis allé faire mes petites courses.

J’avais déjà remarqué que ces gants provoquaient chez moi une allergie, mais lassé par les remontrances des employés du supermarché je m’étais soumis à leurs injonctions et je me suis exécuté trois jours consécutifs. Le résultat est sans ambiguïté :

Voilà où nous en sommes alors qu’il n’y a pratiquement plus de morts, que cette grippe coronavirale fait partie maintenant du passé et que les effets secondaires peuvent être tout à fait bénins, tout comme cette allergie, mais pas du tout bénins, pour reprendre cet adjectif, pour l’économie, les relations sociales et l’état psychologique des individus.

L’économie va continuer à s’effondrer, les faillites d’entreprises n’en sont qu’au début. Toutes celles qui ont déjà disparu ne représentaient qu’un petit hors-d’œuvre.

Nous entrons maintenant dans le vif du sujet : septembre, octobre et novembre vont être très sombres avec des millions de chômeurs supplémentaires.

Une réaction allergique aux mains n’est rien pour un petit retraité comme moi qui continue à percevoir sa retraite (jusqu’à quand ?) mais il est certain que la population va devenir allergique aux mesures autoritaires prises en dépit du bon sens par les dirigeants politiques, et ceci aussi bien en Espagne qu’en France ou d’autres pays européens.

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