La COVID prétexte aux mesures liberticides en Belgique

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Faut-il accepter indéfiniment que le gouvernement ignore la gestion du risque pour privilégier la suppression de la liberté et la ruine de l’économie ?

Par Nord.
Un article du Parti Libertarien belge

Non contente d’être la championne du monde de l’impôt, du nombre de ministres par habitant, d’avoir complètement achevé son économie déjà moribonde avant la pandémie, de détenir le record absolu de morts par million d’habitants et autres joyeusetés, le tout « dirigé » par un gouvernement de transition plus d’un an après des élections aussi inutiles que rigolotes, la Belgique se prépare à un re-confinement qui ne dit pas son nom.

Le Conseil National de Sécurité a en effet annoncé le 27 juillet que la Belgique entrait dans une phase de rebond de l’épidémie, notamment à Anvers.

En conséquence, sont entrées en vigueur toute une série de mesures plus anxiogènes les unes que les autres, dont l’utilité principale est d’afficher une agitation justifiant des rémunérations ministérielles.

Leur énumération est inutile, vous la trouverez dans tous les médias subventionnés. Hormis l’absurdité de certaines de ces mesures, comme la réduction de la « bulle sociale » dont on se demande encore aujourd’hui comment concevoir un concept aussi stupide, il est nécessaire d’affirmer à ce stade que nous observons une inadmissible régression en matière de libertés individuelles.

Principalement destinées à rassurer, ces mesures sont aussi pathétiques qu’inutiles et auront comme effet principal de mettre le pays à genoux.

Un gouvernement n’existe que s’il agit et pour ce faire il dispose de peu d’options : autoriser ou interdire, promouvoir la liberté ou la servitude. Comme la destruction du tissu socio-économique n’importe pas à un gouvernement qui a perdu pied depuis longtemps, il n’aura cure des effets de ses décisions, car la seule chose qui lui importe aujourd’hui est d’agir et d’être vu en train d’agir dans le seul but de se maintenir.

S’agira-t-il de prendre des mesures éprouvées par des pays comme l’Allemagne ou la Corée du Sud ? Nullement. Il s’agira d’imposer des mesures qui se voient, qui se sentent, qui se ressentent et sont aisément identifiables. Un peu comme un médicament qui aurait mauvais goût ou un traitement douloureux, une thérapie très désagréable dont on jugerait de l’efficacité au degré d’inconfort ou de sensations qu’il procure. Une sorte de sadisme en l’occurrence, par lequel on pourra dire que le gouvernement belge a parfaitement atteint son objectif !

On aura la conscience apaisée d’avoir, par de vaines gesticulations, « protégé » son prochain qui aura, en retour, le sentiment d’avoir été un bon citoyen car il aura protégé son propre prochain etcaetera ad nauseam.

Les discussions que l’on peut entendre par-ci, par-là n’ont qu’une préoccupation : démontrer que nos actes sont conformes aux diktats d’un gouvernement non-élu conseillé par des experts très proches de mouvances politiques liberticides.

La plupart des mesures sont soit incompréhensibles soit objectivement inapplicables mais il faudra malgré tout s’y conformer – l’amende, voire la privation de liberté seront là pour rappeler le vulgus pecum à ses obligations et seront évidemment qualifiées de citoyennes et/ou de sociales.

Il en découle que la question que se posent les citoyens n’est plus : comment faire pour ne pas infecter d’autres individus, mais est-ce que je me conforme bien aux normes ? C’est aberrant, affolant même, mais nous en sommes là !

Attention, il ne s’agit bien évidemment pas de nier la réalité de la Covid ni d’affirmer que tout ce que nous vivons est une manipulation géante ! Mais le fait est que la liberté dont nous disposions, y compris de faire les mauvais choix, est en passe d’être complètement annihilée par des personnes n’ayant ni la légitimité ni la moindre compétence pour gérer cette crise.

Bousiller la planification urbaine et créer un chaos inouï par l’imposition de kilomètres de pistes cyclables (et trouver l’argent pour le faire), ça oui ! Mais dépister, tester et identifier les cas concrets semble impossible.

Comment se fait-il que malgré l’adoption de mesures paralysantes la Belgique compte 149 fois plus de décès par million d’habitants que la Corée du Sud qui a pourtant été frappée plus tôt ? La Corée du Sud, le Japon et l’Allemagne déplorent respectivement 6, 8 et 109 morts par million d’habitants.

La Belgique en arbore 845, malgré des mesures de confinement qui poussaient à l’absurde. Et pour quel résultat ? Un rebond de la pandémie pour laquelle on voudrait nous faire croire que les mêmes experts qui ont le pire résultat planétaire à leur actif arriveront par une réduction de la « bulle sociale » à résoudre le problème !

On pourrait espérer qu’à un moment donné les autorités réalisent que les méthodes basées sur le confinement ont échoué et échoueront, car il s’agit là d’une question de bon sens, mais il est douteux qu’elles y parviennent, leur action étant tout entière orientée sur la justification de leurs erreurs passées.

Une fois de plus, l’efficacité des actions gouvernementales n’est en rien jaugée à l’aune de ses succès objectifs mais de son aspect spectaculaire et donc liberticide.

Le jugement présenté ici n’est donc en rien scientifique, mais strictement politique, tout comme l’action gouvernementale. Que nous nous protégions individuellement relève bien entendu du plus élémentaire bon sens ; que la conséquence de ces choix soit une diminution puis une fin des infections l’est aussi.

Faut-il donc pour autant accepter indéfiniment que le gouvernement ignore la gestion du risque pour privilégier la suppression de la liberté et la ruine de l’économie sur laquelle nous avions fondé notre prospérité ?

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