Covid-19 : pourquoi faire simple quand on peut faire Belge ?

Le gouvernement belge annonce une série de nouvelles mesures pour faire face au rebond de l'épidemie. Nouvelles mesures ou retour en arrière ?
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Covid-19 : pourquoi faire simple quand on peut faire Belge ?

Publié le 29 juillet 2020
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Par Justine Colinet.

Alors qu’en France, on continue de se poser la question de l’utilité ou non du port du masque en plein air, celui-ci étant devenu obligatoire dans plusieurs villes de l’Hexagone, le gouvernement belge prend lui aussi une série de nouvelles mesures afin d’éviter un reconfinement, partiel ou même total, du pays à l’aube d’une crise économique sans précédent. Nouvelles mesures ou retour en arrière ?

Un nouveau Conseil National de Sécurité a annoncé, ce lundi 27 juillet, que la Belgique n’enclencherait pas la phase 5 du déconfinement en raison du rebond de l’épidémie, notamment à Anvers où la situation est inquiétante. Pour Sophie Wilmès, Première ministre, « il ne s’agit plus d’aplatir la courbe, mais de la faire redescendre ».

Depuis le 25 juillet, en plus de l’être dans les lieux publics clos, le port du masque est devenu obligatoire dans les marchés, les brocantes, les rues commerçantes et tous lieux fréquentés, dans les bâtiments publics, dans les établissements HORECA (sauf pour manger et boire). Ces mêmes établissements HORECA (hôtels, restaurants et cafés) doivent tenir un listing avec les adresses mail et numéros de téléphone de leurs clients (liste qui devrait être détruite après 15 jours).

À partir du 29 juillet, nouvelles mesures ou retour en arrière ?

En Belgique, suite à ce dernier Conseil National de Sécurité, nous sommes donc à mi-chemin entre l’instauration de nouvelles mesures, et ce que l’on peut interpréter comme un important retour en arrière concernant les libertés individuelles.

Jusque fin août, la « bulle sociale », concept propre aux Belges qui avait déjà fait parler d’elle il y a quelques mois, passe à maximum cinq personnes par foyer. Ces cinq personnes doivent être les mêmes pendant les quatre semaines à venir. Les enfants de moins de 12 ans ne sont pas comptés dans cette bulle. Ces cinq personnes sont donc des personnes extérieures au foyer, avec lesquelles on ne respecte pas obligatoirement le port du masque ou les gestes barrières.

Les événements, réceptions et rassemblements privés (non-encadrés) sont, quant à eux, limités à 10 personnes avec lesquelles il faut impérativement respecter les gestes barrières et le port du masque.

Les événements organisés sont désormais limités à 100 personnes à l’intérieur et 200 personnes à l’extérieur, et ce toujours en respectant les gestes barrières et le port du masque.

Le télétravail est de nouveau fortement recommandé.

En ce qui concerne les commerces, les mesures en vigueur durant le confinement, c’est-à-dire le fait de faire les courses seul et pour une durée de 30 minutes maximum, sont de nouveau appliquées.

La mesure qui visait à accorder des trajets en train gratuits aux citoyens sera reportée en septembre, pour éviter l’affluence dans les transports en commun.

Comme pour l’HORECA, le tracing devra être accentué dans certaines situations spécifiques où le risque d’épidémie est plus élevé car les individus sont « en mouvement ». Dans ces endroits, des informations de contact seront également demandées, comme dans les centres de bien-être et les cours de sport.

Voilà pour le rétrécissement des bulles sociales et les mesures prises au niveau national.

Le port du masque : ici oui, là non…

Le Conseil National de Sécurité a spécifiquement divisé ses annonces en deux parties, et c’est là que cela se complique… Au niveau national donc, les mesures en vigueur sont celles citées précédemment.

Au niveau local par contre, le Conseil insiste pour que les autorités locales prennent des mesures fermes dans leur commune si la situation épidémiologique se détériore : « Ils reçoivent les données épidémiologiques des autorités régionales et disposent de toute la possibilité d’intervenir si la situation l’exige. »

On comprend donc que les autorités locales sont priées d’agir et d’intervenir autant que faire se peut, dans la mesure du possible, avec les moyens dont elles disposent…

Cette différentiation entre l’approche nationale et l’approche locale pose la question d’une confusion au niveau du leadership. La compréhension des mesures en devient de moins en moins aisée. Les Belges ont pourtant besoin d’une organisation cohérente et collective dans l’ensemble du pays afin de combattre l’épidémie.

C’est donc par commune que certaines décisions se prennent, notamment en ce qui concerne le port du masque dans les rues commerçantes et les « lieux à forte fréquentation ».

Ceci étant une notion quelque peu subjective, les Belges ont tout intérêt à se connecter régulièrement sur internet et à faire appel à Google Maps ou autre pour vérifier leur itinéraire lorsqu’ils se déplacent à pied afin d’éviter les amendes : ici, on porte le masque ; là, on le retire ; ici encore, il faut le remettre… Les listes des rues, commune par commune, où le port du masque est obligatoire sont interminables, mais pourtant à surveiller de près.

Pour quel résultat final ? Nous le saurons apparemment dans quatre semaines. Comme le dit Christophe de Brouwer, docteur en Science de la Santé publique, à propos du port du masque en plein air : « la liberté devrait être laissée à chacun, car les bénéfices attendus sont vraiment très faibles, lorsque ce n’est pas l’inverse car le port du masque est inadéquat, défaillant. Or, la compliance pour une bonne utilisation n’est pas simple à obtenir. L’éducation des personnes est certainement plus efficace dans ce cas que l’obligation avec menaces d’amendes et autres. »

Ces tracasseries administratives, cette bureaucratie sans fin, ce surplus d’informations, parfois claires parfois floues, rendent la compréhension et l’application des règles toujours plus compliquées.

Les gouvernements ne l’ont-ils toujours pas compris ? Pour que des règles de sécurité soient comprises et respectées par le plus grand nombre, il faut qu’elles soient simples et clairement énoncées.

Plusieurs questions restent en suspens, notamment à propos du testing, pour lequel la Belgique aurait une capacité de 30 000 tests par jour. Alors oui, la capacité à mettre en place des tests de dépistage est là, mais la réalisation de ces tests au jour le jour sur le terrain ne suit pas, et l’élargissement des conditions d’accès aux tests ne semble pas encore à l’ordre du jour : 17 000 tests quotidiens sont pour le moment effectués en Belgique.

Aussi, avec les départs en vacances qui se multiplient, arrive la question du respect des bulles sociales à l’étranger, alors que ce concept est propre à la Belgique.

Le surréalisme belge ne finit pas de nous étonner, mais pour le mot de la fin, Sophie Wilmès tenait tout de même à rassurer les Belges : « Nous espérons ne pas devoir prendre de décisions plus strictes à l’avenir, mais si les résultats ne s’améliorent pas, nous devrons peut être prendre de nouvelles mesures. Tout est toujours possible, nous l’avons dit depuis le début. »…

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  • Laurent Lenormand
    29 juillet 2020 at 6 h 12 min

    J’imagine qu’il faut comprendre le dernier paragraphe de l’article au second degré ! Ces menaces à peine voilées ne sont évidemment pas faites pour « rassurer », mais pour contraindre les Belges à faire ce qu’on leur dit.
    Il est frappant de noter que les pays où l’épidémie a fait le plus de victimes au printemps sont ceux qui prennent les mesures les plus draconiennes DANS LE MÊME ESPRIT qui les a mené dans le mur: coercition, bureaucratose, etc.
    Je suis assez convaincu que ce type de mesure va se développer en France aussi à l’approche de la rentrée. Pour notre santé, bien sûr. Pas du tout pour éviter les manifs. D’ailleurs, pourquoi les gens manifesteraient-ils contre un gouvernement qui les protège aussi bien?

    • Par émotion peut-être…

    • On se le demande…

      • Du temps de la béatitude en URSS d’autres expériences avaient lieu mais ointes par le Parti. Elles étaient à l’évidence justifiées pour une bien meilleure santé pour les travailleurs/ses, pour ce faire ils s’inspiraient du Saint Docteur Mengele si célèbre que point n’est besoin de le présenter.
        « C’est pour le bien du peuple » est une ardente parole d’homme politique vrai, sous tous les régimes, toutes les latitudes et toutes les époques ; j’y crois absolument et vous ?

    • La Belgique n’a pas fait pire que les autres pays… C’est la densité de population de ce pays qui a été le problème. Très visible en comparant avec les Pays-Bas, pays voisin, mais moins dense, bien que plus peuplé. La mortalité n’a pas de sens avec un processus très inhomogène…

      • « Pays-Bas, pays voisin, mais moins dense »

        Densité Belgique : 374 h/km²
        Densité Pays-Bas : 416 h/km²

        Caramba ! Encore raté ! Essaye encore…

      • La densité moyenne n’a pas de sens. Ce qui compte, c’est l’histogramme du nombre de personnes qu’un individu est susceptible de croiser dans son activité quotidienne normale (ou contrainte). Mais faire la moyenne, par exemple, entre 600 confinés qui ne croisent que 2 personnes par jour et les 5 stewards qui leur distribuent les 600 repas, ça n’a pas de sens.

        • C’est vrai dans l’absolu. Mais c’est une information compliquée à recueillir au-delà de l’étude de cas, difficilement généralisable.

          • C’est difficile, ok, mais il y a des techniques pour ces choses-là, et on aimerait qu’il leur soit fait appel. Je pense aux mines de métaux précieux, par exemple, où la densité moyenne n’a pas tant d’importance que la probabilité de pépite.

  • Règles générales et règles locales plus strictes : a priori, c’est ce que les Français demandaient, pour tenir compte des situations locales ( certains départements à faible taux de contamination ayant été soumis aux mêmes règles que certaines grandes agglomérations ) C’est le même principe que la Chine suit, en plus drastique ( confinement total local où supposé nécessaire et mesures générales pour les déplacements )
    Dans le cas particulier de la Belgique, on s’achemine vers des confinements stricts, à Anvers, pour les communautés juives et turques, fortement impactées et concentrées.

    • « C’est le même principe que la Chine suit … »

      Mais remplacer un système policier totalitaire par un système administratif totalitaire est le comble du ridicule de nos états socialistes de nounous permissives.

      Sur le fond, on s’attaque pareillement aux libertés individuelles mais sur la forme on rate la cible.

  • Ces belges nous feront toujours sourire, M’enfin, ils peuvent partir en vacances test ou quarantaine obligatoire.. sauf en région paca.. grâce au druide ?

  • « ici, on porte le masque ; là, on le retire ; ici encore, il faut le remettre… » : critique à peine voilée du principe de subsidiarité. Et pour les tenants de la privatisation de l’espace public, voici un très bel exemple du foutoir que cela impliquerait.
    Sinon, en tant que Belge, ben je n’ai pas eu l’impression ni au printemps ni maintenant de subir de contraintes liberticides…
    Par contre, pour être allé quelque fois dans l’horeca (acronyme de hôtel-café-restaurant) depuis début juin, la distanciation sociale y est parfois ridicule… voire inexistante.. La faute au restaurateur ? aux clients ? aux autorités ?

    • Eh oui Cactus vous allez encore vous faire allumer, comme à chaque fois que l’on se permet de mettre un argumentaire en face de ses contradictions …

    • Pour le dernier point, « De Standaard » consacrait ce jour un article, malheureusement réservé aux abonnés, attribuant le meilleur score aux pays où il y a adéquation entre les mesures prises et la perception de la sévérité de la crise dans le public.

  • Je suis résident dans 4 pays Européens et lorsque Me Wilmès déclare qu’elle pourrait prendre des mesures plus strictes cela ne veut rien dire, certains appliqueront l’esprit de la loi et d’autre la lettre de la loi, cela dépendra des gouverneurs de province, qui ressemble un peu au préfet en France mais en plus modéré, j’écris cela pour le fameux préfet de paris et ses dérapages verbaux

  • Je trouve les décisions prises par la belgique logique et clair. Je trouve toujours assez marrant de voir qu’il y a autant de gens qui s’estiment suffisamment intelligents que pour donner leur avis « négatif » sur des décisions mais apparemment qui doivent avoir raté quelques cours à l’école que pour ne pas comprendre des choses assez simple comme la bulle de 5 ou le port du masque. C’est tout de même pas compliqué.

    Et oui il faut à présent une approche globale et surtout locale. Actuellement Anvers c’est 50% des cas déclarés en Belgique, on devrait faire un lock down d’Anvers mais pas pour autant à Charleroi ou l’augmentation est très très légère. Ce ne serait pas logique. D’où une stratégie locale. Apparemment l’auteur n’a pas envie de comprendre.

    Un peu de mauvaise foie donc dans cet article, mais bon cela fait réagir, c’est plus vendeur d’écrire un article qui dit du mal qu’un article qui s’en tient au fait. L’auteur n’est pas journaliste de formation… Ceci explique peut être cela.

    • « des choses assez simple comme la bulle de 5 »

      Mais alors pourquoi ne pas dire des « regroupements de 5 » plutôt que d’inventer des termes comme « bulle sociale ». C’est la gestion « administrative » du problème qui détruit la confiance et l’acceptation.

    • D’accord avec vous mais… est-ce que le local a forcément du sens et n’est pas plus risqué parfois ? Si, par exemple, les magasins ferment à Anvers, les consommateurs iront à Gand ou autre ville proche, diffusant le risque.
      Et quelle est la définition même de local dans un pays qu’on traverse en 2h (sans bouchons) ? Quel est l’échelon de pouvoir le plus adapté ?

    • aujourd’hui, en belgique, 240 nouveaux cas et 10 décès, donc selon vous, 120 nouveaux cas à anvers et 5 décès, ville de 500 000 habitants. environ 4 000 personnes meurent chaque année à anvers, juste pour information.
      et donc avec 120 nouveaux cas d’une maladie en passe de devenir bénigne, il faudrait reconfiner anvers ?
      il n’y a aucune logique d’établir une dictature sanitaire, nulle part, ni à anvers, ni en belgique ni en france ni ailleurs.

    • Les cas dé lares ne sont pas tous des malades, loin de là. Renseignez-vous sur les tests.
      V leur manque d’ètalonnage et de fiabilité, on pourra trouver nombre de personnes « infectées » quand on en aura besoin. Par contre, il n’y a quasiment plus de morts et de cas critiques.
      Mais l’importabt est qye la population croie que l’épidémie repart, pas la réalité.

  • Pour savoir si ces mesures sont justifiées, regardez l’évolution du nombre d’hospitalisations et du nombre d’admissions en réanimation en Belgique. Si comme en France ces chiffres sont en baisse constante, et si ces mesures sont justifiées par la seule augmentation du nombre de cas positifs détectés – en oubliant de vous dire que le nombre de tests est en augmentation constante et qu’il s’agit le plus souvent de « clusters » et de gens très majoritairement asymptomatiques – , alors le gouvernement vous enfume avec une probabilité de 99.9%.

  • C’est dingue, les belges sont même plus dingues que nous… L’épidémie est terminée depuis longtemps en Europe, la on parle de test, plus on en fait plus il y a de faux positifs.

  • Le CFR de la Belgique étant de 0.31%, l’immunité collective de 58% (R0 = 2.2), avec une population de 11 millions d’habitants, les choses se calmeront quand le pays aura atteint 19.000 décès du au COVID-19. On est déjà à 10.000. Il ne reste plus beaucoup de chemin avant d’atteindre l’immunité collective !!! Comme à Bombay, Bergame, et sur tous les bateaux contaminés… Que l’on crie au loup ou non, l’épidémie passera, car le vaccin arrivera certainement trop tard, et il n’y a pas de médicaments, même si le druide de Marseille affirme le contraire !!! Oulala, je sens que je vais me prendre une bonne rafale de commentaires négatifs sur ce blog…

    • non l’immunité collective « n’est pas de « 58% elle peut être calculée être cela si on accepte la description dl’immunité avec votre R0, votre cfr et un modèle de propagation en somme. donc on a du mal à comprendre pourquoi il serai indiscutable.
      l’immunité collective est essentiellement inconnue…

      • l’immunité collective « n’est pas de « 58% elle peut être calculée être cela si on accepte la description dl’immunité avec votre R0, votre cfr et des hypothèses de propagation en somme. donc on a du mal à comprendre pourquoi elles seraient t indiscutable.
        l’immunité collective est essentiellement inconnue…

      • Regardez les faits… C’est tout . Je maintiens à 100% mes propos. Ils sont très étayés. Et puis ce n’est pas « mon » R0 ni le votre. Remarque pédante qui situe le niveau…

        • Vous maintenez bêtement. Le calcul de l’immunité collective théorique sans tenir compte d’une éventuelle immunité naturelle n’a pas de réalité.

        • sans incertitude?

          non…

          ce que vous donnez N’EST l’immunité collective…plus exactement vous pouvez pas être affirmatif.

          le taux de létalité… on peut en douter non…

          ou alors donnez moi le nombre de personnes infectées ayant « fini » leur covid 19 par la mort ou une forme de guérison.. et surtout la méthode qui vous permet de donner un nombre en vous affranchissant de donner un incertitude..

          https://reaction.life/we-may-already-have-herd-immunity-an-interview-with-professor-sunetra-gupta/
          ou nic lewis..

          pédante… juste une façon de me discréditer…

          c’est quoi ce monde inversé???.. je ne suis pas scientifique mais si je fais une hypothèse je la rappelle et j’utiliser au moins le conditionnel…

          zut..

          • Cela vient de calculs sérieux, quantitatifs, qui se trouvent être bien validés pour tous les bateaux, et certaines grandes villes comme Bombay et Bergame comme je l’ai écrit, et même New York. Les maths, qui sont plutôt simples, marchent très bien. A Bombay, sans rien changer aux valeurs que j’avais déterminées pour l’Inde (CFR = 0.41%) il y a bien longtemps, avec les calculs, on détermine que le nombre de décès max dans les bidonvilles (40% de la population totale de 20 millions de personnes) est de 6300 morts. Après une campagne de tests sérologiques, les indiens ont trouvé que 57% des gens avaient été en contact avec le virus, et il y a … 6000 morts. Cet accord ne tient pas au hasard. Je suis l’épidémie pour des raisons personnelles et professionnelles depuis fin février, et certaines données ont été affinées au cours de l’épidémie (car certaines étaient difficiles à obtenir au début de l’épidémie), mais le paquebot Diamond-Princess a été une bénédiction pour comprendre l’épidémie. Voilà, ces résultats sont rédigés dans une publication qui sera soumise à un journal à referee, dans les prochains jours. Bonne soirée.

            • Alors, on reprend vos propres chiffres. 57% de 40% de 20 millions = 4,56 millions de contaminés. CFR de 0,41% = 18700 morts. Plus de trois fois plus que vos 6000 morts. Pas de chance, les maths, c’est simple, effectivement. Va falloir réviser votre brillante théorie avant sa publication imaginaire et il ne suffit pas de parsemer vos messages de mots clés entendus sur BFM pour avoir l’air intelligent.

              Pour information (facilement vérifiée sur censusindia.gov.in et coronavirus.jhu.edu), la situation épidémique dans l’Etat du Maharashtra est la suivante fin juillet :
              – Population estimée : 123 millions
              – Paramètres démographiques : densité 400 h/km², 6% de 65 ans et plus, 25% de moins de 15 ans
              – Cas : 400k (3200 pour un million)
              – Décès : 14500 (116 pour un million)
              – CFR : 14,5/400 = 3,6% (13,6% en France)

              HCQ recommandée, y compris en traitement prophylactique.

            • Quant à l’étude indienne, il s’agit d’un sondage portant sur un peu moins de 7000 individus donnant effectivement un taux d’infection de 57% pour les habitants des bidonvilles mais de 16% seulement dans la population vivant dans les quartiers résidentiels.

              Au chapitre des critiques, Mumbaï n’a pas un seul bidonville mais de nombreux disséminés, avec des taux d’infection variables d’un quartier à l’autre, ce qui peut être un biais pour un sondage s’il n’est pas correctement représentatif de l’ensemble des quartiers (on estime que le plus grand, le bidonville de Dharavi, compte près d’un million d’habitants), l’autre biais étant évidemment l’âge des sondés alors que 25% de la population a moins de 15 ans. Un autre biais possible tient au refus d’une partie de la population de participer aux tests médicaux. Enfin, le biais le plus grave est la méconnaissance des paramètres démographiques des bidonvilles, ce qui ne permet pas de qualifier les sondages.

              Au total, selon cette étude, environ un tiers de la population de Mumbaï serait déjà contaminée (6,7 millions). Si on projette prudemment à l’ensemble de l’Etat le taux de contamination de 16% des quartiers résidentiels déterminé par l’enquête, il y aurait environ 20 millions de contaminés à ce jour, pour un CFR marginal de 0,07%. Un effet de l’HCQ qui a été largement distribuée ?

  • « faire les courses seul et pour une durée de 30 minutes maximum ». On sent bien qu’un truc aussi nul que cela va vite être repris par nos occupants intérieurs.

    • On en a eu en pagaille des trucs nuls comme le « droit » de courir mais pas de faire du vélo…
      Maintenant c’est mettre le masque ET se tenir à plus d’un mètre ET mettre la plaque de plexi…

  • Le confinement a été instauré à dessein pour servir ensuite de moyen de chntage.
    Tout rapport avec « les heures les plus sombres » est évidemment fortuit…

    • Il fut un temps où vous étiez encore crédible.. vous perdez pied de plus en plus.

      • Ne voyez-vous pas toutes les contradictions entre les discours et les faits tout au long de cette affaire? Renseignez-vous, par exemple sur les travaux du WEF en janvier dernier. Tout était prévu.

      • Il ne vous vient pas à l’esprit qu’il n’y a eu « que » 5000 morts grâce au confinement ?
        Une chimiothérapie qui sauve une personne est donc inutile vu que la personne n’est pas morte ? C’est exactement ce que vous dites.
        Est-ce que vous sous-entendez que le virus est une création d’un laboratoire ? Alors que son génome montre bien qu’il est le fruit d’une lente évolution ? Génome disponible partout dans le monde, auprès de millions de malades, pour des milliers de labo capables de faire un séquençage. Ils auraient tous reçu un mail « chut chut, faut pas révéler la vérité ? ».
        Ou bien il n’y a pas de virus ? C’est un hoax pour empêché la réélection de Trump ? Pour annuler les JO et la coupe d’europe de foot ?
        Bref. Pur fantasme, mais ça ne sert à rien de vous le dire.

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