Marché politique : l’écologie à la hausse, le féminisme à la baisse

Derrière les passions politiques, il est assez vraisemblable de penser qu’Emmanuel Macron a opéré un nouveau calcul pour défendre ses intérêts électoraux, c’est-à-dire visant à préparer la prochaine élection présidentielle.

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Marché politique : l’écologie à la hausse, le féminisme à la baisse

Publié le 11 juillet 2020
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Par Frédéric Mas.

Il n’a pas échappé aux observateurs de la vie politique que le nouveau gouvernement Macron avait évolué dans sa communication pour laisser une place plus grande aux questions écologiques, et cela au détriment des questions touchant au féminisme.

Les nominations de Gérard Darmanin à l’Intérieur et d’Éric Dupond-Moretti à la Justice ont déclenché une tempête d’indignation chez certain(e)s féministes qui accusent le nouveau Premier ministre d’indifférence à la cause des femmes. Marlène Schiappa, autrefois fort médiatique secrétaire à l’égalité hommes-femmes, a été remplacée par la plus discrète Élisabeth Moreno. Vendredi, plusieurs manifestations ont exprimé la colère du monde associatif et des organisations de défense des droits des femmes.

Derrière les passions suscitées et entretenues par les différents entrepreneurs politiques, il est assez vraisemblable de penser qu’Emmanuel Macron a opéré un nouveau calcul politique pour défendre ses intérêts électoraux, c’est-à-dire visant à préparer la prochaine élection présidentielle.

Dans ce nouveau calcul, il a jugé que le message écologique était politiquement plus porteur que celui féministe, et plus compatible avec l’évolution sociologique de son électorat vers le centre-droit.

Le vote comme monnaie électorale

Alors que le marché utilise la monnaie comme référent universel pour opérer des transactions entre un acheteur et un vendeur potentiel, c’est le vote1 qui tient ce rôle particulier sur le marché politique, et se fait le pivot entre vendeurs, c’est-à-dire les politiciens, et les acheteurs, à savoir les électeurs susceptibles de voter pour eux.

Les politiciens cherchent avant tout à amasser le plus de votes aux élections pour être élus ou réélus, tandis que les électeurs désignent les politiciens les plus à même de leurs fournir des biens ou des services publics, dont les coûts sont ventilés pour apparaître le moins cher possible.

Seulement, l’électeur est difficile à mobiliser, parce qu’il ne voit pas tellement l’intérêt de prendre la peine d’aller voter pour des programmes politiques dont l’impact sur son existence est généralement assez marginal. C’est pourquoi existe en démocratie une classe intermédiaire d’entrepreneurs politiques visant à « conscientiser » les citoyens en général sur le mode alarmiste, et les mobiliser en faveur d’enjeux particuliers, comme l’écologie, le féminisme, le racisme, ou la sécurité.

Leur place est essentielle pour comprendre comment se dessine l’agenda idéologique des partis et des gouvernements. En formant des coalitions idéologiques cohérentes, ils proposent aux politiciens des votes garantis et se rétribuent au passage en devenant des représentants incontournables de ces groupes constitués2.

Rassembler pour peser

Les coalitions qui gravitent autour du gouvernement sont plus ou moins importantes, et l’essentiel de leur travail consiste à communiquer, voir et se faire voir auprès des décideurs politiques pour convaincre de leur poids électoral. Plus précisément, c’est leur capacité à rassembler des voix pour peser le jour de l’élection qui compte plus que l’adhésion de la majorité des électeurs.

Pourquoi ? D’abord parce que l’abstention, c’est-à-dire le non vote d’une partie des électeurs, rend la voix de ceux qui votent plus rare et plus chère. Même si une coalition réussit à mobiliser une minorité d’électeurs « conscientisée », cette minorité pèsera sur le procès électoral s’il y a peu d’électeurs au total.

La tendance de ces dernières années, avec la polarisation de la vie politique entre macronisme et populisme génère une abstention record qui donne aux petites coalitions politiques davantage de poids dans la fabrication des politiques publiques.

Toutes les coalitions électorales ne sont pas compatibles entre elles, et certaines sont plus porteuses que d’autres. Certaines propositions politiques peuvent décourager certaines franges de l’électorat, tandis que d’autres peuvent coexister sans problème au sein de plateformes électorales toujours suffisamment éclectiques pour attirer le plus d’électeurs possibles.

Écologie > féminisme

C’est ici que le produit « écologie » devient politiquement plus intéressant que le produit « féminisme ». En effet dans le coût à supporter pour constituer une coalition politique, il y a son caractère clivant, c’est-à-dire la charge émotionnelle qu’elle suscite auprès des électeurs, charge émotionnelle suffisamment puissante pour mobiliser en vue de voter mais aussi pour mobiliser contre. Le féminisme suscite l’adhésion d’un groupe, mais aussi le rejet d’un autre, pareil pour l’écologie.

L’équipe du président de la République a sans doute jugé que l’idéologie écologiste bénéficiait d’une aura positive au-delà de la frange de la gauche qui en monopolisait l’étiquette il y a quelques années, là où celle féministe est devenue prisonnière des débats internes de la gauche intersectionnelle. Les coûts de l’étiquette « féministe » excèdent désormais les bénéfices électoraux espérés, il convient donc de la minorer.

Comme le discours scientiste sur lequel s’est appuyé l’exécutif pour imposer sa politique au cours de la crise sanitaire, le message écologique est susceptible à la fois de mobiliser les convaincus, l’électorat des métropoles, le tout sans décourager les électeurs de droite dont les intérêts sont plus « matérialistes3 ». Le message écologique est devenu transpartisan, là où le féminisme reste ancré à la gauche de la gauche.

Cette normalisation du discours écologique n’est pas nécessairement une bonne nouvelle, y compris pour les authentiques défenseurs de l’environnement, car il s’agit d’une normalisation avant tout politique. Qui dit normalisation politique dit augmentation de sa capacité à faire pression sur les politiciens et à réorienter l’argent public, les postes et la législation en faveur des professionnels de l’écologie, c’est-à-dire de contraindre les individus et les ressources au profit d’une minorité organisée pour racketter.

Après l’État d’urgence sécuritaire, l’État d’urgence sanitaire, un État d’urgence climatique manufacturé par les officines et les groupes d’intérêt pourrait exiger la suspension de l’État de droit et l’explosion des dépenses publiques en faveur de ses obligés.

S’agit-il là d’une exagération ? Malheureusement, le dernier épisode de la Convention climat n’est pas rassurant. Certains politiciens professionnels exigeaient déjà qu’on modifie la Constitution pour faire figurer l’urgence climatique au-dessus des droits de l’Homme, et d’autres proposent des investissements publics massifs à un moment où l’effondrement économique paraît plausible.

 

  1. Randy T. Simmons, Beyond Politics: The Roots of Government Failure, The Independente Institute, 2011.
  2. Mancur Olson, La logique de l’action collective, Université de Bruxelles, 2011.
  3. Ronald Inglehart, The Silent Revolution: Changing Values and Political Styles Among Western Publics, Princeton Univ. Press, (1977) (2015).
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  • la nouvelle municipalité écolo de Lyon adopte …l’écriture inclusive….pour mettre tout le monde au même niveau….le nivellement par le bas a commencé….ça promet….

    • Il n’a pas commencé,il se poursuit : Réussite du bac à partir de 7,5 de moyenne ….

      • Ce torchon n’a aucune valeur ! Et l’État le sait : pour un poste de fonctionnaire où dans les années 50/60 il fallait le Certificat d’Études Primaire… Aujourd’hui, il recrute à niveau BAC+3/+4 !!

  • Excellent article !

    Les idées libérales sont actuellement assaillies par des idéologies populistes qui nous viennent de toute part : féminisme, SJW, écologisme, anti-mondialisme, nationalisme, etc.

    L’écologie politique est sans doute la plus dangereuse car, comme l’auteur le dit à juste titre, le message écologique est devenu transpartisan, là où les autres idéologies populistes restent clivantes.

    Elle vient s’ajouter à d’autres idées illibérale largement partagées par l’ensemble des Français, au-delà du clivage gauche-droite, comme l’égalitarisme ou l’anti-capitalisme. C’est ce qui est inquiétant.

    • Le problème n’est pas les revendications, modes, tendances, modèles sociaux qui apparaissent ou disparaissent selon les circonstances. Le problème c’est leur instrumentalisation par le politique pour satisfaire ses propres croyances ou sa soif de pouvoir ou pire encore les deux sans le garde-fou de neutralité (objectivité) d’institutions solides (séparation stricte des pouvoirs, contre-pouvoirs, décentralisation, subsidiarité).

    • Il est peu probable que les français perçoivent l’arnaque de l’idéologie pastèque tant qu’ils ne seront pas directement concernés par les conséquences désastreuses qui vont apparaître dans plus ou moins longtemps et d’une certaine façon il vaudrait mieux que le désastre se produise le plus tôt possible. La poursuite et la croissance sans limite de l’endettement constituent pour les politiques le meilleur moyen de masquer la situation.

      • Mais nous subissons depuis longtemps des lois écologistes liberticides, par exemple la loi littoral qui date de 50 ans qui empêche de construire sur son terrain à proximité de la mer.
        Et les gens en redemandent. On s’habitue à tout et je pense que beaucoup de citoyens de l’URSS ne trouvait rien à dire de la dictature du prolétariat.

      • Ah! n’insultez pas mon fruit préféré, la pastèque svp. Plutôt d’y voir une arnaque, mangez-en c’est bon pour la santé !

  • Quant à la nouvelle équipe municipale de Lyon,elle rejoint celle de Grenoble (ville inaccessible avec des bouchons interminables à longueur de journée)avec des voies « trottinable » (il serait bien que les crétins qui pondent ce genre de bêtises soient responsables en cas d’accidents)
    des quartiers entiers livrable en electrique
    L’imbecilisme n’a pas de limite .

  • Faut-il que nos pastèques déposent une demande à nos voisins italiens de réduire leur émissions en coupant l’Étna ?.. Et à nos compatriotes réunionnais d’étouffer le Piton de la Fournaise ?

    • On pourrait mettre un bouchon de pâte à pizza….. M’enfin, je suppose sans pouvoir le vérifier que les sources de co2 sont sous la mer… quand l’ena sautera son couvercle quel beau spectacle pyrotechnique…..seul nos ancêtres de l’âge des ténèbres l’ont vu

  • Si Marlene Schiappa n’ rien trouvé à redire aux nominations de Darmanin et de Dupont-Moretti, qu’elle n’a même pas menacé de demissionner (elle va même travailler avec le premier) c’est qu’il n’y a rien à en dire.
    Ces manifestantes qui font le pied de grue devant les ministères concernés sont donc des hystériques doublées d »incompétentes…

  • Ce marché politique fonctionne avec des neuneus. Qui se ressemble, s’assemble. A la tête des neuneus, le neuneu en chef!

  • Il me semble que l’instrumentalisation de l’opinion amène rapidement tout gouvernement à être débordé de tous côtés : par les ultra et par ceux qui sont floués. (Dans le cas présent les féministes, les syndicats, les GJ, et tous les acteurs économiques qui ne seront pas du bon côté de la ligne verte).

    Mais les ultra sont peut-être le pire cauchemar des gouvernements. En Allemagne Tesla a les pires problèmes avec les écolos pour construire son usine de voitures écolos. Tôt ou tard les Gremlins de la politique doivent se transformer en dictateurs pour calmer les tempêtes après avoir semé le vent.

    Certains devraient relire « Les Dieux ont soif » d’A. Frrrance.

  • Tous ces jeunes, là, qu’on voit sur les photos, ils vont à l’école comment ? Ils n’ont pas de tablette, de smartphone, de vêtements « made in China »? Ils se chauffent comment? Ils ne consomment pas d’électricité? Ne sortent pas en boîte avec sa débauche de lumière qui les abrutit?Ils sont végétariens? Végétaliens? Non ils sont jeunes et on les embarque.

  • Wikipédia: « Selon l’agence Mots-Clés, l’écriture inclusive « désigne l’ensemble des attentions graphiques et syntaxiques permettant d’assurer une égalité des représentations entre les femmes et les hommes.  » C’est pas beau ça?

    • C’est drôle de lire cette fantaisie impromptue. Je lis dans un artcle sur Slate à propos du racisme « les colons maîtres.esses…. »
      Ou colon est masculin et le féminin est incorrect, ou on écrit les colons.nes. Sauf que colonne a un autre sens. Là est tout le féminisme outrancier: l’inconséquence.

  • Si nous osions contredire ce que Monsieur Mas écrit, nous ne serions pas satisfaits complètement : Jusqu’à quand va-t-on continuer de croire ce que nos politiciens s’évertuent de nous dire pour nous convaincre d’abonder dans leur sens aux prochaines élections ? N’existe-t-il que l’écologie et le féminisme à défendre, surtout en ces moments ou une forte majorité de français ne pense qu’aux vacances ou celles qu’ils vont prendre ? Y a-t-il quelques centaines de français qui « pensent » comment vont se dérouler les mois de septembre à décembre 2020 ? Comment se déroulera 2021 ? Et SURTOUT, économiquement parlant, combien de nos compatriotes se demandent : « Vais-je garder mon emploi à la rentrée ? »
    Les plus enclins à répondre seraient ceux qui sont en train de nous « bombarder » avec les mots « féminisme et Ecologie », car pour eux, la situation est simple : « Egarons le peuple en lui parlant de choses qui lui font peur, ainsi nous aurons leur appui ! »
    Alors, imaginons l’espace d’un instant, (peut-être manière Huxley et sa fameuse phrase sur les UTOPIES) que le peuple NE SOIT VRAIMENT PAS EN ACCORD avec nos politiciens ni avec les non moins fameux « Analystes politiques » : Septembre 2020, le peuple se soulève, commence à manifester dans Paris, Lyon, Marseille, Grenoble, Bordeaux et Toulouse, la Police n’arrive pas à les contenir car bons nombres d’entre eux se sont joints aux manifestants…. Ah, j’oubliais, la Covid 19 revient en force ! ET LÀ ? Utopique où « il se pourrait que… »
    En conclusion, avec tout le respect que nous devons à M.Mas (surtout) et aux autres « penseurs », que suggèreriez-vous ?

    • Je pense (et j’espère que pour avoir accepté ce poste à CP) que M. Mas à la peau dure et accepte la contradiction.

      Il existe surement autant de causes à défendre que d’individus dans ce monde. Je suis d’accord avec vous, mais reconnaissons qu’il est plus difficile de faire peur avec le féminisme qu’avec l’écologie.

      Les « analystes politiques » sont peut-être utiles quelque-part (mais où) mais ils sont surtout un spectacle branquignolesque qu’il faut apprécier à sa juste valeur. Septembre est proche, et même si l’avenir n’est jamais écrit, je pense

  • « l’écologie à la hausse, le féminisme à la baisse », abstention au zénith.

    Le politique qui aura l’intelligence d’agréger les abstentionnistes aura un boulevard devant lui, à condition d’échapper aux multiples menaces, physiques, occultes, médiatiques, institutionnelles, fiscales ou judiciaires, puisque l’impossible sera fait dans ce pays pour empêcher l’émergence d’un tel profil politique, à n’importe quel prix comme dirait l’autre.

    Mais où est donc passée la démocratie ?

    • Les abstentionnistes ne sont pas un parti, ce sont des gens qui ont autre chose à faire que de s’occuper de politique.. Moi même, je ne m’y intéresse… Que pour m’en moquer, il semble que seuls les hommes perdus y trouve leur pain quotidien sans être obligé de braquer une banque… Faut du courage pour ça…. Tout mettre sur l’ecologie, n’importe quel blaireau avec une once d’intelligence comprend que c’est des âneries.. D’ailleurs les pays du Nord ne se sont pas fait avoir.
      Où est passée la démocratie…. A t on besoin de démocratie pour élever des moutons, seule la cervelle d’ agneau est comestible.

      • Effectivement, les abstentionnistes ne sont pas un parti.

        Les abstentionnistes sont le peuple, ce fameux peuple à l’origine de toute légitimité politique, du moins tant que la Constitution est respectée.

  • Ce serait bien si le commentateurs essayaient de respecter les Françaises et les Français (le mot prend une majuscule dès lors qu’il est utilisé comme substantif) au lieu de commenter sur l’orthographe dite « inclusive » : maîtres(esses). Il y a aussi les participes passés mal accordés et les fautes (erreurs!) de grammaire. Chers amis, relisez vos textes avant de cliquer, svp. Merci.

    • Question d’urgence mentale, sociale, voire morale : il sera bien temps de corriger l’orthographe ou la grammaire une fois éliminées les dernières scories de cette ignoble écriture inclusive.

    • oui et non … c’est secondaire.. l’écriture inclusive s’attaque au sens..

    • Certes. Mais cette pourriture d’écriture dite inclusive rend la lecture peu fluide, parfois difficile, encore plus que de petites fautes.

    •  » le commentateurs  » ?

      Cher ami, relisez votre texte avant de cliquer, svp. Merci.

  • « …qui compte plus que l’adhésion de la majorité des électeurs. »

    Incroyable ! F. Mas semble oublier la menace de la « dictature de la majorité » face aux excès des « défenseurs des droits des minorités »… Lucidité ?

  • Les commentaires sont fermés.

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