Féminisme : la face cachée d’un vrai business

Comment du monde associatif au business institutionnel, le féminisme est devenu un exemple d’entrepreneuriat politique florissant.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Caroline de Haas par Parti socialiste Photo Philippe Grangeaud Solfé Communications (Creative Commons CC BY-NC-ND 2.0)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Féminisme : la face cachée d’un vrai business

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 18 janvier 2018
- A +

Par Frédéric Mas.

Pour l’économiste Burton Folsom, un entrepreneur est quelqu’un qui organise et conduit une activité commerciale en prenant sur lui le risque financier, alors que l’entrepreneur politique utilise de l’argent public pour faire du profit, ce qui limite considérablement sa prise de risque.

Nous pouvons ajouter d’autres caractéristiques à l’entrepreneur politique en nous inspirant de la théorie des choix publics : choisir l’entrepreneuriat politique, c’est viser la constitution d’une rente, c’est-à-dire d’une niche où le producteur peut écouler son produit sans subir les aléas du marché, grâce à sa capacité à tirer profit de la réglementation et de ses collusions politiques.

Entrepreneurs politiques et entrepreneurs identitaires : le business du féminisme

Parmi les entrepreneurs politiques, les entrepreneurs identitaires sont les plus en vue : ici, l’entrepreneur repère au sein du monde social une demande d’identité particulière, qu’il entretient par la propagande et la fabrique d’un discours idéologique (puis des revendications symboliques puis matérielles) taillé sur mesure pour le rendre visible dans le débat public.

Dans le jargon économique, il s’agit de fédérer une coalition. L’entrepreneur va ensuite pouvoir se vendre à la classe politique et médiatique contre de l’argent public, du prestige et des postes comme intermédiaire indispensable entre la coalition identitaire et le personnel politique.

Pourquoi les politiciens professionnels écouteraient davantage ces entrepreneurs plutôt que directement leurs électeurs ? C’est une leçon que tout étudiant en science politique connait, ou devrait connaître, et qui nous vient du grand politologue Mancur Olson : par exemple, pour élire ou faire élire il est plus facile de mobiliser des petits groupes aux intérêts clairs et déterminés, que des grands groupes aux intérêts flous et peu solides.

Du coup, il vaut mieux s’adresser à une multitude de groupes d’intérêts aux revendications précises pour manœuvrer plutôt qu’à une foule générale qui n’a pas grand-chose à gagner au marchandage politique.

L’entrepreneur politique féministe

Tout cela peut apparaître abstrait, mais, vous allez le comprendre, c’est un petit business model, certes discret, mais très répandu en démocratie. Prenons le cas de Caroline de Haas, cette « militante féministe » qui ces derniers temps se retrouve sur tous les plateaux de télévision pour tempêter contre les mauvais féministes qui ne sont pas de son écurie. Madame de Haas est constante dans son engagement socialiste, depuis ses années à l’Unef et au MJS jusqu’aux instances dirigeantes du PS.

En 2009, elle participe à la création avec d’autres militants de gauche et d’extrême gauche de « Osez le féminisme », en profitant d’une opportunité politique, l’émotion suscitée par l’annonce faite à l’époque par Roselyne Bachelot de diminuer les crédits alloués au planning familial.

On commence par lancer une pétition qui fonctionne un peu comme un instrument de veille économique, puis on crée association, journal et cession de formation. Cette étape correspond à la mise en forme du discours idéologique et à la formation de la coalition, avec ses revendications politiques et symboliques. De l’univers associatif, on passe rapidement à celui de la professionnalisation, avec ses subventions, ses partenariats, ses permanents.

Le passage au gouvernement

C’est sans doute cette capacité à se poser comme l’intermédiaire féministe indispensable qui lui vaudra quelques années après d’être appelée par Najat Vallaud Belkacem au sein de son ministère des Droits des femmes de 2012 à 2013. En se faisant l’intermédiaire indispensable d’une coalition mobilisable et aux intérêts clairement identifiés, Madame de Haas peut ensuite négocier pour son commerce davantage de prestige, de postes et de rétributions publiques.

Avec son passage au gouvernement, Caroline de Haas peut espérer transformer son travail associatif à l’origine très marqué à gauche en expertise aux yeux du plus grand nombre : c’est une étape importante dans la carrière du militant devenu entrepreneur politique, celle de la notabilisation, qui va lui permettre de trouver une légitimité que le militantisme pur ne lui donnait pas.

Caroline de Haas va créer ainsi une agence spécialisée, Egaé, qui se présente comme centrée sur l’expertise en égalité femmes hommes. Celle-ci va s’associer en 2016 avec Autrement conseil, une autre agence, afin de vendre à des partenaires publics et privés des conseils, de la formation et de la communication en matière d’égalité des sexes.

Les expertes

De cette association naîtront plusieurs initiatives, dont une a retenu notre attention, la création en partenariat avec des institutions publiques (dont France Télévisions et le CNRS) d’un annuaire à destination des médias, Les expertes, dont le but est de proposer « une base de données unique de femmes chercheuses, cheffes d’entreprises, présidentes d’associations ou responsables d’institutions » pour les journalistes.

Ainsi, avec l’onction de plusieurs institutions publiques, le féminisme devient officiel et se met en place pour produire de l’expertise auprès des médias. La rente paraît assurée : le féminisme officiel à la Caroline de Haas sélectionne et propose ses propres experts avec le label service public, se plaçant ainsi en situation dominante sur le marché de l’égalité femmes hommes. À une époque si soucieuse de combattre les fake news, cette subordination de l’expertise approuvée par l’État au militantisme laisse rêveur…

Résumons-nous : à partir d’une demande née au sein de la société civile, l’entreprise identitaire féministe ici décrite s’est attachée à la formater politiquement, et à l’institutionnaliser. En passant par l’étape politique, elle a pu s’acheter une légitimité scientifique qui lui permet de consolider sa place de porte-parole officiel du féminisme dans le débat public.

On comprend pourquoi la tribune des femmes cosignée par Catherine Deneuve a pu agacer Catherine de Haas et ses partenaires : en proposant un autre discours sur l’égalité femmes-hommes, moins agressif et surtout plus porteur médiatiquement, elle casse le business… en l’ouvrant à la concurrence.

Jouez avec vos émotions !

Bien entendu, rien n’est illégal dans l’entrepreneuriat politique, et ce business model appliqué ici au féminisme peut se décliner sous d’autres formes. On pense à celui de l’anti-racisme dans les années 1980, à la défense des minorités, des communautarismes divers et variés ou aux vendeurs de solutions politiques sécuritaires aujourd’hui.

Pour conclure, ne perdons pas de vue que l’entrepreneur politique est quelqu’un qui profite de vos émotions politiques pour s’enrichir avec votre argent, à condition que vous lui accordiez du crédit. Ces émotions peuvent être légitimes. En l’occurrence l’égalité des sexes, tout comme la violence faite aux femmes, c’est très sérieux.

Seulement, l’intérêt de l’entrepreneur politique agit d’abord en fonction de ses intérêts avant de défendre les vôtres, et son intérêt sera toujours de souffler sur les braises de la discorde et des conflits identitaires pour faire marcher une boutique qui ne tourne que grâce à vos impôts et votre grande naïveté.

Voir les commentaires (35)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (35)
  • Mais la forme est bien préparée pour que tout le monde se précipite

  • Moderez vos commentaires, nous ne sommes ni sur ER ni sur Riposte laique ou Dreuz.
    Toute femme quelle que soit sa « tronche » est susceptible de subir des violences sexuelles, en matière de crime sexuels le déclencheur est toujours la psyché de l’agresseur.

    -1
  • Là ça me rassure je ne regrette pas mon don 12/17 de 55€ à Cp.
    Peu d’ illusions ça n’intéresse guère la Masse .
    MORILLE Alain

  • Finalement, ils sont moins cons que nous…

  • Article fort intéressant. On pourrait ajouter que ces militantes féministes devenues « cheffes d’entreprise » (comme Mademoiselle de Haas aime à se présenter) ont largement contribué à l’élaboration de lois ou de règlements qui rendent obligatoires les formations sur « l’égalité homme-femme » qu’elles proposent… (On pourrait aussi parler de l’indigence intellectuelle et des évidents biais idéologiques de ces formations très lucratives pour les « entreprises » qui les dispensent.)

  • Aux USA, il s’est développé un véritable phénomène de racket mise en place par les groupes de droits civiques. Ils attaquent les entreprises qui manquent de diversité avec des recours collectifs pour discrimination raciale tout cela pour obtenir des dommages et intérêts. Donc les grandes entreprises pour échapper à cela acceptent de financer ses associations. et d’embaucher certains responsables des droits civiques. Le parfait exemple c’est Eric holder ancien ministre de la justice qui a été embauché uniquement pour empêcher le racket des associations de droits civiques. Les entreprises de la silicon valey étant très riche se sont des cibles idéales pour le racket des associations de droits civiques. Le pire c’est que la volonté de diversité n’est juste qu’une attaque contre les blancs. En nba les basketteurs sont à plus de 75% noirs alors que les noirs ne représentent que 13% de la population. Ça gêne personne preuve que la diversité n’est prônée que contre les blancs et c’est ni plus ni moins qu’un racisme antiblanc qui ne dit pas son nom.
    Le pire c’est que les entreprises comme Google, Facebook,.. (et autres de la silicon valey) sont des entreprises où il y a énormément peu de diversité (les cadres sont presque que des hommes blancs). Et on observe un mécanisme où les entreprises avec très peu de diversité attaquent les autres pour leur manque de diversité pour faire oublier qu’eux-mêmes manquent de diversité et pour éviter les poursuites judiciaires des associations de droits civiques.

  • Le concept d’identity politics est un cancer civique dont les effets sont déjà visibles aux États-Unis de plus en plus de prendre pied en France, où il produira les mêmes ravages en polarisant les populations. À cause de la proximité de certains groupes sociaux avec leurs équivalents étrangers, on voit déjà ces idées se développer sur le continent. (par ex. les bourgeoises françaises importent littéralement la pensée féministe américaine, etc.)
    (Les différentes classes sociales se rapprochent de + en + avec leurs équivalents étrangers plutôt que les autres classes de leur pays)
    La grande différence entre l’Amerique et l’Europe est dans la liberté d’expression, qui retardera l’explosion chez nous mais la décuplera. Mais si vous vous intéressez à l’évolution des idées vous verrez que l’Université française est deja contaminée et dans 20 ans la société. Ce qu’il faut bien comprendre, c’est que la « politique identitaire » qu’elle soit fondée sur le sexe, l’ethnie, la religion, & j’en passe est une attaque directe contre le modèle politique occidental tel qu’il se développe depuis l’antiquité. C’est une morsure mortelle. Pourquoi ? La revendication constante au nom d’un groupe fait régresser l’homme sur le plan politique en restaurant la mentalité tribale alors que tout le génie occidental est de le placer en tant qu’individu au sein d’une communauté nationale = citoyenneté. Mais le pire est que cette attitude force les autres groupes, qui jouaient le jeu, à entrer dans l’engrenage pour ne pas se faire bouffer. C’est ainsi qu’en excitant la pensée communautaire chez les uns ont fini par détruire la République au sens de « chose commune ». C’est grave. Maintenant comment en est on (presque) arrivé là ? En important des gens à mentalité tribale. Il ne faut pas se voiler la face. Le tribalisme avait disparu, au prix de rudes et longs efforts, d’Europe. Il s’est recrée en quelques dizaines d’années avec l’immigration. Ce n’est pas « dans les gènes » de ces gens. C’est dans leur culture. Il y avait donc 2 solutions uniquement pour nous garder de ce poison :
    Soit on ne faisait pas appel à l’immigration et on conservait des sociétés homogènes, où des peuples différents ne cohabitent pas.
    (C’était certainement la meilleure solution et la plus aisée mais à l’époque on a pas su/voulu savoir le risque civique que ça posait …)
    Ou alors, 2e solution, la seule capable de régler ce problème : l’assimilation. Je ne m’étends pas dessus vous savez tous ce qu’il en est.
    Parce que nous n’avions plus la volonté politique de faire civilisation, nous avons fait l’erreur catastrophique, pour tout le monde d’importer sans condition une mentalité qui provoquerait un dangereux engrenage pour nos sociétés.
    Bon pas la peine de dire que je ne crois pas une seconde aux incantations creuses sur le « vivre ensemble » etc.
    Le multiculturalisme, en Europe comme ailleurs, ce n’est pas vivre ensemble mais à côté, séparément, chacun dans son coin. Jusqu’au clash.
    Wilhelm Röpke, auteur liberal allemand exilé de son pays pour avoir très tôt mis en garde contre le nazisme, s’est demandé dans ses travaux comment tirer les leçons pratiques des années 30. Un point sautait aux yeux : pourquoi les démocraties libérales de l’époque avaient laissé se développer sans frein les idées et mouvements qui voulaient la mettre à terre ? Était-ce de la faiblesse ?
    Sa conclusion (avec d’autres) a provoqué un schisme intellectuel mais il ne concevait plus que les droits illimités préparent le terrain à la dictature qu’elle qu’elle soit. Il fallait poser des limites aux libertés pour les sauvegarder. Tout n’était plus permis.
    Ce qui se joue ici avec l’identity politics, c’est la même chose. Les différents groupes instrumentalisent les « droits » pour avancer.
    Il faut mettre un gros stop à cette hypocrisie tout de suite, ou risquer de sombrer dans le chaos comme Weimar.
    Corrolaire : ceux qui vous disent que la meilleure réponse face à la haine & la division est la tolérance etc. sont inconscients
    et dangereux.
    Ce qui est cocasse c’est que la gauche a une lourde responsabilité dans la montée du racisme. Ce qui caractérise l’occident c’est la citoyenneté c’est que l’individu est placé au sein de la communauté nationale. Or on observe une montée du tribalisme. C’est à cause de la gauche qui donne certains droits à des groupes (minorités). Or le fait de défendre les minorités et de faire de l’homme blanc hétérosexuel le responsable de tous les maux encourage les hommes blancs à eux mêmes pratiquer le tribalisme. Quand un groupe pratique le tribalisme inévitablement les autres groupes feront la même chose. Les extrêmes s’alimentent. La montée du tribalisme ne peut amener que des tensions dans nos sociétés (voir dans le pire des cas amener une guerre civile) . Le modèle multiculturaliste de la gauche c’est chaque groupe vit dans son propre monde. La montée de l’extrême droite en occident n’est que la conséquence logique de ce qu’a fait la gauche

  • Pourquoi j’ai signé la tribune «Des femmes libèrent une autre parole»
    http://www.slate.fr/story/156254/debat-feminisme-pourquoi-tribune-femmes-autre-parole

  • Un excellent livre qui détruit toutes les thèses des féministes « officielles »: La domination masculine n’existe pas de Peggy Sastre
    https://www.amazon.fr/domination-masculine-nexiste-pas/dp/2843377811/ref=asap_bc?ie=UTF8

  • Aujourd’hui on est arrivé à la dernière génération de féministes qui suit les théories de Michel Foucault selon lesquels la nature elle-même est une «construction sociale» conçue par les hommes pour opprimer les femmes. C’est bien sûr totalement stupide.
    http://nymag.com/daily/intelligencer/2018/01/sullivan-metoo-must-choose-between-reality-and-ideology.html

    Quelques preuves que contrairement à ce qu’avancent ces féministes, la nature n’est pas une construction sociale.Oui il existe bel et bien des différences biologiques entre les hommes et les femmes.
    Les différences génétiques entre hommes et femmes sont encore plus importantes que l’on pensait: http://amp.weforum.org/agenda/2017/11/throughout-our-bodies-thousands-of-genes-act-differently-in-men-and-women
    Les femmes plus résistantes que les hommes grâce à des différences physiologiques, selon une étude: http://www.20minutes.fr/sante/2204507-20180118-femmes-plus-resistantes-hommes-grace-differences-physiologiques-selon-etude

    Exemple d’étude prouvant les différences entre hommes et femmes (étude portant sur le rôle que joue la situation économique dans l’attirance d’une femme envers un homme. Cela joue un bien plus grand rôle que pour les hommes) http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S109051381730315X

  • Les féministes pour prouver la soi disante domination masculine prennent tous les chiffres désavantageux pour les femmes et s’en servent comme preuves. en vérité, la différence s’explique par des raisons toute autre que le sexisme (exemple le plus flagrant, les inégalités salariales). ce qui est marrant c’est que les féministes ne parlent jamais des chiffres désavantageux pour les hommes (espérance de vie, taux d’incarcération, boulots les plus pénibles,…).
    dans une société traditionnelle dite patriarcal, il faut remarquer que les femmes ont certes moins de droits mais aussi moins de devoirs. Actuellement, on est pas dans une société patriarcal (contrairement au délire des féministes), d’un point de vue libéral, ce qui compte c’est l’égalité de droit hommes femmes le reste n’est pas le problème de l’état.

  • Le féminisme officiel pratique la victimisation. Elles utilisent les hommes comme boucs émissaires. C’est pratique de se dire que si on réussit pas bien dans la vie, c’est à cause d’un facteur extérieur (par exemple dans ce cas ci à cause du « soi disant » patriarcat). même chose pour les immigrés (qui accusent la société de racisme), les gens d’extrême droite ou d’extrême gauche,….Il est vrai qu’il est toujours plus dur d’assumer sa responsabilité.
    D’un autre coté, je veux bien comprendre que les « minorités » (femmes, immigrés,….) tombent dans le panneau du victimisme puisque la pensée unique imposé par la gauche n’arrête pas de le proner par l’intermédiaire des médias, de l’éducation, de ses assoc,….La gauche fait tout pour faire du male hétérosexuel francais de souche la cause de tous les maux et pour des minorités des pauvres victimes.
    Divers études ont montré que les pays (exemple pays arabes) où les gens avaient tendance à se victimiser et accuser des facteurs extérieurs de leurs échecs, en général ces pays sont sous développés (au contraire, des pays où les gens se considèrent comme responsables de leurs propres situations).
    La gauche en victimisant les « minorités » elle ne leur rends pas service car elle développe chez ces « minorités » une mentalité d’assisté (ce qui est un peu le but, la gauche ne veut pas aider ses « minorités » juste faire de elles des électeurs, rien ne vaut un électeur qui soit dépendant de la gauche)

  • A regarder: « De la violence de genre à la négation du droit » de Drieu Godefridi

  • Ces féministes officielles sont des extrémistes de la pire espèce.
    Lisez ces citations de féministes américaines vous comprendrez à quel point ce féminisme est une idéologie dangereuse et totalitaire:
    Radical Feminist Quotes: http://www.experienceproject.com/stories/Havent-Lost-My-Virginity/1269918
    Ces citations viennent d’universitaires, d’auteurs féministes reconnues. Il ne s’agit pas de citation de quelques cinglées sans importance mais des citations de féministes américaines de grande importance, il s’agit des citations des théoriciennes de l’idéologie féministe.
    Certes, c’est des féministes américaines mais le problème c’est que les féministes francaises pensent la même chose. Ce sont les mêmes. Il y a de quoi être terrifié par leur extrémisme.

    « Tous les hommes sont des violeurs, et c’est tout ce qu’ils sont »–Marilyn Français, auteur, conseiller d’Al Gore campagne présidentielle
    « Je l’appelle viol chaque fois qu’une femme a des relations sexuelles et se sent violée. » – Catherine MacKinnon, éminent juriste féministe, Université du Michigan, Yale
    « Les hommes qui sont injustement accusés de viol peuvent parfois gagner de l’expérience. » – Catherine Comins, Vassar College, doyen des étudiants
    « Tout le sexe, même consenti entre un couple marié, est un acte de violence envers une femme. » – Catherine MacKinnon (j’ai pleins d’autres citations du même genre de féministes américaines qui disent clairement qu’elles haissent les hommes et qu’elles veulent détruire la famille et le mariage)
    https://www.facebook.com/UnbiasedAmerica/posts/384814548371213

  • Les femmes en Occident ont les mêmes droits que les hommes et c’est la seule chose qui importe. Le combat du féminisme pour obtenir l’égalité des droits est un combat noble. Sauf qu’aujourd’hui en Occident, les féministes ne veulent pas cela (car elles l’ont déja), il s’agit de victimiser les femmes (les faire passer pour des victimes) et de diaboliser les hommes. Le féminisme en Occident est un marxisme.
    Le pire s’est que pas mal des associations féministes sont controlés par la gauche et sont à son service (exactement comme les assocs lgbt, antiracistes,….). Ces associations considèrent que leur soutien de la gauche, le fait d’imposer la pensée unique de la gauche comme plus importante que le combat qu’elles sont censées menées, que les catégories qu’elles sont censées défendre. Je vois vous donner un exemple très simple: les comportements sexistes contre les femmes dans les rues aujourd’hui sont le fait en grande majorité de jeunes issus de la minorité. Pourtant, bcp d’associations féministes ne veulent pas le reconnaitre car les immigrés sont la chasse gardée de la gauche, c’est l’électorat de gauche. au lieu d’attaquer là où il y a vraiment du sexisme (immigrés,..) bcp d’entre elles préfèrent combattre le sexisme des méchants francais de souche et des méchants catholiques.
    Les associations féministes tout comme les associations LGBT et antiracistes ne représentent qu’eux mêmes, ils ne sont en rien représentatifs des gens qu’ils sont censés représentés. Il suffit de demander à un immigré, à une femme , à un homo ce qu’il pense de ces associations pour voir que bon nombre de ces gens rejettent ces associations qui soi disant les défendent

  • C’est absurde de nier qu’il y a des facteurs biologiques qui n’ont rien à voir avec le sexisme dans la société qui expliquent les différences de comportements entre les hommes et les femmes. D’abord, d’un point de vue théorie, cette hypothèse est complètement invraisemblable. La théorie de l’évolution prévoit que, en raison de la sélection sexuelle, des différences psychologiques/comportementales entre les sexes vont apparaître dans la plupart des circonstances. De fait, depuis que Darwin a formulé cette hypothèse il y a environ un siècle et demi, des milliers d’études ont confirmé que c’était le cas chez presque toutes les espèces animales sexuées. http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S0960982210015198 C’est notamment le cas des espèces les plus proches de nous en termes évolutionnaires, chez lesquelles des différences importantes ont été observées entre les mâles et les femelles. Par exemple, les féministes prétendent souvent que les garçons préfèrent jouer avec des camions et les filles avec des poupées uniquement à cause du conditionnement social. Mais pourtant plusieurs études ont observé le même phénomène chez les singes. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18452921
    Est-on censé en conclure que le patriarcat est si puissant qu’il exerce son influence pernicieuse jusque chez les singes rhésus ?
    Compte tenu de la théorie de l’évolution, du poids avéré de la sélection sexuelle dans l’ensemble du règne animal, des différences psychologiques/comportementales entre les sexes qui ont été observées chez nos plus proches cousins, il serait complètement ahurissant s’il n’y avait pas aussi des différences psychologiques hommes/femmes chez les êtres humains qui ne sont pas dues à des facteurs culturels. De fait, il existe aussi des centaines d’études qui ont démontré l’existence de la sélection sexuelle et son importance chez les êtres humains, ce qui explique notamment l’important dimorphisme sexuel au sein de notre espèce. http://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S2352250X1500189X Mais il ne fait aucun doute que cela explique aussi *en partie* les innombrables différences psychologiques entre hommes et femmes, ui sont elles aussi bien établies, notamment en termes de personnalité. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC3149680/
    Le fait qu’il existe des différences psychologiques entre hommes et femmes et qu’elles ne peuvent pas être expliquées par des facteurs uniquement culturels est maintenant indiscutable. Seuls quelques idéologues comme Cordelia Fine cherchent encore à entretenir le doute sur ce sujet, mais même elle ne nie pas l’existence de facteurs non-culturels quand on la pousse dans ces retranchements. D’autre part, Fine est complètement incompétente et commet des erreurs grossières, parce qu’à l’évidence elle méconnait certaines notions élémentaires de la théorie de l’évolution. https://yeyoscorner.wordpress.com/2017/09/27/why-sexual-selection-matters-and-why-cordelia-fine-is-wrong/
    Voir aussi cet article sur l’un des nombreux sophismes qu’on trouve dans le dernier livre de Fine. https://necpluribusimpar.net/cordelia-fine-differences-promiscuity-men-women/

  • La sous représentation des femmes en philosophie n’est pas du sexisme: https://necpluribusimpar.net/women-underrepresented-philosophy-care/

  • Un excellent livre « The Consuming Instinct: What Juicy Burgers, Ferraris, Pornography, and Gift Giving Reveal about Human Nature” de Gad Saad. Ce livre montre que les comportements de consommation des humains tirent leurs racines des impacts qu’a eut la sélection naturelle sur l’évolution de notre espèce. https://minarchiste.wordpress.com/2011/11/29/recommandation-de-lecture-the-consumer-instinct-par-gad-saad/
    Ce livre illustre à quel le constructivisme social est de la connerie. Ce livre montre bien que les différences de comportements entre hommes et femmes sont biologiques

  • Récemment des féministes relayées par des médias grands publics ont affirmé que la différence de taille entre hommes et femmes serait le produit d’une construction sociale. Or, c’est une thèse est totalement ridicule.
    Thread sur le sujet: https://threadreaderapp.com/thread/939877583986003968.html
    Articles sur le sujet: http://www.slate.fr/story/155300/patriarcat-steak-existe-pas
    et: https://www.bellica.fr/femmes-petites-hommes-ont-privees-de-nourriture-fake-news

    Les féministes inventent des inégalités, inventent des injustices tout cela pour justifier leur lutte contre le patriarcat et toucher des subventions. Le pire s’est que les médias relaient leurs conneries. C’est cela le plus grave.

  • Marlène Schiappa veut des contrôles aléatoires pour vérifier qu’il n’y a pas de discrimination salariale.
    1) Il n’y a pas de discrimination salariale entre sexes
    2) Il est généralement impossible en pratique de prouver que des écarts de salaires individuels sont dus au sexe.
    3) On va donc créer une usine à gaz et dissuader les entreprises d’embaucher des femmes.
    Si vous pensez que 2 est faux, réfléchissez 5 minutes à tout ce qu’un inspecteur aurait besoin de savoir pour prouver une discrimination : nombre d’heures travaillées, quand exactement ces heures ont-elles été effectuées, productivité de chaque employé, etc. En pratique, les inspecteurs regarderont donc seulement quelques indicateurs complètement insuffisants (intitulé des postes, nombre d’heures travaillées, etc.), ce qui forcera les employeurs à rémunérer leurs employés de façon inefficace. Comme ça leur ferait perdre de l’argent, des contrôles administratifs renforcés créeraient une incitation pour les employeurs à ne pas embaucher de femmes, raison pour laquelle 3 est vrai.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Par Jinia Mukerjee. Un article de The Conversation

Imaginez la scène : c’est la fin de l’après-midi. Une maman participe à une réunion Zoom dans la cuisine tout en essayant de préparer le dîner pour un enfant (affamé) qui va bientôt arriver de l’école. Pendant ce temps, son époux court vers l’école primaire pour récupérer leur fils, juste après une importante réunion de travail. Dans une heure, il reprendra ses tâches à la maison tandis que la mère, qui viendra de terminer sa réunion sur Zoom, s’occupera de l’enfant.

Cette scène... Poursuivre la lecture

C’est désespérant de constater une fois de plus cette démagogie électorale de notre ex-futur président de la République. La France croule sous les dettes, l’inflation explose, le déficit se creuse et nos super politiques ne trouvent rien de mieux à proposer que de taper sur les entrepreneurs. Ces cochons de payeurs, pour peu qu’ils arrivent à faire des résultats, sont priés de les distribuer aux pauvres salariés-exploités-damnés de la Terre.

J’ai connu des périodes difficiles avec huissier devant la porte et vente forcée de ma maison. ... Poursuivre la lecture

Ah les seventies ! L’ORTF, Le Petit Rapporteur, les reportages de Daniel Prévost dans le village de Montcuq et les batailles de boudin blanc ! Ce ne sont sans doute que des ouï-dire pour les plus jeunes, mais le parfum de l’impertinence ne s’est pas totalement évaporé.

Peut-être que quelques-uns se souviennent encore de cette interview d’un grand chef étoilé qui, à la question posée par un des joyeux compères de l'émission de Jacques Martin et Stéphane Collaro : « pourquoi les grands chefs sont tous des hommes, alors qu’à la maison, ce... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles