COVID-19 : le modèle défectueux qui a confiné le Canada

Il est possible que le Canada et d’autres pays aient pris des actions trop drastiques en se fondant sur une mauvaise prévision.

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COVID-19 : le modèle défectueux qui a confiné le Canada

Publié le 6 juin 2020
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Par Peter St-Onge et Gael Campan.
Un article de l’Institut économique de Montréal

Le déconfinement continue à s’opérer de façon graduelle au Canada. Mais alors que certains parlent d’une deuxième vague, il est plus important que jamais de se questionner sur le bien-fondé du confinement. Voici une critique du modèle épidémiologique du professeur Neil Ferguson ayant mené au confinement du pays.

Avant la mi-mars, la plupart des Canadiens considéraient la COVID-19 comme un problème affectant l’étranger. L’accent était mis sur le retour des Canadiens coincés en Chine, et il y avait eu un seul décès du coronavirus au Canada, soit un Britanno-Colombien de plus de 80 ans souffrant de problèmes de santé sous-jacents.

Puis, soudainement, le monde a changé. En deux semaines, presque toute l’économie canadienne était mise sur pause. Les rassemblements étaient interdits, les écoles et les garderies fermées, et toutes entreprises dites « non essentielles » fermées afin de ralentir la propagation du virus. Des pertes d’emploi historiques suivirent, dont 500 000 la première semaine seulement. Au 13 avril, près de 6 millions de Canadiens avaient demandé l’aide d’urgence.

Que s’est-il produit ? Le 16 mars, le professeur Neil Ferguson de l’Imperial College London a lancé un modèle épidémiologique qui a fait le tour du monde. Selon le rapport, des dizaines de millions de personnes pourraient mourir dans une pandémie comparée à la grippe espagnole, l’épidémie la plus meurtrière des temps modernes.

Selon le rapport, l’unique option serait des mesures de distanciations physiques radicales de la population entière, pour une période pouvant atteindre 18 mois, jusqu’à ce qu’un vaccin soit disponible. La publication estimait que des mesures moins contraignantes, comme l’isolement des individus infectés, des personnes âgées et des personnes à risque réduiraient seulement de moitié le nombre de décès. Il fallait donc un isolement intégral.

Deux jours plus tard, la frontière canado-américaine était fermée aux déplacements « non essentiels » et, une semaine plus tard, le Premier ministre Justin Trudeau annonçait une aide de 82 milliards de dollars pour aider les travailleurs mis à pied en raison du confinement.

Deux mois plus tard, des experts ont découvert des erreurs graves dans la publication de l’Imperial College. De plus, il est désormais connu que le professeur Ferguson traîne un historique de surestimation importante des décès – une appréhension confirmée par les données provenant des pays présentement non confinés. Il est donc possible que le Canada et d’autres pays aient mené des actions trop drastiques à cause d’une mauvaise prévision.

Les prévisions derrière le confinement

Dans sa publication du 16 mars, le professeur Ferguson prédit 510 000 morts du coronavirus au Royaume-Uni et 2,2 millions aux États-Unis en 2020. Dix jours plus tard, son équipe fournit de sombres prévisions pour plusieurs pays, dont le Canada.

Ferguson prévoit que, sans mesures prises, la COVID-19 pourrait tuer 326 000 Canadiens cette année (voir Tableau 1). Avec une diminution de 75 % de la fréquence des contacts, sa prévision tombait à moins de 46 000 décès. Selon lui, sans la moindre intervention, la COVID-19 infecterait 7 milliards d’individus et en tuerait 40 millions(3).​

L’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui avait affirmé quelques mois plus tôt que les quarantaines n’étaient pas efficaces contre les maladies infectieuses, a rapidement changé son fusil d’épaule et fait la promotion des mesures coercitives mises en place en Chine, dont les quarantaines obligatoires, le traçage des contacts par les autorités et, finalement, le confinement.

La publication du professeur Ferguson a eu un impact énorme sur le débat. Les médias lui ont affublé le sobriquet de « Professor Lockdown ». Johan Giesecke, ancien scientifique en chef du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies, a qualifié le modèle de « publication scientifique la plus influente » dont il se souvienne, mais également de « l’une des plus erronées ».

Pourquoi une telle influence ?

Mark Landler et Stephen Castle ont écrit dans le New York Times : « Ce n’est pas tant les chiffres eux-mêmes, aussi terrifiants soient-ils, que le messager : l’Imperial College London ».

Les auteurs soulignent que grâce aux liens du professeur avec l’OMS, l’Imperial College était perçu comme « étalon d’or, ses modèles mathématiques informant directement les politiques des gouvernements ». Selon le Times, la publication a poussé les États-Unis et le Royaume-Uni à agir, les Britanniques délaissant l’immunité de masse pour le confinement.

La panique frappe ensuite rapidement le Canada. Le directeur médical des soins intensifs d’un hôpital torontois met en garde contre un écroulement complet du système de santé ontarien. « C’est la Troisième Guerre mondiale. Cela pourrait être un désastre total. C’est le temps de surréagir. »

Prévisions et réalité

Aujourd’hui, le monde est différent. Loin d’une Troisième Guerre mondiale, des sections des hôpitaux autrefois occupées sont fermées. Les médias rapportaient au début du mois d’avril que la capacité accrue de l’Ontario en respirateurs était inutilisée à 78 % et le volume de patients dans les hôpitaux nettement inférieur à celui du meilleur scénario envisagé par la province.

Fin avril, le médecin hygiéniste en chef ontarien annonçait des dizaines de décès de malades cardiaques évitant les hôpitaux par crainte d’attraper la COVID-19.

La pandémie a eu ses pires conséquences au Québec, particulièrement à Montréal, malgré un confinement parmi les plus agressifs au pays. Considérant que plus de 82 % des morts canadiens vivaient en résidence pour personnes âgées, il est possible qu’une meilleure gestion de ces centres ait été plus utile que le confinement.

Pendant ce temps, les modèles épidémiologiques ont été révisés à forte baisse comparés aux extrêmes du professeur Ferguson.

Le 9 avril, le Canada établissait ses projections de décès à entre 11 000 et 22 000, plutôt que les 8000 à 326 000 du professeur. Le 14 avril, le Royaume-Uni publiait une estimation de 23 000 décès, comparativement aux 22 000 à 602 000 de Ferguson. Les États-Unis, partiellement ouverts durant la pandémie, ont fait part d’une estimation de 134 000 décès (le double de la grippe de 2017) le 4 mai, plutôt que les 84 000 à 2 654 000 de son modèle.

Peu de pays ont confiné précisément au moment suggéré par le professeur Ferguson, rendant les comparaisons difficiles. Le Canada a confiné après quatre décès, soit beaucoup plus tôt que sa première marque suggérée de 750.

Une comparaison plus adéquate nous vient des pays qui ne se sont pas confinés, dont la Suède, le Japon, la Corée du Sud et Taïwan. Ces pays sont essentiellement l’exemple du pire scénario du professeur Ferguson : restaurants et bars ouverts, le gouvernement qui n’émet qu’une recommandation de distanciation physique – largement ignorée même au Japon, où les bars et restaurants sont demeurés bondés jusqu’au soir.

Bien que l’épidémie ne soit pas terminée, la différence est déjà frappante. Ferguson prédisait 1,4 million de morts au Japon, alors que le nombre de décès au 12 mai était de 657. En Corée du Sud, il prédisait 381 000 morts, comparativement à 258 au 12 mai. À Taïwan, 212 000 morts plutôt que le nombre réel de sept. Même en Suède, il a prédit 85 000 morts alors que le total au 12 mai était de 3 313.

Au Canada, le coronavirus est jusqu’à présent légèrement pire qu’une mauvaise grippe saisonnière : 5 169 décès au 12 mai comparativement aux 3 500 estimés au pays par le ministère de la Santé ontarien pour une saison typique. La situation n’est pas résolue et une courbe en cloche pourrait voir les décès doubler, ou plus encore. Mais jamais nous n’envisagerions de mettre 6 millions de Canadiens sur l’aide sociale pour éviter même une très mauvaise grippe saisonnière.

Que s’est-il passé ?

Étrangement, la ligne de code ayant mené au scénario apocalyptique de Ferguson n’était ni publique ni révisée par les pairs. Il a admis que le code contenait des milliers de lignes « non documentées », donc invérifiables. Un ingénieur logiciel senior de Google y a recensé des erreurs évidentes, dont le fait que les résultats puissent varier selon la puissance de calcul d’un ordinateur donné. Cela rend les résultats invérifiables, et donc vides de sens.

Il faut dire que la feuille de route du professeur Ferguson est mauvaise (voir le Tableau 2). En 2002, il prédisait jusqu’à 150 000 morts de l’ESB (« maladie de la vache folle ») – soit 55 fois le bilan final de 2 704 décès. En 2005, il prédisait que la grippe aviaire pourrait tuer jusqu’à 200 millions de personnes. Le bilan fut de 455.

Recoller les pots cassés

Le premier défi est de se sortir de l’hécatombe économique. Il faut prendre en considération tant les risques sanitaires que le fait bien établi que le chômage de masse et la pauvreté tuent, que ce soit à cause des suicides, de la toxicomanie ou de la malnutrition chez les plus vulnérables.

Afin d’éviter la pensée unique, ce compromis devra être élaboré tant par des économistes que des épidémiologistes. Des pays comme l’Allemagne et les Pays-Bas ont déjà mis en place une réouverture balisée, et plusieurs provinces canadiennes emboîtent le pas. Si d’autres décideurs canadiens n’agissent pas rapidement, le remède pourrait s’avérer pire que la maladie.

Dans un deuxième temps, la COVID-19 a exposé le manque de marge de manœuvre de notre système de santé. Après des années à s’inquiéter de l’achalandage de nos hôpitaux et des listes d’attente, il est temps d’augmenter dramatiquement la capacité de notre système de santé afin de parer les menaces.

La libéralisation inclurait des options entrepreneuriales afin de jeter du lest sur le secteur public même en temps normal, mais surtout en temps de crise. Cela comprendrait une modernisation du cadre réglementaire pour les fournisseurs de soins et les manufacturiers, dont le fait de rendre plus facile l’introduction de nouveaux médicaments et, bien entendu, de nouveaux vaccins.

En troisième lieu, nous devons être en mesure d’analyser les modèles sur lesquels nos décideurs se basent. Les universitaires ne vérifient pas régulièrement les lignes de code des modèles, ce qui serait jugé inacceptable dans le domaine de l’assurance automobile. Aux États-Unis, des sceptiques accusent l’Environmental Protection Agency d’avoir recours à de la « science secrète » lorsqu’elle utilise des données inaccessibles ou des modèles opaques afin d’approuver les demandes des écologistes.

Au minimum, des données anonymisées et les lignes de code devraient être disponibles afin d’être contre-vérifiées par le public lorsqu’elles sont utilisées pour justifier des politiques publiques, que ce soit le confinement ou les taxes sur le carbone. De plus, ces études doivent se fonder sur des faits vérifiés et utiliser des codes qui font ce qu’ils disent faire. Le processus décisionnel doit être transparent et ouvert au public.

Un ancien fonctionnaire indien résumait bien l’enjeu : « Les situations d’urgence comme cette pandémie demandent beaucoup plus, et non moins, de contre-vérifications », puisque les décisions ont de grandes conséquences. « Cela suggère que les démocraties doivent renforcer leur capacité à la réflexion critique en créant une institution indépendante de type Black Hat afin de remettre en question des fondations techniques des décisions gouvernementales ».

En ce qui concerne la crise actuelle, le maintien ou la réapparition éventuelle de mesures de confinement et de restrictions devra se fonder sur des données scientifiques transparentes et vérifiables.

Nous sommes en droit de nous attendre à ce que toute politique qui met en péril le gagne-pain et les libertés civiles de millions de Canadiens soit prise en fonction des informations scientifiques les plus rigoureuses qui soient.

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  • Le coup de la grippe espagnole, on nous l’a déjà fait en 2009, avec la grippe H1N1 !
    Pourtant, avec un taux de contagion et un taux de mortalité proches de ceux de la grippe, comment pouvait on sérieusement penser que ce virus pouvait tuer chez nous plus de 20 fois plus de personnes ?!
    On a aussi des petits rigolos qui nous prévoyaient 80000 morts d’ici l’été à cause d’une deuxième vague à l’issue du deconfinement…
    Alors que le plus obscur des épidémiologistes sait que les épidémies de type ORL (y compris pour les précédents coronas) sont en climat tempéré saisonnières et s’arrêtent avec l’arrivée des « beaux jours »…
    On savait la peur mauvaise conseillère, elle est donc aussi nulle en maths !

    • Comment les taux de contagion et de mortalité peuvent-ils être ramenés à ceux de la grippe ? En mettant des masques, en se lavant les mains au gel, en ayant quatre fois plus de places pour réanimer les cas graves, … Et si on ne le fait pas ? Là, les hôpitaux saturent et ce ne sont plus seulement les vulnérables qui meurent, mais la mortalité fait un saut quantique et les gouvernants risquent leur tête. Il ne leur reste plus qu’à confiner ou à démissionner, faute d’avoir réagi activement mais normalement.

      • +( ou moins ça dépend comment on voit les choses ) vaccins contre la grippe..

      • Bah, je ne sais pas… Y avait-il tout ça sur le Diamond Princess ? C’est pourtant sur cette base qu’on a pu estimer les caractéristiques de l’épidémie (et pourtant la population concernée n’était pas franchement jeune). Est-ce que Taïwan fait ça ? Est-ce que les hôpitaux ont vraiment saturé (mis à part deux ou trois, mal gérés, dans les pires foyers de l’épidémie). Est-ce que fermer ou filtrer les frontières aux individus, mettre en place une quarantaine pour les gens en contact avéré, et quelques recommandations de prudence (plus un travail de protection des personnes âgées dépendantes) n’aurait pas suffi ? Le cas Taïwan devra être étudié. 25 millions d’habitants, tassés surtout en ville, en contact proche avec la source de l’épidémie. Un système de santé qui n’est pas mis en avant et qui ne coûte pas aussi cher qu’une certaine sécu ou un certain NHS… et 7 morts, une épidémie contrôlée avant d’avoir vraiment décollé, une économie qui n’a pas été mise à genoux, et surtout pas de millions de « je-sais-tout » en ligne pour demander toujours plus de mesures gouvernementales ?

        • Je n’ai pas suivi pour le Canada, mais pour la France, la saturation hospitalière a été frôlée de très près. Alors oui, les recommandations de prudence, si elles avaient été faites en temps et en heure et suivies avec masques, gel, etc., auraient probablement suffi. Mais comme ça n’a pas été le cas en France…
          L’alternative n’était pas entre prendre le truc à la légère et confiner, mais prendre le truc à la légère ne laisse au bout de quelques semaines pas d’autre choix aux dirigeants que confiner ou démissionner.

          • « saturation hospitalière  » : pas dans le privé.

          • Bonjour, MichelO.

            Vous confirmez bien que le Covid-19 n’est pas beaucoup pire que la grippe saisonnière.

            Le problème que vous soulignez c’est l’hôpital public qui aurait pu a été, on ne sait plus très bien, saturé.

            Deux choses, seul le système public a été saturé. LEs cliniques privées n’ont pas été solicitées. De plus, en pleine épidémie, avez-vous déjà oublié la polémique du personnel soignant qui n’était pas mobilisé?

            Le système de santé français dans sa globalité n’était pas saturé.

            Par ailleurs, que faites vous de l’exemple japonais cité par l’auteur et de l’exemple suédois?

        • Résultats confirmes sur le paquebot Ernest Schakleton ! 0.8% pour 0.7% sur le DIamond-Princess. voir les info sur https://yvespeysson.fr

    • Parce que le taux de létalité du covid19 est bien supérieur à celui de la grippe H1N1… ce que vous dites est faux. Et puis, bcp plus de gens sont dans un état grave saturant les hôpitaux. Quant à la 2ème vague, personne ne peut rien prédire. Personnellement je n’y crois pas, (c’est de la croyance car je n’ai pas de certitude d’un côté comme de l’autre) même si une absence de surveillance pourrait conduire à un redémarrage de l’épidémie, avec environ 6-10% de la population immunisée. On le voit nettement en Corée par exemple. Mais aussi en Iran. Enfin, le SARS-CoV-2 n’est pas saisonnier, la preuve en Iran !!! Donc avant de raconter n’importe quoi, faites les calculs et essayez de comprendre sérieusement. Plus de détail sur https://yvespeysson.fr

  • j’accuserais plutôt l’extension de principes de gouvernance similaires à notre principe de précaution.

    les modèles sont tous foireux ou aucun n’est foireux selon la façon dont ils sont présentés au public..

    si vous dites au public c’est ce qui « peut » se passer…ils pensent qu’il ya une grande chance que ça se produise.. or il n’y a pas un grande chance que ça se produise, ça se produit SI les hypothèses dans le modèles sont correctes et SI la mécanique interne du modèle est valide..

    c’est une façon ahurissante et circulaire de présenter ça comme une preuve que les hypothèses sont correctes!!
    les épidémies sont toujours essentiellement imprévisibles e.quoique je pense que la critique la plus triviale était on ne connait pas le nombre d’infectés réels et toutes évaluation du taux de létalité est bidon.

    il s’avère qu’aujourd’hui on écoute JUSTE les hypothèses les plus terribles..parce que des gens pensent qu’il est pertinent de TOUJOURS s’attendre au pire..

    il est impossible de prendre des mesures proportionnées à un risque non quantifié. point barre… ça revient à dire que pour tout risque inconnu on aura de s mesures dont l’effet sera pire que le mal.. mais pour des raisons obscure c’est devenu préférable,  » il faut éviter A TOUT PRIX les morts du covid 19″ ben c’est simple fusillez tout le monde… »
    je ne digère pas les « 60 000 morts évités..

    nous sommes abreuvés d’informations qui font peur et qui n’ont pas raison de le faire.. c’est l’ignorance qui s’habille en chiffre pour impressionner.

    vous aurez 100 études sur les pesticides pour prouver un effet possible non quantifié.. mais quasiment aucune étude constatant un effet mesurable associé aux pesticides dans le monde réel..

    avoir peur …il faut avoir peur…de tout..

    • Tuer tout le monde… Non mais on peut infecter tout le monde pour se débarrasser de ce problème, l’immunité de masse est ainsi obtenu sans confinement… Ce que fait un vaccin !

      • un vaccin a un taux de létalité moindre néanmoins…du moins on peut l’espérer!!!!
        outrance mise à part il semble bien qu’on ait laissé mourir des gens pour les sauver d’une contagion au covid possible..
        espérons qu’on analyse les chiffres après coup et surtout combien on a évité de morts effectivement..

        .

        • suivons donc a suede https://www.worldometers.info/coronavirus/country/sweden/

          il faut se mefier du nombre de nouveaux cas néanmoins, sans connaitre si il s’agit d’une estimation de cas total ou d’un nombre de cas testés positifs..

        • Ce virus ne tue pas grand monde, il est benin sauf chez les gens mal portant au départ, sans doute que chez ces gens un vaccin ne serait pas efficace de toute façon et si c’était la grippe le résultat serait similaire.. D’ailleurs ce virus a tué le virus de la grippe, dingue, ou il est passé avant.

          • on finit toujours par une appréciation qualitative subjective .. » pas grand monde »;en fait ça fait du monde même si il est bel et bien bénin pour la grande majorité mais il touche beaucoup de personnes.. les virus grippaux aussi et tous les ans pourrait on dire…….

            mais est ce prévisible? pas vraiment, je vais le répéter mais ce qu’i ne navre est cette foutue idée qu’il existerait une façon de gérer un risque inconnu grace à un principe de précaution ou assimilé..

            à titre perso, je trouve que c’est un mensonge de laisser accroire à la population que des scientifiques sont à m^me de gérer cela au début de l’épidémie.. ils sont dans un état d’ignorance similaire à tout le monde ou presque.. et ça se reflète dans les modèles qu’ils sont à même produire..
            au départ on sait pas..

            mais si on a pas de modèle d’épidémie correct comment m^me savoir quels mesures sont pertinentes.. on peut penser à la contagiosité des mômes par exemple..

            on en arrive à la clef…un gouvernement qui’ n’en sait pas plus que les autres..mais dont il ne faut pas discuter les mesures parce qu’il serait bon d’agir tous pareils ????.. quels sont les critères pour dire..les libertés sont suspendues si évidents que les médias adoptent une position d’état de guerre et d’union nationale ridicule.

      • Un vaccin dans ce contexte de fakes new à la chaîne ?
        Pas pour moi surtout lorsqu’on sait depuis le SRAS de 2003 qu’un vaccin ne marche pas sur ce type de virus, stoppé en catimini pour effets secondaires graves.
        Je viens d’apprendre derrière ce fameux scandale Lancet et Recovy il y a la Fondation Bill Gates qui apparaît. Bizarre enfin pas tellement.
        Une covidiotie de plus :
        L’Italie vient d’ouvrir ses frontières avec la France, mais ne vous hasardez pas à aller acheter votre salami c’est 135 € de prune au retour dans notre beau pays donneuse de leçons européennes.

    • C’est le problème de baser ses politiques publiques sur des prédictions de modèle. Tout en oubliant de rappeler que ces modèles ne donnent pas une vérité scientifique qui ne se fait que par expérimentation, mais seulement des mesures statistiques fondées sur des paramètres que l’on ne maitrise pas tous et qui ne nous ne sont pas tous connus manifestement.

      Alors ça permet aux décideurs de se dédouaner.

      La raison est morte avec le Covid-19. On a pas fait acte de prudence ni de sagesse, mais d’hystérie totale.

  • Pauvre professeur Ferguson, quoiqu’il fasse il aura toujours tort sauf si il l’a ferme, là , peut être que ses scenarios se verifieraient… C’est cool de predire l’avenir et ainsi le changer. La question importante est, peut on se passer de prévisions ? Non, mais de professeur, oui.

    • Non, il n’aura pas toujours tort. Il faudra juste qu’il reponde son modèle au propre, dans un langage qu’il maîtrise et qu’il documente tout ce qui s’y passe. Qu’il reprenne toutes les hypothèses. Parce que dans la vraie vie de la science quand on publie un modèle (ce qu’il n’a pas vraiment fait, juste les conclusions) on commence par le tester et le calibrer sur des cas passés pour voir comment il marche et obtenir la meilleur qualité possible. On ne peut pas continuer indéfiniement à sortir des chiffres qui sont faux de plusieurs ordres de grandeurs. 10% d’erreur c’est déjà pas très sérieux, mais se tromper d’un facteur 100 ? Habituellement on se retrouve à donner des cours d’introduction, en première année et on ne vous confie plus jamais une équipe de recherche.
      Prédire l’avenir (en moyenne) c’est compliqué. C’est pour ça que normalement les gens sont très très prudents et publient le modèle, pas les prévision (le contraire de Ferguson) ou alors les prévisions mais avec plein de mise en garde. Mais là, non. Il y a derrière Ferguson autre chose que la science, une volonté de casser le capitalisme à coup de paniques. Il a presque réussi, d’ailleurs.

      • Ferguson n’a pas démissionné ? Il faudrait toutefois lui envoyer la facture de la dette spéciale covid cumulée de tous les pays. En années de prison, ça doit se chiffrer en plusieurs milliers d’années avant remise de peine. Autrefois, il y avait l’ennemi public français n°1. Désormais, avec Ferguson, il y a le connard public mondial n°1.

  • Vérifier les lignes de code et les données, c’est se tromper de cible. Ce sont les hypothèses et les conclusions qui sont toujours hâtives et outrageusement simplificatrices. Comment entrer dans le modèle la déclaration d’un haut responsable de santé affirmant que les masques sont plus dangereux qu’utiles, ou au contraire celle qu’on aurait voulu entendre d’un influenceur d’opinion reconnu appelant chacun à un comportement responsable dans ses contacts avec autrui ? Comment un chiffre peut-il être ensuite considéré comme un élément de décision s’il n’est pas accompagné d’une probabilité de conjonction des facteurs présidant à sa réalisation ?
    Au lieu de réclamer ces infos et de fonder leurs décisions sur eux, les politiciens cherchaient un modèle et un personnage qui les dégageraient de leurs responsabilités. Ils les ont trouvés…

    • « fonder leurs décisions sur elles »

    • oui un manque de courage devant un prise de responsabilité..

    • Pas seulement. Les hypothèses, les paramètres, sont en effet mal choisis, mal entrés, et avaient été grossièrement exagérés. Mais… le modèle en soi est plus que contestable, de ce que j’ai pu voir du code (des bouts ont été mis sur GitHub et discutés sur StackOverflow) et il a été codé par un manchot qui ne savait pas ce qu’il faisait et débuggait au karcher.

      Mais vous avez raison, le vrai problème c’est l’usage que les politiciens en ont fait (poussés, il faut bien le dire, par les médias). Le principe de précaution devrait marcher dans les deux sens : face à l’épidémie possible il faut être précautionneux. Mais il faut aussi user de précaution face à des « remèdes » jamais utilisés et dont la simple logique pouvait laisser penser qu’ils risquaient d’être pires que le mal. On n’administre pas un médicament jamais essayé à toute la population sur la base de « un gars dit que ça pourrait protéger de telle maladie qui pourrait être grave »… Pourquoi mettre en place un confinement sévère pour tout le monde sur la même base ?

  • ah…bien sur, mieux vaut vendre un médicament longtemps que pas longtemps…pas attendu goldman sachs..

    seulement??concurrence…

    et comment empêcher un medicament qui guérit de percer??
    la seule façon est un accord secret entre les firmes pharma pour dire non on sort pas …j’ai comme un doute…

    l’etude du lancet est foireuse.. mais quand on ne suit pas au départ un protocole pour évaluer correctement un médicament , on sait qu’ on va avoir des vérifications foireuses… c’est plus facile de faire des groupes témoins AU départ..
    raoult vous a dit qui il décidait de soigner à la chloroquine.?

    alors aller comparer ensuite avec un groupe..bien du plaisir pour éviter le foireux… et comment éviter le discernement du placebo? c’est l’ihu qui se fout de la charité!!!

    et je vais être plus dur avec raoult …c’est un scientifique quand l dit à marseille on sauve des vie, il dit ou suggère ailleurs on a fait le choix de « tuer »…

    quand on tient de tels propos ..on fournit les preuves..on s’en tire pas avec des affirmations foireuses.
    je sais pas si sont traitement marche mais je me susi fait une opinion de raoult..ce qui signifie pas des publications de raoult mais de raoult , la personne, ce qu’il dit ..

    moi j’enrage à chaque fois que j’entends le bio c’est sain..

    • En parlant de médicament ils ont recyclé du médicament pour vih en voie de disparition et tenté de relancer le vaccin contre le bcg.. Le père raoult a vraiment foutu le bordel avec sa chloroquine ou l’africain avec son absinthe.. Chloroquine qui beneficia jadis de l’interdiction du ddt… On tourne en rond toujours autour des même entreprises.

    • « et je vais être plus dur avec raoult …c’est un scientifique quand l dit à marseille on sauve des vie, il dit ou suggère ailleurs on a fait le choix de « tuer »… » Les faits n’ont pas vraiment démentie l’ensemble de ses propos. Et, même si le personnage est suffisant, cela ne veut pas dire que sa réflexion est erronée ! Se faire une opinion n’est pas plus scientifique par ailleurs.

  • Le problème, c’est le foutu principe de précaution. Tous les « responsables » font dans leurs frocs à l’idée d’avoir à rendre des comptes. Du coup c’est parapluie, casque lourd et gilet pare-balles pour tout le monde. Si on inventait l’aspirine aujourd’hui, jamais elle ne serait mise sur le marché : trop dangereuse !

    • Je me demande effectivement s’il ne faudrait pas interdire le paracétamol, l’aspirine, les pénicillines, la colchicine, les corticoïdes …. : ont ils subi des études randomisées contre placebo ?…

      • on peut vérifier après coup..ça prend juste beaucoup de temps et d’effort…via une approche qui s’assimile à de l’épidémiologie.

        et en effet si de nos jours on est toujours incapables de voir un bénéfice on devrait peut être arrêter l’usage..

        en outre, il faut aussi comprendre un truc qui est que les gens se portent de mieux en mieux. et que certaines verification expérimentales sont plus aisées que d’autres..

        dans le cas raoult il est clair que les affirmations de détenir un traitement sont hardies… d’ailleurs je suis toujours sur ma faim…typiquement des tests randomisés étaient souhaitables..

        si le traitement raoult montre de l’efficacité…je serais toujours d’avis qu’il a eu tort sur le plan de l’expression..il n’y avait pas de rapport entre les preuves qu’il avait en main en une démonstration scientifique, donc on parle de conviction, on évoque l’urgence, toutes choses acceptables…

        ceci dit …je suis peut être juste un crétin illogique incapable de comprendre les données ..mais alors je ne suis pas le seul..et je ne trouve pas que juste répondre aux critiques  » vous êtes des crétins qui ne voyaient pas les preuves  » est insuffisant. d’autant plus que parmi les preuves il y en a de fort foireuses…au pont que j’aie arrêté..je vais attendre un peu..
        quand on aura du recul sur la létalité veritable de la maladie.. qu’on aura pu determiner la logique de raoult dans la selection des gens qu’il a traité..on verra…

        • dans une maladie pour laquelle on nous donne désormais une létalité (moyenne!!) de l’ordre du demi pour cent…

          • alors donc..tu vas te mettre dans la position de un type qui fait des tests , imparfaits..et traite dans le lot…et va essayer de comparer ce qu’il voit avec des gens ailleurs…où la selection s’opère pas par des tests préalables…

            et les tests randomisés vous semble superfétatoires?vraiment???

            • je suis curieux de voir la réaction de raoult si son traitement est sans effet significatif.. bien sur , il peut conserver une aura dans le public..mais dans le milieu académique et sans doute en terme de financement public…..

              • Ma fille travaille à l’INSERM, et pour les personnes de son labo et elle-même, Raoult a un comportement honteux qui nuit à la science. Moi-même scientifique, mais dans un autre domaine, je partage ce point de vue. Mais il est déjà largement black-listé et ce n’est pas un hasard. Ce sont les médias qui ont fait monter la mayonnaise à la chloroquine… !!! 🙂

          • Oui, et depuis le début. Et c’est suffisant pour que les chiffres de la phase initiale de l’épidémies de covid annoncé par Ferguson soient corrects !! Il faut calculer avant de commenter en l’air !!! voir https://yvespeysson.fr pour les détails.

      • Tous ces médicaments ont bien, de fait, fait l’objet d’études comparant des cohortes ayant reçu le traitement et des cohortes ne l’ayant pas reçu. Le sort des premiers patients ayant reçu la pénicilline a été comparé à celui de ceux qui avec des caractéristiques et dans un état comparables ne l’avaient pas reçu. L’étude randomisée contre placebo est une formalisation rigoureuse de cette comparaison, justement pour en éviter les dérives. Dérives qui consistent à laisser le groupe témoin à l’imagination pessimiste et poussée à la crainte du peuple. Le principe : » la pénicilline, j’en donne une cuillerée tous les matins à mes enfants, ils n’ont pas été malades cet hiver, alors que leur grand-mère qui n’en prend pas a des douleurs articulaires invalidantes. La pénicilline est donc souveraine contre les rhumatismes ! »

        • Et pour revenir aux modèles informatiques, la formalisation consiste à faire une étude de sensibilité, faire varier les hypothèses et les paramètres entrés dans des plages raisonnables, et regarder les intervalles qui en résultent sur les variables de sortie. Elémentaire, mon cher Ferguson ! Mais souvent source de bien des déceptions…

          • Je l’ai faite cette étude de sensibilité, et on voit que la prédiction est impossible tant que le pic épidémique n’est pas passé. Après c’est précis. Au début, c’est l’immunité collective et bcp de décès prédit, mais on sait que ce ne sera pas le cas, car la distanciation sociale opérera. Détails sur https://yvespeysson.fr

    • Non, là c’était grave. Tous les calculs convergeaient en février vers cette explosion épidémique qu’on a observé en Europe et aux Etats-Unis et qu’on observe toujours au Brésil. Après la distanciation sociale a fait son oeuvre.

  • Guérir les patients n’est pas un business model soutenable. Et alors ? Enormément d’actions sont entreprises alors qu’elles ne le sont pas non plus, et cela n’empêche pas ceux qui les mènent d’y trouver plus de bonheur qu’à ne pas les conduire, ni les modèles soutenables de fleurir autour. Si vous avez froid dans le dos, rappelez-vous que laisser les patients mourir n’est pas non plus un business model soutenable ! Et qu’étouffer toute tempête médiatique injustifiée n’est pas plus un business model soutenable…

  • Au terme de cette péripétie confinée, stupéfiante litanie de mensonges éhontés, tout ce qu’il ne fallait surtout pas faire a été entrepris et réalisé par ce gouvernement et ses fonctionnaires exécutants avec une obsession, une détermination et une violence dépassant l’entendement.

    Désormais, il importe de renvoyer la facture des pertes économiques et de la nouvelle dette publique aux décideurs, exécutants et conseillers fautifs grenouillant au sein de l’Etat obèse, aussi incompétent qu’il est omnipotent. A eux de rembourser sur leur propre patrimoine, à titre personnel. Les principaux responsables devraient s’en tirer avec une amende minimale d’un milliard d’euros chacun (il n’y a pas de raison qu’une justice de type Kerviel ne soit pas strictement et fermement appliquée à l’ensemble des coupables impliqués, gouvernants comme fonctionnaires et conseillers), histoire que cette mise à mort sociale serve d’exemple et décourage les vocations à l’avenir.

  • Exemple même de deux pseudo-experts qui n’ont fait aucun calcul de leur vie et n’ont pas compris la réalité d’une épidémie. Assez pathétique. Non, G-Ferguson ne s’est pas trompé, il donnait les chiffres compatibles avec la dynamique initiale de l’épidémie correspondant à l’immunité collective. Mais personne ne peut savoir vers quoi on converge à ce stade. Voir https://yvespeysson.fr pour l’analyse détaillée des calculs !

  • Face à cette débauche de chiffres comme vous le dites justement, il y en a qui ont développé un modèle pour comprendre et analyser. Et cela marche très bien !!! plus de détails sur https://yvespeysson.fr

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