Rassurez-vous, l’argent gratuit des autres coule à flots !

La crise économique sera sévère mais rassurez-vous : gouvernemaman est là et distribue déjà largement le pognon gratuit des autres. Tout ira très bien !
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Rassurez-vous, l’argent gratuit des autres coule à flots !

Publié le 22 mai 2020
- A +

par h16

Ce n’est pas parce que l’économie est en train de passer par une phase de ♩ petites tensions passagères ♪ qu’il faut se laisser abattre : les beaux jours sont là, et à présent, le bon peuple a évidemment besoin de vacances. Or, il peut être difficile d’envisager sereinement des vacances quand la situation économique est à ce point délicate… Heureusement, gouvernemaman s’occupe de vous !

Ainsi, après la distribution des petits « chèques-confinement » à différentes catégories de personnes pendant la période critique, voici arrivé le temps de la distribution de petits « chèques-vacances », à des catégories de personnes à peine différentes : le gouvernement envisage en effet que soient distribuées des sommes, financées par l’État et les régions (donc c’est gratuit, n’est-ce pas) en priorité aux Français les plus modestes et à ceux qui ont travaillé « en première ligne » pendant l’épidémie.

On constatera d’ailleurs que dans ces populations ciblées par cette manne gratuite d’argent public magique en provenance directe de l’étable à licornes du gouvernement se trouvent bien évidemment les « jeunes » des « quartiers émotifs » de notre République : comme l’explique par exemple Pierre Bédier, le président du département des Yvelines qui sera à la pointe du sprinkler à pognon dirigé vers ces cités,

« Ces quartiers populaires des Yvelines sont peuplés par des habitants originaires de pays étrangers et qui ont pour habitude de retourner chez eux l’été pour y passer leurs vacances. Cette année, en raison de la fermeture des frontières avec le Maroc, l’Algérie et le Sénégal, ce sera impossible. On va se trouver avec des enfants et des adolescents désœuvrés et quand c’est comme ça, ils ont souvent la tête aux bêtises. »

Les lecteurs assidus de ce blog savent en effet que certains « adolescents » désœuvrés de 25 ans avec 45 condamnations au casier judiciaire s’échauffent rapidement l’été venu et que le jeune déçu est parfois si désappointé qu’il peut en venir à commettre des gestes malheureux que d’aucuns, à la parole un peu leste, pourraient qualifier méchamment de criminels.

La logique impose donc qu’on fasse un petit bilan économique : s’il revient moins cher d’arroser les cités que d’y faire régner l’ordre, et puisqu’il semble facile de mettre le contribuable à la tâche, pourquoi se gêner ? Ce n’est pas comme si la France ne mollassonnait pas doucement sur un épais matelas d’argent public engrangé toutes ces années de gestion au cordeau et qu’il faut bien utiliser pour ces périodes délicates, n’est-ce pas ?

Au passage, quand on dit financé par le contribuable, on entend donc essentiellement deux types de populations : ceux qui travaillent actuellement dans le secteur marchand (le secteur non-marchand n’agissant, dans le cadre des impôts, qu’en termes de vases communicants), et les générations futures, c’est-à-dire ceux qui, un jour, travailleront dans ce qui restera de secteur marchand. Autrement dit, l’argent gratuit des autres provient des impôts (les autres contribuables) ou de la dette (leurs enfants).

Pour la tempête de prélèvements qui s’abattra sur les générations futures, soyons clairs : tout le monde s’en fiche. S’il s’agissait de climat, de petites plantes vertes et d’oiseaux rares, ces générations futures seraient l’objet de toutes les attentions. Mais en matière de finances publiques, ceux qui ne votent pas encore ou qui, mieux encore, ne sont pas nés, ne peuvent pas se plaindre et sont donc d’ores et déjà taillables et corvéables à merci. Pour un gouvernement aux abois, c’est une manne inespérée.

Assujettie à cette population future dont on n’a cure, la dette française va donc continuer de grossir, passant tous les caps pour atteindre l’obésité morbide, juste avant celle qui déclenche la mort.

Parallèlement, il serait dommage d’oublier l’autre population, celle du moutontribuable actuel qui, s’il peut effectivement rouspéter de tontes trop claires, ne le fait pas encore, trop soucieux qu’il est de reprendre ses activités normales et, pour certains, de planifier ses vacances.

Pourtant, les signaux s’accumulent et ne laissent aucun doute : la pluie d’impôts continuera. La crise sanitaire suivie de la crise économique ne laisseront aucun répit au moutontribuable qui va devoir s’enfiler à la fois des impôts existants largement musclés pour l’occasion, et reprendre deux fois des nouilles d’impôts anciens qui reviendront du diable Vauvert.

C’est ainsi que la CRDS, qui devait disparaître en 2024, va pouvoir continuer à sucer les capitaux et les petites richesses jusqu’en 2033. Cet ultralibéralisme de Bercy n’étonnera que les plus niais des politiciens, des contribuables et des idéologues persuadé que l’État français, baignant dans plus de 1000 milliards de prélèvements annuels, ne pourra s’en sortir qu’avec encore plus de prélèvements.

Et c’est donc sans surprise qu’on peut à nouveau lire les abrutissantes débilités des imputrescibles collectivistes de salon, depuis Esther Duflo jusqu’à Thomas Piketty dont l’unanimité à réclamer le retour de l’ISF ne devrait laisser aucun doute sur l’idiotie des propos : la cathédrale de Paris brûle ? Vite, rétablissons l’ISF ! Une récession fait rage ? Vite, rétablissons l’ISF ! Des gens sont malades et meurent ? Vite, rétablissons l’ISF ! Des manifestants détruisent des commerces ? Vite, rétablissons l’ISF ! L’insécurité s’accroît dans les cités ? Vite, rétablissons l’ISF !

Cette équation simple « Problème lambda => Vite, rétablissons l’ISF ! » est véritablement magique puisqu’à la portée à la fois d’économistes renommés et de syndicalistes, de politiciens et de l’homme de la rue pour lesquels tout peut se résumer à un « il faut faire payer les riches » qui a amplement démontré son efficacité à chaque crise, à chaque époque et qui s’est à chaque fois terminé par des résultats flamboyants.

Mais cette fois, c’est évident : c’est très différent et ça va marcher !

—-
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  • CPEF !

    Pourquoi se priveraient-ils du pognon gratuit des autres? Cela renforce leur pouvoir, et quoiqu’il arrive, ce ne sont pas eux qui paieront l’addition. Alors, ils ne se gênent pas, ils y vont Franco comme le général.

    • Le général Franco n’avait surement jamais endetté l’Espagne à un tel niveau, et les banlieues étaient beaucoup plus calme…

      • La référence à Franco, je ne suis pas sûr qu’il ait jamais eu de la sympathie pour les idées libérales, il y en a qui devraient relire l’histoire…

  • Lu et approuvé

  • J’imagine merckel après avoir accordé 500 milliards pour remonter l’économie apprendre que les français pensent vacances et petites primes de vacances alors qu’en 2 mois les français n’ont pas pu dépenser un rond superflu, ont fait la fête , que les livrets d’épargne sont gonflés à bloc…..

    • Les Hollandais vont aussi apprécier la chose à sa juste valeur.
      Cela va faire monter la tension entre les pays.

    • Si cela se trouve, la France devra sortir 20 ou 50 milliards de sa poche, tous comptes faits. 500, c’est de la com.

  • Ça me rappelle cette sénatrice socialiste (je ne me souviens plus du nom) qui disait qu’elle était prête à contribuer, mais que c’est surtout les riches qui doivent payer (groupe dont elle considérait ne pas faire parti).
    Le riche c’est génial, car quand il s’agit de le faire payer, c’est toujours quelqu’un d’autre que soi…

    • Très juste, tout comme ces acteurs célèbres qui militent pour l’écologie et la décroissance, tout en se rendant en avion privé à un congrès et qui claquent un pognon de dingue en n’achetant que des produits de luxe, mais exigeant du péquin qu’il consomme moins, voir De Niro et Juliette Binoche qui font de la pub pour des produits. L’indécence n’a pas de limite chez les socialistes!

      • @Virgile- Surtout ne pas oublier le couple Guillaume Canet et Marion Cotillard qui sont partis fin avril en plein confinement au Cap Ferret. Castaner n’a rien dit et pourtant je l’ai bien su sur internet. Pas vraiment tous égaux. Et demain, quand tous ces socialo-bobos-climato vont nous dire comment vivre, comment le français va t-il prendre cela?

        • « comment le français va t-il prendre cela? »
          Mal, ça va sans doute donner quelques vapeurs aux gilets jaunes! avec juste raison!

    • Etant donné qu’on est considéré comme riche dès qu’on gagne plus de 5700€ et qu’un sénateur a une indemnité de 7239 € non imposable…

    • Lu récemment sur un site étranger : une députée socialiste allemande ne savait pas que c’était l’argent des impôts qui payait son salaire, et soutenait mordicus que c’était faux…

      •  » Je dummer de Keerl, je gröter dat Amt… »

        (Plus bête la personne, plus importante la fonction*…)

        * de fonctionnaire

  • Le socialiste est persuadé que l etat pond l argent . Le problème est que c est techniquement vrai depuis la dernière crise et en phase d acceleration en vitesse lumière avec le covid. Nous sommes en système socialiste : toutes les valeurs sont inversées. Ainsi on entend des dialogues fous : « demain je dois réussir ma rupture conventionnelle » « je vais travailler pour recharger mes droits au chômage  » « je voudrais décrocher le statut d intermittent  » . Bientôt le revenu universel. Ils auront réussi à complètement décoreler l argent du travail. Il est impossible de faire entendre un discours libéral. On est passé dans un monde où les lois de l economie classique ne s appliquent plus. D abord parce que pour un socialiste, nous sommes en régime libéral et en plus pour lui l argent doit être créé à l envie et distribué à tous , la dette il ne connaît pas , si elle gêne on l annule , conséquences ? Il n y en aura pas pense t il …. et techniquement pour lui c est exact, quand ça pétera il sera mort .

    • Déjà le concept de droit au chômage est vu comme une cagnotte qu’on dépensera plus tard et plus du tout comme une assurance pour une difficulté illustre bien le soucis. On ne prend pas une assurance habitation pour bruler sa maison plus tard.

      • @menesdred oui tout à fait. Le glissement de l’assurance chômage vers un « droit à » faire un break tout frais payés et patent chez les jeunes. Ce qui ne les empêche par de prôner urbi et orbi la solidarité . Oui à leur profit. On voit ça aussi dans la FP où les congés maladies sont devenus un droit à être malade x jours/mois

        • oui, il y a de plus en plus de jeunes qui intègrent les périodes de chômage dans leur « plan de carrière » si l’on peut dire. Ils préfèrent des CDD pour pouvoir faire ce qui les intéresse (musique, voyages…) avec les indemnités de chômage.

  • Pour le moment, ce sont les ayant droits des morts du covid qui vont payer un chèque vacance (sans S) à leur notaire.

  • Le problème étant que des paroles communistes trouvent preneur même dans des endroits réputés à raisonnement scientifique : le MIT (mais également dans des établissements français de renom). Il est certain que tout le monde au MIT n’y adhère pas, mais l’ampleur de la médiatisation et surtout la validation scientifique implicite dont bénéficie ce genre de propos (seulement en organisant des conférences pro-communisme dans des établissements prestigieux) est alarmant. Il est nécessaire d’argumenter face à de tels propos, comme le fait cet article.

  • Les bénéficiaires des ASA (fonctionnaires , grandes entreprises ) non rien perdu en restant au domicile . Ils veulent partir en vacances , normal leur statut est protecteur.Dommage pour les autres .Le collectivisme a du bon. Et d’autres , chomeurs volontaires,en arrêts maladie , sont actifs sur les plateformes d’échange .Tout bénéfice . La France qui gagne

  • Excellent article….
    Tatcher disait : « le socialisme s’arrêtera quand les autres n’auront plus d’argent ! »……

  • Un ancien président,dont je tairai le nom par charité, a dit:  » cela ne coûtera rien puisque c’est l’Etat qui paye »
    Les « économistes » officiels (Piketty et consorts) eux disent :  » cela ne coûtera rien puis que ce sont les riches qui paieront »
    Une telle science économique mérite bien un prix Nobel

  • Les commentaires sont fermés.

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