Liberté de la presse : le combat continue

Alors que l'Europe est secouée par de graves traitements infligés aux journaliste, il est temps de souligner à nouveau l'importance la liberté de la presse
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Liberté de la presse : le combat continue

Publié le 24 avril 2020
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Par Justine Colinet.

Chaque année, à l’initiative de Reporters sans frontières (RSF), parait le Classement mondial de la liberté de la presse.

En Europe comme malheureusement partout dans le monde, être journaliste reste une mission risquée.

Alors que l’Europe est toujours secouée par une série de graves traitements infligés aux journalistes, y compris des assassinats, il est temps de souligner à nouveau l’importance de la liberté de la presse : le combat continue.

Selon Reporters sans frontières, la liberté de la presse tient désormais une place importante dans l’agenda de la nouvelle Commission européenne. Et si les instances européennes accordent une importance aussi grande à la liberté de la presse, c’est que le risque d’une dérive est perçu à sa juste mesure.

La liberté de la presse en Europe

Un rapide tour de l’Europe le démontre aisément.

En Hongrie par exemple, 89ème pays au classement, où Viktor Orban s’est offert les pleins pouvoirs, un journaliste peut encourir une peine de 5 ans d’emprisonnement en cas de publication de fausses informations. C’est sans compter le contrôle extrême exercé par le gouvernement sur la plupart des médias. Autant de dispositions qui donnent aux autorités hongroises des moyens de pression sur la presse indépendante.

Autre « exemple » : celui de la Pologne, 62ème pays au classement. L’autocensure y est plus présente que jamais car là aussi, les tribunaux ont le pouvoir de condamner des journalistes accusés de diffamation à des peines pouvant aller jusqu’à un an de prison.

Au Monténégro, en Albanie, en Bulgarie se multiplient à leur encontre les mauvais traitements, les tentatives de suspension professionnelle, voire même leur emprisonnement sous couvert de la lutte contre la désinformation.

La crise économique joue, elle aussi, un rôle important dans le monde des médias. En effet, les difficultés économiques ont accéléré la concentration des médias, ce qui fait peser de nouvelles menaces sur les journalistes, telles que des vagues de licenciements. En Europe occidentale, si la situation se détériore, c’est notamment à cause des nouveaux modes de gestion financière de l’audiovisuel public (coupes budgétaires et ingérence gouvernementale au programme), peu respectueux de la liberté de l’information.

Malgré tout, la lutte contre l’impunité des crimes commis contre les journalistes progresse en Slovaquie ou à Malte par exemple, où certaines enquêtes avancent en faveur des journalistes.

Quid de la liberté de la presse en France ?

En France, classée 34ème, les journalistes se retrouvent de plus en plus fréquemment confrontés aux violences des forces de l’ordre et des manifestants.

Rappelons-nous les manifestations des Gilets jaunes, où bon nombre de journalistes ont été blessés par des tirs LBD de la police ou encore agressés par des manifestants mécontents. Ces manifestations des Gilets jaunes ont également mis en exergue le fait que le citoyen français avait tendance à être perdu face à l’information, et qu’il avait besoin de plus de fiabilité et de médias abordant des sujets essentiels.

Entre mouvements de colère, agressions en tout genre, remise en question du secret des sources, cyberviolences, surveillance ou encore censures récurrentes, la profession de journaliste reste dangereuse et comporte des risques que l’on a parfois du mal à s’imaginer.

Outre les agressions et mauvais traitements, il règne aussi en France un problème de confiance envers les institutions, et ce problème ne fait que s’aggraver avec la crise liée au coronavirus à laquelle nous faisons face actuellement.

La gestion gouvernementale de la crise est fortement jugée et critiquée par les citoyens français, comme le montre ce tableau issu d’une étude à propos du suivi de la crise et de l’action du gouvernement réalisée par l’Ifop-Fiducial pour CNews et Sud Radio.

Ce phénomène de défiance généralisée envers les institutions en France touche non seulement le gouvernement, mais également les médias et donc les journalistes, comme on peut le constater au travers des différents baromètres de la confiance politique que nous offre une étude de Science-Po.

Comment regagner la confiance envers les médias ?

La France connait de plus en plus de restrictions en matière de liberté de la presse. Un premier pas vers plus de liberté serait donc la suppression des lois liberticides qui entravent la liberté d’expression et le travail des professionnels des médias.

Revenons par exemple sur la loi « anti-fake news », votée fin 2018. Cette loi attribue à un juge un rôle de vérification de contenu risquant de lui donner un rôle politique et qui renforce le contrôle étatique sur l’information.

Comme liberté de la presse et liberté d’expression sont liées, ajoutons donc également, entre autres, le contrôle de la liberté d’expression sur le net. Ces restrictions à la liberté d’expression mènent indéniablement à la censure, à l’autocensure et à toujours moins de liberté d’information.

Outre les lois et diverses restrictions avec lesquelles la presse doit composer, n’oublions pas le système de subventions massives dans lequel les journaux français sont enfermés, et qui entrave lourdement tout exercice réel de la liberté de la presse, car si l’on estime parfois que la publicité peut avoir un impact sur les lignes éditoriales, imaginez celui des aides publiques. L’État doit cesser de subventionner la presse afin de restaurer son indépendance.

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  • Assez savoureux de voir que ce que les tiers-mondistes proposaient dans les années ’70 – le  » nouvel ordre mondial de l’information » – , où l’information devait être nationalisée et contrôlée, est maintenant dénoncé comme dictature de droite

  • en France , 80% des médias sont subventionnés avec notre argent ; et avec la taches qui nous gouvernent , il y a de fortes chance que la liberté de la presse se réduisent comme peau de chagrin ;

    • Lorsque LA SUBVENTION s’en mêle, de qui se moque-t-on en parlant de liberté ?

      • Justine considère que condamner un journaliste pour diffamation est une atteinte à la liberté de la presse? Et les droits de l’homme c’est quoi? Les journalistes n’ont pas plus le droit de s’attaquer à la probité d’une personne sans preuve! L’égalité devant la loi est à la base de la démocratie.

      • Quand les dons à la presse sont déductibles fiscalement, c’est de la subvention oppressante de l’état ?

      • Une presse libre est une presse sans subventions ni publicité.

  • S’appuyer, en partie, mais quand même, sur la défiance (en l’occurrence des Français) à l’égard des médias – défiance fondée sur des preuves dans l’exemple donné sur le Covid-19 – pour dénoncer des atteintes à la liberté des médias est assez cocasse.
    On pourrait même parler d’un comble.
    N’est-ce pas plutôt la liberté des individus qui est corrompue par de la désinformation ?

    • J’espère (sans grand espoir), qu’un jour, probablement lointain, les hommes en viendront à se poser des questions sur le pouvoir incommensurable et non démocratiquement régulé qu’ont les médias aujourd’hui, à l’ère des technologies modernes.
      C’est plus de la moitié de l’humanité qui reçoit, jour après jour, heure après heure, la même information issue de 2 ou 3 agences de presse au niveau mondial.
      Télévision, radio, internet diffusent ainsi EN CONTINU les OPINIONS d’une poignée d’individus dont seul un aveuglément ahurissant ne permettrait pas de voir l’orientation.
      La vérité (et donc la liberté des hommes) est sacrifiée par des gens ayant acquis une position de domination totalement inconcevable, sans contre-pouvoir, alors même que leur mission était de la garantir.

      • La petite bête
        24 avril 2020 at 9 h 58 min

        Vous avez parfaitement résumé le problème. Le quatrième pouvoir est devenu le plus important… La diffusion mondiale de la peur en est un exemple symbolique.
        L’auteur de l’article me semble un peu naïve de croire que, si l’UE s’occupe de liberté de la presse, ce sera au bénéfice d’une liberté réelle.

      • Ceux qui bâtissent des empires de presse l’ont bien compris et ont su le mettre en oeuvre à leur profit. Le pouvoir est donc entre les mains de gens qui tirent les ficelles dans l’ombre.

        Surfent-ils sur la vague écolo-socialiste par opportunisme ou par conviction ? Sont-ils convaincus d’être à l’abri des conséquences d’une pensée irrationnelle ? Ou sont-ils eux-mêmes dépassés par le monstre qu’ils ont créé ?

        • Pas vraiment dans l’ombre, les journaux ont à répondre à leurs maitres, leurs patrons milliardaires et copains et l’état. Ensuite ils surfent sur les zones de sympathies, c’est sympa les arbres, le soleil, l’air pur, la camaraderie.
          C’est une sorte de PNL, on imite ce qui est positif pour le récepteur et on manipule l’information pour qu’elle utilise ce cadre et s’adresse plus facilement aux parties du cerveau qui n’utilisent pas le raisonnement (cerveau reptilien).

      • Je n’ai pas la télé, et je pense que cela évite grandement ce pouvoir. Il est présent sur internet, mais il y a beaucoup plus d’opinions diverses (les fameuses fake news qu’on veut « réguler »).
        Tant qu’il y a de la diversité d’opinion, les gens obtiennent des informations contradictoires et sont obligés de se poser la question de ce qui est vrai.

        • « et sont obligés de se poser la question de ce qui est vrai. »

          Ou bien ils prennent simplement celles qui abondent dans leurs convictions pour au final être encore plus imperméables aux idées différentes.
          Pour preuve, ne serait-ce qu’ici, observez les réactions.

    • claude henry de chasne
      24 avril 2020 at 9 h 45 min

      +100

    • Yves81,
      « N’est-ce pas plutôt la liberté des individus qui est corrompue par de la désinformation ? »
      Il est évident que les fakes news brouillent, voir rendent inaudible, l’information perçue par les journalistes qui ont une éthique professionnelle.
      Si on y ajoute la précipitation et la disparition du journalisme d’investigation pour des raisons budgétaires, nous en arrivons à une atmosphère inévitable de doute et de défiance envers tous les médias.

  • Bonjour Justine
    Vivant pour moitié du temps en France, pour moitié du temps au Monténégro, j’ai sur cette question un avis un peu différent, quoique rejoignant le vôtre.

    Il y a d’un côté la violence physique à l’encontre des journalistes.
    Je ne pense pas que, à des rares exceptions (manifs des gilets jaunes par exemple) elle existe en France. Ou alors je suis bien naïf ! Existe-t-elle au Monténégro ? Je ne le conçois pas non plus, si ce n’est, vous le soulignez, sous forme de « tentatives de suspension professionnelle ».
    En réalité, dans ce pays encore meurtri par la guerre (c’était il y a 20 ans pour eux) et possédant une inébranlable confiance en l’avenir (un pays d’une beauté exceptionnelle, attirant les touristes), le ton de la presse est rarement morose. Les accrochages entre le pouvoir la presse viennent essentiellement de l’arrivée ici de questions de société qui apparaissent chez nous comme acquises et qui ne le sont pas du tout ici ; où elles sont considérées comme des questions « de mœurs ».
    En fait, l’autocensure prime ; d’autant que la majorité de la population ne participe pas à ce que nous nommons en France des « avancées ».

    Il y a de l’autre la violence que je qualifierai de « violence de la pensée » à l’encontre des journalistes.
    Là, je placerai les deux pays au même plan, avec un avantage pour le Monténégro.
    Votre graphique marquant l’absence de confiance des Français dans leurs médias est significatif ; il serait très différent au Monténégro.
    Pourquoi ? Par le concept de la « bien-pensance » politique
    Parce que la presse est en France fortement subventionnée, dirigée, que les journalistes sont tenus d’une part avec des incitations matérielles (« tu écris comme on te dit ou tu dégages ») et des balises politiques. Voyez combien de journalistes en France peuvent publier un article à connotation libérale sans être immédiatement décriés, voire définitivement grillés.
    Parce que la presse ici est essentiellement libérale. Plus dynamique donc.

    Pour conclure :
    En France, la « bien-pensance » politique domine, aboutissant à un gauchisme latent, dans lesquels les seuls décrochements sont ceux des jusqu’auboutistes écolos et marxistes : une opinion globalement contaminée par le virus du « gauchisme ».
    Au Monténégro, la « bien-pensance » de la morale liée à la famille, aux “bonnes mœurs”, à un attachement aux valeurs traditionnelles ; sans que, toutefois, des évolutions comme la place de la femme dans la société soient remises en cause.
    J’aime profondément, « viscéralement », mon pays; mais je suis heureux ici, au Monténégro, parce que je m’y sens plus libre.
    [et moins touché par le Corona !].

    • claude henry de chasne
      24 avril 2020 at 9 h 47 min

      se sentir plus libre qu’en france ? très facile a trouver

    • @Gjirokaster,
      en résumé : si toi vouloir écrire contre moi, toi pas subvention

    • Oui, vous êtes naïf. Même si des pratiques de censure violente sont moins répandues que dans certains pays, elles existent.
      Thierry Meyssan a été le premier à mettre en doute – preuves à l’appui – la version officielle des attentats du 11/09, plus précisément celui qui a touché le Pentagone. Voici la suite…
      « Au départ, l’administration US a cru pouvoir stopper l’incendie en m’accusant d’écrire n’importe quoi pour faire de l’argent et en me touchant là où selon elle cela fait mal, c’est-à-dire au portefeuille. Pourtant mes idées n’ont cessé de se répandre. En octobre 2004, lorsque 100 personnalités US signaient une pétition réclamant la réouverture de l’enquête sur les attentats du 11/9, Washington commençait à prendre peur. […]
      Si durant le mandat de Jacques Chirac, l’Élysée s’inquiétait de ma sécurité, l’administration Bush demanda en 2007 au président nouvellement élu Nicolas Sarkozy de m’éliminer physiquement. Lorsque je fus averti par un ami officier à l’état-major de sa réponse positive, je n’avais qu’un seul chemin : l’exil. […] Nul ne vint publiquement à mon secours. Je trouvai refuge en Syrie et sillonnais le monde hors de l’espace Otan, échappant à de nombreuses tentatives d’assassinat ou d’enlèvement…»
      D’autres se retrouvent internés de force. Oui, en France et aussi dans d’autres pays européens.

  • Le petit prince
    24 avril 2020 at 8 h 46 min

    tous ces journalistes à la solde du pouvoir chez BFMTV (laurent neemann….), CNEWS ( PASCAL PRAUD….), ferait bien de rendre leurs cartes de journalistes .

    • personnellement je ne trouve pas du tout que Pascal Praud semble « à la solde du pouvoir » et les invités qu’il a souvent sur son plateau sont loin d’être des suppots du pouvoir

      • Vous feriez bien d’écouter avec plus d’attention. Les GJ s’en sont pris aux journalistes qui les dénigraient en faisant l’amalgame avec les casseurs gauchistes des Black Bloc!

  • En se faisant l’écho du pouvoir ou des idées à la mode, les journalistes fabriquent leur propres chaines et s’assurent une place de fonctionnaire à la Pravda.

    Chacun son choix. Mais qu’ils n’espèrent pas en retour l’estime du public ni la reconnaissance des dictateurs …

  • Le peu de confiance dont bénéficient encore les journalistes en France reste néanmoins miraculeux. Inviter toujours les mêmes « bons clients » qui savent parler dans les médias mais ne représentent aucun raisonnement logique ni aucune analyse avec un minimum de recul. Multiplier les micros-trottoirs et les interviews d’enfants de maternelle et de primaire plutôt que présenter des faits objectifs. Toujours trouver matière à polémique, prétendre présenter deux opinions opposées, mais en utilisant le vocabulaire partisan de la position « bien pensante », même quand la simple logique et le bon sens permettraient d’écarter l’une des positions (et pas toujours la plus mise en avant). Utiliser le même ton pédant et sensationnaliste pour parler de milliers, de millions, de milliards, mélanger les flux et les stocks, se contredire d’une phrase à la suivante, quand ça n’est pas multiplier les oxymores sans même s’en rendre compte. Voilà les défauts qui condamnent les journalistes français, parce qu’ils ont lêchement (j’allais écrire « lâchement », mais « lêchement » est encore mieux !) abandonné toute responsabilité sans comprendre que la liberté, et les lecteurs, partiraient avec.

    • « prétendre présenter deux opinions opposées »

      Oui, les positions opposées sont toujours dans le même esprit et ne font que refléter l’incohérence de la pensée dominante.

      Ils peuvent s’étriper par exemple sur le choix des parents de renvoyer leurs enfants à l’école, parce que l’état de doit pas laisser aux parents la « responsabilité accablante » de ramener le virus à la maison ! Du sophisme pur et dur dans la conviction que l’état doit décider, que la solution soit bonne ou mauvaise.

  • En France ce n’est pas risqué puisque vous êtes subventionné, privilégié fiscalement, et comme vous êtes de gauche vous ne risquez rien !

    • Par contre si vous êtes de droite vous êtes en butte aux gauchistes qui cherchent à vous priver de publicité et vous faire perdre votre boulot.

  • Il me semble important de souligner une subvention moins visible mais tout aussi importante: les entreprises dépendantes de l’Etat et des marchés publics qui achètent les médias.

  • Dommage de ne pas avoir cité l’AFP qui diffuse fake sur fake, notamment à propos du réchauffement climatique anthropique imaginaire.

    Dommage de ne pas avoir cité L’Immonde et Labération dont les services de décodage de l’information sont autant de mensonges diffusés sans honte.

    Dommage de ne pas avoir cité des journaux qui soutiennent et encouragent sans hésitation des idéologies meurtrières ayant plusieurs centaines de millions de morts à leur actif.

    Dommage de ne pas avoir évoqué tel journaliste météo français professionnellement et socialement bani pour cause d’incompatibilité avec la COP21 et les Accords de Paris, ou tel scientifique banni de son université pour la même raison.

    Dommage de ne pas avoir cité les Gafam dont on a la preuve que certains d’entre eux se sont organisés pour bannir les opinions politiques contraires à leur doxa, tout en bénéficiant d’aides publiques pour construire puis maintenir leur position dominante.

    Dommage de ne pas avoir cité les millions de la corruption déversés chaque année par des groupes d’influence ou des pays au bénéfice de journalistes dans toute l’Europe ou de membres de la Commission européenne, sans oublier la corruption avérée des juges européens.

    Dommage de ne pas avoir cité ces ministères et ces services secrets, relayés par des médias complices, qui montent de faux dossiers à charge pour mettre en accusation tel ou tel homme politique postulant ou en fonction, procédant à de véritables tentatives de coups d’Etats.

    Dommage d’avoir commencé en citant le Hongrie et la Pologne, alors que par comparaison, ce sont des cas tout à fait mineurs, dont on peut remarquer qu’ils sont en réalité plutôt épargnés par la corruption. Etonnant, non ?

    • On semble avoir oublié que pendant que le coronavirus se répandait en France sans qu’on cherche à tracer et isoler les cas dans les premiers foyers de pandémies, l’unique intérêt de la presse était qui avait diffusé les video de z.izicoptère de l’inénarrable B. G. et devait être embastillé pour crime contre l’état.

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