Covid 19, on cherche la solution dans la nuit seulement sous un lampadaire

Connaissez-vous la fable, racontée sous forme de blague, de l’homme saoul qui a perdu ses clés dans la nuit noire ? Il passe son temps à les chercher sous un lampadaire allumé. Un autre homme l’observe durant un long moment, puis n’y tenant plus, se dirige vers lui :

« Qu’est-ce qui vous arrive ?
— J’ai perdu mes clés, je les cherche.
— Vous les avez perdues ici ?
— Non.
— Pourquoi les chercher ici alors ?
— Parce qu’il y a de la lumière. »

Dans la crise actuelle du Covid-19, nous nous comportons comme cet homme à la recherche de ses clés dans un bien trop petit périmètre pas nécessairement pertinent pour la simple raison que c’est le secteur où nous pensons y voir clair.

Ainsi, tous nos échanges à ce sujet portent, soit sur les méthodes pour ne pas être contaminés (par exemple le confinement), ou soit comment guérir, quel médicament, quel protocole médical. Ces deux aspects nous sont familiers à propos de ce que nous évoque cette question de santé.

Mais il existe une autre approche, qui ne nous vient pas directement à l’esprit, qui n’est pas discutée, et qui correspond donc, dans notre petite fable, à l’espace bien plus vaste soustrait au cône de lumière du lampadaire.

De quoi s’agit-il ? S’il ne s’agit pas d’éviter le virus ni d’en guérir, qu’envisager d’autre ? Eh bien c’est fort simple : la question est de savoir comment devenir plus résistant à ce virus. En effet, il n’est clairement pas aussi dangereux pour tout le monde. Certains en souffrent à peine, d’autres apprennent a posteriori qu’ils ont été contaminés.

S’éloigner des approches familières (de la lumière du lampadaire) c’est comprendre pourquoi on est à risque et comment agir pour diminuer ce risque.

Le premier risque évident aux yeux de tous est l’âge : au-delà de 65 ans, le Covid-19 est bien plus dangereux.

Le deuxième facteur de risque majeur est le syndrome métabolique.

 

La presse a parfois évoqué que le coronavirus s’attaque davantage aux personnes obèses. C’est une simplification réductrice car il est tout à fait possible de présenter un syndrome métabolique sans être en surpoids manifeste, comme par exemple souffrir d’obésité viscérale.

Ce dernier point est important pour une autre raison : en effet, si perdre du poids demande du temps, il est possible par contre d’améliorer ses marqueurs de syndrome métabolique bien plus vite, comme par exemple le HOMA IR, le pourcentage de hb a1c, le ratio triglycerides/HDL ou encore l’hypertension. Il est alors possible de réduire le risque, ou d’augmenter sa résistance à l’infection, sans que cela prenne trop de temps. La vidéo ci-dessus, du cardiologue Aseem Malhotra, donne des pistes.

Il est ici utile de préciser que les personnes âgées en bonne santé au plan métabolique se révèlent elles aussi bien plus résistantes.

Pour plus de détails et d’éléments de réponse, la lecture de cet article est la bienvenue.

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