Grèves des transports : à nous de vous faire découvrir autre chose que le train

my new vespa By: joshua twentythree - CC BY 2.0

Soyons optimistes et voyons le bon côté des choses : il existe beaucoup d’alternatives aux blocages, et l’inventivité de nos concitoyens -et de nos entrepreneurs- est sans limites !

Par Frédéric Mas.

Les grèves dans les transports et les blocages ne sont pas exceptionnels en France, et nous sommes nombreux à nous entasser dans les rares trains ou métros qui sont mis à notre disposition pour aller travailler ou rentrer chez nous en ce moment même.

Cela nous stresse et nous agace, mais nous incite aussi à découvrir un certain nombre d’autres moyens de nous déplacer que nous négligeons en temps ordinaire. Soyons donc optimistes et voyons le bon côté des choses : il existe beaucoup d’alternatives aux blocages, et l’inventivité de nos concitoyens -et de nos entrepreneurs- est sans limites !

Le Vélib

Le Parisien sans Vélib n’est pas vraiment un Parisien. En ce moment, le vélo bat des records d’utilisation pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur, c’est circuler à l’air libre sans être dépendant de transports collectifs comme le métro ou le bus qui n’arrivent qu’au compte-goutte et que les politiciens cherchent à nous vendre par tous les moyens.

Le pire, c’est que bon nombre de nos concitoyens montent sur le fameux vélo pour la première fois. Encore faut-il trouver des vélos qui fonctionnent, ce qui n’est pas toujours gagné. Attention aux accidents !

La trottinette électrique/trottinette jump

Quoi de plus hype que la trottinette électrique ? Un jour de grève, elle devient même franchement utile. Se faufiler entre les voitures pour arriver à l’heure au travail est un moyen comme un autre de ne pas se trouver collé-serré dans le RER B. La grève va sans doute servir de promotion sans précédent à Uber Jump qui compte doubler le nombre de ses services d’ici 2020. Comme quoi, tout le monde n’est pas perdant dans cette affaire…

Le scooter

Tout le monde se souvient de Vacances romaines ou de La dolce vita qui ont consacré la Vespa comme le summum de la liberté et du cool sur deux roues. Pour fuir la grisaille des grèves et l’hiver qui l’accompagne, pourquoi ne pas importer un peu d’Italie et de légèreté dans vos déplacements. Là encore, la débrouillardise individuelle de nos voisins est un exemple bien pratique pour aujourd’hui.

La voiture

Le symbole par excellence de la liberté individuelle est de retour. Malgré les politiques publiques visant à stigmatiser les automobilistes, beaucoup de nos concitoyens redécouvrent les vertus de la voiture, au grand dam des écolos, c’est vrai ! Les locations de voitures ont même du mal à combler la demande. Petit bémol cependant : on redécouvre les joies des embouteillages et peut-être bientôt de la pénurie de carburants. Le vélo sur l’autoroute, ce n’est toujours pas légal et ce n’est pas bien pratique de toute façon.

Le covoiturage

Même par temps de grèves et de blocages, les moments de convivialité sont possibles. Le covoiturage, via des services comme Blablacar ou Flixcar permet de se déplacer en faisant des rencontres et en rentabilisant ses déplacements. À une époque où tout le monde fait la promotion du vivre-ensemble, c’est le moment de découvrir, ou de redécouvrir les citoyens qui, tout comme vous, vivent, se déplacent et vont travailler malgré le chaos des grèves.

La marche

On vous le dit souvent, vous ne faites pas assez de sport, et ce n’est pas votre abonnement à la salle de sport que vous avez pris en début d’année, et jamais utilisé, qui prouvera le contraire. Plutôt que de faire trois stations de métro, aérez-vous et faites les 20 ou 30 minutes quotidiennes de marche nécessaires pour rester en forme. Bien entendu, ce conseil s’adresse surtout aux chanceux qui n’habitent pas trop loin de leur bureau, ce qui n’est pas donné à tout le monde.

Les lignes automatisées

Avec les grèves, on devient beaucoup plus conscients des aspects positifs du progrès technologique. Alors que d’ordinaire, elle est associée aux nouvelles techniques de surveillance ou à la fin du travail, aujourd’hui, nous sommes nombreux à reconnaître que l’automatisation des lignes de métro nous serait bien utile pour nous rendre d’un point A à un point B sans quémander l’autorisation d’une poignée d’individus remontés à bloc. C’est peut-être ça l’avenir des transports en commun ?

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