Sport et Business : CrossFit, un modèle de liberté

Le CrossFit, une pratique sportive autorégulée qui connaît un essor sensationnel en France mais aussi dans le monde. (Vidéo)

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Sport et Business : CrossFit, un modèle de liberté

Publié le 18 septembre 2019
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Par Raphael Krivine.

Si on faisait un sondage auprès des Français avec les questions suivantes…

  • Un sport pratiqué mondialement doit-il être géré par une entreprise privée ? OUI / NON
  • Un sport peut-il être régulé sans fédération ? OUI / NON
  • Un sport peut-il être pratiqué par le grand public sans intervention de l’État ? OUI / NON

Les réponses affirmatives seraient probablement peu nombreuses. Il faut dire que même avec les poches vides Big Mother veille sur nous avec au minimum un budget de communication à dépenser sur les médias sociaux… Le ministère de l’Économie et des Finances n’a-t-il pas diffusé à la rentrée 2019 une vidéo sur son fil Twitter de conseils pratiques visant à prévenir nos compatriotes des risques qu’ils sont susceptibles d’endurer en s’inscrivant dans des salles de sport ?!

 

Et pourtant, depuis plusieurs années, une pratique sportive autorégulée connaît un essor sensationnel en France mais aussi dans le monde. Il s’agit du CrossFit, mélange de gymnastique, de cardio et d’haltérophilie, auquel je consacre mon vlog.

Un succès foudroyant

En moins de 20 ans cette pratique sportive – en quelque sorte le sport du fitness – créée et pilotée par une entreprise privée et son fondateur Greg Glassmann – a connu un succès foudroyant. CrossFit agit comme un franchiseur en pilotant la stratégie de la marque, la politique d’accréditation et de cotisation des affiliés, les partenariats d’envergure (comme celui avec l’équipementier sportif Reebok)…

Les salles de CrossFit sont très inclusives : femmes et hommes, jeunes et vieux, handicapés… tout le monde peut s’y mettre, selon son rythme, sa forme et sa force. Avec le CrossFit, le nivellement par le haut est en marche ! C’est en quelque sorte la raison d’être de la marque.

Enthousiastes et passionnés, les affiliés (souvent des coachs sportifs) sont des entrepreneurs locaux qui peuvent prendre toutes initiatives (marketing, organisation, conception de leur salle de sport…) pour développer leur affaire, y compris en s’investissant dans des « démarches citoyennes », lorsqu’ils interviennent dans le cadre des activités sportives des écoles de leur quartier.

Le CrossFit constitue un cas d’entreprise fort intéressant pour illustrer des thèmes enseignés dans les business schools comme la stratégie dite « océan bleu », la différenciation, le territoire de marque, l’usage des médias sociaux ou la notion de scalabilité.

Il existe d’ailleurs un business case sur le CrossFit, rédigé en 2017 par Sarah Gomillion, une chercheuse de l’Université du Tennessee : « The Success of CrossFit and Its Implications for Businesses of All Types ».

Y sont expliquées les raisons du succès de cette entreprise sportive, notamment la grande liberté accordée aux affiliés.

Culture de la décentralisation

L’auteur de l’étude y interroge un certain Grant Scalf, gérant d’une box (nom des salles de CrossFit) à Knoxville (Tennessee), qui insiste sur la réelle culture de décentralisation favorisée par la marque. On savourera notamment la réponse suivante de l’interviewé : « Je plaisante toujours avec les gens en disant qu’il y a beaucoup de libertariens qui ouvrent les gymnases CrossFit parce que les gymnases sont vraiment formés à partir de la base et qu’il n’y a pas de structure à laquelle il faut se connecter. »

Pour comprendre comment cette culture d’entreprise se reproduit en France, il est intéressant de parcourir les minutes de la réunion des affiliés français qui a eu lieu en novembre dernier. On y retrouve un esprit d’initiative, beaucoup de partages d’expériences mais aussi quelques remarques savoureuses comme celle-ci : « À l’heure actuelle il n’est pas question d’un projet de fédération CrossFit. Le sujet est pour le moment trop politique et source d’abus financiers. »

À croire que tant que les pouvoirs publics n’auront pas le CrossFit dans leur radar, sa croissance restera forte ! Ou comme le disait Ronald Reagan, « Un grand entrepreneur est ce que serait un petit entrepreneur si le gouvernement le laissait tranquille1 » …

Au-delà des écrits sur le sujet, c’est en tapant le hashtag #CrossFit sur les médias sociaux que vous retrouverez en photos et vidéos l’ambiance, la motivation, la convivialité qui règnent parmi la large communauté qui fréquente les boxes de CrossFit.

Pour ma part, en tant que manager, je réfléchis à comment on pourrait inspirer des équipes opérationnelles dans une entreprise en faisant découvrir le CrossFit, par exemple dans le cadre d’un séminaire. Il y a toujours à gagner à s’inspirer d’autres secteurs, d’autres pratiques surtout quand elles visent à favoriser la bonne santé, la motivation et le dépassement de soi !

  1. Not too long ago, I was asked to explain the difference between a small businessman and a big business man or woman. And my answer was : Well, a big one is what a small one would be if the Government would get out of the way and leave him alone. (Discours 11/10/1984)
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  • Depuis, environ, la fin du XIXème siècle, des salles de culture physique privées proposent équipements et exercices en vue d’acquérir ou entretenir force, résistance, endurance, souffle, souplesse et autres qualités physiques.
    Il y a quelques décennies, un renouvellement est apparu avec diverses disciplines comme l’aérobic, le step, et j’en passe.
    Le Crossfit apporte de nouveaux matériels (pneus de tracteurs…) et les exercices adaptés, mais rien de plus par rapport à ce qui se fait déjà.

  • En tant que Manager vous voulez MOTIVER. Je perçois une volonté d’organiser pour les autres. Google et Facebook étaient les précurseurs pour installer le sport sur le lieu de travail. Le but étant la cohésion, l’esprit d’équipe, la santé…et donc plus de productivité. Dans le cadre d’une entreprise Franco/Française il existe tellement de disparités psychologiques et physiologiques que cela est impossible à mettre en place. Le groupe d’individus n’arrive déjà pas à comprendre des idées de base en économie et encore moins à débattre d’un sujet simple avec des arguments et un développement. Alors je propose plutôt un stage de couches culottes pour ces grands enfants que sont les Français.

  • Je crois qu’ironiquement j’ai donné un thème à approfondir pour un manager Français ! Je ne suis pas certain que l’on me comprenne (sans se piquer) mais il faut faire un travail de fond. Reprendre les fondamentaux ! Bon courage !

  • euh…
    ben effectivement pas besoin de l’etat pour faire de l’exercice physique, pas besoin de l’etat pour embaucher un coach ou autre…

    mais surtout pas besoin de l’état dans les choix de vie des gens de façon générale..

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