Les pharmaciens rémunérés pour ne pas délivrer les médicaments prescrits ?

Les pharmaciens vont-ils bientôt jouer au docteur ? Après avoir obtenu de nouvelles attributions, ils sont en passe d’avoir le droit de revoir les prescriptions médicales.

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Pharmacie by Jeremy Brooks(CC BY-NC 2.0)

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Les pharmaciens rémunérés pour ne pas délivrer les médicaments prescrits ?

Publié le 24 novembre 2019
- A +

Par Phoebe Ann Moses.

Les pharmaciens seront-ils bientôt rémunérés pour ne pas dispenser les médicaments prescrits sur l’ordonnance rédigée par le médecin ? C’est ce qui semble se discuter en ce moment, entre syndicats de pharmaciens et Assurance maladie.

Les médecins seraient donc dépossédés de leur compétence à prescrire, et le pharmacien repasserait derrière eux pour « aménager » la prescription.

Si cela pose à nouveau le problème du prescripteur-vendeur, conflit d’intérêt très surveillé dans ce domaine, cela pose également un problème éthique.

Pour l’Assurance maladie, il s’agit « de s’assurer de la délivrance de la quantité pertinente de médicaments nécessaires au traitement afin d’éviter notamment tout risque de mésusage ». Le site Egora explique :

« Concrètement, le pharmacien sera financièrement incité (via un « partage d’économie ») à ne pas dispenser tout ou partie des traitements à posologie variable prescrits par le médecin. »

Après avoir donc obtenu plusieurs nouvelles tâches rémunérées, les pharmaciens pourraient donc se voir attribuer le droit de remettre en cause une prescription.

Dans un contexte très tendu entre le corps médical et le gouvernement, difficile de ne pas imaginer qu’on divise les soignants pour mieux régner. Les pharmaciens se sont déjà vu attribuer le droit de vacciner (rôle initialement dévolu aux médecins et aux infirmiers), l’accompagnement de la téléconsultation, on leur accorderait maintenant le droit de revoir la prescription du médecin. Cela ne peut qu’accroître les tensions. D’autant que les discussions ont lieu entre Assurance maladie et pharmaciens sans que les médecins ne soient conviés.

Pour le président de l’UFML1, Jérôme Marty :

« Cela est la plus grande des lâchetés , une profession ne peut voir ses actes étendus à une autre sans au moins sa participation aux discussions… »

Difficile de ne pas voir non plus dans cette décision très surprenante une compensation « offerte » par l’État aux pharmaciens : les officines ont de plus en plus de mal à fonctionner. Le plafonnement des prix, voire le déremboursement de certains médicaments entraîne avec lui son lot de contrariétés : chiffre d’affaires en baisse, fermetures. Plusieurs formes de « revalorisation » des honoraires des pharmaciens ont déjà été mises en place, par exemple les « honoraires de dispensation », supposés valoriser « le rôle clé du pharmacien dans la bonne compréhension par le patient de son traitement ».2 Pourquoi pas. Mais cela ne devrait-il pas se faire en toute transparence et en ne feignant pas d’ignorer que les problèmes sont ailleurs ?

Egora ne cache d’ailleurs pas la véritable raison de ces nouvelles attributions :

« des nouvelles compétences attribuées ces dernières années aux pharmaciens afin de compenser la baisse du volume des ventes de médicaments remboursables. »

Voilà ce qu’il en coûte de vivre non pas de son seul travail, mais d’une dépendance importante voire totale à l’État : celui-ci est maître des prix, de la loi, et il ne reste plus ensuite qu’à quémander de quoi continuer à  travailler.

Ce qui arrive aux pharmaciens est l’illustration de cette dépendance.

Ainsi que le rapporte le site 20Minutes :

« La politique qui visait à faire connaître les médicaments génériques, dans les années 1990, a été la première à s’appuyer non pas sur les médecins, mais sur les pharmaciens, rappelle Etienne Nouguez, chercheur au CNRS et auteur d’une thèse sur cette profession. Ils ont montré qu’ils étaient de bons élèves. Et ont pu s’appuyer sur ce succès pour négocier de nouveaux droits. »

Bons élèves ? L’ensemble des soignants devrait prendre conscience de la dépendance qui s’est installée car ils sont les suivants sur la liste : on ne signe pas impunément des conventions avec l’État.

[related-post id=182165 mode=ModeLarge]

  1. Union Française pour une Médecine Libre.
  2. Il s’agit d’un nouveau mode de rémunération des pharmaciens. Le dispositif prévoit deux catégories d’honoraires. Un honoraire au conditionnement (à la boîte), et un honoraire d’ordonnance complexe pour les ordonnances comportant au moins 5 médicaments.

    Ces rémunérations sont destinées à valoriser le rôle de professionnel de santé du pharmacien et sa fonction de conseil au moment de la dispensation des médicaments : validité de l’ordonnance, vérification de la posologie, prévention de la iatrogénie médicamenteuse (effets indésirables), conseils aux patients… Source.

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  • Ce n’est pas la première fois que la sécu passe des accords avec les syndicats de professionnels de santé.

    Il y a déjà longtemps que les médecins avaient eux-mêmes inauguré la pratique d’une rémunération pour économiser sur les médicaments, aux dépends des pharmaciens dont ils ont toujours montré une parfaite indifférence sur la question de leur devenir, ainsi d’ailleurs que pour les autres professions de santé.

    On peut donc dire pour ce cas que ce n’est qu’un juste et mérité retour de bâton.

    • (dont) « pour lesquels » bien sûr … je devrais me relire un peu mieux …

      Ceci montre qu’effectivement « on ne signe pas impunément des conventions avec l’État », un principe que les médecins auraient dû s’appliquer à eux-mêmes en son temps, plutôt que de faire la morale aux autres quand ils subissent les conséquences de sa non-application.

  • au rythme ou les « conventions » passent , les professionnels de la santé vont se retrouver « fonctionnarisés »… reste le transfert de responsabilité..
    si le prescripteur se voit infirmer par celui qui  » « interprète » l’ordonnance, il y a un transfert de responsabilité, de ce fait il devra y avoir un transfert de remuneration…
    La medecine française est donc bien fonctionnarisée

    • Surtout les pharmaciens seront alors en première ligne en cas de préjudice sur le patient. Leurs assureurs devraient d’ores et déjà augmenter leurs primes.
      D’autant qu’ils ne sont pas formés à l’art de la médecine et ne le peuvent pas sauf à avoir fait les bonnes études.

    • « La médecine française est donc bien fonctionnarisée »
      C’est le but recherché, tous fonctionnaires.La formule de Mussolini inspire sans doute encore tous les socialismes, y compris le nôtre:
      « Tout dans l’Etat, rien contre l’Etat, rien en dehors de l’Etat. »

    • La « sécu » aurait-elles des vues sur l’euthanasie masquée tout en protégeant ses propres troupes pléthoriques ?

  • Vivement que les medecins..delivrent eux meme les medicaments comme les vétérinaires.pharmacien , un intermediaire dont on pourrait se passer comme pour les lunettes ne necessitant pas la visite forcee chez un optalmo !
    A l’ere d’amazone ,une livraison a domicile pourrait meme etre envisagé avec une pharmacie par region !!

    • Pas un ophtalmo, mais un opticien. L’ophtalmologie est une spécialité médicale nécessitant une formation supplémentaire par rapport à la médecine générale. Il est normal qu’un généraliste envoie un patient (qui peut y aller de lui-même) chez un ophtalmologiste en cas de problèmes de vue.

  • C’est l’Etat qui tue la France

  • Il faut reconnaitre que pour la vaccination il est quand meme plus facile et plus rapide d’aller chez son pharmacien que d’aller chez son médecin uniquement pour cela. Moi cela ne me choque pas que le pharmacien puisse, dans des limites bien définies, revoir la prescription du médecin, en ce qui concerne les quantités délivrées par exemple. Le système corporatiste des médecins ne leur rend pas service en les installant dans des « postures » de refus systématique de tous changements dans leurs prérogatives. En particulier dans le système hospitalier ou l’état règne en maitre pour le plus grand malheur du système de santé.

    • C’est très bien que le pharmacien puisse vacciner. Ca ne me choque pas non plus que le pharmacien puisse revoir la prescription du médecin tant qu’il agirait dans l’intérêt du patient. Mais là, il semble bien que ce soit pour agir dans l’intérêt de la perpétuation d’une sécu mal conçue et à bout de souffle, et que l’intérêt du patient soit la cinquième roue du carrosse…

    • C’est vrai qu’à partir du moment où, contrairement au Code de la santé publique, on se dispense de faire les examens qui devraient précéder toute vaccination, on peut faire faire cet acte par un pharmacien…

    • Pourquoi pas effectivement?
      Mais avec les transferts de responsabilité qui vont avec!
      Un médicament substitué pose problème? Au pharmacien de gérer. Plainte d’un patient sur un médicament substitué qui a un effet indésirable (sans parler des contre-indications médicales, le pharmacien n’ayant qu’une connaissance partielle du patient)? Au pharmacien de gérer et d’assumer.
      Jouer au médecin est facile quand on a pas à en assumer la responsabilité.

      Comme je l’ai déjà proposé dans un post de l’article du Dr Kron, les médecins devraient indiquer sur leurs ordonnances qu’ils déclinent toute responsabilité médicale, légale et médico-légale en cas de modification des médicaments prescrits. Et les pharmaciens idem sur les médicaments qu’on les oblige à changer. Ce faisant, ils ne s’opposent pas à la substitution (ce qui pourrait valoir sanction de la part des ARS) mais ils refusent d’en assumer la responsabilité.
      Et pour faire bonne mesure, ils devraient donner en même temps les noms, mails et numéros de téléphone professionnels, des administratifs chargés de l’application de ces mesures au niveau régional et des sanctions en cas de non application. Ces personnes sont dans l’organigramme des ARS accessible à tous. Les administratifs ont horreur d’être exposés personnellement et d’avoir à assumer la responsabilité de leur actes.

      • Le pharmacien arrivant après le médecin, comment peut-il décliner sa responsabilité sur les médicaments qu’on « l’oblige à changer » ?
        Soit le pharmacien s’en tient aux médicaments prescrits par le médecin et c’est ce dernier qui est responsable, soit il en remplace tout ou partie, et c’est lui qui l’est.

      • @ cyde
        Le pharmacien a toujours engagé sa responsabilité lors de la délivrance des médicaments prescrits, substituables ou non, notamment dans son devoir d’analyse de l’ordonnance.
        Selon le code de déontologie :
        « Le pharmacien doit assurer dans son intégralité l’acte de dispensation du médicament, associant à sa délivrance :
        1° l’analyse pharmaceutique de l’ordonnance médicale si elle existe ;
        2° la préparation éventuelle des doses à administrer ;
        3° la mise à disposition des informations et les conseils nécessaires au bon usage du médicament. »

        • Bien sûr. Je n’ai jamais dit que les pharmaciens n’ont jamais eu de responsabilité.
          Mais en acceptant de substituer, le pharmacien prend une responsabilité supplémentaire. Celle-ci était encore relativement minime si, in fine, c’est toujours le médecin qui est responsable de la prescription considérant qu’il y a « équivalence » avec le générique. Cependant, équivalence, ne veut pas dire « identique » (pas toujours loin de là). A partir du moment où le prescripteur se décharge officiellement de la responsabilité s’il y a substitution, la responsabilité du pharmacien augmente.

          L’accord passé entre les pharmaciens et l’Etat va contraindre ces derniers. C’est une chance pour les réfractaires car in fine, ils ne font que respecter la loi. Cependant, ils peuvent très bien émettre le même avis que les prescripteurs:
          « En raison de l’accord gouvernemental XX, la loi me fait obligation de changer un médicament princeps pour son générique estimé équivalent par l’ARS. Je décline néanmoins toute responsabilité sur les éventuels effets adverses et/ou indésirables pouvant survenir suite à cette modification ». Et de fournir les noms et contacts professionnels des membres de l’ARS chargés de la substitution.
          Cette attitude n’est pas illégale. On n’empêche pas la substitution de médicaments d’avoir lieu. On fait juste remonter la responsabilité de la substitution vers les administratifs. En plus, cela pourrait faire prendre conscience (on peut rêver) au patient son assujettissement complet à l’administration avec ce que cela entraine de difficulté de recours en cas de problème.

      • aux usa le responsable c’est le labo.. et de fait les médicaments sont délivrés en grande surface

  • La carotte pour les uns, le bâton pour les autres, diviser pour régner… ce gouvernement , dans la suite des précédents (mais largement pire que les précédents), va transformer, de gré ou de force, tous les acteurs de santé en fonctionnaires de la « politique de santé publique » décidée dans les cabinets ministériels.

  • Et oui mais il manque une info ,la raison principale .de cet arrangement….qui est …la penurie de medicaments qui devient de plus en plus dramatique en france. Je pensais à ça parceque cela m’est arrive il y a peu de temps ..on officalise donc un etat de fait

    • La pénurie de certains médicaments n’est que la conséquence de la politique de santé française dans la majorité des cas. Quand vous baissez sans arrêt les prix des médocs pour être parmi les moins chers d’Europe, vous n’êtes plus un marché prioritaire quand la demande excède l’offre au niveau international. N’oubliez pas que le marché des médicaments est mondial. Les plus offrants sont servis en priorité. La France n’en fait pas partie pour bcp de spécialité.

      Cf lien:
      http://www.pharmaceutiques.com/phq/mag/pdf/phq150_26_politique-sante.pdf
      Et que propose la France pour cela: d’aligner les autres pays européens sur la politique de santé désastreuse de la France!

      • Exact, je rajoute que lorsque vous êtes fournisseur du princeps, il n’y a aucune raison de modifier votre plan de production lorsqu’un pays imposant les générique vient chouiner la rupture d’approvisionnement.

        Dans ce cas, comme dit Trumpett, « América 1st  » ! (ou tout bon payeur)

        Les autres n’ont qu’à attendre que les Indiens règlent leur problème…

  • le marché a des règles…quand on en sort, les règles , arbitraires, tombent du ciel..

    • du ciel, du ciel… Disons « tombent des nuages » ! Et n’inversons pas causes et conséquences : les règles arbitraires visent bien souvent justement à faire sortir le marché de ses propres règles logiques, au profit de ces arbitraires.

  • (Comme déjà dit pour un autre article) Je me souviens d’un temps, pas si lointain, où nous allions voir … le Pharmacien qui pouvait délivrer des médicaments autres que de la poudre de Perlinpinpin (comme il est seulement habilité à le faire aujourd’hui), qui pouvait effectuer des petits actes médicaux/infirmiers.etc..Il est vrai qu’à « cette époque » la manie des tribunaux n’avait pas encore frappé. Je me souviens également, il y a peu de temps, n’avoir trouvé aucun pharmacien, durant ces longs week-end où la médecine s’arrête, qui accepte d’échanger un antibiotique avec pénicilline (allergie) contre un qui n’en possède pas. Ce n’était vraiment pas compliqué. J’ai mis 5 mois à m’en remettre. Il me semble que, en cette période de pénurie médicale) les pharmaciens, entre 6 à 9 ans d’études, pourraient être mieux utilisés que d’être réduits à prescrire …des produits de beauté ou shampoings. Reste à fixer un cadre effectivement, habilitation en fonction de ..

  • L’étatisation rampante de l’économie se poursuit…

  • Mon commentaire n’a rien à voir avec l’article mais avant d’arriver aux commentaires, j’ai dû voir défiler toute une série d’autres reportages dont des photos de Woodstock! Et j’ai pensé que les générations actuelles sont jalouses de ce moment unique d’insouciance et de joie qui contrastait avec la guerre du Vietnam alors en cours à l’époque. Je pense que peu de jeunes Français aujourd’hui seraient prêts à aller se faire tuer là-bas! Alors, ce moment de joie, oui, il était unique!

  • « Voilà ce qu’il en coûte de vivre non pas de son seul travail, mais d’une dépendance importante voire totale à l’État : celui-ci est maître des prix, de la loi, et il ne reste plus ensuite qu’à quémander de quoi continuer à travailler.
    Ce qui arrive aux pharmaciens est l’illustration de cette dépendance. »
    Enjoy Socialism !
    Pharmacien, n’est-ce pas un emploi quelque peu privilégié par l’Etat ? (lequel décide du nombre d’officines pour un certain nombre d’habitants, par exemple.)

    Les pharmaciens ont donc été de bons élèves et sont du coup parmi les premiers à voir l’autre côté de socialisme : pénurie de médocs à vendre, baisse de chiffre d’affaire, voire fermeture d’officines. Y a pas ! l’Etat sait mieux que tout le monde.

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