Ce que nous devons à la croissance économique

Girl by Mathieu Jarry (CC BY-NC-ND 2.0) — Mathieu Jarry , CC-BY

Contrairement à ce que suggèrent les injonctions des mouvements écologistes, ni la qualité de notre environnement ni celle de notre mode de vie ne justifient l’abandon de la croissance économique et de la civilisation industrielle.

Par Ferghane Azihari.
Un article de l’Iref-Europe

La croissance économique se définit par la faculté des sociétés à employer leurs facteurs de productions à des fins toujours plus productives. Cette faculté résulte de l’accumulation de capital, du progrès technique et d’une spécialisation toujours plus optimale des travailleurs.

Cependant, cette croissance est aujourd’hui conspuée par les mouvements écologistes au nom de la protection de l’environnement. La fronde contre la civilisation industrielle semble provenir d’une certaine amnésie quant aux avantages sociaux et humains que nous procure la croissance économique.

Il ne s’agit pas là d’un simple processus mercantile. Dans la mesure où elle reflète la capacité d’une société à produire toujours davantage de richesses, elle conditionne la faculté des êtres humains à satisfaire à leurs besoins au moindre coût.

Ainsi que l’attestent de multiples graphiques ci-dessous la croissance économique permet aux êtres humains de vivre plus longtemps (figure 1), d’être mieux nourris (figure 2), de se doter d’un système de santé robuste (figure 4), d’échapper à la mortalité infantile et maternelle (figures 4 et 5), le tout en travaillant de moins en moins (figures 6 et 7). Autrement dit, la croissance économique va de pair avec le développement humain (figure 8).

Figure 1 : Lien entre l’espérance de vie et le PIB par habitant 
Figure 2 : Lien entre la proportion de gens vivant avec moins 1,90 dollars par mois et le taux d’enfants en sous-poids
 
Figure 3 : PIB par habitant et dépenses de santé 
Figure 4 : Lien entre mortalité infantile et extrême pauvreté 
Figure 5 : PIB par habitant et mortalité maternelle 
Figure 6 : Productivité et temps de travail annuel 
Figure 7 : travail des enfants et PIB par habitant 
Figure 8 : Indice de développement humain et PIB par habitant 

Mais cette croissance s’obtient-elle au détriment de la qualité de notre environnement ? D’autres données infirment ce préjugé. Le nombre de victimes de catastrophes naturelles n’a jamais été aussi faible, et ceci en dépit du fait que les êtres humains n’ont jamais été aussi nombreux (figures 9 et 10).

Figure 9 : Taux de décès dus aux catastrophes naturelles 
Figure 10 : Nombre de décès dus aux catastrophes naturelles 

La résilience des civilisations vis-à-vis des catastrophes naturelles croît avec leur développement (tableau 1).

TABLEAU 1 : impact économique et humanitaire des catastrophes naturelles en fonction de l’indice de développement humain (IDH) – Valeurs annuelles médianes par groupe d’IDH

L’indice de performance environnementale élaboré par les universités de Yale et de Columbia montre que les pays riches tendent à avoir un environnement de meilleure qualité que les pays pauvres et figure 11)

Figure 11 : Lien entre l’indice de performance environnementale et le PIB par habitant(source : site de l’EPI)

 

Contrairement à ce que suggèrent les injonctions des mouvements écologistes, ni la qualité de notre environnement ni celle de notre mode de vie ne justifie l’abandon de la croissance économique et de la civilisation industrielle.

Sur le web

Vous souhaitez nous signaler une erreur ? Contactez la rédaction.