Le problème de la connaissance est au cœur de la crise des démocraties

L’anti-élitisme des mouvements populistes manque sa cible, car ils pensent toujours que l’homme politique peut résoudre les problèmes économiques et sociaux. Ce présupposé est contredit par l’imprévisibilité des phénomènes sociaux.

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Le problème de la connaissance est au cœur de la crise des démocraties

Publié le 12 octobre 2019
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Par François Facchini. 

De nombreux événements font craindre un démantèlement des démocraties libérales et une multiplication des régimes autoritaires dans le monde. Le succès des partis populistes serait une première raison de craindre un tel processus. Le Mouvement des cinq étoiles en Italie, Podemos en Espagne, les Démocrates suédois en Suède, l’élection de Donald Trump aux États-Unis seraient autant d’événements qui remettraient en cause les fondements des démocraties libérales occidentales.

L’arrivée au pouvoir de Viktor Orban en Hongrie en 2010, d’Andrej Babis en République tchèque en 2017, de Andrzej Duda en Pologne en 2015, de Chavez puis Maduro au Venezuela, d’Erdogan en Turquie en 2003, de Narendra Modi en Inde en 2013, de Rodrigo Duterte aux Philippines en 2016 et plus récemment de Jair Bolsonaro au Brésil en 2018 serait de même nature.

Le recul sans précédent de la liberté politique dans le monde est l’autre raison qui fait craindre un tel processus de déconsolidation démocratique. En effet, depuis 2000, au moins 25 pays ont cessé d’être considérés comme des démocraties selon le rapport de Freedom House1. De plus, en 2017 seulement, 17 pays ont connu une forte baisse de leur indice de liberté politique, alors que seulement 35 pays ont connu une hausse (Freedom House 2018).

La désaffection croissante de la population et des jeunes générations en particulier à l’égard des institutions démocratiques est la dernière raison avancée. S’appuyant sur des données d’opinion publique provenant de divers sondages internationaux et nationaux Foa et Mounk publient en 2016 dans le Journal of Democracy un article qui montre que les citoyens américains sont devenus nettement moins satisfaits de la démocratie qu’autrefois.

Le dernier aspect de cette crise des démocraties occidentales est la méfiance du peuple vis-à-vis de ses élus et des experts qui les conseillent. Le populisme, qu’il soit de gauche ou de droite, est même défini par cette déconsidération des élites. Il est avéré que la confiance dans les hommes politiques, les partis politiques, les parlements nationaux et le parlement européen a considérablement diminué après la crise financière mondiale de 2008.

L’interprétation traditionnelle de cette crise de confiance envers la classe politique et les élites en général utilise le modèle d’agence. Les élites des démocraties des pays développés ont perdu la confiance des citoyens parce qu’ils ont été opportunistes. Ils ont cherché à défendre leurs intérêts avant celui du peuple. Il suffirait de renforcer le contrôle du peuple sur l’opportunisme des élites pour la démocratie redevienne viable.

Le problème démocratique de la complexité

Dans un article à paraître dans la revue Politics & Policy en décembre 20192, je défends avec Mickael Melki une autre explication. Cette dernière repose sur la théorie de la complexité développée par le prix en l’honneur du Nobel d’économie Friedrich von Hayek. Les démocraties sont en crises parce que les élites gouvernantes ne possèdent pas la connaissance nécessaire à la gestion d’un ordre social complexe.

Le chômage, la crise de 2008, la pauvreté, la crise environnementale, la crise des migrants, la crise climatique, la crise de la dette publique, la crise morale, etc. traduisent en fait l’incapacité dans laquelle se trouve les gouvernements à gérer un ordre social et économique complexe. La démocratie est injustement considérée comme responsable des problèmes sociétaux, alors que ces derniers trouvent leur origine dans la surestimation par les élites de leur capacité à prévoir et à gérer l’ordre social.

Les élites politiques relayent entre autres le discours d’une partie de la profession des économistes qui vendent l’idée qu’ils peuvent faire mieux que le marché. Ils seraient capables de prévoir les fluctuations économiques et de préconiser des politiques économiques suffisamment efficaces pour lisser les fluctuations et limiter les risques économiques de nature systémique. Le vrai problème des démocraties modernes n’est pas l’opportunisme des élites, mais leur ignorance. La démocratie tend à devenir impopulaire parce que les élites politiques et leurs experts n’ont pas les moyens de gérer le problème de la connaissance auquel chaque gouvernement est confronté.

Prenons le cas des politiques économiques pour illustrer notre propos. Les politiques économiques sont les instruments utilisés par les gouvernements et préconisés par les économistes étatistes pour résoudre les problèmes économiques. La résolution des problèmes est l’objectif de la politique publique. La politique économique est l’instrument que le décideur politique utilise pour atteindre cet objectif. La notion de cible d’inflation est un bon exemple.

La manipulation des taux d’intérêt est l’un des instruments de la politique monétaire capable de réaliser l’objectif d’inflation que s’est donné la banque centrale (cible). La définition des fins (objectifs) et des moyens (politique de taux) suggère l’existence d’une relation de cause à effet entre l’instrument et l’objectif. L’espoir des économistes est alors de pouvoir connaître précisément la relation qui unit la variation du taux d’intérêt à l’inflation.

Il partage cet espoir avec les élus qui espèrent ainsi pouvoir être utiles et montrer au plus grand nombre que l’on peut leur faire confiance. Ils acceptent alors d’investir dans des organisations qui vont produire des statistiques, des séries afin de les traiter et de définir précisément la relation unissant les grandeurs macro-économiques les unes aux autres.

La nature de l’ordre économique

Les élites politiques et les économistes (experts) croient donc que l’ordre économique peut être manipulé. Ils oublient que chaque ordre fait système et que dans un système toutes les parties interagissent les unes avec les autres. Toucher à l’une, c’est toucher à toutes les autres, sans savoir vraiment ce que cela va donner au final. L’ordre économique est un système complexe.

Il est la conséquence des actions humaines et non de leur dessein explique Hayek dans son article de 1967 en hommage à Jacques Rueff. La conjoncture économique est pour cette raison la conséquence de millions de relations que l’on peut étudier séparément, mais qui interagissent les unes aux autres. Comme un tout intégré, le système économique ne peut pas être réduit à la somme de ses parties. Cet ordre est d’autant plus complexe qu’il est animé par des Hommes qui ont eux-mêmes un esprit complexe.

C’est pourquoi la complexité de l’ordre économique est double : d’une part, parce qu’il est le résultat de millions d’interactions et, d’autre part, parce qu’il est l’interaction de millions d’esprits humains, c’est-à-dire, de millions de systèmes complexes. Dans ces conditions, son évolution est imprévisible. Il est imprévisible parce que le nombre de variables à traiter est bien trop grand pour un simple esprit humain. L’énorme quantité de données à traiter rend les experts impuissants.

L’Intelligence Artificielle ne change rien à ce diagnostic, car la connaissance utilisée par les acteurs est en grande partie tacite et aucune machine ne peut par définition les utiliser pour prévoir l’avenir et le manipuler. Mais aussi parce que les travaux les plus récents montrent que malgré les big data et les moyens techniques à notre disposition le travail de prédiction reste extrêmement aléatoire ; l’ouvrage de Pablo Jensen (Pourquoi la société ne se laisse pas mettre en équation ?), pourtant assez peu favorable aux thèses hayékienne s’en fait d’ailleurs l’écho. La troisième raison de l’imprévisible mobilise les travaux sur l’écologie et l’incapacité dans laquelle se trouve cette science à prédire l’évolution des systèmes naturels.

L’économie comme écologie

Le système économique est une forme de système écologique. Outre le fait que l’ordre social est composé d’une multitude d’esprits complexes, il est important aussi de rappeler que les prédictions, contrairement à ce qui existe en science physique, peuvent être utilisées par les acteurs eux-mêmes. C’est l’effet Oedipe. Une prévision macro-économique peut alors provoquer artificiellement une crise (anticipation auto-réalisatrice).

Si les phénomènes économiques sont imprévisibles et qu’il n’est pas possible de faire des prévisions économiques, les décideurs politiques, les élus ne peuvent pas savoir quels choix publics devraient être faits. Ils ne peuvent pas savoir si les effets de leurs choix de politiques publiques sont souhaitables. La délégation aux décideurs politiques échoue dans ces circonstances. Ni les citoyens ni les décideurs politiques ne sont capables de gouverner une grande société.

Il faut être lucide, l’État et ses Hommes n’ont pas les moyens de faire ce qu’ils promettent de faire. Le danger alors pour les démocraties est de faire croire que l’on sait faire des choses, qu’en fait on ne sait pas faire. Cette posture est celle du charlatan, rappelle Hayek lors de son discours à la remise du Nobel en 1974. Quand les experts nient les limites de leur science, ils deviennent des charlatans. Le charlatan est celui qui prétend à tort avoir des connaissances qu’il n’a pas.

Le scepticisme à l’égard de la démocratie en tant que procédure de résolution des problèmes sociaux ne doit pas être considéré comme une conséquence de l’opportunisme des politiciens, mais plutôt comme une conséquence de la complexité de l’ordre social et de la présomption de connaissance des élites.
La conséquence politique est importante, car si l’origine de l’échec des politiques économiques est l’opportunisme des agents, il suffit d’avoir les bonnes personnes au bon endroit et on aura de bonnes politiques.

Les hommes politiques pourraient prendre les bonnes décisions. Mais ils ne les prennent pas par opportunisme. Si l’échec des politiques économiques se trouve dans la complexité de l’ordre social, la conséquence est le devoir d’humilité des élites et la réduction des prérogatives des gouvernements. Les gouvernements doivent restreindre leurs actions à ce qu’ils peuvent faire ; protéger la nature polycentrique des ordres sociaux. L’anti-élitisme des mouvements populistes manque en ce sens sa cible, car ils pensent toujours que l’homme politique peut résoudre les problèmes économiques et sociaux. Ce présupposé est contredit par l’imprévisibilité des phénomènes sociaux.

  1. Liberté dans le monde 2019. La démocratie en crise. Consulté le 23 janvier 2019. https://freedomhouse.org/report/freedom-world/freedom-world-2018
  2. Facchini, François et Mickael Melki 2019. The Democratic Crisis and the Knowledge Problem, à paraître Politics & Policy, 0 (2019): 1-16. 10.1111/polp.12330 Published by Wiley Periodicals, Inc.
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  • Les démocraties libérales sont en crises, oui et non, est ce que la Turquie n’a jamais été une démocratie libérale.
    Admettons qu’elles soient en crise. Mais alors l’inconnaissance des élites gouvernantes comme explication bof.. Oui en partie certainement mais cette inconnaissance n’est pas nouvelle. Je verrai plutôt la réoraganisation du monde géopolitique et économique après la chute de l’union soviétique. Avant la chute il y avait une certaine homogénéité des démocraties et pour cause (le communisme). Depuis les démocraties s’adaptent aux changements extérieurs, en devenant notamment plus conservatrice pour faire simple.
    Juste un petit mot concernant les jeune générations moins satisfaites des démocraties : elles n’ont pas connu les guerres, ni le communisme, les trente glorieuses.. leur système de référence n’est donc pas le même.

  •  » … Les démocraties sont en crises parce que les élites gouvernantes ne possèdent pas la connaissance nécessaire à la gestion d’un ordre social complexe…  »

    Tout se décrit en une phrase, bravo !

    ( j’allais écrire ‘tout s’explique’, mais je me suis rendu compte que c’est autrement complexe)

    • Tout s’explique ou pas , elle maitrise malgre tout les foules par la propagande. Pour contoler un evenement rien de mieux que d’en etre a l’origine..ce ne sont pas des blairaux comme voudrait nous faire croire cet article.le probleme actuelle est la connaissance des populations qui ne se laissent plus berner ou bercer d’illusions ,elles deviennent actrices …et ce n’est vraiment pas bon !

      • C’est vrai, la population sent bien qu’elle en prend plein la gueule (comment pourrait il en être autrement), mais elle n’a toujours pas clairement identifié la provenance des baffes…

  • Peut-on rappeler que la démocratie représentative suppose la souverainete du peuple et des dirigeants choisis par lui? Que, par ailleurs, au niveau international, on a consacré le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes? Que ce sont ceux-là mêmes qui ont promu ces grandes idées qui les contournent avec le prétexte d’imposer leur vision de la démocratie, mais en réalité l’objectif de placer des dirigeants dociles aux idées mondialistes?
    Les démocraties occidentales sont-elles si parfaites? Leurs élections sont-elles régulières, sans présélection opaque des candidats, ni promotion médiatique discriminante en faveur de ceux qui doivent arriver au pouvoir?

    • La démocratie elle même c’est le problème, même dans une démocratie vraiment directe, une partie de la population impose ses décisions à d’autres qui ne sont pas d’accord.
      C’est le moins pire qui à été testé jusqu’a maintenant, mais très certainement pas un système viable dans l’absolu.

      • Oui, c’est vrai et c’est seulement l’acceptation de la règle de la majorité par tous (avec l’espoir que cette majorité change dans le temps) qui peut faire tenir ce système.
        Le problème actuel est plus grave: c’est une minorité qui prend la plupart des décisions, ceux « qui se portent forts pour la majorité » comme l’indiquait déjà Tocqueville.

      • @Chk: On voit rarement une majorité homogène se constituer. Au contraire, la majorité est hétérogène et donc la plus susceptible de tenir compte des besoins des « autres ».
        Bien sûr, faut-il une notion de représentativité qui ne soit pas une escroquerie et une diffusion des idées qui dépasse la narrative médiatique, le tout dans un cadre de droits et devoirs acceptés.
        Ce qui n’est plus le cas dans le « bloc libéral », pour qui la nation ne signifie plus grand chose, les traités sont supérieurs aux lois nationales, etc.

  • Article intéressant mais qui oublie une variable importante dans l’équation politique : les élites…. n’en sont pas. Le système attire les pires. Utiliser le mot élite pour parler de Ségolène Royal, de Nicolas Sarkozy, de patapouf Hollande ou d’Emmanuel Macron, c’est commettre une erreur qui va au delà du simple agacement sémantique. Aucun, aucun homme politique ayant du pouvoir en France ne mérite le qualificatif d’élite, ni intellectuellement, ni moralement.
    Nous sommes gouvernés par une clique pas par une élite. Le système attire et favorise les pires (menteurs, cyniques, voyous, malhonnêtes, irresponsables..). Voyez les diatribes d’un Melenchon ou le dernier sketch de Ségolène Royal chez Bourdin.
    Par contre, cet article peut donner un début de réponse à la question : pourquoi le système attire les pires ? Si on considère que les hommes politiques n’ont aucun pouvoir (aucune prise) sur le monde, si on considère qu’ils s’en rendent compte rapidement après le début de leur carrière (à la fin de la période simple à vivre du simple militantisme), alors tout devient plus cohérent : les idéalistes ou/et les honnêtes quittent la carrière désabusés par leur impuissance, les pourritures à la Ségo, Mélenchon, Bertrand, Hidalgo, Le Pen restent et prospèrent sur le malentendu qui devient (est devenu) un mensonge : celui de l’efficacité (et de la réalité) de l’action politique.

  • La crise des démocraties :
    – refus quasi général de la démocratie directe, refus d’appliquer les résultats des rares référendums, mépris des textes constitutionnels
    – bureaucraties internationales non élues, élitisme technocratique revendiqué, négation des nations et de la souveraineté des peuples
    – pactes internationaux négociés supérieurs aux lois nationales votées
    – pouvoirs exécutifs et législatifs sans représentativité (abstention majoritaire, dictatures de minorités)
    – pouvoirs judiciaires politisés hors de contrôle démocratique
    – médias discrédités générant des fake news
    – sciences discréditées par leur politisation
    – lobbyisme d’ONG prétendument indépendantes mais financées par certains Etats (d’ailleurs, freedomhouse.org est l’une d’entre elles, financée à plus des deux-tiers par le gouvernement US et l’UE)
    – manipulations monétaires favorisant des politiques publiques qui ne pourraient être appliquées sans manipulation
    – idéologie mondialiste, RCA, pensée unique
    – liberté d’expression réduite, menacée

  • Donald Trump ne menace en rien la démocratie américaine, en danger par le refus des démocrates d’en accepter les règles. Ils refusent de l’accepter comme président et leur idéologie politiquement correct rejette la démocratie en niant toute légitimité à ceux qui ne s’y plient pas! C’est la gauche qui est liberticide comme d’habitude.

  • On pourrait aussi résumer -caricaturer?- cela en citant le théorème de Madelin: si vous hésitez entre le machiavélisme et la connerie, choisissez toujours la connerie.
    Ceci dit, je souscrit à l’avis de Ludloc: nos « élites » sont en fait des démagogues, sans foi ni loi (nécessaire pour arriver en haut de la pyramide), globalement sans culture, s’appuyant sur des conseillers, pas beaucoup plus compétents, qui leur disent ce qu’ils ont envie d’entendre. A démagogue, démagogue et demi.

    • Vous avez tout à fait raison. Il suffit d’étudier l’histoire de l’humanité depuis 10.000 ans pour en tirer cette conclusion évidente. La calamité sur terre ce sont les politiciens!

    • Il y a eu un glissement de sens du mot « élitisme » sous l’influence anglo-saxonne comme d’habitude. Autrefois c’était la référence flatteuse à une classe hypercompétente, aujourd’hui c’est la référence péjorative à une simple aristocratie de l’influence sans autre qualification que la popularité ou la fortune.
      Il serait moins ambigu de parler de « compétence », une qualité devenue singulièrement absente de la classe dirigeante.
      Si on consultait des têtes bien faites, bien sélectionnées et bien formées de la trempe du sus-mentionné Rueff, on ne serait pas sous l’emprise d’un ramassis de charlatans qui nous inondent de billevesées ruineuses (flagellez-vous vils capitalistes d’avoir fait cuire la planète ?).
      A cause de l’excès de démocratisme, il n’y a plus de pilote dans l’avion.

  • Un petit dicton de Confucius:
    « Quand les mots changent de sens, les royaumes deviennent ingouvernables. »

  • Charles attend, il n’y a que des charlatans chez les polytocards 😉

  • Citation de Confucius:
    « Quand les mots changent de sens, les royaumes deviennent ingouvernables »

  • J’ai l’analyse inverse : les « élites » sont le danger totalitaire et les « populistes » sont la réponse démocratique aux demandes des peuples.

    Ce sont les élites qui font payer des sommes folles en prétextant des protection sociale et ce sont les mêmes qui par clientélisme politique entendent donner ces sommes à de plus en plus de bénéficiaires qui ne contribuent pas et ne contribueront jamais.

    Sans surprise, les protections s’étiolent, les coûts s’envolent et quand le peuple qui paie gronde les « élites » usent et abusent de censure et de coercition. Les « populistes » eux écoutent et répondent aux demandes du peuple, c’est la base de la démocratie.

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