Ces réformes qui finissent en gouffres financiers inutiles

Quand l'Etat lance des réformes, il fait de grands moulinets de bras et s'étale de tout son long avec fracas et une facture finale particulièrement salée.
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Ces réformes qui finissent en gouffres financiers inutiles

Publié le 4 octobre 2019
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En France, la politique est cette pratique sportive qui consiste à agiter énormément les membres supérieurs, les labiales et les maxillaires pour faire croire à une action concrète, tout en poussant discrètement l’une ou l’autre idée dont l’impact sera, au mieux, à peu près nul ou, au pire, suffisamment catastrophique pour alourdir encore un peu plus les finances publiques. Et tout le monde s’en fiche. Mais parfois, des petits malins arrêtent de battre des bras et, frappés d’une lucidité fugace, cherchent alors à connaître le bilan des agitations précédentes.

Et là, c’est le drame.

Récemment, ce sont deux (oui, deux) initiatives gouvernementales qui ont eu l’incroyable privilège d’être enfin confrontées à leur bilan. Rassurez-vous cependant : nous sommes en France et ce n’est pas parce que, tous comptes faits, les bilans en question sont mauvais (voire carrément désastreux) qu’une décision de repli stratégique ou qu’une tentative d’en tirer un enseignement quelconque seront pris. Non, décidément, ce n’est pas parce qu’une, deux, dix-huit ou des centaines d’erreurs coûteuses ont été commises qu’il faudrait profiter de ce bilan pour tenter de les corriger.

Néanmoins, saluons l’effort qui fut fait dans notre timide presse nationale pour évoquer rapidement ces deux sujets douloureux, avant de s’attarder lourdement aux oraisons funèbres d’un ancien locataire de l’Élysée (d’autant plus lourdement qu’une autre catastrophe, industrielle celle-ci, venait gâcher la fête noircir le tableau agacer les rédactions).

Ainsi donc, on découvrait une étude indépendante semblant montrer de façon peu ambiguë que l’instauration des limitations de vitesses à 80km/h sur certaines départementales auraient eu un impact beaucoup plus faible que prévu.

Alors que les membres du gouvernement fanfaronnaient sur les plateaux télé en affirmant que la mesure, assez mal accueillie des Français, avait pourtant permis de sauver plus de 200 vies entre juillet 2018 et juin de cette année, le rapport du Comité indépendant d’évaluation (CIE) n’en trouve, lui, que 39. Si ces 39 vies sont évidemment une vraie bénédiction pour ceux qu’elles concernent directement, on est cependant bien loin des chiffres gouvernementaux, ce qui s’expliquerait par une méthode assez différente de prise en compte des morts et des blessés.

Au-delà de l’inévitable bataille sur ces chiffres que beaucoup, au gouvernement, contesteront sans doute, d’autres aspects sont évoqués dans le rapport qu’il sera plus compliqué de contester aussi : pour le Comité, ces nouvelles limitations entraînent perte de temps et difficultés supplémentaires de circulation dont la facture totale tournerait à présent autour de 2,65 milliards d’euros.

Dans un pays qui sort de plusieurs mois de troubles intestins, à la dette galopante, aux déficits budgétaires chroniques et dont les contribuables sont particulièrement mis à contribution, que ce soit via les impôts ou via les pompes à essence, voilà un calcul qui devrait interpeller et, en temps normal, déclencher quelques crises d’urticaire chez ceux qui paient.

Mais, comme je le disais précédemment, on est en France et ce genre de constat n’entraîne au mieux qu’un petit haussement d’épaule désabusé.

Épaules qui seront à nouveau haussées lorsqu’on prend connaissance d’un nouveau rapport de la Cour des comptes, cette fois sur la réforme territoriale qui a amené la refonte des régions sous le quinquennat Hollande, amenant leur nombre en métropole de 22 à 12.

Là encore, le bilan est désastreux : cette fusion de régions se traduit essentiellement par un immense gâchis, avec à la clé un surcoût en matière de dépenses de personnel et une vaste reconduction des (mauvais) modes de gestion existants.

Ainsi, alors que le but affiché de la réforme était une économie chiffrée par le secrétaire d’État à la Réforme territoriale de l’époque, André Vallini, à 10 milliards d’euros à moyen terme, il apparaît à présent que cette réforme loupe complètement son objectif. Pour les magistrats de la Cour,

« Les gains d’efficience visés par ces réformes restent aujourd’hui limités en raison de la reconduction, dans la majorité des cas, des modes de gestion préexistants. Au contraire, des surcoûts sont identifiés, notamment en termes de rémunération des personnels administratifs et d’indemnités des élus. »

Multiplication des sites au lieu de concentration, doublons qui n’ont pas été éliminés, frais de structures supplémentaires, le bilan est désastreux et tout indique que les efforts qui auraient dû être menés pour réduire les infrastructures et les personnels n’ont pas été faits. Au contraire, les dépenses de personnel ont fortement augmenté :

« Globalement, en l’absence d’une politique volontariste de réduction des effectifs, en 2021 les dépenses annuelles supplémentaires en matière de régime indemnitaire des régions fusionnées représenteront entre 49,35 millions d’euros et 53,35 millions d’euros par rapport à la situation de 2016 »

En somme, une réforme que personne ne réclamait, qui a été propulsée n’importe comment par n’importe qui François Hollande alors qu’on pouvait fort bien s’en passer a abouti, à la surprise générale, à une énième gabegie et l’inverse de l’effet recherché.

Cependant, le point important de ces deux exemples n’est même pas le bilan franchement mauvais qu’on commence tout juste à déceler, mais bien le fait, indéniable, que la misérable foirade était prévisible dans les deux cas dès le départ ; avant même que ces deux modifications ne soient effectives sur le terrain, on savait que les résultats ne seraient pas au rendez-vous et que des sommes colossales d’argent du contribuables partiraient au drain.

Comme pour la route solaire dont l’échec était prévisible, prévu et inéluctable, l’instauration du 80km/h et la « réforme » des régions étaient toutes les deux vouées à l’échec coûteux.

J’en veux pour preuve les nombreux articles qui ont émaillé la chronique, tant du côté de ces limitations de vitesse contre-productives et environnementalement idiotes, que pour cette pseudo-réforme territoriale menée n’importe comment, dont on savait dès sa mise sur la table qu’elle serait de plus en plus coûteuse.

Mais peu importe les trajectoires catastrophiques et l’échec certain : l’une et l’autre mesures furent prises et mises en place, démontrant à qui en aurait encore besoin ce que l’État français est réellement capable de faire : à peu près rien de bien, obtenir son contraire et le tout pour une facture totale absolument démente.

Devant ce constat, il serait grand temps que nos gouvernants arrêtent enfin de faire. Transformant tout ce qu’ils touchent en déficits, dettes et autres catastrophes, il devient urgent de s’assurer que leurs idées restent confortablement installées au chaud dans leurs têtes où elles ne manqueront jamais d’espace pour s’égayer et que jamais elles ne deviennent réalité tant cela se traduit systématiquement par des dérapages aussi prévisibles que coûteux.

En outre, il est plus que temps de noter qu’on évalue toujours les politiciens aux intentions mais jamais à leurs résultats.

C’est très regrettable.

S’il venait au peuple la fantaisie de le faire, à peu près la totalité de ces politiciens serait démise de ses fonctions et satellisée en orbite géostationnaire à coups de pied au derche tant leurs résultats démontrent leur manque chronique de courage, de compétence, de lucidité et de responsabilité.


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  • J’hésite entre théâtre et cirque pour le bal que nos tocards de la clique mènent.
    Entre être et paraître, la clique a fait son choix. Elle est nue, mais fait comme si elle était bien habillée.
    La seule question, est quand le peuple va-t-il s’en apercevoir et se payer leur tronche OUVERTEMENT ❓

  • C’est le résultat de la bêtise humaine! Jamais les électeurs ne se préoccupent des résultats, ni même des programmes. Ils votent comme des veaux, soit pour la gauche, soit pour la droite, ou encore sur la gueule d’un Macron dont ils ne savaient strictement rien, et bien sûr sans lire son bouquin où il se révélait.

    • La bêtise n’est pas la seule responsable . Le verrouillage par le biais des 500 signatures n’a pas d’autre but que d’assurer la survie du système et de ceux qui en vivent . Pas évident dans ces conditions de virer ces clowns . Quant à notre dernière catastrophe elyséenne, que pouvait-on attendre d’un ministre de fanfan la lune, à part pire que lui?

    • Quand la majorité d’une population ne paie pas d’impôts et qu’une partie (les fonctionnaires) de ceux qui en paient, vivent en fait de l’imposition et taxation des autres, pourquoi voulez-vous que cela change?
      Cela râlera un peu quand la pression sera trop forte ce qui sera calmé rapidement en accordant une prébende supplémentaire (payée par les autres ou via la dette) à ceux qui râlent le plus fort.
      Ce système peut durer encore très longtemps. Et s’il s’écroule, ce sera « forcement » du fait du turbolibéralisme et de la Finance apatride car nos jeunes sont bien conditionnés par l’Ednat, soyez sans crainte! Pour les peu nombreux qui échappent à ce conditionnement, il y en a encore moins qui seront restés en France…

      • vu qu’il est financé que par la dette, la remontée des taux suffira sans doute à le faire plonger.

        • « la remontée des taux ». N’y comptez pas trop. Il semble qu’une fois les taux en territoire négatif? il est très difficle pour ne pas dire impossible de les remonter sans créer la panique et une crise puissance 10.

          • Le problème, c’est qu’une fois les taux sans risque négatifs, ça veut dire qu’il faut prendre de gros risques pour obtenir un rendement positif. Et on ne peut pas éternellement prendre de gros risques sans qu’ils se concrétisent non plus… C’est donc le choix entre la panique et la catastrophe, on peut lutter contre la première, mais la seconde survient quoi qu’on fasse.

            • Je veux vous rassurer, je suis prêt accepter tous les milliards de la planète a taux négatifs pour soulager les cons qui se plaignent de leur trop de fric, Inutile de me faire un virement vous me dites ou ramasser ma B A j’arrive avec un break et ma remorque !

              • Assureur est un métier qui ne s’improvise pas. Accepter l’argent qu’on vous prête à taux négatif, c’est jouer l’assureur sur ces sommes, que vous vous engagez donc à rendre, moins la prime, en cas de sinistre. Si les assurés acceptent de vous payer une prime élevée (un taux fortement négatif), c’est qu’ils ont estimé a) que le sinistre était bien plus probable et b) que vous seriez bien au rendez-vous, avec votre break et votre remorque, pour les indemniser ce jour-là…

    • Et il y a aussi des veaux conscients de leur avenir de merde. Qui votent n’importe quoi pour se donner une forme humaine. C’est compliqué d’être un sur-homme. Ceux ci sont détestés en France. Le riche, le beau, l’intelligent sont des choses qui font peur. En France il faut du pauvre, du petit, du moche, du stupide. Le tout dans l’égalité de la République qui ne veut que notre BIEN. Ce pays est pathétique.

  • Pour les 80 km/h si il y a moins d’accidents c’est qu’il y a moins de permis et que la voiture étant un luxe l’on préfère rester à la maison. C’est classique d’un effet de seuil. C’est pour cela qu’ils augmentent doucement le prix des cigarettes par exemple. Mais force est de constater qu’en France l’on dépasse les tolérances psychologiques dans n’importe quel domaine. Des impôts en passant par notre assiette, jusqu’à notre tombe. Faudra bien que cela s’arrête (à notre mort)…

    • Heureusement le nombre des morts dans les hôpitaux du a l’hospitalisation, 3.5 fois plus nombreux que sur la route continue de croitre grâce aux migrants et l’AME. C’est bon pour l’équilibre des retraites !

  • J’adore le dernier gif, bien que j’ai du mal à me mettre dans le contexte. Ceci dit cela serait probablement une expérience plus agréable que celle de vivre en France.

  • Après ce n’est pas grave, nos politiciens sont courageux: ils assument!

  • « … il est plus que temps de noter qu’on évalue toujours les politiciens aux intentions mais jamais à leurs résultats. »
    Tout est dit !
    Malheureusement, le français moyen n’a pas la compétence intellectuelle pour avoir ce raisonnement, car il se fit à ce que disent les médias…

  • Une de mes amies m’a fort justement fait remarquer que les Français compétents sont principalement dans les entreprises privées, ou chez les indépendants : en effet, il faut être vraiment bon pour arriver à faire tourner une boîte en France, en luttant au quotidien contre les normes, réglementations, taxes, toutes plus débiles les unes que les autres.
    Moralité : pour la politique, il ne reste plus que des incompétents pour faire le job ! Donc il ne faut pas s’étonner de la médiocrité de notre classe politique… Comme en plus ils sont avides de « se servir » de l’Etat plutôt que de « servir » l’Etat, cela conduit à la situation extrêmement bien décrite par notre seigneur Seize 🙂

  • la route solaire n’est pas un echec, c’est une route et elle est solaire..

    quand ségolène fut choisie comme ministre de l’environnement des journalistes louèrent son « activisme » en matière d’environnement…

  • @Sigisbert et Papizou
    Contrat de responsabilité à élaborer avec le peuple –
    – leur faire signer un contrat avant élection = buts précis – coùt – gain.
    – bilan annuel (comme dans une entreprise) = quitte ou double !
    – si bilan négatif l’élu rembourse le déficit. Et est condamné à ne plus jamais se représenter.
    FIN des sinécures politiques –
    Soit l’Ena enseigne la vraie économie, ses mécanismes et ses conséquences, soit l’Ena cesse ses activités de formation d’incapables hors sol !
    (oui il faut rêver pour continuer à supporter la vie !)
    Bravo et merci à H16 pour ses analyses justes saupoudrées du zest d’ironie indispensable.

  • 2 milliards de dettes ? C’est le tiers de la réalité, les 2 autres tiers sont les engagements de l’état pour garantir et payer les retraites des fonctions publics sans aucun versement mais uniquement sur les impôts futurs. A moins que la réforme des retraites cache la partie immergée de l’Iceberg en, comme d’habitude, pillant les retraités du privé

  • Petite précision. La reforme des régions a été décidée sur un coin de table a la fin d’un repas bien arrosé comme solution pour éviter que le FN ne remporte une Région.
    Absolument strictement rien d’autre.
    Les habillages « Economiques » , ‘Européens » d’harmonisation, et d’écolonomies, etc ont été imaginé et créé après coup pour vendre le projet. Souvenez vous dans un premier découpage approuvé par Hollandouille, une région allait du sud de la haute marne au cap Gris nez , De Dijon a Bruges pour globaliser. Preuve qu’il n’y avait pas la moindre trace de bons sens et d’intelligence dans cette soit disant reforme.

    • Il y a une autre raison, peu divulguée mais assez plausible :
      notre petit Hollande voulait offrir à son ancienne maîtresse un cadeau digne d’elle, en l’occurrence une région digne d’elle dans laquelle elle pourrait(?) être élue de nouveau présidente : la région formée par l’ancienne région Poitou-Charente à laquelle il avait gentiment ajouté l’Aquitaine et le Limousin. Quel chou cet homme-là !

  • Et à part critiquer, vous faites quoi de constructif dans la vie ?

    Je ne prendrai qu’un minuscule exemple : le 80 km/h.
    C’ est une excellente mesure qui ne peut qu’avoir des effets positifs : sur les risques de collisions avec des humains ou des animaux, sur la consommation à la pompe donc l’ état du porte-monnaie, sur le trou de la sécu , sur la pollution…
    A condition, ça coule de source, que le citoyen soit un minimum discipliné et respectueux des règles de société établies .
    Ah mais oui, nous sommes en France donc on n’ existe que si on critique, dénie, pleurniche, râle.

    Donc ok la grande œuvre des régions de HollandeValls est une entourloupe mais de là à TOUT dénigrer… ce n’ est pas avec cet état d’ esprit qu’ on avancera.

    Les ya ka fo kon sont rarement aux commandes, contrairement à ceux qu’ils critiquent. Ceci expliquant cela.

    • Moi, de constructif, je produis ce que les abrutis qui prétendent régenter notre vie gaspillent.
      Ceci dit, on a un rapport sur le 80 km/h qui semble sérieux argumenté foisonnant de données et vous croyez qu’avec 3 lignes sans la moindre argumentation autre que votre aplomb de cuistre vous allez impressionner ?

    • Si c’est bénéfique le 80, alors passer à 70 km/h aurait encore plus bénéfique.

    • Donc les allemands avec les 2/3 de leur réseau autoroutier en vitesse libre et leur 90 sur route sont les inconscients doublés d’irresponsables? 🙂

  • Cher h16,
    J’en ai un peu marre d’être d’accord avec vous, moi, et la plupart des gens qui réagissent à vos articles et qui vous lisent…
    Qu’est ce qu’on peut faire pour changer ce merdier insondable en un truc qui fonctionne?
    créer un groupe politique? Un Think tank?
    Le Directeur en est tout désigné (vous, en l’occurrence…)
    Mais sérieusement faut qu’un truc se passe… : (

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