Viande : des contre-indications plus politiques que médicales ?

On nous le répète en boucle : la consommation de viande peut nuire gravement à notre santé. Si l’on en croit une nouvelle étude, ce n’est pas tant la recherche médicale qui le dit que le principe de précaution et l’urgence climatique.

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Viande : des contre-indications plus politiques que médicales ?

Publié le 3 octobre 2019
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Par Nathalie MP.

Vous en avez certainement entendu parler : notre stupide propension bourgeoise à consommer de la viande rouge et de la charcuterie est très mauvaise pour le bien-être animal, très mauvaise pour le climat et très mauvaise pour l’environnement. Elle témoigne d’un détestable esprit « spéciste » et d’une insouciance pour les choses de la nature qui mettent illico les végans en rogne et Greta en transe.

Par bonheur, si j’ose dire, elle est également très mauvaise pour la santé. Il y a donc tout lieu d’espérer que même si les vaches et la planète nous indiffèrent, nous serons néanmoins attentifs à réduire notre consommation dans notre propre intérêt, pour le plus grand bonheur de Greta Thunberg et ses amis.

Pour le plus grand bonheur du think tank socialiste Terra Nova par exemple qui, en novembre 2017, faisait campagne pour la mise en place de « politiques publiques de grande échelle » afin d’obtenir d’ici 20 ans :

« un nouvel équilibre entre nos traditions alimentaires, nos exigences sanitaires, nos impératifs environnementaux et nos intérêts économiques. »

En clair, il s’agirait de diviser notre consommation de viande (et d’œufs et de produits laitiers) par deux d’ici 20 ans, ce qui revient à inverser le rapport actuel1 entre protéines végétales et animales dans la composition de notre alimentation. Levier d’action : les cantines scolaires qui deviendraient un « vecteur d’acclimatation d’un régime plus végétal » via la proposition systématique d’un repas alternatif végétarien et l’instauration d’un jour végétarien par semaine.

Consensus sur la nocivité de la viande

Au bout du compte, peu importe les raisons retenues par le consommateur – santé, climat, environnement, anti-spécisme – le consensus sur la nocivité de la viande semble aujourd’hui bien établi et tout le monde est content !

Ou plutôt, tout le monde était content jusqu’à mardi 1er octobre dernier, jour où la revue américaine Annals of Internal Medecine est venue chambouler de fond en comble les recommandations médicales sur la consommation de viande rouge et de charcuterie.

Avec un manque d’égards inexpiable pour les dizaines d’études réalisées auparavant qui toutes recommandent d’en limiter la consommation pour prévenir les cancers colorectaux, le diabète et les maladies cardio-vasculaire, la nouvelle étude publiée dans ses pages préconise que les adultes (18 ans et plus) n’altèrent en rien leur consommation actuelle de viande rouge et de charcuterie, soit une moyenne de trois à quatre fois par semaine en Europe et en Amérique du Nord.

Coup de tonnerre chez les ONG de lutte contre le cancer, les experts de santé publique et les nutritionnistes les plus en vue qui se sont empressés de dénoncer des conclusions « irresponsables ». De fait, si l’étude en question est le moins du monde fondée, elle élimine brutalement le facteur santé des raisons de baisser significativement sa consommation de viande.

Or en 2015, l’agence cancer (CIRC) de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé la charcuterie dans sa catégorie 1 des « cancérogènes » pour l’Homme (comme le tabac et l’amiante) et la viande rouge dans sa catégorie 2A des « cancérogènes probables » (comme le glyphosate).

L’affaire semble donc réglée : la nouvelle étude est fantaisiste ; à oublier.

Une étude qui gêne beaucoup de monde

Mais ce serait aller un peu vite en besogne. D’une part parce que la note de l’OMS sur les viandes n’est pas follement affirmative sur l’ampleur du risque et sur la causalité effective entre consommation de viande et l’apparition de cancers ; et d’autre part parce que les critiques virulentes soulevées contre la nouvelle étude concernent fort peu voire pas du tout sa dimension scientifique.

S’agissant de sa classification2 des cancérogènes, l’OMS explique :

« La viande transformée a été classée dans la même catégorie que d’autres agents, causes de cancer, comme le tabagisme et l’amiante (Groupe 1 du CIRC, cancérogène pour l’homme), mais cela ne signifie pas pour autant qu’ils sont tous aussi dangereux. Les classifications du CIRC décrivent la force des données scientifiques sur un agent comme étant une cause de cancer, mais n’évaluent pas le niveau du risque. »

Quant à la viande rouge, sa consommation « n’a pas encore été établie comme cause de cancer ». L’OMS observe des « associations » mais la causalité n’est pas prouvée.

C’est précisément ce que dénoncent les auteurs de la nouvelle étude après avoir passé en revue des dizaines d’études disponibles sur le sujet – non sans avoir été soumis préalablement à de stricts critères de transparence afin d’écarter tout soupçon de conflit d’intérêt ou de lobbying et non sans avoir averti qu’ils écartaient du champ de l’étude les aspects bien-être animal et changement climatique pour s’en tenir aux effets directs sur la santé.

Conclusion simple et lapidaire, les recommandations actuelles de réduction de la consommation de viande rouge et de charcuterie n’apportent que :

« de très faibles réductions de risque pour le cancer, les maladies du cœur et le diabète, et en outre, les preuves sont incertaines. »

Dès lors, les auteurs considèrent que les recommandations nutritionnelles en vigueur ne sont pas assez personnalisées, qu’elles s’attachent davantage aux bénéfices globaux sur une population qu’aux bénéfices particuliers pour telle ou telle personne et qu’elles ne soulignent pas suffisamment combien le risque absolu est faible.

De tels propos ne pouvaient laisser indifférent.

Certains chercheurs réalisent non sans tristesse à quel point « après toutes ces années et des millions de participants à des études, nous n’en savons toujours pas beaucoup » (cas de Kevin McConway, professeur émérite de statistiques à l’Open University).

Sans remettre en cause les résultats statistiques et la rigueur de l’étude, d’autres chercheurs – comme Tim Key, sous-directeur de l’unité d’épidémiologie du cancer à Oxford, par exemple – persistent à penser que même si le risque de cancer colorectal lié à la charcuterie est faible, il n’est pas négligeable au niveau d’une population – approche globale que les auteurs de l’étude cherchent justement à conjurer.

Dans l’ensemble, même si la levée de boucliers est forte, personne ne songe à taxer l’étude de lacunes méthodologiques ou scientifiques. Ce serait même tout le contraire ! – et c’est là que l’affaire prend un tour des plus sombrement révélateurs sur la façon dont certains scientifiques abordent la science aujourd’hui.

Une étude sur la viande dans la tourmente politique

Comme l’écrit Marion Nestle, professeur émérite de nutrition à l’Université de New York, dans son blog :

« The authors took a strictly science-based approach to a problem strongly affected by social, economic, and political factors and values. »
Les auteurs ont adopté une approche strictement scientifique pour répondre à un problème fortement influencé par des facteurs et des valeurs d’ordre social, économique et politique.

« They excluded studies of environmental impact. » Ils ont exclu les études de l’impact environnemental (de la consommation de viande).

Autrement dit, elle reproche aux auteurs de s’en être tenus à une évaluation des risques directs de la consommation de viande rouge et de charcuterie pour la santé, d’avoir fait ce qu’ils ont dit qu’ils allaient faire, en quelque sorte, et de n’avoir pas suffisamment politisé leur étude !

Une critique partagée par les chercheurs de l’École de santé publique de Harvard.

Il est vrai qu’ils pointent d’abord un problème technique à propos de la méthode GRADE retenue pour réaliser l’étude : développée originellement pour évaluer des risques associés aux médicaments, elle ne serait pas pertinente lorsqu’on s’intéresse à l’alimentation, au mode de vie et à l’environnement. Elle fait cependant partie des méthodes citées par l’OMS lorsqu’il est question de faire une revue des études portant sur des sujets de nutrition.

Mais il semblerait de toute façon que ce point soit parfaitement secondaire, car lorsqu’on en vient à demander : « En résumé, quels sont les principaux problèmes de ces nouvelles recommandations concernant la viande rouge et la charcuterie ? », il n’en est plus question (voir document ci-dessous) :

 

D’après ce document, l’École de santé publique de Harvard part du principe qu’une recommandation nutritionnelle qui dit que les adultes peuvent continuer leur consommation de viande habituelle revient à encourager la consommation de viande, d’où leur critique d’irresponsabilité (paragraphe 1).

À partir de là, non seulement ils regrettent que le principe de précaution ne prévale pas « même s’il existe de l’incertitude sur la qualité des preuves » (paragraphe 2), mais ils déplorent également que l’étude n’ait pas intégré l’impact écologique dans ses recommandations « parce que le changement climatique et les dégradations environnementales ont de sérieux effets sur la santé humaine » (paragraphe 3).

À lire tout ceci, on a franchement l’impression que le principal problème « sanitaire » de la viande n’est pas de provoquer cancer colorectal, diabète et maladies cardio-vasculaires – et apparemment, ce risque est faible – mais de faire partie des facteurs à éliminer dans une pure perspective environnementale et climatique, quitte à utiliser exagérément son impact négatif direct sur la santé pour convaincre vite et bien.

Le principe de précaution et la notion d’urgence climatique tombent à pic pour pousser massivement les gens vers des comportements politiquement et écologiquement corrects tels que l’abandon de la viande dans l’alimentation même si rien de bien sérieux sur le plan médical ne vient corroborer cet activisme.

Encore un exemple de controverse plus idéologique que scientifique qui devrait « nous inspirer quelques appréhensions sur la façon dont le prestige de la science peut être utilisé » pour reprendre les termes de Hayek dans son discours de réception du Prix Nobel en 1974 à propos du rapport du Club de Rome sur Les limites de la croissance.

  1. Composition actuelle : 2/3 de protéines animales et 1/3 de protéines végétales.
  2. Anecdote : à une époque, le café était rangé dans la catégorie 2B (cancérogène possible). En 2016, l’OMS l’en a sorti faute de preuve, mais elle a rajouté les boissons consommées à une température supérieure à 65 °C dans la catégorie 2A des cancérogènes probables.
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  • Bonjour
    Cette affaire est symptomatique de notre époque où on voit que le réchauffisme a contaminé tout et même une spécialité scientifique qui n’a pas de rapport avec le climat se permet de tordre la réalité. Tout maintenant se voit à travers le prisme climatique, et la machine d’emballe, on ment, des scientifiques mentent, mais pour notre bien.

    • ils ne mentent pas la majeure partie du temps, ils omettent, ils suggèrent, ils ne disent pas qu’ils donnent leur avis.
      on DOIT rappeler que dans un monde normal les scientifiques devraient remettre à leur place les foules qui défilent derrière des pancartes, « il faut croire les scientifiques. »…justement , non..

    • Ils mentent un peu, mais disent surtout ce que celui les paye veut entendre. Comme les journalistes…

    • L’épisode d’hystérie climatique qui prendra bientôt fin aura au moins permis de repérer les vrais scientifiques des charlatans. Cela permettra de faire le ménage le moment venu. Constat identique chez les politiciens et les journalistes.

      • Je vous trouve très optimiste. Ces charlatans et politiciens sont comme la mauvaise herbe. Très difficile (voire impossible) à éradiquer.

      • Vous vous voyez Juge du Tribunal populaire lorsque l’heure de la Purge sera venue ? Vos paroles pourraient être dans la bouche de n’importe quel révolutionnaire communiste prêt à pendre les bourgeois, la classe dirigeante et les traitres à la nation et au peuple.
        Vous tenez des petites fiches sur tout ce petit monde ?

        • Lorsque des scientifiques trahissent la science pour être dans la norme politique, ce ne sont plus des scientifiques!

        • On ne peut pas prétendre changer de force le mode de vie de ses contemporains, imposer l’homme nouveau, et croire que ça va bien se passer. Arrive toujours un moment où il faut assumer ses fautes.

          La différence avec les criminels communistes, nombre d’entre eux étant recyclés chez les verdâtres, c’est que leurs victimes n’ont pas de prétention. Elles ne demandent rien à personne. Elles sont innocentes.

        • Mais certains ont déjà été punis pour avoir simplement posé des questions…

        • Ils ne seront pas pendus, ils devront juste gagner leur pain comme tout le monde au lieu de vivre comme des parasites.

        • Ces gens étant pour la grande majorité payés par nos impôts (impôt non consenti, au passage), il est normal qu’un jour, leur soient demandés des comptes. Pas pour les expédier ad patres, mais pour les virer de leur poste fonctionnarisé – et pour les élus, pour les remercier.

    • Personne ne ment. C’est un problème d’interprétation. La viande n’a aucune plus value diététique au delà de 3 à 4 fois par semaine. Quant aux effets nocifs, ils viennent surtout du mode de cuisson, des graisses saturées qui les accompagnent, et sauces effectivement cancérigènes, et trop salées. D’où l’idée d’en manger moins, de meilleure qualité, et pas trop grasse ni cramée !

      • Eh bien justement, c’est mentir par omission, au moins, que de ne pas parler du mode de cuisson, si tant est que ce soit le problème.
        Quant à votre affirmation selon laquelle « La viande n’a aucune plus-value diététique au delà de 3 à 4 fois par semaine », ne croyez-vous pas que ce soit un raccourci ; les besoins étant différents selon les gens, en particulier en fonction de l’activité physique des gens ?

      • On s’en fout, on se fait plaisir ! Après les culs serrés qui nous ont pourri la vie durant des siècles, on a maintenant les pylores serrés qui veulent régir notre alimentation. Sont pénibles, mais pénibles.

  • en fait , il n’y a rien de nouveau..

    établir la preuve qu’un produit est cancérogène sans donner de risque n’a que peut d’intérêt..

    et même donner un risque à des gens sans expliquer est trompeur.. si vous augmentez significativement le risque de développer un cancer extrêmement rare… ça signifie que vous acheter deux tickets de loto par semaine au lieu d’un…en pratique..un être humain ne voit rien.: vous ne gagnerez pas au loto. ça a un effet sur un population…
    en pratique si votre frère jumeaux s’abstient de manger de la viande, toute sa vie!,et vous non..
    la probabilité qu’il meure avant vous est proche de 50%.
    ça revient à dire que s’abstenir de manger de la viande n’est pas le meilleur moyen d’éviter une mort précoce..

    mais pour générer la grande peur de tout..c’est efficace..

    il ne faut pas s’y tromper quand un effet requiert des études épidémiologiques sur de vastes populations pur être détecté c’est en général sans interet pour un individu..ça concerne les assureurs par exemple… ou l’etat quand il veut jouer à l »assureur..

    quantifier.. et ensuite décider..

    quand un risque est connu et qu’il concerne un effet subi comme le tabagisme passif, , il faut pourvoir trancher si il y a lieu de légiférer, à vrai dire c’est essentiellement affaire de moeurs et d’^ère du temps. l’avis des scientifique est secondaire. il ne concerne que l’étape précédente, la quantification. les scientifiques qui affirment que c’est la science qui « prouve » qu’il faille prendre telle ou telle mesure d’ interdiction mentent , souvent par omission certes . Quand d’un autre coté , un risque concerne un effet du à un comportement accepté , tabagisme alcoolisme, drogue, alimentation…légiférer est inacceptable. c’est réduire individu à l’etat de bétail..

    on voit par contre que la science est politisée..ce biais est présent de façon générale chez beaucoup de scientifiques contre TOUTES les libertés individuelles.

    Et l’article met aussi en lumière le rôle politique des « simples » cantines..
    lieu désormais de promotion de toutes les lubies environnementales ..

    • 2 études épidémiologiques ont été faite qui ont constaté l’innocuité du Glyphosate, les paysans ont moins de cancers que le reste de la population, mais personne n’en tient compte!

      • ben le problème est la hiérarchie..
        quand vous avez du recul sur une substance apporter la preuve qu’elle est cancérogène dans l’absolu à partir d’expérience typiquement à forte dose ne sert pas à grand chose..
        que le glyphosate soit cancérogène n’est pas important..usage normal, pas de problème..

    • la plupart des scientifiques agissent comme des personnes lambda, sont biaisés et capables de mentir pour leur profit ou leur croyances.

  • « même si le risque de cancer colorectal lié à la charcuterie est faible, il n’est pas négligeable au niveau d’une population »

    Si je puis me permettre, tout est (effectivement) là !
    L’étude qui vient de sortir se base sur une approche individuelle du risque, alors que les précédentes se basaient sur l’approche collective.
    Je m’explique.
    Il y a des morts qui sont dénombrables. Les accidents de la route, les noyades, les cancers dus au tabac… On peut mettre un nom et une cause précise derrière chaque mort. Le cancer du poumon du au tabac est très spécifique. Et il y a un lien clair entre le fait de fumer et d’être victime d’un cancer du poumon. Lequel cancer laisse peu de chance à son hôte. On sait que un fumeur sur deux mourra d’un cancer du au tabac. Et pas forcément très vieux. C’est énorme.
    Et il y a des morts qui ne sont que ce que j’appelle une « illusion statistique ». La quantification des morts est purement statistique. C’est le cas par exemple avec la pollution atmosphérique. Il n’existe pas un cancer de la pollution atmosphérique. On a affaire là à des causes multifactorielles, des polluants variés et des mécanismes indéterminés. Et à des morts qui surviennent tard dans la vie en affectant principalement des personnes âgées déjà fragilisées.
    On ne les dénombre pas en comptant chaque année le nombre de victimes identifiées, qui sont passées par les hôpitaux ou les morgues. On les calcule.
    Je m’explique.
    Pour calculer par exemple le nombre de morts qui serait du à la pollution atmosphérique, on part de la réduction individuelle de l’espérance de vie, en l’occurrence un peu moins d’un mois. On multiplie par la population (60 millions de français). Ce qui nous fait 60 millions de mois. On ramène ça à des années. 5 millions. Et à des vies humaines : 5 millions/80 ans. Soit environ 60000 « morts ».
    Collectivement le chiffre paraît énorme. Individuellement c’est faible. Qu’est ce qu’un mois de vie en moins sur 80 ans ? Un millième !
    Voilà. Pour les morts non dénombrables, celles pour lesquelles en gros on n’a pas pu établir de lien très net entre un comportement/événement/environnement et une victime, on peut donc soit considérer la valeur collective, soit la valeur individuelle.
    Les deux sont vraies. Mais n’ont pas le même impact psychologique.

    J’ajoute que pour la viande, on agrège deux types de produits qui ne sont pas comparables. La viande rouge est définie comme cancérogène PROBABLE. La viande transformée (charcuteries par ex) comme cancérogène CERTAIN. Un certain pays du nord (Finlande ? ) a vu son taux de cancers digestifs baisser fortement après avoir incité sa population à réduire la conso de viande fumée (qui est un autre type de viande transformée). Je ne connais aucun exemple comparable sur la viande rouge.

    • « un fumeur sur deux mourra d’un cancer dû au tabac »

      Non. Un fumeur sur 2 meurt d’une maladie attribuable au tabagisme, avec une espérance de vie réduite en moyenne de 8 ans (dixit stop-tabac.ch). Notez par ailleurs le conditionnel de « attribuable ».

      Ceci dit, si vous voulez arrêter la cigarette facilement, passez à l’e-clop avec nicotine.

    • Pour calculer par exemple le nombre de morts qui serait du à la pollution atmosphérique, on part de la réduction individuelle de l’espérance de vie, en l’occurrence un peu moins d’un mois. On multiplie par la population (60 millions de français). Ce qui nous fait 60 millions de mois. On ramène ça à des années. 5 millions. Et à des vies humaines : 5 millions/80 ans. Soit environ 60000 « morts ».

      Merci pour votre exemple qui montre une énorme faute de logique (d’aucuns parleraient d’escroquerie intellectuelle) : votre calcul suppose que le risque individuel distribué sur toute une population (1 mois/personne) va se concentrer et s’additionner sur la vie entière de quelque individus. Bravoooo!!!
      C’est méconnaitre les propriétés de base de la variance en statistique.

      « Les macrons, ça ose tout, c’est même à ça qu’on les reconnait »

      • J’aurais pu effectivement parler d’escroquerie intellectuelle au lieu d’illusion statistique.
        C’est particulierement vrai pour des polluants qui en compliquant les difficultés respiratoires de certaines personnes âgées vont les faire mourir quelques semaines ou mois plus tôt. Appliquer ces cas à une population n’a aucun sens.
        D’autres polluants, comme les particules fines, pourraient au contraire générer des cancers et ôter non pas quelques semaines mais de nombreuses années de vie, comme le tabac. Mais là encore, on ne dispose pas vraiment de recul réaliste. Lorsque l’OMS s’était prononcé sur la dangerosité des PF du diesel, il s’était basé sur des études en milieu professionnel dans des atmosphères plutôt confinées. Donc probablement à des niveaux de pollution qu’on n’atteint même pas dans les couloirs du métro parisien !
        Quoiqu’il en soit, une partie de l’escroquerie (j’aime bien ce terme finalement) réside dans l’agrégation de multiples polluants qui n’ont pas les mêmes effets sur le corps humain.
        On retrouve cette agrégation stupide dans les études sur la viande, où l’on assimile viande rouge et charcuterie. Rien que cela montre que quelque chose cloche !

    • Calculer la « durée de réduction de vie » est une pure escroquerie intellectuelle.

      • pas une escroquerie , spéculation ..qu’elle soit scientifique.. c’est juste un peu plus sérieux que les spéculation de ma’me michu..

        comme les modèles climatiques.

        quand on présente des spéculations comme de la science, c’est une escroquerie intellectuelle ou un simple mensonge…

    • Moui… d’où vient le mois d’espérance de vie en moins chez ceux qui consomment de la viande ?…
      Par ailleurs, votre exemple de la Finlande qui a incité à réduire la consommation de viande fumée mélange tout : la viande en tant que telle, et sa préparation (fumage, ici)…

  • Il me semble que l’on meurt de moins en moins souvent d’un cancer alors que chacun fasse ce qu’il lui plait ,tout ca n’a aucune importance ,mangez gras et de la viande buvez mais eliminer….et laisser la science là ou elle devrait etre partout mais surtout pas livrée en pature a un public non averti.

  • Chic, je vais pouvoir remplacer les hamburgers au soja transgénique par de la bonne viande rouge saignante, boostant mon taux de testostérone puis d’ocytocine, donc vivre vieux et en pleine forme et comme il faut bien mourir de quelquechose, à cet âge là probablement récolter un quelconque cancer.
    Tout est cancérigène, surtout la longévité.
    Et si vous ne voulez pas de cancer c’est très simple: pratiquez à outrance des sports à haut risque, sans filet (de bœuf).

  • Depuis la nuit des temps on a organisé la société autour du bien et du mal.
    n’oublions pas que ce que les religions appellent le péché , c’est la maladie.
    routes les religions ont un avis sur la consommation de nourriture

    la nouvelle religion verte , est conforme a la regle..
    Ils veulent faire de la france un pays amish, contrôlé par la religion ,.
    les gens libres ce n’est pas conforme avec les principes sociaux démocrates , il faut donc les mettre au pas..
    on a meme prétendu que l’élevage
    consommait trop d’eau, sans tenir compte du principe de Lavoisier
    faut il etre con tout de meme , mais bon çà passe

  • Le simple terme de « santé publique » est une ânerie collectiviste bolchevique tendance Pol Pot. Hormis les risques de contagion pandémique, la santé n’est jamais publique. Elle est justement privée. Le terme « santé publique » est devenu une manière de dire  » Pris en charge par l’Etat ». Autrement dit, en France à cause de sécu tout problème de santé est un problème de santé publique. Je ne comprend même pas pourquoi on s’embête encore à écrire « public » derrière. Dans la tête des journaleux subventionnés des politicards de gauche (ca inclue les républicains et le RN) et des CGTistes, c’est à dire ceux qui ont le droit à la « parole publique » en France, pas comme vous) votre santé est quelque chose de public.

    Nul besoin de donner son corps à la science: On ne peut pas donner ce qui ne nous appartient pas. Votre corps est public et la sécu en fera ce qu’elle voudra.

    • Pire, on observe sans effort que la santé publique, quand elle se politise, ce qui est inéluctable, devient dangereuse pour la santé privée, perte de chance manifeste pour les malades.

      Les médecins, conscients de l’intérêt de leurs patients et respectueux de leur serment, doivent se méfier comme de la peste de la santé publique. Les médecins ont le devoir supérieur de lutter pied à pied contre les tentatives de fonctionnarisation et d’étatisation de la médecine.

  • Entre les différents discours des politiques/groupes de pressions/végétariens/diététiciens/farfelus comment voulez vous décider quoi que ce soit ?

    Les américains ont décidés de réduire leur consommation de gras et de faire plus de sport pour être en meilleurs santé en se basant sur des études orientées (c’est prouvé). Le résultat ? Les américains ont moins mangés de gras, fait plus de sports (c’est toujours prouvé) et… depuis 30 ans la courbe d’obésité et d’AVC n’a cessé de progresser malgré les avancées médicales (toujours prouvés).

    On fait quoi alors ?

    Perso je suis convaincu que de retourner à une alimentation proche de ce qui nous a préservé en bonne santé jusqu’il y a une paire de siècles, avant que le cancer, les AVC, l’obésité ne frappe la population, devrait être largement plébiscité.

    Des légumes de saisons avec peu de pesticides, des animaux élevés en plein air avec de l’herbe qui pousse par terre, des animaux dont on mange tout (si vous saviez à quel point les abats sont ultra riches en nutriments qui nous manquent). Beaucoup moins de glucides, c’est à dire sucre et amidons, dans notre alimentation.

    De l’alimentation simple mais pas simpliste. J’interdirais tous les additifs et compléments alimentaires et autres colorants. J’interdirai toutes les huiles mauvaises comme colza/tournesol. Regardez (ou évitez de le faire si vous n’êtes pas prêt…) comment elles sont fabriquées et vous comprendrez qu’une huile d’olive juste pressée, une huile de coco, c’est juste le top du top à des années lumières des autres produits. Je ferai découvrir les épices qui sont un vrai cadeau de la nature.

    Bon au final faudrait aussi que les médias arrêtent de prendre une étude pseudo-scientifiques de temps en temps et de la commenter pendant une semaine (presse écrite/radio/tv/internet) on noie les gens sous de la médiocrité permanente qui les abreuve sans cesse faisant de leur culture générale une illusion navrante.

    • Chacun voit midi a sa porte..
      celui qui est obsédé par le « naturel » fait ce qu’il veut , et celui qui decide que ce n’est pas sa priorité fait ce qu’il veut aussi..
      interdire c’est la dictature.
      les gens nous font chier avec e « naturel » et la france est le premier consommateur de médicaments au monde..
      le type mange vegan puis allume un pétard avec ses 6 bières, l’autre con vilipende le diesel mais fume un paquet par jour..
      Alors qu’on nous lâche la grappe et tout ira mieux

    • Mais pourquoi diable interdire alors qu’il suffit d’informer honnêtement ❓

      • Parce que si vous vous contentez d’informer « honnêtement », c’est que vous laissez la liberté de choix.
        Cette méchante liberté de choix qui fait que les individus ont peu de chance de s’orienter spontanément vers la société « idéale » que nos constructivistes de tout poil rêvent de diriger.

        • Parce que si vous informez honnêtement, il y aura dans les deux camps des gens soutenant qu’il y a propagande pour l’autre camp. Les écolos ou végé intégristes vont dire que c’est irresponsable de continuer à tuer la planète avec l’élevage, blablabla; et les libéraux doctrinaires vont être persuadés que c’est une étape vers le communisme collectiviste constructiviste..
          Dur dur hein.

          • Peut-être, mais à chacun de faire son choix en ce qui le concerne en pesant le pour et le contre.

            On reconnait assez facilement les doctrinaires liberticides : ils estiment toujours détenir la Vérité et cherchent à l’imposer de force aux autres quand ils n’arrivent pas à les convaincre.
            Obliger les autres à penser (ou au moins à agir) comme vous, ce n’est pas une attitude totalitaire constructiviste selon vous?

            • oui et non. Dans chaque camp, il y a des gens qui souhaitent forcer (en interdisant, en autorisant, ou en ne faisant rien) l’autre à agir selon ses idées.
              Rien que l’existence de CP et votre présence ici doit être vu, selon vous-même en fait, comme un penchant totalitaire constructiviste ?
              (pourquoi diable toujours aller chercher le totalitarisme.. c’est fou ce manque de nuance…)

    • attendez les américains sont obèses parce que ‘ils ingurgitent beaucoup de calories..

      on ne parle pas des personnes qui suivraient des prescriptions nutritionnelles ..

    • En dehors de votre mépris manifeste pour la liberté individuelle (« J’interdirais… »), je vous signale qu’il y a « une paire de siècles », nos ancêtres vivaient beaucoup moins longtemps que nous. Et cela pour plusieurs raisons, dont les intoxications alimentaires : le ver solitaire par exemple, ça vous dit quelque chose ? Et ce n’est qu’un exemple.
      Depuis l’industrialisation, y compris de l’agriculture, et la mise en place, grâce aux avancées de la science, de normes sanitaires strictes, ce genre d’intoxications a pratiquement disparu.
      Cela pour vous signaler qu’il est absurde de fantasmer le passé, où soit-disant nos ancêtres vivaient naturellement donc beaucoup mieux que nous.

  • La liberté individuelle est un truc qui permet à chacun de s’informer s’il le souhaite et de décider tout seul de ce qu’il va manger ou non. A essayer.

  • Quand j’entends Terra nova je sors mon flingue . Ce n’est pas un think tank, c’est un nid de fachos .

  • L’envronnement et le climat deviennent, peu â peu, l’unique prisme pour étudier la réalité et évaluer des risques. Il d’agit d’une lale dé fond qui vise à changer les mentalités (ce qui est toujours très long, mais une fois que c’est fait, le retour en arrière l’est également). Le tout en agitant la peur, ce qui est toujours un bon moyen d’avoir le pouvoir.
    En plus de l’analyse des médias, il suffit de regarder les programmes scolaires pour mesurer l’étendue de cette emprise sur nos libertés (et ça commence par celle de penser)
    https://www.education.gouv.fr/cid144421/une-ecole-engagee-pour-developpement-durable-transition-ecologique.html

    • Exact, les programmes scolaires (SVT, Histoire-Géo) sont de vraies feuilles de route vers l’endoctrinement. Sans parler de certains profs qui sont de parfaits propagandistes (une prof de seconde d’une de mes connaissances a conseillé à sa fille la lecture de K.Marx comme étant « un livre instructif permettant de comprendre la société », sic!)
      Le côté positif, c’est que vu la déliquescence du niveau de la moyenne des élèves, ils ne peuvent faire dans l’argumentation très construite et subtile. Avec quelques connaissances et internet, il n’est pas trop difficile de montrer tous leurs biais et inexactitudes. J’essaie de le faire systématiquement avec les enfants. Cela prend du temps. Mais cela porte ses fruits.

  • Je ne comprends pas pourquoi ces associations ne se battent pas autant pour supprimer le tabac des ventes… Car d’après l’OMS, il est dans la même catégorie que la viande rouge…

  • Les gens heureux se portent mieux. Manger ce que l’on aime (personnellement j’aime la viande) contribue à ce bonheur. Je doute qu’un éventuel effet défavorable (jamais exclu bien sur) soit pire que le stress de vivre dans une culpabilité permanente.

  • La réaction de Marion Nestle est caractéristique : elle préfère toujours le sociologique au scientifique, une habitude chez elle…

    • On sait que les universités américaines sont gangrenées par le politiquement correct, d’où ces positions résolument politiques prises par cette dame et Harvard. Ne pas mentir à ce propos c’est encourager la consommation. Comme pour le Climat, ne pas mentir c’est être climato-sceptique!

  • C’EST l’urgence climatique imposée par les écolos, qui commencent sérieusement à emmerder le monde!

  • Je ne pense ps que j’ai des consignes à recevoir pour décider de ce que je « veux » manger.Et je mange ce que j’ai décidé de manger.sans m’occuper des avis des « tordus » de la nutrition.

  • « En plus de l’analyse des médias, il suffit de regarder les programmes scolaires pour mesurer l’étendue de cette emprise sur nos libertés (et ça commence par celle de penser)
    https://www.education.gouv.fr/cid144421/une-ecole-engagee-pour-developpement-durable-transition-ecologique.html »
    Impressionnant ce lien ! Quand vont-ils nous réinventer le goulag pour les déviants ? !

  • On pourrait parler de complot mais le principe du complot c’est que c’est entouré de secret. La les bobos nous enfumes au grand jour, ils mentent ouvertement, pour atteindre leurs objectifs la science n’est plus qu’un outil de propagande parmi tant d’autre.

  • Puisque personne ne s’en est encore saisie : il est un peu normal que les alarmistes et les collectivistes de tous bords, aient senti comme une douleur à leur fondement à la lecture de ces « Annals ».

  • Pour savoir ce qui est bon pour nous, on pourrait peut-être s’inspirer de ce qui était bon pour nos ancêtres préhistoriques. Si ce qu’ils mangeaient était mauvais pour eux, nous ne serions pas là pour discuter nourriture, probablement. Or, ils étaient chasseurs cueilleurs, puisque l’agriculture n’était pas inventée. Ce qui signifie que s’ils trouvaient parfois des baies ou quelques fruits, seulement à la bonne saison, leur ordinaire était vraisemblablement … de la viande, disponible toute l’année.

  • Nous, humains, sommes des omnivores ; aussi serait-il trèèèèès étonnant que la consommation de viande, blanche, rouge, verte ou jaune soit néfaste à la santé. Sauf bien sûr peut-être les excès, comme pour toute chose, mais ce n’est pas le sujet.

    Par ailleurs, concernant la viande rouge et son soit-disant impact « environnemental » : dans le monde, une bonne partie des bovins sont élevés sur des terres impropres aux cultures : prairies naturelles, steppes, zones (semi)montagneuses… on peut donc dire que bien souvent, au contraire, l’élevage de bovins participe d’une bonne gestion de l’environnement.

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