Retraites : pourquoi un seul plafond de la sécurité sociale ?

Les fonctionnaires et régimes spéciaux auront eu raison du travail fait depuis 75 ans par toutes les autres professions.

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Retraites : pourquoi un seul plafond de la sécurité sociale ?

Publié le 5 septembre 2019
- A +

Par Gérard Maudrux.

Lors des premières réunions de « consultation » de la réforme, il avait été évoqué un choix possible entre un et trois PSS (Plafond de la Sécurité Sociale). Un PSS créait un régime universel limité en gros aux régimes de base, trois PSS englobait base et tous les régimes complémentaires qui disparaissaient en dessous de trois PSS.

La réponse a été unanime : un PSS. La décision a été « unanime » : trois PSS, fin du dialogue, début de la dictature. Dommage, car en changeant le un en trois, on transforme une bonne réforme qui aurait été acceptée et saluée par tous, en une réforme inacceptable, dont tout le monde aura des raisons de se plaindre. Tous les défauts de cette réforme qui avait de bonnes intentions au départ sont dus à ce seul point.

Pourquoi ce choix ? Il est très simple, avoué au départ. À un PSS, c’est un super régime de base, dans lequel on peut mettre tous les régimes spéciaux et les fonctionnaires pour une partie de leur retraite, mais obligeant soit de leur créer un régime complémentaire (ou les intégrer dans l’Agirc-Arrco), soit à continuer plus ou moins comme avant. Avec trois PSS, cela règle le problème de ces régimes, couvre toute leur cotisation et toute leur retraite, sans avoir besoin de faire autre chose.

Les régimes complémentaires sacrifiés sur l’autel des régimes spéciaux

C’est uniquement pour cela que ce choix a été fait. La première conséquence est que cela fait disparaître de fait tous les régimes complémentaires (même si on nous dit qu’ils peuvent perdurer au-delà de trois PSS). On a décidé de sacrifier les régimes complémentaires professionnels et autonomes sur l’autel des régimes spéciaux, n’ayant pas le courage de leur créer une caisse de retraite (ils n’en ont pas) spécifique avec les mêmes règles que le commun des mortels. Au passage des complémentaires professionnelles au-delà de trois PSS (120 000 euros), cela fait des régimes autonomes réservés aux riches ! Politiquement incorrect. L’ont-ils vu avant de le proposer ?

Les fonctionnaires et régimes spéciaux auront eu raison du travail fait depuis 75 ans par toutes les autres professions. Ces professions avaient elles-mêmes peaufiné patiemment ces régimes, en fonction de leurs moyens, de leur culture, de leur mode d’exercice, de leurs besoins propres. Les professions à gros revenus n’ont pas fait les mêmes choix que les professions à bas revenus, il y a des professions à carrière courte, d’autres longues, etc.

Fin des complémentaires, ignorance des particularités professionnelles, mais aussi et surtout fin de l’autonomie et des libertés avec une véritable étatisation de la totalité de la retraite malgré l’annonce d’un vaste CA fantoche, avec des administrateurs désignés (par 10 % des actifs) et non plus élus par les affiliés, les décisions majeures (âges, taux de cotisations, valeur du point,..) se feront par décrets. Quand l’État s’occupe de nos affaires, il le fait toujours plus mal , trop tard et plus cher.

Les différences professionnelles, elles, persisteront. Cela obligera à des dérogations qui seront mal vécues par ceux qui ne les auront pas dans un système universel qui ne le sera pas. Chacun aura le sentiment d’être dépouillé de quelque chose, au profit d’autres. Les régimes spéciaux persisteront, avec dérogations et bonifications diverses, prévues par la réforme, et qui seront obtenues par le chantage. Il n’y aura que des mécontents : ceux qui n’ont pas assez et ceux qui n’ont rien.

Erreurs de recouvrement et de liquidation en vue

Alors qu’à quelques exceptions près le recouvrement, les liquidations étaient bien faites dans les caisses professionnelles, le monstre de la centralisation qui arrive le fera très mal, comme on le constate au RSI (catastrophe industrielle selon la Cour des comptes) ou à la CNAV (10 % d’erreurs, délais inacceptables). Cela va devenir la norme, en multipliant par quatre les incidents et les coûts. Les frais de fonctionnement de ma caisse sont de 1,2 %, on passera à 4-5 % voire plus, soit 3 à 4 % de pensions en moins, pour un moins bon service (0 % d’erreur relevé par la Cour des comptes).

Alors que la répartition bat de l’aile et n’ira pas mieux demain, alors que le monde entier cherche des alternatives et les introduit progressivement, avec le système universel qui couvre la totalité de la retraite, la France renforce celle-ci en empêchant ensuite tout retour en arrière. Le monstre, avec ses futurs besoins, empêchera toute possibilité d’épargne digne de ce nom à côté.

L’absorption des complémentaires entraîne également le détournement des réserves. Ainsi on sanctionne les fourmis au profit des cigales. La Fontaine doit se retourner dans sa tombe en voyant qu’il n’y a plus de morale dans ce pays, lui qui nous l’a si bien enseignée.

Pour un régime de base universel

Et pourtant la même réforme appliquée au seul régime de base tendait les bras, sans avoir aucun des défauts cités ci-dessus, défauts qui ne proviennent que des trois PSS au lieu de un. Une cotisation unique de 10 à 10,5 % pour tous : salariés, artisans, commerçants, libéraux, régimes spéciaux, fonctionnaires, élus. Une cotisation de 7,25 à 7,75 % pour les employeurs, soit à 0,1 à 0,2 % près ce qui existe chez tous, y compris les régimes spéciaux et la fonction publique.

Une cotisation solidarité peut se concevoir entre 0 et trois PSS, comme cela existe déjà chez beaucoup. Un grand régime de base universel, avec à revenu égal cotisation égale, à cotisation égale, retraite égale, fait pour assurer un minimum vital à tous. À côté laissons un espace de liberté pour que les professions s’organisent selon leurs particularités, leurs différences, et laissons-les aussi faire évoluer leur système de retraite pour le mettre en adéquation avec l’évolution de notre civilisation, au lieu de les obliger à un formidable retour en arrière.

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  •  » Quand l’État s’occupe de nos affaires, il le fait toujours plus mal , trop tard et plus cher. »
    voila , c’est clair et precis en absorbant l’agirc et l’arccoo l’etat chercjhe a piller ce caisses pour payer les retraites e ses fonctionnaires

  • Et comme d’habitude, les salariés du privé vont se faire plumer par les fonctionnaires et les régimes spéciaux, c’est à dire les réserves des caisses complémentaires des salariés du privé vont servir!!!
    Certains régimes de retraite complémentaire ont au fil des ans constitué des réserves financières: 70 milliards d’euros pour la caisse de retraite des salariés du privé (Agirc-Arrco), 24 pour celle des professions libérales (CNAVPL), 17 pour celle des indépendants (RCI), 8,5 milliards pour celle des contractuels de la fonction publique (Ircantec)… Soit, à fin 2017, un pactole total de… 137 milliards d’euros. Le gouvernement pourrait faire main basse sur leurs provisions afin de compenser les déficits des régimes dans le rouge (fonction publique d’État, SNCF, RATP…).

    Et si vous parlez aux fonctionnaires, du montant de leur retraite qui est 75% du salaire des 6 derniers mois, de leurs cotisations retraite inférieures à celles du privé, que leur employeur, l’Etat, ne cotise pas aux caisses de retraite, ils trouvent normal cet état de fait.
    De toute façon, ils ont toujours trop de travail, sont toujours soit disant surchargés, on voit qu’ils n’ont jamais travaillé dans le privé, que le souci de la rentabilité n’est pas dans leur culture. Et quand vous leur dites que pour gagner plus d’argent il faut aller travailler dans une entreprise qui fait beaucoup de bénéfices, alors vous vous attirez leurs foudres!!!
    Bref, ce sont des communistes de culture. Désolé pour Jérôme Fourquet qui écrit dans son livre “L’archipel français” que l’Eglise rouge, le communisme, a disparu, non les fonctionnaire, les régimes spéciaux forment toujours cette Eglise rouge.

    • Il y a des moments dans la vie , des moments magiques ou on se prend a rêver en observant notre société
      hier c’était la candidature de viliani en direct a la television.. un grand moment.. un sketch que n’aurai pas désavoué coluche.
      Voila donc un surdiplomé en mathématiques devenu politicien..avec une araignée accrochée a son revers qui a du descendre de son plafond.. l »autisme au pinacle, et ce mec est député.. comme quoi hein rien ne nous sera épargné
      c’est l’éclate totale , le point zéro de la compétence.; le voila ânonnant un discours ou l’emphase imbécile du propos le dispute a l’ineptie sur le fond..
      ah quel plaisir de vivre un moment digne de Feydeau ou de l’ingénieur des eaux dans un célèbre opus de Pagnol manon des sources.. j’en pissait de rire sur mon canapé.. j’ai failli m’étouffer avec les cacahuètes
      Chaque fois je pense qu’on a touché le fond , et chaque fois c’est le ravissement de découvrir que la stupidité humaine est inépuisable.; quelque part la bêtise c’est rassurant quand c’est candide..
      dans le meme fil , la reforme des retraites , mission impossible..
      Ça aussi çà m’amuse, les français travaillent moins que tous les pays de l’OCDE et ont les retraites les plus généreuses parait il..
      sauf que ce sont les travailleurs d’aujourd’hui qui travaillent moins, pas ceux qui on cotisé a fond en travaillant 70h/ semaine pour les cadres..on a du oublier ce détail
      on veut travailler moins et gagner plus .. pourquoi pas ? puisqu’on a des enseignants qui travaillent entre 13 et 18h/ semaine et facturent des heures supp au delà.. puis ils viennent dire qu’ils sont mal payés, ramené a l’heure réelle de travail ce sont les mieux payés d’Europe. et hop on va augmenter leurs salaires au prétexte qu’on va les croire qu’ils se cachent chez eux pour travailler .. et personne ne dit rien.. hein?
      surtout pas les commentateurs sur les plateaux bien délaves par la macronite la nouvelle lessive a cerveaux
      Pompon spécial pour le rapport sur la sécurité sociale.. ou on s’aperçoit avec stupeur que personne n’est chargé de vérifier
      les cartes vitales / ou les retraites.. Si vous pensiez que nous étions 67 millions en France, l’administration en compte 84 millions, dont 3 millions de centenaires.!!
      ah encore un miracle ! 3 millions de centenaires payés rubis sur l’ongle et on vient augmenter ma CSG? je rêve.. mais non on se demandait ou passait ce pognon de dingue , maintenant on le sait.. je prend le pari que çà çà se pratique dans tous les organismes de redistribution , et en premier lieu la Caf qui doit payer toute l’Afrique de l’ouest .. c’est certain puisque là bas il n’y a pas d’etat civil.. une paille ha!ha!ha!
      la décadence a ceci de merveilleux , c’est que chaque jour on en apprends de plus belles.. normes …
      a propos la formation professionnelle pompe a fric des syndicats ou on est on? silence radio
      on pourrait penser que je m’insurge , non je m’amuse de voir a déliquescence de notre fameux  » systeme social » que tout le monde nous envie mais dont personne ne veut.. et pour cause

      • Les cacahuètes ?

        Moi je secoue tellement la tête de droite a gauche en regardant les ‘nouvelles’ que je n’arrive même plus à les mettre en bouche…

        Mon toutou se régale !

      • Désolé Claude, mais les chiffres annoncés par Charles Prats sur les montants des fraudes à la sécu sont totalement faux. C’est démonté par Nicolas Moreau, entre autres.
        ça ressemble furieusement aux chiffres délirant d’Elise Lucet sur les sujets de l’alimentation.
        Ces faux chiffres ont pour objectif de se conforter dans ses propres croyances: et ça marche.

        • desolé mais il semblerai (si j’en crois mes sources )qu’un rapport a été produit sur a base des données de L’INSEE
          « La sénatrice UDI Nathalie Goulet et la député LREM Carole Grandjean ont mené pendant plusieurs mois une enquête sur la fraude aux prestations sociales en France. Les deux parlementaires ont rendu les conclusions de leur pré-rapport ce mardi 03 septembre et fait des propositions choc. »

          deux cas soit ces deux sénatrices sont des menteuses, soit on nous prend pour des cons depuis des années..
          l’étude du rapport sera rendue en octobre.. attendons donc

          sources (pas vraiment un journal d’extreme droite)
          https://www.lunion.fr/id90902/article/2019-09-04/fraude-sociale-67-millions-de-francais-84-millions-de-cartes-vitales

        • Les éléments qui ont filtré sur les fraudes ne prouvent pas que l’ampleur de ces fraudes soit celle qu’on peut craindre, mais ils prouvent que les mesures simples qui auraient levé toute crainte n’ont pas été prises, alors que cela aurait été facile. Point.

    • Je crains que, pour arrêter les folies de ce gouvernement, il n’y ait plus qu’une solution: le grève générale.

  • Le but du jeu etant de diminuer les retraites et l’argent consacre aux retraites…il est inutile de discuter des details .les futurs retraites seront pauvres ,totalement dependant de l’etat pour survivre et ils voteront pour ca grâce a quelques carottes distribuees comme la fin des impots locaux.

  • C’est bien le public le problème! Les retraites du privé n’ont pas de difficultés sinon d’être lorgnées par l’état pour renflouer le public.
    Il faudrait créer dès maintenant la complémentaire du public;
    Même problème pour les Assedic.

    • Il y a aussi dans cette affaire l’Etat, employeur qui ne cotise pas pour ses salariés et donc les cotisations du secteur public pour les retraites sont bien inférieures à celles du privé si on compte et les cotisations des salariés et des employeurs et on va nous vendre qu’il y aurait égalité pour chacun!!! Chercher l’erreur.

      • Mais si l’Etat cotise, à qui va-t-il verser les cotisations, sinon à lui-même ? En payant directement les retraites sans passer par la case cotisation, l’Etat s’épargne une ligne d’écriture superfétatoire. La cotisation employeur de l’Etat est neutre au plan budgétaire.

        • En effet, mais cette différence de traitement comptable rend les chiffres encore plus difficiles à comparer.

        • ben non a a caisse chargée de payer les retraites de ses salariés..
          et ce n’est pas neutre si on sait regarder que celui qui embauche ne sera pas celui qui devra payer..
          ainsi quand F hollande embauche , c’est le contribuable de 2060 qui va casquer .. ce u’on paye aujourd’hui ce sont les conneries de mitterand

          • Quelle caisse ? Les cotisations et les dettes des régimes de l’année servent à payer les retraites de l’année. Pas la moindre caisse à l’horizon, juste un siphon aspirant.

            Inventer des cotisations patronales des fonctions publiques serait une comptabilité insincère, déjà que les cotisations salariales des fonctionnaires ne sont guère plus sincères puisqu’il suffirait de réduire leurs rémunérations du montant cotisé pour obtenir exactement le même résultat.

            Faire bouger de 0,1% tel ou tel paramètre est un jeu qui fait croire qu’il y a quelque chose à négocier… Ca occupe les gogos. C’est à peu près la seule utilité des cotisations salariales des fonctionnaires.

            • pas d’accord ,
              les retraites des salariés du privé sont payés par les retraites des salariés du privé actuels
              quand on embauche un nouveau salarié du privé il paye les retraites actuelles lui et son entreprise
              très bien,
              les retraites des gens du public sont payées par l’impôt
              quand on embauche un fonctionnaire aujourd’hui sa retraite sera payée par l’impôt prélevé en 2060, c’est dont bien facile ‘en embaucher des wagons.. on paye aujourd’hui les embauches Mitterrand
              si vous ne voyez pas la difference , ce n’est pas de ma faute

            • « Au total, les réserves des différents régimes représentent 128,9 milliards d’euros. Une somme à laquelle peut être ajouté le fonds de réserve des retraites de 36 milliards d’euros. Soit un montant global de 165 milliards d’euros. »
              rien dans le public

  • Un régime simple, équitable et qui préserve la liberté, vous n’y pensez pas?
    A la place, nous aurons une réforme typiquement macronienne: beaucoup de communication, problèmes de fond non résolus et que des mécontents. Et ne surtout pas froisser la sacro-sainte Administration!
    Les syndicats (dont le double jeu n’est plus à démintrer) prendront la tête d’une contestation de pure forme qui ura pour effet de désamorcer les vrais problèmes si bien posés par cet article (et les précédents)

  • La réforme sera tellement verrouiller, qu’elle accouchera d’une réformette comme pour les autres et le système continuera à plier sous la dette et c’est tant mieux.

  • Il y a quelque chose que je n’ai pas compris dans votre article: au début vous nous faites l’éloge du régime à 1 PPS, et à la fin vous écrivez « Une cotisation solidarité peut se concevoir entre 0 et trois PSS ». ???? Est-ce votre doigt qui a ripé, ou suis-je con ?

    • Bonjour
      C’est la seconde fois sur 6 articles qu’on me change le titre pour un titre qui ne colle pas avec le texte ! En effet je souhaite un régime de base universel le même pour tous, limité à 1 PSS pour l’essentiel, comme aujourd’hui, et comme ces régimes comportent également une cotisation additionnelle de solidarité non plafonnée pour les salariés, plafonnée à 3 PSS chez les libéraux, si cette cotisation doit persister pour faire accepter ce régime universel de base à 1 PSS, j’accepte. Mon titre parlait de l’alternative 1 ou 3PSS dont j’explique les conséquences. A 3 on explose tout, à 1 on peut faire un régime de base universel.

      • D’accord, merci, cette fois-ci je crois que j’ai compris. Cela me paraît tenir d’aplomb, dommage que l’on ne vous écoute pas plus. Mais je n’ai jamais cru que ce gouvernement (pas plus que les précédents d’ailleurs) était capable de réformer vraiment les retraites. Il manque le principal: le courage.

        • Le courage, effectivement, le courage, rien que ça. En effet tout le reste est connu depuis 50 ans. On sait où on va, on sait pourquoi, on connaît tous les leviers, leurs résultats, on sait ce qu’il faut et ce qu’il aurait fallu faire. Comme je le dis souvent, on sait que les experts se trompent toujours dans leurs prévisions, mais il y a une catégorie d’expert qui ne se trompe jamais : les actuaires. Pourquoi ? Parce que leur rôle est de prévoir que celui qui a 30 ans aujourd’hui, en aura 70 dans 40 ans, sa marge d’erreur est nulle ! Les prévisions à démographiques à 50 ans et plus sont très fiables.

    • La cotisation solidarité c’est pour financer la retraite de ceux qui arrivent à un un âge avancé sans avoir acquis suffisamment de points pour prétendre à une pension décente.

  • Et pas un parti politique pour défendre ce choix de bon sens, très bien expliqué ici, dans la prochaine campagne électorale ! Pourtant, chacun d’entre eux devrait se dire que perdu pour perdu, autant tenter de suivre la logique plutôt que de chercher à glaner les voix de toujours les mêmes catégories courtisées par tous.
    Ou alors, personne dans les états-majors de ces partis ne lit jamais Contrepoints. Ca doit être ça.

    • C’est pire encore. Dès qu’un homme politique tente de sortir du carcan imposé, les chiens de garde lui sautent dessus et ruinent sa vie professionnelle et personnelle à titre de punition, notamment par lynchage médiatico-judiciaire. Pour ce politicien, le seul moyen d’en réchapper est la promesse de quitter la vie politique pour ne plus jamais y revenir. C’est ainsi qu’il n’y a plus aucune opposition réelle dans le paysage politique. Les fortes têtes, les inconscients, ont vite fait de rentrer dans le rang.

      La démocratie représentative est beaucoup plus facilement maîtrisable que la démocratie directe. Avec la première en effet, il suffit de prendre le contrôle de quelques centaines, peut-être milliers d’individus, tandis qu’avec la deuxième, il faut mater des dizaines de millions d’individus en déployant tous les moyens de la violence. A ce titre, la démocratie représentative tend à ressembler au régime du parti unique en vigueur dans divers paradis terrestres.

  • les français travaillant peu , travailleront plus longtemps et basta

  • Plus le temps passe et et moins je pense que les choses vont s’améliorer. Où que l’on tourne son regard sur l’état de la France , on constate à quel point la situation s’est détériorée. 40 ans de socialisme ont produit leurs effets lentement mais sûrement.Seule question : peut-on en sortir?Réponse :non!! Les forces qui ont intérêt à ce que le système socialiste perdure , tiennent quasiment tous les leviers du pays, et iront au bout de ce qu’il leur est possible de faire pour que rien ne change. D’ailleurs il n’y a pas d’exemple de pays socialiste qui s’en soit sorti.

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