Européennes : un duel RN/LREM pour deux projets anti-libéraux

Avec ses deux fois 23 députés répartis également entre LREM et le RN, les élections européennes françaises auront pour résultat final d’accentuer le poids des anti-libéraux, qu’ils se revendiquent « progressistes » ou « nationalistes ».

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Emmanuel Macron by EU2017EE (CC BY 2.0)

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Européennes : un duel RN/LREM pour deux projets anti-libéraux

Publié le 22 mai 2019
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Par Nathalie MP.

Les élections européennes du dimanche 26 mai prochain sont à double détente. En tant que citoyens français, nous avons tendance à nous focaliser sur leur incidence politique nationale symbolisée par le duel serré entre la République en Marche (LREM) et le Rassemblement national (RN). Mais si l’on adopte une vision européenne, les manœuvres en cours pour la formation de groupes significatifs au sein du futur Parlement européen montrent que ces deux partis férocement opposés au plan national se démènent chacun de leur côté pour faire émerger des courants ayant la caractéristique commune de s’opposer à l’Europe libérale des origines.

Crédité de 24 % d’intentions de vote dans les derniers sondages, le RN devance le parti du président de la République qui obtient 22,5 %. L’écart reste cependant dans la marge d’erreur, ce qui nous garantit un certain suspense pour la soirée électorale de dimanche prochain.

Mais ce suspense ne concerne que l’interprétation française du scrutin. Au niveau de l’Union européenne, si le profil de vote observé depuis le début des mesures se maintient, c’est-à-dire deux partis de tête au coude-à-coude et les autres loin derrière, peu importe de savoir qui du RN ou de LREM arrivera premier : l’un et l’autre parti devraient envoyer environ 23 députés au Parlement européen dans les deux cas de figure.

Une élection cruciale pour le chef de l’État

En revanche, l’ordre d’arrivée est évidemment crucial pour le quinquennat du chef de l’État. Après les turbulences de l’affaire Benalla cet été, les démissions des ministres d’État Hulot et Collomb cet automne et la longue séquence houleuse des Gilets jaunes pendant l’hiver, Emmanuel Macron a tout misé sur ses largesses de sortie du Grand débat national avec l’idée de reprendre la main dans les urnes au printemps. Parce que qui dit « dans les urnes » dit « légitimité », une caractéristique indispensable de la vie démocratique qui lui est fortement contestée.

Dès lors, on imagine bien la soirée électorale de dimanche prochain.

Soit LREM arrive en tête, même de peu, retrouvant ainsi un peu d’air pour tenir jusqu’aux municipales de 2020 et renvoyant du même coup tous les autres partis à leur légitimité inférieure. On entend déjà Gérald Darmanin ou Marlène Schiappa gloser avec satisfaction sur la politique du gouvernement qui porte ses fruits, sur le cap qui est le bon, sur les réformes qui continueront et sur les Français qui ont parfaitement compris tout cela en renouvelant leur confiance à l’exécutif.

Ce qui ne manquera pas de déclencher en retour dans l’opposition de longs discours sur l’abstention, premier parti de France, derrière lequel le parti présidentiel représente en réalité bien peu de choses. Toujours très élevée lors des élections européennes, elle pourrait en effet atteindre plus de 56 % (après 57,6 % en 2014 lors du quinquennat Hollande et 59,4 % en 2009 à l’époque Sarkozy).

Soit le RN arrive en tête, et l’équation de Macron s’en trouve considérablement compliquée. Conscient des difficultés de Nathalie Loiseau, tête de liste peu charismatique et malencontreusement auréolée d’une proximité de jeunesse avec l’extrême droite qui fait sourire quand on sait qu’elle a axé toute sa campagne sur l’idée traditionnelle à gauche de faire « barrage à l’extrême droite », Emmanuel Macron s’est lancé lui-même dans la campagne électorale, jusqu’à prendre la place principale sur les affiches. Dès lors, l’échec de LREM à conserver son premier rang devient indiscutablement l’échec du Président.

Mais là aussi, l’abstention sera utile pour minimiser l’importance d’un scrutin dont le parti présidentiel va soudain se rappeler qu’il est en fait européen et ne saurait constituer une sanction sérieuse contre la politique domestique du gouvernement. Les Français ont exprimé une colère, nous dira Bruno Le Maire, que le gouvernement a parfaitement anticipée avec les mesures que le Président a annoncées en clôture du Grand débat. Ce sont 17 milliards pour le pouvoir d’achat qui viennent d’être mis sur la table, Mme Martichoux (RTL), abondera Gérald Darmanin sur un autre plateau télé.

Du reste, le cas de figure d’un RN en première position nationale avec 24 élus au Parlement européen n’est pas nouveau. En 2014, le parti de Marine Le Pen avait déjà obtenu pas loin de 25% des voix, devançant non seulement le Parti socialiste au pouvoir (14 %) mais également l’opposition de droite (20,8 %). Finalement, sauf gros décrochage de dernière minute, LREM ne s’en tirerait pas trop mal pour un parti exécutif forcément passé au crible de son bilan.

Pour le RN, tout l’enjeu de ces premières élections depuis la présidentielle consiste à réaffirmer son statut de premier opposant. Or c’est un objectif qu’il atteint haut la main dans les deux cas de figure. La cerise sur le gâteau serait d’affirmer son leadership politique en arrivant premier, une option d’autant plus recherchée par Marine Le Pen – elle parle même de « faire tomber le gouvernement » – que sa prestation ratée lors du débat d’entre-deux-tours de la Présidentielle face à Emmanuel Macron avait jeté le doute sur sa volonté réelle d’accéder au pouvoir. Or sa situation d’opposante sera d’autant plus crédible qu’elle donnera l’impression que sa volonté de gouverner est entière.

Mais quel que soit le résultat final du duel, il y a fort à parier que le gouvernement continuera dans la désastreuse voie keynésienne tracée par Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse de sortie du Grand débat, quitte à allonger le tir vers encore plus de dépenses publiques s’il se voyait trop distancé par le RN, histoire de s’assurer la paix sociale et faire mentir ceux qui l’accusent de n’être qu’un banquier.

Cela ne devrait pas lui faire trop mal au cœur car c’est exactement ce qu’il préconisait à nos partenaires européens dans sa lettre « Pour une renaissance européenne » d’où le nom « Renaissance » de la liste de Nathalie Loiseau. Or ce programme, que j’ai commenté ici, ressemble à s’y méprendre à une tentative d’appliquer à l’Union européenne les vieilles recettes dirigistes et dépensières de la France plutôt que d’en faire un espace de liberté dans lequel inscrire un pays enfin débarrassé de ses tabous économiques sclérosants.

L’équipe progressiste

La République en Marche étant nouvelle au Parlement européen, elle cherche donc à constituer un groupe significatif pour faire valoir ce projet « progressiste » contre les vues plus libérales de la CDU allemande par exemple. C’est ainsi qu’elle a décidé de rejoindre le groupe européen ADLE des centristes et des libéraux où siégeaient déjà les députés du Modem et de l’UDI (voir tableau ci-dessous). Avec plus de 20 députés et probablement 23, son apport ne sera pas négligeable.

Mais le plus intéressant – et du coup on se demande ce que vont devenir les libéraux de ce groupe – c’est de voir que les Partis socialistes plus ou moins en déconfiture partout et qui siégeaient jusque-là au sein du S&D trouvent – et ils n’ont pas tort – qu’il y a beaucoup de convergences entre le programme « Renaissance » et leurs propre agenda « progressiste ». Comme le dit le Président actuel de ce groupe, tête de liste du SPD en Allemagne :

Macron n’est pas un socialiste, mais pourquoi ne devrions-nous pas parler avec lui

Voilà qui est clair et qui confirme Emmanuel Macron dans ses habits de social-démocrate chiraco-hollandais ! Chez nous, une telle alliance ne réjouit pas Raphaël Glucksman, tête de liste d’un PS chichement crédité de 6 % des voix qui tente désespérément d’exister face au « banquier » et à la « dingue ». Mais Benoît Hamon, le glorieux leader de Génération.s (2 %), est convaincu qu’il finira par se rallier à Macron, argument qu’il utilise pour faire revenir les socialistes à lui.

L’équipe populiste

Quant au RN, depuis les dernières élections européennes de 2014, et plus précisément depuis l’échec de la présidentielle, il a abandonné l’idée du Frexit ainsi que celle de la sortie de l’euro. Mais toujours vent debout contre la mondialisation et le libre-échange et soudain sensible à l’écologie et aux circuits courts, il prône protectionnisme européen, localisme et patriotisme économique.

Ce dernier point est porté par le nouveau jouet conceptuel du RN, la Responsabilité nationale des entreprises ou RNE, sorte de pendant constructiviste nationaliste de la Responsabilité sociale des entreprises (RSE) chère à Emmanuel Macron. L’accès des entreprises aux marchés publics serait conditionné au respect de la RNE aussi bien pour les embauches que pour le choix des fournisseurs.

Bref, le RN s’active maintenant pour une transformation anti-libérale de l’UE depuis l’intérieur, ce qui le pousse à rechercher des alliances afin de former un groupe susceptible de peser sur les votes du Parlement européen.

Et c’est ainsi que de grandes manœuvres sont également en cours du côté du groupe européen ENL qui abrite les partis d’extrême-droite. Le dirigeant Italien Matteo Salvini a pris la tête d’une « alliance Salvini » à laquelle le RN pourrait participer et qu’il espère étendre à des formations telles que le parti Droit et Justice (PiS) polonais (jusqu’alors dans le groupe CRE avec le Parti conservateur britannique) ou le Fidesz du hongrois Viktor Orbán (jusqu’alors dans le groupe PPE avec LR et la CDU allemande).

Rien n’est encore joué cependant, car des divergences importantes traversent ces partis, notamment le rapport à la Russie qui est rédhibitoire pour les Polonais ou l’interventionnisme étatique revendiqué du RN qui irrite certains partis d’Europe de l’Est. De plus, le partenaire italien de Salvini, le mouvement 5 étoiles (M5S), pourrait constituer un groupe à part du fait de la rivalité grandissante entre les deux anciens alliés.

J’ai récapitulé la composition actuelle du Parlement européen ainsi que les évolutions possibles à l’issue des élections 2019 dans le tableau ci-dessous :

Répartition des députés européens et, parmi eux, des députés français au Parlement européen élu en 2014. Évolutions possibles en 2019.

Le Royaume-Uni étant censé quitter l’UE à plus ou moins court terme, le groupe CRE des conservateurs serait alors très affaibli et le groupe ELDD des souverainistes non liés à l’extrême droite pourrait disparaître (il est notamment composé des députés du Brexit Party de Nigel Farage).

Avec ses deux fois 23 députés répartis également entre LREM et le RN, les élections européennes françaises auront donc pour résultat européen final d’accentuer le poids des anti-libéraux, qu’ils se revendiquent « progressistes » ou « nationalistes ». De mon point de vue, une perspective peu réjouissante. Ça promet.

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  • Merci pour cette excellente analyse, Nathalie MP !

    Pour un libéral, aucun vote n’est possible à cette élection.

    Les deux seules façons raisonnables d’exprimer sa défiance vis-à-vis de l’ensemble de cette classe politique profondément anti-libérale sont de s’abstenir ou de voter blanc.

    • Tout à fait d’accord, abstenez vous 🙂

    • C’est sur, ça change d’hier.

    • si vous savez lire s’abstenir c’est voter macron

    • Voter blanc, c’est pas un peu raciste, ça ?

      En tous cas, je sens que le terme est sur la liste des revendications de nombreux activistes prêts à demander son interdiction…

      Il faudra voter ‘transparent’, ce qui je dois le reconnaître est aussi plus proche de la réalité…

      Je ne serai pourtant pas surpris de me retrouver à voter ‘arc en ciel’ sous la pression de l’un ou l’autre nul (schiappa en italien).

    • S’ abstenir ou voter blanc, ce n’ est pas du tout la même chose. Il suffit d’ imaginer que tous les abstentionnistes en puissance se décident à voter blanc.
      Je remarque tout de même que cette excellente analyse nous offre une énième broderie sur le tissu pré imprimé du duel macropéniste, et que ça devient franchement casse burne, bref improductif.

      • Il est certain qu’avec un micropenis et des burnes cassées on n’est guère productif.
        On peut donc supposer, par opposition, que seuls les abstentionnistes sont ‘en puissance’…

  • Hier, M. Aulnas nous clamait que la liste LREM était une liste « libérale » : que vois-je ce matin dans le tire de cet article ? que le projet LREM est « anti-libéral » ! ce qui me semble bien entendu plus réel que la « prose Aulnassienne  » ventant les mérites du petit énarque sans envergures !!
    Maintenant, quand on lit les articles de Contrepoints , on s’aperçoit qu’il n’y a pas de ligne de directrice . . . et qu’à accepter des articles de propagande comme celui de M. Aulnas, il serait normal d’accepter des articles défendant les valeurs prônées par le RN ou LFI !

    • C’est Contrepoint dans Contrepoints !

    • Non, vous déformez le propos de l’article d’hier.

      Ce que disait M. Aulnas, c’est que trois listes (UDI, LR et LREM) pouvaient représenter un moindre mal pour les libéraux. Ce n’était pas un billet pro-Macron.

      De plus, c’est un point de vue qui peut se défendre : considérer qu’on ne trouvera pas de liste qui correspond exactement à nos idées et tenter de trouver celles qui en sont le moins éloignées.

      À titre personnel je ne suis pas d’accord avec cette approche (je prèfère l’abstention) et je pense que c’est une erreur, mais c’est un choix qui peut se comprendre.

      • Merci Indivisible, votre remarque du Contrepoint sans « s » est « à se régaler » (Lol !) !!!
        Rafael, c’est mal connaître M. Aulnas que de penser qu’il écrit sans arrière-pensée « pro-Mmacronienne » !

        • Bof…
          Je suis souvent en désaccord avec ses articles mais je crois que vous lui faites, comme beaucoup, un faux procès.

          Je lis depuis très longtemps Contrepoints. Il adoptait cette même posture de moindre mal vis-à-vis de Sarkozy quand celui-ci était président par exemple…

      • C’est nathalie MP qui a raison : Macron est un authentique socialiste. Tout se décide en haut. On l’a vu récemment avec la restauration de Notre-Dame. Surtout, on ne touche pas au modèle social instauré par Pétain, antilibéral forcené.

    • Il y a au contraire dans Contrepoints une ligne directrice (pas une ligne de directrice 🙂 !) qui me satisfait parfaitement : c’est au lecteur de peser les vues des uns et des autres, et de se faire sa propre opinion. La propagande, c’est quand on empêche les lecteurs de réfléchir en les assommant sous des opinions concordantes. Ca n’est pas ce que je constate ici.

  • Cet article très bien argumenté, prônant l’abstention, suscite évidemment au moins deux questions.
    Comment peut-il se faire que sur 34 listes aucune ne satisfasse l’horizon libéral ?
    Pourquoi dans ce cas, le libéralisme n’a-t-il pas proposé une liste ?
    Je crois que la réponse est simple. Le libéralisme défendu ici est un libéralisme doctrinal, très coupé des réalités du monde actuel. Une liste libérale de cette tendance recueillerait un nombre de suffrages tout aussi dérisoire que les listes trotskystes ou plus fantaisistes encore. Ainsi, Alain Madelin avait fait 3,9% à la présidentielle 2002.

    • C’est sans doute vrai : une liste libérale recueillerait certainement moins de 5% à ces élections.

      En revanche, il est faux de dire qu’il s’agit de politique coupée des réalités du monde actuelle : il y a environ une 30aine de pays dans le monde qui appliquent des politiques qui seraient jugées ultra-libérales et « doctrinales » par les Franchouillards. Et ces pays se classent tous dans le top des pays en termes de développement économique (richesses créées) et social (indice de développement humain).

      • Une liste libérale, selon vous, recueillerait moins de 5%, et cela ne vous amène pas à vous poser des questions sur votre conception de la réalité … Il vous faudrait quoi ?

        • nous sommes en Allemagne de l’est , le grand Satan c’est le libéralisme voila tout .. voila pourquoi le brexit

          • Vous attendez la chute du mur alors 🙂

            La réponse est qu’on trouve des libéraux un peu partout (sauf à gauche bien sûr) mais ils ne sont pas des doctrinaires hors sol comme beaucoup ici.

            • Il y a environ une 30aine de pays dans le monde qui appliquent des politiques qui seraient jugées ultra-libérales, « doctrinales » et « hors-sol » par les Franchouillards. Et ces pays se classent tous dans le top des pays en termes de développement économique (richesses créées) et social (indice de développement humain).

              Qui a un souci avec la réalité ?

              • Argument peu crédible. Les 50 premiers pays du classement IDH sont dans un mouchoir de poche (de 0,863 à 0,985). La France est 36e. C’est le sous-développement qui fait décrocher certains pays : on descend alors à des indices de 0,5 à 0,3 pour les pays du bas du classement (228 pays au total).
                La doctrine libérale (Bastiat par exemple que Contrepoints apprécie) n’a strictement rien à voir là-dedans. Mais une politique économique acceptant la libre entreprise est sans aucun doute positive. Il s’agit d’être réaliste, non de d’exiger la mise en oeuvre de principes du 19e siècle.

                • Qu’est-ce que vous ne comprenez pas dans cette phrase :

                  « Il y a environ une 30aine de pays dans le monde qui appliquent des politiques qui seraient jugées ultra-libérales, « doctrinales » et « hors-sol » par les Franchouillards. »

                  ??

                  • N’ayez aucune inquiétude. Je comprends très bien. Mais votre approche est tellement simpliste qu’il faudrait beaucoup de temps pour vous expliquer la complexité du monde actuel. Je pense d’ailleurs que vous en êtes parfaitement conscient, mais que la passion politique vous amène à dériver quelque peu. Vous n’êtes pas le seul, bien entendu, voilà tout le drame : la passion se substitue à la raison, la radicalité l’emporte sur le compromis.

              • Alors pourquoi êtes vous incapable de convaincre plus de 5% (et encore) des Français ?

                • Parce qu’il y a environ une 30aine de pays dans le monde qui appliquent des politiques qui seraient jugées ultra-libérales, « doctrinales » et « hors-sol » par les Franchouillards.

                  Vous avez du mal avec la comprenette apparemment…

                • Si les résultats positifs s’ensuivaient exclusivement du seul pouvoir de convaincre une majorité, voire même plus de 5%, des Français, nous vivrions au paradis. La corrélation entre force de conviction et résultats positifs est au mieux nulle !

                  • Convaincre les gens est une nécessité en démocratie. Vous ne pouvez pas y échapper, à moins de vous enfermer dans votre tour d’ivoire, de vous abstenir aux élections, et de laisser le réel aux autres…

            • Et ces fameux libéraux qu’on trouve un peu partout en France sauf à gauche, qui sont-ils ? Le Pen ? Wauquiez ? Dupont-Aignan ? Asselineau ? Pécresse ? Bertrand ? Kosciusko-Morizet ? Juppé ? Philippe ? J’ai beau cherché, je n’en vois aucun…

              • C’est ça votre problème. Vous cherchez des libéraux doctrinaires hors sol, et donc vous n’en trouvez aucun chez ceux qui travaillent dans la politique réelle, et qui ne se contentent pas de fantasmer un libéralisme de profs d’économie.

                • Répondez donc à la question. Quelles sont les mesures libérales très concrètes et non pas hors sol prônées par Le Pen ? Wauquiez ? Dupont-Aignan ? Asselineau ? Pécresse ? Bertrand ? Kosciusko-Morizet ? Juppé ? Philippe ? J’ai beau cherché, je n’en vois aucune…

                  • Allez donc chercher du coté de Marion Maréchal par exemple …

                    • Si vous êtes une groupie de cette quiche, vous devriez écouter ce qu’elle dit : elle se définit elle-même comme appartenant à la « droite nationale et conservatrice » ou comme « femme de droite, souverainiste et identitaire ». En reprenant la thèse de la tripartition des droites de René Rémond, elle a déclaré se situer « à la confluence de la droite légitimiste et de la droite bonapartiste », c’est-à-dire les droites autoritaire et réactionnaire, par opposition à la droite orléaniste, c’est-à-dire la droite libérale.

                      Ça va être dur de nous expliquer qu’elle est libérale, alors qu’elle-même elle se définit par opposition au libéralisme.

                      Elle a au moins le mérite de la cohérence : nationaliste, elle sait, contrairement à vous, qu’elle ne peut être en même temps libérale.

                    • Allez, je suis beau joueur ! Vous avez le droit à une autre tentative. Réessayez : expliquez nous quelles sont ces fameuses mesures libérales très concrètes et non pas hors sol prônées par ces nombreux libéraux qu’on trouve partout sauf à gauche !

                    • Vous ne savez pas de quoi vous parlez.

                    • Et moi aussi je suis légitimiste. La droite orléaniste n’est pas la droite libérale, c’est la droite d’argent, celle qui vote Macron.

            • oui j’attends la chute du mur du paritarisme qui permet aux syndicats d’êtres cogestionnaires de l’etat, peu importe qui est au pouvoir

  • Si la politique de Macron n’est pas une politique ultra- libérale, avec sa dose de darwinisme social et de racisme de classe, je ne sais pas ce qu’il vous faut. Gouverner un pays au service des puissances d’argent et au détriment du bien commun est bien un des grands classiques du libéralisme dont le projet a toujours été de faire coexister une minorité ultra-riche avec une multitude de pauvres corvéables et jetables à merci, sans classe moyenne pour s’opposer à elle, mais avec une force de police et une armée suffisamment fortes pour mettre aux ordres des travailleurs réduits à survivre.
    « Le capital de bonheur humain, écrivait Townsend en son temps, est fortement augmenté par la présence de pauvres obligés d’accepter les travaux les plus lourds et les plus pénibles. Les pauvres méritent pleinement leur sort … ce serait un désastre pour la société si d’aventure ils devaient s’amender… » De son côté Mandeville proclamait que pour que la société soit heureuse il fallait que la grande majorité reste aussi ignorante que pauvre. Le macronisme est une forme de libéralisme totalitaire comme le lepénisme. Les deux incarnent l’Etat providence au profit des actionnaires des multinationales avec un total mépris pour la personne humaine.

    • Dénoncer le « racisme de classe » de Macron en crachant sa haine des riches ne manque pas de sel… 😆

    • « Si la politique de Macron n’est pas une politique ultra- libérale, (…) je ne sais pas ce qu’il vous faut. »

      Vas comprendre Pablo…
      Si Macron préconisait les politiques adoptées par des pays socialistes comme les pays nordiques, il serait accusé d’être encore plus ultralibéral, à juste titre…

    • sortir des considérations puisées dans la société du 18 eme siecle..
      je ne crois pas que çà soit adapté a ce que nous vivons

    • Tiens, un adepte du « tout dans l’Etat, rien hors de l’Etat, rien contre l’Etat. »

    • « Si la politique de Macron n’est pas une politique ultra- libérale … je ne sais pas ce qu’il vous faut »

      Macron n’est ni de droite, ni de gauche, et encore moins libéral. C’est le candidat des bobos, un énarque flagorneur et manipulateur dont on cherche encore la vision politique. Il est logiquement détesté à droite et à gauche et soutenu uniquement par ceux qui se pensent de gauche, mais que l’aisance matérielle dont ils bénéficient rend inapte à juger des vrais problèmes et des réelles priorités.

      • Macron est un mondialiste, il défend l’abolition des nations au profit d’une gouvernance mondiale (qui rendrait des comptes à qui?)

        • à Jupiter uniquement.

        • Ah « mondialiste »… la bonne vieille rhétorique anti-libérale qui fait fureur chez les étatistes d’extrême-gauche et d’extrême-droite.

          • Vous êtes vraiment un naïf. Il faut sortir un peu la tête de vos bouquins.

          •  » Ah « mondialiste »… la bonne vieille rhétorique anti-libérale qui fait fureur chez les étatistes d’extrême-gauche et d’extrême-droite.  »

            Le plus drôle c’est d’entendre ces deux extrêmes se traiter entre-eux de mondialistes.

          • Ce n’est pas une rhétorique, mais une réalité historique documentée. Renseignez-vous.
            Et cessez, comme les bien-pensants, de qualifier d’extrémistes tous ceux qui ont compris un certain nombre de ressorts du monde actuel. Ou qui ne sont pas d’accord avec votre conception du libéralisme. Les mondialistes se disent libéraux, mais ils ne le sont pas.

            • L’un des meilleurs ouvrages que je connaisse sur ce sujet : « cet étrange monsieur Monnet » de Bruno Riondel. L’auteur est historien et cite de nombreuses sources. Il a le mérite de faire le lien entre mondialisme et construction européenne

            • Aux Etats-Unis, les anti-libéraux gauchistes ont réussi le tour de force de s’approprier le terme « liberal »…

              Vous croyez vraiment que les libéraux n’ont pas retenu la leçon ? Vous croyez vraiment qu’on va vous laisser, vous autres anti-libéraux droitards, réaliser la même opération de dénaturation du libéralisme ? Même pas en rêve !

              Vos petites idées liberticides continueront d’être nommées par les libéraux pour ce qu’elles sont : nationalistes, populistes et d’extrême-droite.

        • Macron est un arriviste qui a grandi le cul posé sur un banc du quartier latin.
          Macron ne sait ce qu’est le peuple et ce à quoi il aspire.
          Et dire que ce petit énarque sans envergure nous gouverne !!!

    • @ Pablo,

      Oui on connait la chanson.  » Macron président des riches « . A part ça on se demande toujours pourquoi l’évasion fiscale se fait toujours de France à ailleurs et pas l’inverse?

    • Le macronisme est une forme de libéralisme totalitaire

      Le mot libéralisme est en trop dans cette « phrase ». Vous insultez les libéraux.

    • Soit vous êtes un troll, et dans ce cas, félicitations, ca faisait longtemps que je n’avais pas vu un nouveau spécimen.

      Mais au cas ou vous seriez sérieux, sachez que par définition une politique libérale, avec une intervention de l’état se traduit par un % de PIB prélevé par l’état le plus faible possible.
      Actuellement la France de Macron avec 48% de PIB prélevé est championne du monde des prélèvements.
      Par conséquent on peut donc écrire que la politique de Macron et celles de ces prédécesseurs est ultra-pas-libérale.

  • Reçu hier mon courrier électoral officiel. A l’intérieur, ô surprise, les bulletins de vote et autres prospectus étaient groupés en deux, avec deux prospectus faisant la séparation. Je vous laisse deviner lesquels ? Gagné ! LREM et RN.
    Contre qui dois-je déposer plainte pour tentative d’influencer le vote de la part d’un organisme censé être neutre ?

  • D’après les projections sur le futur parlement européen, on constate une fragmentation de l’électorat. Le clivage droite/gauche traditionnel est en perte de vitesse, du coup les choix politiques seront moins doctrinaires puisqu’un vote sur un sujet quelconque, sera le résultat d’une recomposition électorale particulière.
    A première vue ça me semble intéressant mais reste à voir en pratique ce que ça donnera.

    • Dans la perspective euromondialiste, le clivage droite-gauche est artificiel.
      C’est pour cette raison que la droite et la gauche françaises ont mené quasiment la méme politique malgré les « alternances », et que le PPE et les sociaux démocrates, ont fait avancer, conjointement et pas à pas le projet des « pères fondateurs » (pour rappel un agent américain, un collabo et un ancien nazi).
      Les peuples ont été soumis au « there is no alternative » et quand ils ont marqué leur désaccord, ils n’ont pas été écoutés.

      • Si tant est que ce soit suivi d’effet, le RN a au moins le mérite de vouloir redonner la parole aux peuples européens et de vouloir orienter l’UE vers davantage de subsidiarité. Ce qui ne peut se faire sans remise en cause des traités.

        •  » Si tant est que ce soit suivi d’effet, le RN a au moins le mérite de vouloir redonner la parole aux peuples européens  »

          Et vous croyez encore ceux qui prétendent vouloir le bien au peuple? Décidément les leçons de l’histoires ne servent donc jamais à rien.

  • très bon éclairage
    Ce que l’article souligne très justement c’est que chaque bloc va envoyer pratiquement le meme nombre de députés, quel que soit celui qui arrive en tète..
    mais le resultat interprété au plan national ne sera pas le meme
    si la liste macron gagne , c’st parti pour un autre tour de manège fiscal..
    si c’est le RN qui arrive en tète , la menace sur les municipales va rester active et là çà va peser.. n’oubliez pas que les promesses macron ne sont pas financées
    s’abstenir c’est donner a macron la bonne excuse de l’abstention
    c’est donc voter macron
    voila ce que je dis depuis des jours

  • Quel que soit le parti ou l’idéologie, les politiques ont en commun la volonté de réguler, d’imposer, en bref s’occuper des affaires des autres.

    Pour se faire élire, il faut promettre aux gens de se mêler de leurs affaires, les gens comprennent ‘s’occuper des affaires du voisin’, et votent pour eux.

    Les libéraux, par définition, n’en éprouvent pas le besoin, ils n’ont pas ce besoin de regrouper les poules dans le poulailler industriel.

    Alors en disant ‘faites ce que vous voulez de votre vie, je ne vous empêcherai pas de le faire’, les gens, conditionnés par des décennies de socialisme, croient entendre ‘démerdez vous, ne comptez pas sur moi’;

    Ce ne sont pas les libéraux qui ne sont pas prêts pour le pouvoir, ce sont les électeurs/poules qui leur refusent le pouvoir d’ouvrir les portes.
    Ils préfèrent le confort de la vis à granulés à la liberté de gratter pour retrouver le goût des vermisseaux et des graines.

    Les libéraux pourraient aussi apprendre à mentir, mais il faudrait changer de nom….

  • Les approches de choix de votes sont purement idéologiques dans cet article et celui de Aulnas.
    Je propose de prendre en compte les problèmes majeurs des français libéraux et de voir quels politiciens peuvent les résoudre (partiellement) :
    1. système de retraite exorbitant
    2. l’islam totalitaire
    3. immigration économique due à la protection sociale

    Les libéraux doivent être pragmatiques et intelligents si ils veulent arriver à leur but.

  • L’Europe libérale des origines est une fable. Dès le début, c’est une constructuon supranationale technocratique qui est visée, ce dont témoigne les embryons d’instances qui chapeautent les Etats dès l’instauration de la CECA, ou la « bombe Schuman », véritable coup d’Etat européiste avant l’heure.

  • Sauf erreur de la part, le CRE est conservateur, mais aussi libéral. Et l’ALDE est libéral au sens macronien du terme…

  • J’ai reçu aujourd’hui le programme de Macron, pardon, LREM pour les élections.
    Et c’est pire que ce que je pensais. J’ai cru au prospectus du PS. Il ne manque que le poing et la rose.
    C’est un programme uniquement tourné vers les sujets sociaux et sociétaux, et l’économie technocratique. Elle est seulement abordée à travers l’interventionnisme étatique. Il est beaucoup questions de taxes, subventions, dépenses publiques, réglementations. Sans compter la promesse de dépenser 1000 milliards pour l’écologie avec de l’argent sorti de nulle part.
    Pas grand chose sur les entreprises (les PME-TPE), la création de richesse, les emplois, la croissance, les technologies (anciennes et nouvelles).
    Pendant ce temps les USA et la Chine ont des économies qui carburent, ils contrôlent de plus en plus toutes les nouvelles technologies et nous avec, et ont la richesse qui leur permet d’accroitre leurs pouvoirs sur le restant de la planète.
    Pendant ce temps on se regarde le nombril en se la coulant douce en espérant que cela puisse continuer indéfiniment.

  • intéressant.

    cette grille de lecture l’est aussi : https://www.causeur.fr/europeennes-referendum-macron-rn-lrem-161577

    néanmoins, il serait également bon d’évoquer d’autres éléments qui peuvent peser dans cette élection : rapport à notre culture, identité, racines, immigration, invasion islamique, athéisme…

  • commentaire lu ici : https://www.dreuz.info/2019/05/21/lagonie-de-la-vie-politique-en-france/

    « La destruction de la vie politique du fait que l’Etat contrôle tout.
    Oui, je suis d’accord mais l’Etat lui-même appartient aux lobbies:
    -créanciers internationaux,
    -lobbies ou financiers.

    Autrefois, un milliardaire avait 10 ou 30 maisons de luxe, une flotte de véhicules, ses bateaux, sin jet privé, ses parcours de golf.
    Aujourd’hui, le luxe suprême c’ est de s’offrir un dirigeant:Pierre Bergé et LGBT pour Hollande, Niel et Rotschild pour Macron, etc.
    Demain, si le prochain est financé par la scientologie, la scientologie deviendra religion d’Etat, etc…. Le remboursement des frais de campagne passe par un corpus législatif-retour : mariage pour tous, disparition de l’ISF, bienveillance envers l’islam, condamnation du colonialisme français, pro_-palestinisme, etc…..
    C’est cela la réalité : des dirigeants fruits d’une vision qui leur étaient propres de la société, on est passés à des dirigeants fruits de leurs financeurs. »

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