Mélenchon-Le Pen : où en est le populisme en France ?

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Meeting 1er mai 2012 Front National By: Blandine Le Cain - CC BY 2.0

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Mélenchon-Le Pen : où en est le populisme en France ?

Publié le 29 mars 2019
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Par Patrick Aulnas.

Le front Mélenchon-Le Pen pour déstabiliser la République ne date pas d’hier. Depuis des années, les deux leaders exploitent toutes les réactions populaires pour tenter de drainer un électorat et cela leur réussit plutôt bien. Le Rassemblement national (RN) est devenu le premier parti d’opposition du point de vue électoral. Il est au coude à coude avec LREM pour les élections européennes de mai prochain. Quant à LFI, elle apparaît comme la principale force de gauche depuis l’effondrement du PS et l’atomisation de la gauche toute entière.

Quel jeu ces formations dites populistes sont-elles en train de jouer ?

Exploiter le mécontentement populaire

Les partis politiques doivent recruter des militants pour l’action et des sympathisants pour les élections. La matière première est la même pour le RN et LFI. Les deux partis tentent en effet d’instrumentaliser à leur profit les mécontentements, les frustrations, les colères, les convoitises. Il ne s’agit pas de convaincre, mais d’exploiter les émotions négatives.

L’idéologie marxiste, qui tentait d’expliquer par la lutte des classes la situation du prolétariat est désormais bien loin. Personne ne croit plus à la lutte des classes sauf quelques militants trotskystes dont le poids électoral est dérisoire. De même, le nationalisme du début du XXe siècle, qui a débouché sur le fascisme, ne fait plus recette que dans des cercles restreints d’ultra-droite. La structuration idéologique ayant disparu, il reste à attiser le mécontentement et à l’encadrer pour déstabiliser les démocraties.

La faiblesse de ces antilibéralismes réside dans l’absence de programme de gouvernement cohérent. Les propositions RN ou LFI cherchent à contrecarrer les choix gouvernementaux de gauche ou de droite afin de satisfaire le désir de s’opposer. Si elles devaient être mises en œuvre, nous irions rapidement vers la faillite économique, la misère sociale et l’autoritarisme politique.

L’agitation de Mélenchon ne paye pas

Le mouvement des Gilets jaunes constitue une illustration particulièrement intéressante de l’opportunisme des leaders populistes. Mélenchon et ses principaux collaborateurs ont été les plus actifs pour tenter une récupération : ode sur Facebook au héros révolutionnaire Éric Drouet, critique virulente et disproportionnée de l’utilisation de la force Sentinelle pour des missions statiques de protection de bâtiments officiels, appel à la convergence des luttes, propos confus sur les débordements violents au cours des manifestations, etc.

Il y a entre LFI et les Blacks blocs sinon une alliance, du moins une convergence stratégique. Les Black Blocs sont des activistes relativement bien formés à l’action violente, issus en général de milieux sociaux plutôt favorisés et voulant détruire les démocraties libérales, jugées horriblement mercantiles car subordonnant tout à l’économie, en particulier le politique.

La sensibilité LFI est très proche de cette vision caricaturale de notre réalité. Les violences contre les banques, les boutiques de luxe ou le Fouquet’s ne suscitent absolument pas l’indignation chez les militants de LFI. Elles font plutôt monter en eux un irrépressible sentiment de satisfaction : « Voilà ce qu’on fait de leur fric. » Il ne semble pas cependant que les appels subliminaux à rejoindre la juste lutte des militants LFI contre l’horrible capitalisme aient été couronnés de succès. Les Gilets jaunes ne sont pas des militants dans l’âme et se méfient de tous les partis. Les sondages actuels donnent des intentions de vote LFI de l’ordre de 8 % aux européennes, ce qui représente un recul très net par rapport à la présidentielle.

Marine Le Pen plus discrète par nécessité

Marine Le Pen s’est montrée plus discrète que son alter ego de gauche face aux Gilets jaunes. Parmi les manifestants du début du mouvement, nombreux étaient ceux qui avaient plutôt une sensibilité RN que LFI. Il suffisait donc d’un discours compréhensif, voire approbateur. Mais les dérives énamourées mélenchonniennes à l’égard des leaders autoproclamés ne font pas partie des pratiques de la maison RN.

La révolution pour la justice future, parfaite et définitive apprécie les envolées lyriques, mais le nationalisme ne peut désormais les utiliser sans ranimer les souvenirs des trépignements hitlériens ou mussoliniens devant des foules en délire. Le ridicule n’est alors pas très loin pour le leader qui se risquerait à cet exercice puisqu’il suffirait que le spectateur pense au dictateur de Charlie Chaplin.

Le butin en termes de recrutement militant a donc été maigre pour le RN également puisque celui-ci fait partie d’un système politique que les Gilets jaunes rejettent. Mais ce parti a une position électorale plus solide que LFI : les sondages récents le placent à 21,5 % des intentions de vote pour les européennes soit légèrement derrière les 23 % de LREM.

Le handicap de LFI : l’internationalisme

Comment expliquer le succès électoral persistant du FN puis du RN et le recul de LFI ? Il s’agit dans les deux cas de tromper les électeurs sur la réalité de notre monde, de les faire rêver par des slogans politiques à un futur plus qu’hypothétique. Mais le RN a une force que ne peut utiliser LFI qu’avec beaucoup de retenue : le rejet de l’immigration.

Le grand remplacement évoqué par Renaud Camus constitue un thème très populaire que LFI ne peut pas vraiment exploiter. Des sensibilités indigénistes sont en effet présentes à LFI, en particulier autour de Danièle Obono. Plus idéologiquement, il ne faut pas oublier le caractère internationaliste du marxisme : « Prolétaires de tous les pays unissez-vous ! » (Manifeste du Parti communiste, 1848). Les prolétaires d’antan, ouvriers de l’industrie, ont été remplacés par les migrants, voire par les « racisés » et par tous ceux qu’il est possible de rattacher à la catégorie très accueillante des dominés. L’attelage est donc très hétéroclite mais doit conserver un caractère internationaliste.

Entre internationalisme prolétarien et mondialisation libérale, il y a bien une lutte féroce dans l’esprit des convaincus, mais nous restons dans une approche globalisante dans les deux cas.

La force du RN : la stigmatisation de l’immigration

Il en va tout autrement du nationalisme, qui prône le repli, dit identitaire par les bien-pensants. Les thèmes de campagne électorale tournent alors autour de la défense des frontières, du protectionnisme nécessaire, de la lutte contre l’immigration, du retour aux valeurs traditionnelles et du respect de la culture et des traditions locales.

L’identité nationale ou culturelle traditionnelle est donc centrale et la globalisation planétaire apparaît comme destructrice qu’elle soit capitaliste ou anticapitaliste. Elle est l’ennemi à combattre. Le vécu des travailleurs modestes étant corroboré par l’analyse nationaliste, du fait des délocalisations d’emplois et de l’affaissement économique de zones auparavant prospères, il est clair que les nouveaux prolétaires des pays riches voient beaucoup plus la vérité dans le nationalisme que dans le communisme internationaliste.

Ils demandent à l’État de les protéger des invasions extérieures de produits, services et individus, qui ne sont pas totalement fantasmées, alors que les successeurs des marxistes leur proposent d’utiliser l’État comme instrument contre le capitalisme. La seconde proposition reste éloignée du vécu et imprégnée d’une idéologie apparaissant aujourd’hui plutôt archaïque. C’est ce qui fait sa faiblesse.

L’opportunisme constructiviste

L’opportunisme populiste est le pâle héritier des constructivismes du début du XXe siècle. Le communisme, le fascisme, le national-socialisme se fondaient sur une pensée politique, une idéologie plus ou moins aboutie. L’effondrement des idéologies n’a pas fait disparaître le tropisme constructiviste.

Le projet d’instrumentalisation autoritaire de l’État pour bâtir un autre monde est toujours porteur électoralement. Mais il s’agit désormais d’un pur opportunisme politique : « En utilisant toutes les insatisfactions du présent, faisons rêver à un État omnipotent qui construira le monde radieux de demain. » Voilà le pitoyable message de nos populistes. Il recueille de plus en plus de suffrages dans la plupart des pays riches. La politique étant un mal nécessaire, elle est évidemment souvent décevante. En prendre acte n’est pas renoncer à défendre les valeurs de liberté.

 

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  • Il me semble que l’auteur oublie le recyclage des trotskystes en vert, avec la conscientisation (quel vilain mot ) des jeunes sur le climat, avec le but avoué de « faire paniquer les adultes », ce qui, un article récent de la BBC le confirme, commence à fonctionner et pourrait résulter en une vague verte

    • Bien vu, Lucx. La psychose réchauffiste et antiCO2 -aiguillonnée par tous les médias- semble en passe de s’ajouter dangereusement aux arguments classiques des populistes, et de draîner la jeunesse vers qui saura le mieux l’utiliser…

    • C’est vrai que les Khmers Verts font une concurrence déloyale à Mélanchon auprès des bobos conscientisés. On se pose d’ailleurs toujours la question si l’écologisme de Macron est un calcul politique ou s’il est possiblement aussi c… qu’il en a l’air.

  • « Le front Mélenchon-Le Pen pour déstabiliser la République ne date pas d’hier » : 1) il n’y a aucun « front » Mélanchon-Le Pen, autrement cela se verrait et se saurait 2) si effectivement LFI cherche à déstabiliser la République (plus précisément la Vème République), le RN, bien au contraire, prône la résurrection de ce qui fait « l’âme de la République » : « le gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple ».
    « Les deux partis tentent en effet d’instrumentaliser à leur profit les mécontentements, les frustrations, les colères, les convoitises. Il ne s’agit pas de convaincre, mais d’exploiter les émotions négatives » : mais tous les partis politiques font cela ! Il faut vous réveiller M. Aulnas. Que voulez-vous que fassent les partis politiques ? Qu’ils disent que ceux qu’ils présentent comme leurs adversaires ont « tout bon », qu’ils ont pratiquement donné satisfaction au peuple ? Le but de tout parti politique, c’est d’accéder au pouvoir et de l’exercer conformément aux promesses qu’il a faites, à l’état des lieux du pays et aux besoins à satisfaire du peuple. Donc, oui, le RN est un parti « populiste », mais au sens « noble » du terme.
    « Les propositions RN (ou LFI) … si elles devaient être mises en œuvre, nous irions rapidement vers la faillite économique, la misère sociale et l’autoritarisme politique ». Pendant des décennies, ce fut le discours tenu invariablement (et, il faut le dire, avec une certaine efficacité) par les gouvernements successifs UMPS-LREM pour discréditer le RN-FN. « Les compétents et efficients, c’est nous, les incompétents et déficients, c’est eux ». Résultat : on assiste à un effondrement de plus en plus rapide de la France aux plans économique, financier, sociétal et social, sans que jamais un seul membre du RN-FN n’ait pris – ou influé sur la prise de – la moindre décision d’ordre législatif, réglementaire et administratif. Quant à l’autoritarisme, ouvrez tout grands les yeux et observez ce qui se passe aujourd’hui en France. Il n’y a de pire sourd que celui qui ne veut entendre, de pire aveugle que celui qui ne veut pas voir. Il est temps de changer de logiciel ou de disque (il est profondément rayé).
    Ah, j’allais oublier : je ne suis ni adhérent, ni sympathisant du RN, je suis un Français ayant suffisamment vécu pour regarder, voir et analyser avec « bon sens » ce que j’ai vu et continue de voir.

  • claude henry de chasne
    29 mars 2019 at 6 h 57 min

    je ne comprend pas le terme « populisme »
    si il s’agit d’exprimer le fait que ds politiques manipulent l’électorat pour etre élus.. alors les premiers populistes son nos gouvernants actuels

    • claude henry de chasne
      29 mars 2019 at 6 h 58 min

      « sont »

    • jacques lemiere
      29 mars 2019 at 8 h 00 min

      il est certain que passer par le populisme entraine de la confusion,ce n’est pas un programme , liberticide ..et alors on voit que melenchon et le pen sont à l’opposé des libéraux. les autres partis sont aussi liberticides mais certainement moins catégoriques. Ils cherchent au moins à donner des justifications…

    • Le terme « populiste » n’est pas un simple « fait de manipulation », un « simple élément de langage » utilisé à des fins électorales. C’est plus profond et plus répugnant que cela. En Union Européenne (je ne dis pas Europe) en général et en France en particulier, il est utilisé par le clan autoproclamé du « bien » pour stigmatiser et caricaturer le clan proclamé du « mal ». Est « populiste », pour le clan du « bien » toute personne qui ne partage pas leur avis, leur opinion, leur vision de l’organisation et du fonctionnement du monde : elle est trop peu intelligente, trop frustre et trop « rien » pour cela. Pour le clan du « bien », les peuples et les nations doivent faire « peuple » (au singulier) en se dissolvant « corps et esprit » dans une suprastructure sociale, sociétale, économique, financière et … morale dirigée par la finance, les banques et l’étranger. C’est exactement ce que l’on demandait aux esclaves de faire pendant la période de la traite négrière. Cette période a été mise entre parenthèses pendant un certain temps, mais elle est rouverte sur un « champ d’intervention » infiniment plus vaste : la Terre où la Nature est honteusement exploitée justement par « la finance, les banques et les étrangers », et où l’Humain est lui aussi honteusement exploité par les mêmes !

    • Il peut parfois être amusant (quoique pas entièrement satisfaisant) d’expliquer un terme en invoquant son contraire. Quel serait le contraire de populisme? Élitisme? Aristocratisme?

  • Article peu convaincant. On croirait une sorte de présentation Sciences-Po. Le Pen ne veut pas déstabiliser la République (il faut arrêter de lire le monde…). Bien au contraire, et c’est ce qu’on peut lui reprocher: elle veut la sauver.
    Quant à l’immigration, oui, c’est son sujet fort, mais d’un point de vue libertarien, l’immigration est une atteinte à la propriété privée. C’est l’état qui donne accès aux biens communs sans l’accord de ses vrais propriétaires: nous. Relire Rothbard, au lieu de s’enterrer dans le dogme de la “liberté de circulation “. Les gens ont-ils le droit de circuler dans votre jardin et passer par votre cuisine?

    • jacques lemiere
      29 mars 2019 at 8 h 10 min

      il y a des communistes sincères…on peut m^me imaginer que macron veuille sauver le climat…moi je voulais me marier avec claudia cardinale.

    • +1000, et le monopole d’Etat des assurances sociales, fait qu’on m’impose la solidarité forcée envers des gens qui font tout pour ne pas adopter mes codes culturels. On sait comment cela a mal fini en Serbie avec une partition du pays.

  • Il me semble effectivement que l’auteur néglige les conséquences politiques de l’hystérie écologiste qui pourrait mettre d’accord les deux « populismes ». La suppression des principales libertés individuelles est clairement légitimée pour « sauver le climat », la mise en place d’un système quasiment totalitaire est une option parfaitement envisagée.
    Attention : c’est là que se situe le danger pour nos libertés, une catastrophe sur le plan environnemental pourrait parfaitement les amener au pouvoir.

  • Mais il va bien falloir voter au lieu de se lamenter. Pour le parti des libéraux ? Ah mince, il n’existe pas…
    Donc on a le choix entre le cancer macron qui tue sûrement mais à petit feu; ou la peste rn et le choléra lfi.
    Finalement, on s’en fout. Il faut décider d’en finir vite au lieu de souffrir en dépensant des sommes folles pour reculer l’échéance inéluctable, le cancer étant plutôt une maladie de vieux.
    Une fois l’épidémie de peste ou de choléra passée, il reste toujours des survivants et ceux-la sont en bonne santé.

  • faillite économique , misère sociale , autoritarisme…..depuis le temps que l’on se farcit les mêmes partis au pouvoir , un coup l’un , un coup l’autre, on n’a put constater qu’une chose : le pays s’enfonce tout les ans un peu plus ;qui sont les responsables si ce n’est ceux qui nous gouvernent ? et quand quelque chose ne marche pas , hé bien on essaie autre chose et il ne faut guère s’étonner de voir des gens se tourner vers les extrêmes;nos dirigeants , actuel et anciens ont faillit, virons les , et testons autre chose ;

  • L’histoire nous a montré que les peuples déçus du fonctionnement des démocraties se tournent instinctivement vers les extrêmes. Aujourd’hui il semble que nous soyons dans cette situation. Pourquoi? Car tout ce que l’on veut imposer à nos peuples européens, en leurs faisant croire que c’est juste, bon pour eux, prometteur d’un avenir serein n’est pas accepté et souvent ressenti comme une privation de liberté. En fait les promesses ne se traduisent pas par un résultat convainquant.
    Je pense:
    Fiscalité confiscatoire à tous les niveaux.
    Immigration.
    Écologie avec son cortège de contrainte.
    interdiction en tous genres: fumer, boire, manger, circuler, pour le commun des mortels alors que dans d’autres domaines on laisse faire n’importe quoi. Les démocrates ne devraient pas oublier que nous sommes propriétaires de nos vies et que notre responsabilité individuelle est respectable dès lors qu’elle ne déborde pas sur celle des autres. C’est souvent lié à une simple éducation bien comprise.
    Et j’en passe…
    le mieux étant l’ennemi du bien, nos supposés démocrates nous poussent lentement d

  • dans les bras des extrêmes. C’est ainsi que la pensée de Bossuet prendra toute saveur: Dieu rit des hommes qui chérissent les causes dont ils déplorent les effets.
    je craint qu’il n’est pas fini de rire de nos supposés démocrates.

  • « faillite économique », « misère sociale », « autoritarisme politique », n’est-ce pas tout ce qui caractérise la politique macronienne.

    • Oui, d’ailleurs l’offre politique semble proposer une variation peu ou pas consommable du meme brouet ,pitance…

  • Si Mélanchon est en berne et le RN s’envole, cela est également conjoncturel :
    – le Venezuela fait la démonstration par l’absurde de l’impossibilité du socialisme
    – le locataire de l’Elysée est le plus grand VRP du RN pour la cause identitaire.

    •  » le Venezuela fait la démonstration par l’absurde de l’impossibilité du socialisme  »

      Il fait aussi la démonstration du déni éternelle que les socialistes ont pour leur idéologie.

  • Ne confondons pas « Populisme » et « Mécontentement ».

    • C’est vrai sauf que le mécontentement pousse vers le « populisme » car il me semble que ce que les peuples recherchent c’est que leurs traditions soient respectées et que le travail des hommes et femmes politiques se traduise par des effets positifs pour eux et constatables. J’ai la faiblesse de penser que tous nous serions prêts à accepter des efforts si nous avions la certitude qu’à terme nous serions à nouveau sur le bon chemin.

  • La petite bête
    29 mars 2019 at 14 h 58 min

    « Comment expliquer le succès électoral persistant du FN puis du RN et le recul de LFI ? Il s’agit dans les deux cas de tromper les électeurs sur la réalité de notre monde »
    Ne croyez-vous pas que c’est devenu l’habitude de tous les partis politiques?

  • la Voie du milieu
    29 mars 2019 at 15 h 34 min

    bonjour, la quasi-totalité des Trotskystes sont au ministère de la culture ou de l’éducation nationale.

  • « La politique est un mal nécessaire », voilà ce qui m’ennuie dans l’article de mon collègue, qui analyse fort bien, par ailleurs, les agitations frénétiques aux extrêmes. La politique, toujours la politique ! Ce mythe de la toute puissance ! Pourquoi tout devrait il être du ressort de la politique ? Est-ce parce que nous sommes devenus trop fainéants, ou trop pleutres, pour nous occuper de nos problèmes ? Sans être aussi amer, force est de constater que pas mal d’honnêtes gens, libéraux qui s’ignorent, doivent se demander comment nous en sommes arrivés là et comment s’en sortir. Cela passera forcément par moins de politique, beaucoup moins de politique, et beaucoup plus de liberté.

  • jacques lemiere
    30 mars 2019 at 8 h 01 min

    cite wikipedia
    Dans son acception générale d’aujourd’hui le mot populisme désigne une approche politique qui oppose le peuple aux élites politiques, économiques ou médiatiques.

    Le sentiment d’exclusion du pouvoir, même élu démocratiquement, est à la base de cette attitude qui touche aussi bien des sensibilités politiques de droite que de gauche. Le populisme se réfère à un peuple qu’on estime exclu du pouvoir et non écouté par la démocratie représentative jugée coupée des réalités.

    Exploité parfois par des partis activistes, ce courant de pensée politique peut prendre des aspects démagogiques en préconisant et/ou soutenant des solutions simplistes à divers problèmes sociaux, économiques et politiques. Le mot populisme est fréquemment utilisé dans un sens péjoratif, notamment pour discréditer les adversaires politiques en effectuant un rapprochement avec la naissance des fascismes dans les années 1920.

    Si le populisme a pris des formes variées depuis le xixe siècle, sa présence semble s’affirmer aujourd’hui dans le monde occidental au début de ce xxie siècle dans le contexte déstabilisant de la mondialisation et des déplacement de populations. Ainsi, on retrouve souvent des thèmes communs au populisme et au nationalisme.

    Cependant la pertinence de l’utilisation du mot « populisme » et sa définition sont toujours sources de débats1.

    il n’y pas là de programme…seule l’idée que il y a le petite peuple et l’élite et que leurs intérêts divergent..autrement dit un politique populiste doit se juger sur pièce non par sa nature.

    c’est un peu comme gauche droite, pour moi ça n’aide pas..

  • Il n’est pas si loin le temps où les communistes draguaient les nazis/fascistes pour avoir leurs voix aux votations.

  • Il n’est pas une pierre qui ne soit soulevée dans ce pays qui ne révèle, chaque jour, chaque heure, chaque minute, les ravages irréversibles causés à ce pays par les « progressistes » (lire les socialistes).
    Parce qu’ils ont aussi capté le langage, les valeurs et les concepts au profit de leur idéologie létale, ils veulent discréditer ceux qui, devant l’énormité de la situation, ont fini par entrevoir leur folie destructrice et cherchent maladroitement à s’en affranchir.

    Alors les progressistes les ont désignés comme des gens méprisables ; des populistes. La dernière invention langagière de ceux qui, hier, appelaient leurs opposants fachos et réacs. Les urnes étant passées par là, il fallait trouver une autre disqualification.
    Le plus navrant, c’est que, même ceux qui disent combattre l’Empire du Bien, reprennent cette catégorisation fascisante.
    La médiocrité, cause et conséquence de l’Empire, progresse chaque jour.

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