Increvable marxisme

Marx aurait eu 200 ans aujourd’hui. Pourquoi, malgré ses multiples échecs, le marxisme continue-t-il à séduire ?

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Increvable marxisme

Publié le 5 mai 2018
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Par Guy Sorman.

On peut s’étonner qu’une idéologie, le marxisme sous toutes ses formes, survive à ses multiples mises en œuvre qui toutes ont conduit à des catastrophes économiques et humanitaires.

Le vrai marxisme

On connaît l’argument constant des marxistes pour expliquer leurs échecs : ce n’est pas le marxisme authentique qui aurait été appliqué mais une perversion de la doctrine vraie par des Russes ignares, des Chinois déviationnistes, des Cubains tropicaux, des Nord-Coréens déséquilibrés, des Béninois primitifs, etc… Le vrai marxisme serait donc celui qui ne serait jamais mis en pratique et dès qu’il l’est, il n’est plus marxiste. Bizarrement cette défense par l’absurde d’une idéologie en principe matérialiste, fonctionne assez bien puisqu’il reste de par le monde des foules d’intellectuels, universitaires, militants et électeurs que le marxisme ne rebute pas.

Le nazisme et le fascisme n’ont, Dieu merci, pas survécu à Hitler et Mussolini tandis que Marx, Trotsky, Staline et Castro tous aussi totalitaires et meurtriers de masse s’en tirent devant l’histoire et n’ont pas entraîné leur idéologie dans leur chute. Essayons d’expliquer ce mystère et la séduction permanente du marxisme. Les ressorts, je crois en sont relativement simples : il déresponsabilise les individus, il offre une explication du monde clé en mains, il désigne des ennemis.

Dans le marxisme vulgaire à l’usage des masses, celles qui ne liront jamais les textes originels ni n’étudieront leurs conséquences pratiques, nul n’est responsable de son destin car nous sommes tous des rouages d’une grande Histoire qui nous dépasse ; nos heurs et malheurs ne sont que les conséquences de notre appartenance de classe et des conflits entre classes sociales.

Le renoncement à la liberté personnelle que permet l’adhésion au marxisme est très réconfortant pour tous ceux à qui pèsent la liberté et la responsabilité personnelle. Nous sommes là à l’opposé de la philosophie grecque de l’autonomie de la personne et bien entendu de la doctrine chrétienne. Mettant l’individu entre parenthèses, le marxisme vulgaire est reposant. Et substituant le Parti à l’autonomie, il réchauffe le cœur : le Parti est une famille de substitution.

La deuxième séduction du marxisme tient à sa prétention de tout expliquer : n’importe quel événement est ramené à la lutte des classes et à une course inéluctable de l’Histoire vers la société sans classes, qui elle-même baignera dans l’abondance des ressources : chacun se servira « au tas », en fonction de ses besoins. C’est une merveilleuse mythologie puisqu’elle promet l’Âge d’Or ici-bas, à terme, sans attendre l’Au-delà. Pour y parvenir, inutile d’agir puisque les forces de l’Histoire sont à l’œuvre, telle une mécanique à mouvement perpétuel : Marx était un prophète alchimiste.

Substitut à l’intelligence

Cette idéologie optimiste permet à chacun, aussi ignorant soit-il, d’expliquer le monde : elle remplace l’intelligence et n’oblige pas à étudier les faits, l’histoire ou l’économie. Les intellectuels marxistes ou leaders politiques de cette famille paraissent subtils parce qu’ils manipulent des concepts qui s’emboîtent les uns dans les autres : inutile d’entrer dans un débat critique avec ces croyants, c’est de la mécanique plaquée sur du vivant.

Enfin, troisième séduction, le marxisme connaît ses ennemis : les capitalistes. Qui est capitaliste, qui ne l’est pas, n’obéit pas à une définition bien claire : le capitaliste est celui que le Parti désigne comme tel, comme tout possesseur d’une vache au temps de Staline ou d’une rizière au temps de Mao.

En l’absence de définition, chacun vit dans la peur d’être désigné comme tel par le Parti : tous les Partis communistes au pouvoir ont gouverné par la peur généralisée de chacun qui du jour au lendemain pourrait devenir un ennemi de classe. Dans nos sociétés démocratiques, la peur est moindre parce que l’état de droit nous protège, mais qui niera que les partis, intellectuels, porte-parole, leaders marxistes chez nous en ce moment, ne sont pas mus par une certaine haine « de classe » ? On la ressent physiquement à écouter leurs discours. Or la haine,  que légitimise l’idéologie, est un rassembleur puissant des individus désemparés devant leur responsabilité personnelle.

Dès l’instant où la pérennité du marxisme est profondément enracinée dans la nature humaine, on comprend qu’il est difficile à contenir, impossible à déraciner. Quand on y parvient, il est remplacé par des idéologies comparables sous des appellations autres, comme le « souverainisme » du Front national en France qui fonctionne sur les mêmes principes psychologiques et récupère les électeurs du Parti communiste.

Il faut donc se résoudre à une évidence anthropologique : nos sociétés resteront éternellement divisées entre les raisonneurs qui manquent de passion – les libéraux en gros – et les passionnés qui déraisonnent. Une suggestion : il appartient aux raisonneurs de se montrer un peu plus passionnés dans leur exercice de la raison.

Article initialement publié en juillet 2016.

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  • Il existe une règle qui sera toujours à l’avantage des socialistes et qui ne changera jamais de direction, la plus grosse épine des libéraux :
    La bullshit nécessite beaucoup moins d’énergie pour etre fabriquée que pour être détruite.

  • Remarquable, aucun besoin de commenter..

    • Si vous le dites, la messe est dite, fin de l’histoire, oups, c’est un raisonnement marxiste ça.
      Moi j’ai un petit commentaire : ce qui est absurde dans le marxisme, c’est qu’il nie la responsabilité individuelle et reporte tous les problèmes sur la lutte de classes. Mais l’inverse est aussi absurde chez certains libéraux qui nient l’existence des conditionnements sociaux avant même que s’exerce les choix individuels, et que tous les problèmes viennent de l’état.
      Certainement la raison se trouve entre les 2, mais que voulez vous, le cerveau humain est binaire.

  • Article intéressant. La tendance à tout remettre entre les mains de l’Etat est aussi ancienne que l’idée d’Etat. Le marxisme fournit juste le vernis pseudo-scientifique qui justifie un désir très profond d’appartenance et d’obéissance. Il flatte des instincts très profonds.

    Mais je ne suis pas tout à fait d’accord avec la formule suivante: « Pour y parvenir, inutile d’agir puisque les forces de l’Histoire sont à l’œuvre, telle une mécanique à mouvement perpétuel : Marx était un prophète alchimiste. »
    Le marxisme exige l’action. Il l’exige même jusqu’à l’héroïsme. Si ce n’était pas le cas, il ne serait qu’une secte de doux rêveurs et n’aurait pas sa capacité de nuisance. Assez paradoxal d’ailleurs qu’une idéologie promettant un paradis terrestre et totalement athée se permette de sacrifier des générations entières. Il doit y avoir quelque chose de profondément satisfaisant dans la lutte elle-même, malgré les souffrances subies et infligées. L’action fait de toi un grand homme et te rend digne d’admiration. Et puis il y a toujours l’espoir naïf que les balles seront pour les autres.
    Le marxisme n’oblitère pas totalement la réflexion non plus. Il produit beaucoup de discours. Il oblige les gens à réfléchir… à la façon de faire advenir la société future. Mais il fournit toutes les prémisses. Il demande l’adhésion, ce qui est assez confortable, puisque c’est l’assurance d’être approuvé par le groupe. Il élimine le doute. Ça rejoint ce vous dites sur le confort. Mais un confort propre à séduire aussi des intellectuels brillants par ailleurs. Tout le monde n’est pas Socrate ou Jésus. Sommes-nous prêts à boire la ciguë ou à nous faire crucifier pour la vérité, seuls contre la foule?

  • +1000 @l’auteur . Je me permets de rajouter un élément . Le marxisme colle au triangle : sauveur – victime – persécuteur décrit par l’analyse transactionnelle, c’est la mise en pratique permanente de ce schéma qui conduit à toutes les torsions et manipulations que nous observons .
    Comme vous le dites très bien , l’individu n’est pas considéré comme libre mais comme aliéné , il est prisonnier du triangle .
    Leur devise « Longue vie au triangle » 😉

  • Ce que je ne comprends pas chez Sorman c’est comment il fait pour ne pas se rendre compte que ce qu’il dit du Marxisme peut se transposer point par point à l’UE.

    Si on remplace Marxisme par UE c’est exactement pareil.

    On connaît l’argument constant des européistes pour expliquer leurs échecs : il n’y a pas assez d’Europe, il faut une intégration toujours plus poussée.

    Dans l’UE vulgaire à l’usage des masses, celles qui ne liront jamais les traités ni n’étudieront leurs conséquences pratiques, nul n’est responsable de son destin car nous sommes tous des rouages d’une grande Histoire qui nous dépasse.

    Le renoncement à la liberté personnelle que permet l’adhésion à l’UE est très réconfortant pour tous ceux à qui pèsent la liberté et la responsabilité personnelle car cela permet de confier son avenir à d’obscur grattes papiers qui pondent des normes pour vous protéger du méchant capitalisme.

    […]

  • La clé du mystère est en effet la responsabilité. Les libéraux acceptent d’être responsables de leurs actes; les marxistes refusent la responsabilité, donc la liberté et s’en remettent aux forces de l’histoire.

  • Le marxisme est un populisme comme un autre, donc extrêmement dangereux, et qui mène fatalement au désastre. Mais vous remarquerez que le marxisme n’a jamais vraiment été appliqué en occident (sauf en Europe de l’Est pendant la guerre froide), et la plupart du temps dans des pays « exotiques » ce qui lui confère ce côté peut-être plus fascinant.

  • Bonjour

    Lire (relire) la Grande parade de JF REVEL:

    « La longue tradition, échelonnée sur deux millénaires et demi, des œuvres des utopistes, étonnamment semblables, jusque dans les moindres détails, dans leurs prescriptions en vue de construire la Cité idéale, atteste une vérité : la tentation totalitaire, sous le masque du démon du Bien, est une constante de l’esprit humain. Elle y a toujours été et y sera toujours en conflit avec l’aspiration à la liberté »

  • Excellente analyse. Outre ce qui a été dit, j’ajouterai que le marxisme est une religion de substitution, mais une de ces religions primitives reposant sur la peur, le mécanisme du bouc-émissaire, les sacrifices humains, la divination des chefs, vrais dieux vivants. Comme le nazisme, le marxisme montre qu’à force de considérer que le ciel est vide, on ne fait pas avancer l’humanité, on adore de nouveaux Moloch.
    S’agissant des intellectuels, il démontre à quel point une pensée vraiment laïque est difficile. Je crois que beaucoup de clercs ne se sont pas consolés de ce que le ciel soit vide. Ils veulent le faire descendre sur terre. Pas étonnant non plus que certains Chrétiens « progressistes », rongés par le doute sur les promesses du Nouveau Testament, vont lorgner sur l’Evangile selon Saint Karl Marx et selon Saint Lénine.
    Ceci dit, le marxisme a quelques ennemis périlleux pour lui:
    – les peuples qui, quand ils le peuvent, font la révolution contre les régimes communistes,
    – le capitalisme qui réalise progressivement la société d’abondance que promettait Marx, y compris en République populaire de Chine,
    – un certain écologisme, particulièrement bien implantés dans les pays anglo-saxons, qui annonce une apocalypse au nom de laquelle il préconise un nouveau totalitarisme, peut-être plus apte à séduire l’intelligentsia contemporaine.
    Parce que, le marxisme, de nos jours, ça fait un peu gros rouge qui tache.

  • Nazisme, fascisme, marxisme, ça reste du socialisme ; on peut analyser les différences au microscope électronique à effet tunnel mais bon. Je ne comprends toujours pas pourquoi les fachos d’extrême gauche (auto-proclamés anti-fa) ne sont pas ostracisés comme les fachos d’extrême droite.

  • A chacun selon ses besoins……..avec une telle formule par définition subjective et qui depuis 1912 fait figure de référence à la CGT comment voulez vous être contre:Le communisme a copié la Bible simplement le paradis est sur terre ,il suffit de le construire /les humoristes diront qu’il suffit de marcher en direction de l’Horizon du bonheur ..
    Et puis c’est tellement facile il suffit de prendre à ceux qui ont trop pour donner à ceux qui n’ont pas assez.. La liberté c’est contraignant son corollaire est la responsabilité et notre société actuelle passe son temps dés le plus jeune âge à déresponsabiliser les futurs « démocrates  »
    l’Etat cad le Parti est là pour donner le cap
    Plus ,la liberté voudrait dire que la concurrence est possible et cela est blasphématoire;la concurrence par définition se fait au détriment du salarié….
    le problème est que De Gaulle a abandonné la formation des esprits au communistes en 45 ,nous en payons le prix aujourd’hui ;,Pire une nouvelle branche religieuse s’est greffée l’écologisme et là encore l’éducation nationale est le vecteur essentiel.je m’en rends compte régulièrement avec mes petits enfants complètement abrutis d ‘une propagande verte et combien il est difficile de mettre un doute dans leurs certitudes:il ne faut pas lâcher….

  • Jolie phrase de conclusion.
    Sachant que seuls humour et dérision peuvent combattre hystéries et émotions.

  • Les capitalistes, motivés par l’optimisation de leurs profits, contribuent au bien commun sans que ce soit là leur objectif. Les marxistes, motivés par le bien commun, ont abouti partout où leur système a été essayé à un appauvrissement généralisé et à la mise en place d’un régime totalitaire basé sur la peur. Qui veut faire l’ange fait la bête, disait Pascal.

    • Quand un projet politique repose uniquement sur la guerre civile permanente, il n’est pas étonnant que les cimetières soient mieux remplis que le frigidaire.

  • Marx annonce (au XIXème siècle) que le futur progrès de l’humanité est dans la propriété collective des moyens de production. Il vivait en effet à une époque où la propriété des entreprises était concentrée en peu de mains.
    Le communisme a tenté de réalisé ce progrès de force, en étatisant par la violence.
    Le capitalisme réalise ce progrès tranquillement, en permettant à chacun d’accéder à la propriété par les marchés boursiers.
    La différence est que dans le premier cas, la gestion se fait par des irresponsables agissant au nom d’une idéologie, alors que dans le deuxième elle tend à se faire par des responsables agissant au nom de la rentabilité.
    L’histoire a montré clairement la différence dans les résultats économiques obtenus, résultats économiques entraînant les progrès sociaux.
    Si les syndicats étaient moins débiles, ils travailleraient dans le sens de l’élargissement de la participation!

  • La principale force du marxisme est qu’il sert de catalyseur à la jalousie et à la haine, qui sont les passions motrice de la politique, exaltées par l’historiographie scolaire du grand mythe révolutionnaire. Peu importe la raison, la politique joue sur les passions.

  • Juste une remarque de raisonneur en passant. Ce n’est pas parce que le marxisme à tort que le libéralisme à raison.

    Le libéralisme à raison par ses réussites vu le progrès général et si on ne fait pas trop attention à certaines conséquences.
    Rien n’est parfait malheureusement…
    Peut être m’opposera t on que ce n’est actuellement pas assez libéral dans le monde et c’est pour ça qu’il y a des dérives : exploitations humaines et pollutions qui sont des faits avérés ainsi que des inégalités au-delà du raisonnable, ça ce n’est que mon avis.

    Le libéralisme a surtout raison tant que ses conséquences ne rencontrent pas les limites physiques de notre bonne vieille planète : ressources, espace alloué, pollution supportable etc

    En fait raisonner à partir d’une idéologie, le libéralisme en est une parmi d’autres, est voué à l’échec car une idéologie nie la réalité. La réalité est toujours beaucoup plus complexe et rusée pour déjouer les idéologies.
    C’est pour ça que le communisme a échoué, il a nié la nature humaine, l’individu.

    La liberté individuelle en étendard, c’est louable et je pense que c’est un objectif à atteindre mais cela suppose que chacun soit responsable et conscient de vraiment beaucoup de chose qui de fait vont limiter ses propres libertés.
    Ne serait ce que les limites physiques de la planète par exemple.

    Chacun s’autocensurera en toute conscience.
    Bonjour le travail d’éducation….. Je serais mort avant de connaître ça, je pense.
    Dans l’attente de l’éducation de chacun, je pense qu’il faut un cadre législatif suffisamment éclairé, limitant la liberté des incultes.
    On n’y est pas non plus, je vous rassures, le cadre n’est pas assez éclairé.
    bref pas de solution miracle, il va falloir composer avec la réalité pour tendre vers chacun décide et agit en conscience.

    • « le libéralisme en est une parmi d’autres »

      Le libéralisme est une doctrine du Droit, pas une idéologie.

  • C’est à mourir de rire à quel point vous (M l’auteur, mesdames messieurs les commentateurs) êtes débile, à tomber dans la caricature, et à commettre les mêmes erreurs que celles que vous attribuez à votre adversaire personnifié.

    • Votre commentaire est affligeant et grossier Monsieur …

      • Oh non, mais dis-donc on se marre vraiment beaucoup sur ce site. Par exemple, sous-couverts de rationalité, ici le papier est rempli de sophismes : technique du strawman (caricature ou transformation de la position adverse pour mieux la démonter :

        « On connaît l’argument constant des marxistes pour expliquer leurs échecs : ce n’est pas le marxisme authentique qui aurait été appliqué mais une perversion de la doctrine vraie par des Russes ignares, des Chinois déviationnistes, des Cubains tropicaux, des Nord-Coréens déséquilibrés, des Béninois primitifs »
        (Rien de commun entre les Russes, les Chinois, les Cubains et hahahah, les Nords-Coréens ; confusion du marxisme et du communisme ; pétition de principe : si la Corée du Nord est un régime « communiste », alors le communisme est forcément totalitaire).

        Aussi, la comparaison entre éléments hétérogènes (ici, entre des dirigeants autoritaires et un philosophe/sociologique/économiste) :

        « Le nazisme et le fascisme n’ont, Dieu merci, pas survécu à Hitler et Mussolini tandis que Marx, Trotsky, Staline et Castro tous aussi totalitaires et meurtriers de masse s’en tirent devant l’histoire et n’ont pas entraîné leur idéologie dans leur chute »
        (Big up à celui-là, ça c’est un vrai sophisme).

        Encore un peu de strawman ? Oké :

        « La deuxième séduction du marxisme tient à sa prétention de tout expliquer : n’importe quel événement est ramené à la lutte des classes et à une course inéluctable de l’Histoire vers la société sans classes, qui elle-même baignera dans l’abondance des ressources  »
        (ça, c’est pas Marx, c’est l’idéologie staliniste, rien à voir.)

        Un petit peu de phrase qui veut rien dire ? oké (y’en a plein, j’en prends une parce qu’elle est rigolote) :

        « c’est de la mécanique plaquée sur du vivant » (ça c’est Bergson pour la définition du rire provoqué par le comique, en l’espèce dans l’article, ça veut rien dire).

        Contradiction (deux exemples) :

        « qui niera que les partis, intellectuels, porte-parole, leaders marxistes chez nous en ce moment, ne sont pas mus par une certaine haine « de classe » » :

        (du coup, elles existent les classes sociales ? Marx aurait-il fourni une grille d’analyse partiellement intéressante ? OH MON DIEU)

        « Il faut donc se résoudre à une évidence anthropologique : nos sociétés resteront éternellement divisées entre les raisonneurs qui manquent de passion – les libéraux en gros – et les passionnés qui déraisonnent. »

        (c’est rigolo un libéral qui soutient une « évidence anthropologique », vous savez, le truc qui fonde la plupart des morales totalitaires ; bref, attention M. Sorman, là vous tombez dans un rapport scholastique au monde ! Les autres sont débiles, vous avez la raison pour vous : c’est joli et bien arbitraire comme partage.
        D’ailleurs, n’est-ce pas celui que, mutatis mutandis, la plupart des libéraux reproche à (ce qu’ils croient être) Marx – l’idée que l’homme étant un être inconscient face à la praxis et à ses propres passions, il n’y aurait que l’intellectuel qui connaîtrait l’objectivité des actions des individus enfermés dans leur propre subjectivité ? Eh bah…si. Sauf que Marx lui a mis un livre pour le fonder, et vous le faites en 15 lignes, putain c’est beau à en chialer.)

        Bande de grosses brèles qui se prennent pour des raisonneurs.

        • « (ça, c’est pas Marx, c’est l’idéologie staliniste, rien à voir.) »

          Vous êtes l’exemple typique qu’illustre l’article. « Le vrai marxisme serait donc celui qui ne serait jamais mis en pratique et dès qu’il l’est, il n’est plus marxiste. »

          « Bande de grosses brèles qui se prennent pour des raisonneurs. » Ca j’adore comme conclusion.

        • Visiblement, l’article appuie là où cela fait mal chez vous.
          On peine à trouver des arguments construits dans votre post.
          Vos insultes finales confirment une fois encore que l’attaque ad personam signe l’absence (rageuse) d’arguments.
          Merci pour ce moment. :-)))

        • Votre intervention est le meilleur plaidoyer que l’on puisse trouver à l’analyse de Guy Sorman (que je ne porte pas dans mon cœur par ailleurs).
          Non pas sa pertinence – c’est un tissu d’inepties -, mais par ce qu’elle révèle de la personnalité des gens qui, comme vous, soutiennent encore l’idéologie mortifère.

  • Sauf que je n’arrive pas à concevoir le nazisme et le fascisme comme une sorte de cousinage avec le marxisme et le socialisme.

    • Le rapport de conception ?
      « Tout dans l’état, rien contre l’état, rien en dehors de l’état » Benito Mussolini

      • En réalité, la théorie marxiste plaide pour l’abolition de l’Etat, jugé à son époque par Marx, trop répressif…
        De ce point de vue, libéralisme et marxisme sont assez proches puisqu’ils ont le même ennemi commun : l’Etat.
        Mais le véritable point commun entre nazisme, fascisme, dictature du prolétariat, islamisme, c’est l’effacement de l’individu au profit non pas de l’Etat mais d’une transcendance ideologique, haineuse et collectiviste.

        • Marx plaide pour l’abolition de l’état en ce sens qu’il est toujours, selon l’auteur, l’outil de la classe dominante. Les propriétaires, les bourgeois.
          Il y substitue, dans un premier temps, un appareil bien plus présent et liberticide, celui destiné à assurer la dictature du prolétariat.
          À terme, dans une vision purement théorique, l’avènement du communisme, avec la disparition des rivalités sociales qui doit en résulter, est effectivement imaginé sans état.
          La réalité et la théorie ont démontré qu’une telle idéologie, en ce sens qu’elle ne peut que s’appuyer sur l’asservissement des individus, ne peut se passer et ne s’est jamais passée d’un appareil omnipotent, omniprésent et répressif.
          Le communisme sans état (ou système) est une opposition conceptuellement et pratiquement totalement irréductible. Deux principes antithétiques. Toute autre considération sur l’association du Marxisme et de la liberté n’est qu’hypocrisie et tromperie.
          Le mirage d’une société idéale est justement une caractéristique fondamentale de tous les totalitarismes.

          Quant aux libéraux, à mon sens, ils ne sont pas pour la disparition de l’état, mais pour la limitation drastique de son périmètre de compétence et pour la restauration de la primauté de l’individu sur celui-ci. Les libéraux ne fantasment pas sur une société idéale, même sans état.

    • Un socialisme revendiqué par eux pour commencer. D’aucuns pourront les considérer comme hérétiques à cet égard, mais l’inspiration socialiste est clairement revendiquée.
      L’usage de la violence comme moyen de prendre le pouvoir est un point commun avec les marxistes, mais pas forcément d’autres mouvements socialistes.
      La différence majeure, c’est le nationalisme. Encore que…
      Si la différence est majeure dans l’idéologie, elle tend à s’estomper dans la pratique. D’un côté comme de l’autre. « Le socialisme dans un seul pays » devient une nécessité quand on se rend compte de l’impossibilité de faire la révolution mondiale. Curieusement il y a des peuples qui ne sont pas intéressés. Un État socialiste, lorsque les difficultés économiques surviennent, en arrive rapidement aux mêmes mesures de protectionnisme, de préférence nationale et d’exception culturelle que les natoonalistes. L’intention n’est pas la même, mais les mesures se ressemblent. Et quand le pays est attaqué, quand l’adhésion à l’idéologie est douteuse, on fait bien vibrer la même fibre patriotique (cf Staline).
      De l’autre côté, les fascistes concmuent des alliances paradoxales, estompant, plus ou moins, leur racisme initial, dans les cas où le nationalisme est vraiment raciste.
      La plave du chef est peut-être un peu plus importante chez les fascistes, mais même là…

    • La lecture de Comment Hitler a acheté les Allemands par Götz Aly vous convaincra de la gemellité du nazisme avec le marxisme léninisme et la sociale-démocratie.

      Où étaient les communistes français le 18 juin 1940 ? A la Kommandantur, pas dans le maquis.

      • Exact. Un documentaire étonnant passé sur ARTE (étonnant CAR sur Arte justement) il y a qq mois sur l’extrême droite et la résistance pendant la WWII, en faisait la constatation: la résistance initiale à l’occupation a été le fait de la droite et l’extrême-droite française. La gauche a commencé à entrer (mollement au début) dans la résistance qu’à partir de l’invasion de l’URSS.

      • Je n’abuserai pas de cet argument. Le pacte germano-soviétique n’a rien d’une convergence idéologique. C’est une alliance de circonstances, purement stratégique, sans intention de tenir ses engagements. Chacun des deux camps a préparé la guerre de son côté pendant les 2 ans qui ont suivi.
        Il s’agit d’une amitié aussi sincère que l’amitié entre l’URSS et les Occidentaux dans la suite des événements.
        Si le pacte traduit une chose, ce n’est pas tant la convergence des idéologies que la duplicité des chefs. La convergence, on la démontrera par ailleurs.

        • Peut-être. Mais comment expliquez-vous la quasi-absence de personnes des partis de gauche dans la résistance jusqu’à l’invasion de l’URSS?

          « Chacun des deux camps a préparé la guerre de son côté pendant les 2 ans qui ont suivi. »
          L’Allemagne, c’est certain mais l’URSS pas du tout. Staline a été très surpris lors de l’invasion allemande pour preuve d’une certaine connivence idéologique que Staline ne pensait pas du tout voir tomber.
          De plus, militairement parlant, cela a été une débandade du coté russe dont l’armée n’était absolument pas prête tant sur le plan humain (l’encadrement de l’Armée Rouge a été désorganisée par des purges) et du matériel. L’URSS a du son salut à l’envoi de matériel venant de ses allier de l’Ouest, au général Hiver et à quelques erreurs stratégiques et politiques des allemands (retards dans le déclenchement du plan d’invasion, sous-estimation de l’Hiver russe et exaction sur des populations de territoires russes qui auraient été prêtes à soutenir les allemands comme les libérateurs du communisme)

          • Je l’explique de la même manière que j’explique la très forte implication des communistes dans les années suivantes: l’esprit de parti et l’organisation révolutionnaire. Les ordres étaient de laisser l’ordre bourgeois s’effondrer et les ennemis de l’Internationale s’entretuer. Fascistes et communistes s’étaient déjà suffisamment battus en Espagne pour qu’on ne puisse pas les soupçonner de sympathie. Mais leur haine mutuelle ne va pas jusqu’à porter secours aux démocraties libérales!
            Staline a été surpris par le calendrier. Il a été surpris parce qu’il ne pensait pas que Hitler était prêt et qu’il oserait. Il pensait aussi que Hitler aurait trop besoin de ses approvisionnements.
            L’armée rouge était déjà en train de se rééquiper, très fortement, mais la paranoïa des purges n’était pas terminée et la reconstitution des chaînes de commandement était plus difficile à faire que la reconstitution des stocks de munitions. Par exemple, les Soviétiques disposaient déjà de beaucoup plus de chars que les Allemands, mais ne savaient pas s’en servir.
            D’ailleurs, les préparatifs de l’URSS ont beaucoup contribué à la décision allemande d’attaquer. Je ne parle pas seulement de Hitler, mais aussi de ses généraux. Bon, Hitler avait son idée d’espace vital, mais si la Wehrmacht a accepté, c’est surtout en pensant que la guerre était de toute façon inévitable et qu’il fallait attaquer tant que la situation était favorable. Il faut savoir que l’Allemagne disposait de ressources limitées, tant sur le plan industriel que pour les matières premières. Le manque de pétrole était un souci majeur. Il fallait donc gagner rapidement, avant que la situation ne devienne critique.
            Le temps jouait clairement contre les nazis et en faveur de l’URSS. Staline croyait que les livraisons de matières premières allaient lui donner ce temps. Erreur.
            La Wehrmacht était au meilleur de sa force et Hitler croyait que la désorganisation de l’armée rouge était encore suffisante pour gagner la guerre, d’autant plus que cette dernière avait été particulièrement médiocre durant la guerre hivernale contre la Finlande. Erreur également.
            Ah, et il n’y a pas eu tellement de retard dans le déclenchement du plan d’invasion. Il fallait attendre notamment que la saison de la raspoutitsa soit terminée.

  • Le procès de Nuremberg a neutralisé le nazisme; on attend toujours le procès du marxisme/léninisme/communisme dont s’est largement inspiré Hitler, du moins pour ses méthodes de contrôle des masses et de propagande. Il a juste remplacé la haine de classe par la haine de race. La haine de classe ne mérite pas de procès ?

    • Le nazisme a ajouté la « haine de race » à la « haine de classe ». Celle-ci n’a pas été « remplacée ». La haine du « bourgeois » est omniprésente dans les écrits d’Hitler et de ses thuriféraires.

  • A l’école, le capitalisme, l’économie de marché, le libéralisme est à charge, mais rien et zero contre les effets pervers du socialisme et du Marxisme….
    Pire il y a déni et histoire cachée…
    Même les profs d’histoire expliquent que Hitler n’était pas socialiste…Dirigeant d’u parti National-socialiste….Sic!

  • Il ne suffit pas d’avoir l’étiquette socialiste pour l’être
    et de ne pas avoir l’étiquette pour ne pas l’être.

    Peut être que le nazisme avait d’autres critères qui ne rentraient pas dans le cadre du socialisme, à vous de voir la différence.

    Et le FN en France avec son programme économique chipé au front de Gauche, il est socialiste ou pas ?

    Et le gouvernement actuel il est socialiste ou pas ?
    Non, ils se disent eux-mêmes sociaux démocrates, maintenant qu’ils ont été élu sur une étiquette socialiste par des socialistes qui y croyaient et se sont fait avoir.

    Ne pas se laisser duper par les étiquettes et ce qu’il y a réellement dans la boite.
    ———-

    Quant à un procès de Nuremberg du Communisme il ne faut pas confondre le totalitarisme des hommes d’une époque et une idéologie.
    Le capital a été écrit en 1867, avec une forme de penser la relation aux autres, d’une autre époque.
    C’est-à-dire de se définir par rapport à un ennemi, un peu comme vous faites tous ici : les communistes (il n’y en a plus), l’état (il y en a de moins en moins).

    On ne peut pas dire que le capital ait mauvais fond vu qu’il décrit des phénomènes réels avec leurs conséquences réeles, tout cela dans un but de rendre la majorité heureuse, certes au dépend des privilégiés de l’époque.(1867)

    Le souci est d’appliquer une idéologie quelconque à la réalité. Ce qui n’a pas marché pour le communisme, ne marchera pas pour le libéralisme.

    Il y aura toujours des hommes et femmes pour s’opposer à une idéologie quelconque parce qu’ils n’en tirent pas avantage, ou moins que certains, voire beaucoup moins que certains.
    La nature humaine est jalouse et ce n’est pas dans la nature de tous les humains se conformer à une idéologie.

    Personnellement je n’ai pas envie de me conformer au libéralisme à cause de son inconscience des limites de la planète et de sa non prise en compte de la nature humaine.
    Le but affiché du libéralisme étant de libérer les force créatrices dans le but de créer des richesses, et du profit.
    On ne m’ôtera pas de l’idée que le profit est ce qu’on n’a pas donné au salarié.
    Après libre a vous de trouver de bonnes raisons à cet état de fait qui reste un fait de prédation du plus fort sur le plus faible.
    comment oser penser que le plus faible s’en trouve satisfait ?
    Le but du libéralisme n’est pas la préservation de la vie sur cette planète, ni le bonheur pour tous. Le libéralisme c’est : ma gueule, je veux être libre de faire ce que je veux et que les autres se démerdent !
    Je me donne bonne conscience et pensant que les autres auront des miettes de mon succès.
    Comment oser penser que ça puisse être accepté par tous.

    Est-ce qu’un libéralisme conscient des limites de la planète et composant avec la nature humaine sera toujours du libéralisme ?

    •  » Peut être que le nazisme avait d’autres critères qui ne rentraient pas dans le cadre du socialisme, à vous de voir la différence.  »

      Les nazis avaient repris la plupart des articles du manifeste du parti communiste

       » Et le FN en France avec son programme économique chipé au front de Gauche, il est socialiste ou pas ?  »

      D’après vous quand on reprend l’essentielle d’un programme politique socialistes ont est quoi logiquement?

       » Et le gouvernement actuel il est socialiste ou pas ?
      Non, ils se disent eux-mêmes sociaux démocrates,  »

      Les socio-démocrates sont des socialistes qui contrairement aux dictature communistes ne prennent pas le pouvoir par la force mais par la démocratie. Mais le but final reste le même. Constituer une société socialiste parfaites ( enfin parfaites pour eux )

       » Personnellement je n’ai pas envie de me conformer au libéralisme à cause de son inconscience des limites de la planète et de sa non prise en compte de la nature humaine.  »

       » Quant à un procès de Nuremberg du Communisme il ne faut pas confondre le totalitarisme des hommes d’une époque et une idéologie.  »

      On parle des crimes communistes. C’est l’idéologie criminogène la plus impuni de l’histoire. A défaut de ne plus pouvoir inculper Lénine Staline, Pol Pot ou Mao autant mettre sur le banc de accusés l’idéologie et le condamner comme étant un crime d’état puisque que l’on ne peut même pas compter sur Poutine ou l’actuel président chinois pour le faire.

       » Le souci est d’appliquer une idéologie quelconque à la réalité. Ce qui n’a pas marché pour le communisme, ne marchera pas pour le libéralisme.  »

      Le libéralisme est au contraire une absence d ‘idéologie puisque elle laisse aux individus de penser par eux-mêmes. Une preuve que ça marche mieux que le communisme? Plus une société est libérale mieux elle fonctionne ( la Suisse ) plus est socialiste mois elle fonctionne. Aucun régime communiste a réussis. Contrairement aux sociétés fonctionnant aux capitalisme-libérale à des degrés divers. Toutes ont traverser divers crises économiques et toute se sont relevée à des degrés divers. Mais ce système est resté la norme et n’a pas failli comme les économies communistes qui eux après la crise ne se relève pas.

      Faut vraiment rien connaître au libéralisme pour prétendre qu’il ne tien pas compte de la nature humaine alors que libéralisme c’est de respecter les droits naturelles de l’individus des droits qui sont justement ce que la nature humaine est. Quand à l’inconscience qu’auraient les libéraux sur la limite de la planète, je ne suis même pas certain que vous comprenez vous même sur ce que vous dites

      Le but affiché du libéralisme étant de libérer les force créatrices dans le but de créer des richesses, et du profit.  »

      Lé aussi c’est rien connaître au libéralisme. Le libéralisme c’est le respect du droit à la propriété privée et la liberté d’entreprendre . Si après des groupes d’individus propriétaires veulent créer une entreprise à but non lucratives c’est tout à fait leur droit de pouvoir le faire puisque ils sont libres. comme ils seraient libre de constituer de communautés à l’écart de la société comme le fon les amish. L ‘enrichissement n’est pas un but d’une société libérales mais un droit.

       » On ne m’ôtera pas de l’idée que le profit est ce qu’on n’a pas donné au salarié.  »

      Parce que d’après vous c’est quoi qui permet à ce qu’une entreprise puissent pays ses salariés. Sans profit pas de salaire puisque c’est la faillite. On ne va quand même pas faire bénéficier les fruits d’un investissements de manière équitable pour des personnes qui n’ont pas pris des risques financiers à investir dans l’entreprises comme le font par ex. les actionnaires.

       » Le but du libéralisme n’est pas la préservation de la vie sur cette planète, ni le bonheur pour tous. Le libéralisme c’est : ma gueule, je veux être libre de faire ce que je veux et que les autres se démerdent !  »

      Etre libre c’est aussi être libre de devenir généreux envers les autres. Il y a beaucoup de fondations ou d’ONG dont les membres sont altruistes et qu’ils le seraient dans une société réellement libre. Quand à préserver la planète; Elle serait mieux préservée dans une société libérale puisque quand on est propriétaire en général on prend soins de son patrimoine. Dans une société libre la majeur partie de la société serait en main de privés.

       » Est-ce qu’un libéralisme conscient des limites de la planète et composant avec la nature humaine sera toujours du libéralisme ?  »

      Parce que vous connaissez d’autres système de société qui respect la nature humaine autres que le libéralisme?

      D.J

    • le profit est ce qu’on n’a pas donné au salarié

      Le salaire est le profit du travail. Le profit est la récompense du risque. Un salarié ne prend aucun risque. S’il veut veut un profit en plus de son salaire, il n’a qu’à créer une entreprise.

  • Bonjour à toutes et à tous,

    Les « raisonneurs passionnés », ça existe et on en rencontre tous les jours, si on veut s’en donner la peine. Ce sont les innovateurs, les créateurs et les chefs d’entreprise. Le progrès global de l’Humanité depuis 200 ans repose sur deux grands piliers : l’énergie à bas coût et le progrès scientifique et technologique qui permet de s’en servir. La France a donc besoin d’augmenter fortement sa création de chercheurs, de créateurs, d’entrepreneurs. Ca ne peut se faire qu’en rendant beaucoup plus performant le système éducatif …
    https://www.linkedin.com/pulse/formation-recherche-et-innovation-pour-la-france-de-2100-tarissi

    Pour que tout cela fonctionne, on a besoin de quelques outils fondamentaux : la monnaie qui permet de donner des « prix » comparables à des biens et services totalement différents, et qui permet surtout de « stocker » du travail (l’épargne) pour le réinvestir dans des projets innovants. Ajoutons à cela le crédit, qui permet de redistribuer l’épargne en augmentant son efficacité (le « multiplicateur bancaire ») et l’assurance qui permet de mutualiser les pertes et d’individualiser les profits.

    Je ne sais pas si cela est « capitaliste », « libéral » ou « ultrallibéral » : c’est juste indispensable pour produire davantage de biens et de services avec moins de travail humain. C’est la seule façon connue d’améliorer le sort des « plus démunis » ou des « plus fragiles » comme s’en gargarisent les politiques qui en fait vivent sur le dos des susdits …

    Amitiés,

    Pierre

    •  » l’assurance qui permet de mutualiser les pertes et d’individualiser les profits » ????????????
      assurément , où vous n’avez rien compris au libéralisme ou il faut sortir la boite à claques ! 🙂

  • Finalement, le Marxisme est une idéologie comme les autres. La recette commence à être bien connue :
    – Un messianisme : une période heureuse dans l’avenir où le pouvoir sera donné à ceux qui croient.
    – Des ennemis qui empêchent la réalisation de la promesse. L’ennemi est toujours désigné.
    – Un livre à connaître par cœur qui contient le dogme.
    – Une obéissance absolue au dogme, seul chemin possible vers la rédemption.
    – Une inversion des notions de bien et de mal. Il est moral de détruire des ennemis pour permettre l’avénement de la promesse. L’individu ne porte plus la responsabilité de sa violence.

    Tous ces ingrédients se retrouvent totalement dans les grandes idéologies mortifères que sont le maoïsme, le nazisme ou le salafisme.
    Sur le Marxisme, j’ai un petit problème avec la position de Marx qui traitait les marxistes d’obscurantistes. Il n’est donc pas l’auteur volontaire du Marxisme et le Capital peut avoir une autre lecture. La gauche connait beaucoup de mouvements idéologiques qui ne sont pas forcément complètement construits (zadisme, écologisme…) et dont il faudra surveiller l’évolution.
    Nous vivons une époque formidable.

    • @pascal legris +1 l ecologisme aura de « belles » perspectives à voir son succès auprès des jeunes …. Certains prônent délibérément une diminution drastique de l humain en faveur de la « nature » une idéologie décidément pleine de promesses :mrgreen:

  • « Les ressorts, je crois en sont relativement simples : il déresponsabilise les individus, il offre une explication du monde clé en mains, il désigne des ennemis. »
    On peut en dire autant de toutes les idéologies politiques… à conmmencer par le fascisme et le nazisme…
    Ce n’est donc pas discriminant.

  • Sous forme de boutade…
    « Un communiste est quelqu’un qui a lu Marx ; un anti-communiste est quelqu’un qui la compris. »

    • qui l’a compris (pardon)

    • « l’existence de tels peuples comme les Gaels en Écosse, les Bretons en franque, les Basques en Espagne et les Slaves en Autriche sont un défi à la révolution. (…) De tels peuples devront disparaître de la surface de la terre lors de la prochaine guerre mondiale. Ce sera un progrès. »

      Karl Marx, 1849

  • Les théories marxistes ont été démontées propre en ordre. Les économistes ont montré que ces théories n’ont aucune structure interne cohérente (lisez par exemple Bohm-Bawerk pour ne citer que lui), et qu’elles reposent sur des conceptions erronées, notamment de la valeur du travail, de l’échange, du capital ou du profit. Il n’y a pas un économiste sérieux qui défende les conceptions de Marx. Il n’y a pas une faculté d’économie où l’on enseigne son modèle économique comme on enseigne le modèle IS-LM, la théorie du consommateur, etc. Dans les facultés d’économie Marx fait partie de l’histoire des idées comme Freud en psychologie. Il a été montré mathématiquement que la planification de l’activité économique était moins efficace que l’économie de marché. Allez lire la démonstration de Barone 1908, c’est un bijoux. L’économétrie durant tout le 20ème siècle a massivement montré que les mesures socialistes (contrôle des prix, salaire minimum, etc.) ne permettent pas d’atteindre les objectifs souhaités et/ou produisent des effets secondaires qui sont plus problématiques que le problème qu’on essaye de solutionner.De même, les mesures comparatives montrent sans ambiguïté que plus les pays protègent la propriété, plus il y a de liberté économique, plus ces droits entrent en force dans la réalité grâce à un système de tribunaux efficaces, et plus à l’arrivée on a un revenu réel élevé par habitant y compris pour les plus pauvres. Allez lire par exemple De soto. En d’autres termes, l’économétrie a montré dans toute sorte de domaines économiques ce que les mathématiques avaient anticipé. Finalement, l’histoire a également montré que chaque fois qu’on a essayé le marxisme, et on l’a essayé plusieurs fois comme on répète en science une expérience pour voir la robustesse du résultat, ça finit très mal. http://www.institutcoppet.org/2013/02/16/de-l%E2%80%99impossibilite-du-socialisme-par-hans-hermann-hoppe/

    Pour en finir avec la théorie de l’exploitation du labeur d’autrui de Marx: http://www.minarchisteqc.com/2010/10/pour-en-finir-avec-la-theorie-de-lexploitation-du-labeur-dautrui-de-marx/

    Le sophisme de Karl Marx: https://www.institutcoppet.org/2016/02/14/sophisme-de-karl-marx-yves-guyot-1901

    Tout l’édifice marxiste repose sur une simple erreur: https://web.archive.org/web/20180505014524/https://threadreaderapp.com/thread/929692400821456896.html

  • jacques renard (@jacques_renard)
    Le Totalitarisme : en germe dans l’œuvre de Marx http://est-et-ouest.fr/chronique/2016/160115.html

    Plus d’une quarantaine de pays communistes, tous ont eu le même résultat: dictature sanglante, répression des opposants,…Je vois mal comment on peut nier la réalité concernant le communisme.

    il faut lire: « L’Histoire du marxisme » de Leszek Kolakowski qui montre la culpabilité de Marx dans le totalitarisme communiste

  • Un bon reportage sur les crimes communistes: https://www.youtube.com/watch?v=tS55AlUclKw

  • Marx est clairement responsable des crimes communistes. Marx voulait l’abolition de la propriété privée. Or, la liberté est impossible sans propriété privée. Donc à partir du moment où vous vous opposez à la propriété privée vous rejettez la liberté
    https://www.wsj.com/articles/marxs-apologists-should-be-red-in-the-face-1525388258?mod=e2tw

    • Pascal Salin, dans son livre “Libéralisme”, commence par expliquer les liens entre liberté et propriété, et pourquoi l’un ne peut pas se penser sans l’autre. La propriété, ici, doit être comprise au sens large : chaque être humain est propriétaire de soi, des fruits de son activité, de ses créations. La propriété est toujours associée à un acte de création.

  • Marx a raconté n’importe quoi. Tout ce que Marx a pu dire de juste ou pertinent, il l’a pompé chez Smith, Ricardo ou Hegel.
    A la rigueur, le schéma d’explication qu’il propose aux crises du capitalisme peut s’avérer pertinent dans une certaine mesure (en gros, du fait de la baisse tendancielle du taux de profit, les capitalisantes vont investir dans des actifs de plus en plus risqués et spéculer). Pour le reste, tout est faux.
    Je comprends pas comment on peut considérer Marx comme un grand penseur

  • Je me permets de mettre ici un commentaire sur Marx trouvé sur un site :
    Marx is a “a destructive spirit whose heart was filled with hatred rather than love of mankind… extraordinarily sly, shifty and taciturn. Marx is very jealous
    of his authority as leader of the Party; against his political rivals and opponents he is vindictive and implacable; he does not rest until he has beaten them down; his overriding characteristic is boundless ambition and thirst for power. Despite the communist egalitarianism which he preaches he is the absolute
    ruler of his party; admittedly he does everything himself but he is also the only one to give orders and he tolerates no opposition,” said Italian revolutionary Giuseppe Mazzini, a contemporary of Marx’s in the International Workingmen’s Association in the mid-1860s.

    Michael Bakunin, the revolutionary anarchist and contemporary of Marx in the International Workingmen’s Association stated in 1869 what would be the legacy of Marx’s theory of Communism: statism.

    The reasoning of Marx ends in absolute contradiction…. To appropriate all the landed property and capital, and to carry out its extensive economic and political programs, the revolutionary State will have to be very powerful and highly centralized. The State will administer and direct the cultivation of the land, by means of its salaried officials commanding armies of rural workers organized and disciplined for this purpose. At the same time, on the ruins of the
    existing banks, it will establish a single state bank which will finance all labor and national commerce.

    It is readily apparent how such a seemingly simple plan of organization can excite the imagination of the workers, who are as eager for justice as they are for freedom; and who foolishly imagine that the one can exist without the other; as if, in order to conquer and consolidate justice and equality, one could depend on the efforts of others, particularly on governments, regardless of how they may be elected or controlled, to speak and act for the people! For the proletariat this will, in reality, be nothing but a barracks: a regime, where regimented
    workingmen and women will sleep, wake, work, and live to the beat of a drum; where the shrewd and educated will be granted government privileges; and where the mercenary-minded, attracted by the immensity of the international
    speculations of the state bank, will find a vast field for lucrative, underhanded dealings.

    Are Stalin, Mao, and Pol Pot not the proof of the accuracy of Bakunin’s prophesy?

    Other peculiarities include Marx never set foot on a factory floor; he mooched off of others most of his adult life; he employed a maid who he denied a regular wage – she lived off of non-monetary gifts – and may have sexually abused and impregnated her, if Engels’s deathbed confession was true; and, like many of his time, Marx was an anti-Semite.

    Marx’s essay, On the Jewish Question, originally published in 1844 contains the following: “What is the worldly religion of the Jew? Huckstering. What is his worldly God? Money.…. Money is the jealous god of Israel, in face of which no other god may exist. Money degrades all the gods of man – and turns them into commodities…. The bill of exchange is the real god of the Jew. His god is only an illusory bill of exchange…. The chimerical nationality of the Jew is the nationality of the merchant, of the man of money in general…. the Jewish religion has contempt for theory, art, history, and for man as an end in himself.

    In the final analysis, the emancipation of the Jews is the emancipation of mankind from Judaism.” www(dot)philosophersmag(dot)com/opinion/30-karl-marx-s-radical-antisemitism

    In his article, The Russian Loan, published in 1856, Marx wrote:

    Thus we find every tyrant backed by a Jew, as is every pope by a Jesuit. In truth, the cravings of oppressors would be hopeless, and the practicability of war out of the question, if there were not an army of Jesuits to smother thought and a handful of Jews to ransack pockets.

    … the real work is done by the Jews, and can only be done by them, as they monopolize the machinery of the loanmongering mysteries by concentrating their energies upon the barter trade in securities… Here and there and everywhere that a little capital courts investment, there is ever one of these little Jews ready to make a little suggestion or place a little bit of a loan. The smartest highwayman in the Abruzzi is not better posted up about the locale of the hard cash in a traveler’s valise or pocket than those Jews about any loose capital in the hands of a trader.

    … Thus do these loans, which are a curse to the people, a ruin to the holders, and a danger to the governments, become a blessing to the houses of the children of Judah. This Jew organization of loan-mongers is as dangerous to the people as the aristocratic organization of landowners… The fortunes amassed by these loan-mongers are immense, but the wrongs and sufferings thus entailed on the people and the encouragement thus afforded to their oppressors still remain to be told. Today’s Marxists contort themselves to rationalise his anti-Semitism, stating his critics misread him or don’t get Marx’s irony. Meanwhile, the same school of fools denounce figures of long ago for then-lawful acts that are today’s crimes. Historian Gary North documented all of Marx’s income and spending through the years, and it gasts the flabber how successful he was cajoling others to fund his life. His ‘income’ was, for all but 15 years, many times more than skilled labour, and, after 1869, Marx’s regular annual pension from Engels placed him in the upper two per cent of the British population. North wrote what I think to be the greatest summation of Marx and his influence on today’s bourgeois campus intellectuals, heretical middle-class pastors, and power seeking tyrants-to-be. Karl Marx set the pattern, both intellectually and financially, for the present generation of well-fed, well-subsidized, bourgeois intellectuals. An economist who could not economize, a revolutionary organizer whose organizations invariably fell apart, a secular prophet whose prophecies did not come true, a self-proclaimed autonomous man who spent his life on Engels’s dole and in hock to the pawnbrokers, the self-proclaimed spokesman of the working class who never did an hour’s manual labor in his life, the inventor of a theory of inevitable industrial revolutions that have in fact only occurred in backward rural societies, the man who predicted the withering away of the State whose ideas revived the ancient quest for world empire, Karl Marx’s life serves as testimony to the failure of bad ideas. A beneficiary of capitalism’s fruits and liberalism’s freedoms, Marx did his best to undermine the very foundations of his own existence. Marx wrote: “Hegel remarks somewhere that all great, world-historical facts and personages occur, as it were, twice. He has forgotten to add: the first time as tragedy, the second as farce.” Indisputably, twentieth-century Marxism was tragic. Are today’s Marxists that second farcical occurrence?

  • petite histoire (pour vous montrer la mentalité des marxistes): Le questionnaire de Lénine:
    Camarade, si tu avais deux maisons, tu en donnerais une à la révolution ?
    – Oui ! Répond le camarade.
    Et si tu avais deux voitures de luxe, tu en donnerais une à la révolution ?
    – Oui ! Répond de nouveau le camarade.
    Et si tu avais deux millions sur ton compte en banque, tu en donnerais un à la révolution?
    – Bien sûr que je le donnerais ! Répond le fier camarade.
    Et si tu avais deux poules, tu en donnerais une à la révolution?
    – Non ! Répond le camarade.
    Mais … pourquoi tu donnerais une maison si tu en avais deux, une voiture si tu en avais deux, un million si tu avais deux million … et que tu ne donnerais pas une poule si tu en avais deux ?
    – Mais, camarade Lénine, parce que les poules, elles, je les ai !!!!
    Moralité :
    « Il est toujours très facile d’être socialiste avec la propriété, le travail et l’argent des autres ! »
    C’est pour ça qu’on est socialiste ou qu’on le devient.
    C’est comme ça que les recruteurs appâtent les envieux, les fainéants, les gens à la moralité douteuse.

  • Les partis marxistes nous vendent le paradis sur terre, un minimum de travail pour un maximum d’ aide social et de services gratuits……….Et il y a de gens suffisaments naïfs ou stupides pour y croirent.

  • Article exemplaire consacrant le tempérament de ceux qui adhèrent à l’idéologie socialiste à savoir un projet illusoire, jamais atteint dans l’histoire de l’humanité, mais qui satisfait en attendant les instincts basiques d’assistanat, de paresse, de conformisme, d’indigence intellectuelle, de jalousie… y compris au sacrifice de sa propre liberté.

  • Soy an à oublié le charisme continuité du Castrisme
    Il s’est introduit en Espagne par le biais de Podemos. Il s’infiltre insidieusementdans la population qui avait fui le franquisme pour embrasser pire. Un espagnol sur cinq vote Podemos.

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