Hard Brexit : vers une ouverture unilatérale des frontières britanniques ?

Dans la mesure où la stratégie de l’Union européenne consiste à rendre le Brexit le plus coûteux possible pour le Royaume-Uni, il n’est pas inintéressant pour les Britanniques de songer à s’ouvrir indépendamment de ses agissements de l’Union européenne.

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BREXIT By: Tim Reckmann - CC BY 2.0

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Hard Brexit : vers une ouverture unilatérale des frontières britanniques ?

Publié le 13 mars 2019
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Par Ferghane Azihari.
Un article de l’Iref-Europe

Selon le site d’informations SkyNews, le département britannique du commerce international envisage l’élimination unilatérale de droits de douanes sur 80 à 90 % des produits importés, dans l’hypothèse d’un Brexit sans accord. 10 à 20 % d’industries dites « sensibles » – sans doute plus habiles en lobbying que les autres – demeureraient protégées de la concurrence internationale. Le Royaume-Uni enclencherait ainsi un processus de libéralisation unilatérale.

Une telle option peut sembler radicale pour les partisans de l’idée que le libre-échange n’est soluble que dans la réciprocité. Pourtant, de tels scénarios n’ont rien d’inédit, en particulier pour le pays de Sa Majesté. En 1848, le Royaume-Uni amorce grâce à l’abolition des lois céréalières (Corn Laws) un processus unilatéral de libéralisation de son commerce. Le Premier ministre de l’époque, Sir Robert Peel, insistait sur le fait que cette libéralisation allait être avantageuse pour le Royaume-Uni indépendamment de l’ouverture réciproque des puissances étrangères.

La libéralisation unilatérale partout dans le monde

Plus récemment, un rapport de la Banque mondiale soulignait que deux tiers des réductions des barrières douanières dans les pays en voie de développement ont été portés par des initiatives unilatérales entre 1983 et 2005.

La Chine n’a pas attendu l’année 2001 – date de son adhésion à l’OMC – pour s’ouvrir, certes partiellement, au commerce international à la fin des années 70. Des pays comme Hong Kong et Singapour n’ont pas non plus attendu l’émergence d’un consensus mondial pour ouvrir unilatéralement leurs économies respectives. Cet unilatéralisme leur permit de gagner plusieurs années de développement économique pour se hisser parmi les pays les plus prospères de la planète.

Parmi les pays occidentaux, l’Australie est connue pour avoir mené des politiques de libéralisation unilatérale de son commerce extérieur dans les années 70-80. L’ancien ministre australien des Affaires étrangères, Alexander Downer, a d’ailleurs récemment fait valoir cet épisode historique pour inviter le Royaume-Uni post-Brexit à demeurer une économie ouverte. La Nouvelle-Zélande a conduit des politiques similaires dans les années 80.

La quasi-totalité des économistes s’accordent à dire que les barrières commerciales heurtent avant tout les consommateurs locaux. Une levée unilatérale des barrières aurait donc l’avantage de renforcer le pouvoir d’achat des habitants et des industries consommatrices. En exposant l’économie locale à une plus grande concurrence étrangère, le gouvernement britannique favoriserait enfin une meilleure spécialisation des entreprises locales pour les rendre plus productives.

Le Hard Brexit, un scénario redouté par Bruxelles

Si la réciprocité en matière d’ouverture demeure le scénario idéal, elle n’est pas indispensable pour ouvrir son économie. Dans la mesure où la stratégie de l’Union européenne consiste à rendre le Brexit le plus coûteux possible pour le Royaume-Uni, il n’est pas inintéressant pour les Britanniques de songer à s’ouvrir indépendamment de ses agissements de l’Union européenne. Nul doute qu’un tel scénario est par ailleurs redouté à Bruxelles. Il soulignerait l’utilité relative de l’Union européenne pour garantir l’intégrité du commerce international.

De plus, une réduction unilatérale des droits de douanes – sous l’égide de l’OMC – aurait l’avantage d’obliger le Royaume-Uni à traiter les pays membres de l’Union européenne de la même manière que les autres pays membres de l’OMC (clause de la nation la plus favorisée). Le Royaume-Uni renforcerait son intégration économique internationale et réduirait au maximum l’impact d’éventuelles rétorsions européennes.

Mais, dira-t-on, une libéralisation unilatérale ne privera-t-elle pas le Royaume-Uni de moyens de pression pour exiger de ses partenaires commerciaux qu’ils s’ouvrent également ? Rien ne permet de l’affirmer. Après tout, les pays précédemment cités que sont Hong-Kong et Singapour maintiennent une ouverture unilatérale tout en négociant par ailleurs des traités commerciaux.

Le site officiel du gouvernement hongkongais révèle que la province autonome est liée à diverses régions par des traités commerciaux. On peut citer l’Association européenne de libre-échange (AELE), le Chili, la Géorgie, Macao ou encore la Nouvelle-Zélande. Hong-Kong a récemment signé un autre traité commercial avec l’ASEAN et s’apprête à en signer un avec l’Australie.

La Cité-État de Singapour – qui n’impose quasiment aucune taxe douanière – a quant à elle conclu des traités commerciaux avec les États-Unis, la Turquie, le Costa Rica, l’AELE, le Japon, l’Australie, la Nouvelle-Zélande et bien d’autres régions encore…
Il ne tient donc qu’aux Britanniques de montrer l’exemple et de déjouer les prévisions de ceux qui confondent indépendantisme et isolationnisme.

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  • Quel bordel pour l’Europe , la sortie des Anglais soit réussie !!! cela risque de créer un sacré malaise entre les pays Européens !!!

    • Bon cela dit l’UK n’est pas non plus le coeur de l’Europe ; que ça discute âprement c’est normal après plus de quarante de vie commune plus ou moins harmonieuse. Entre les menaces et la réalité..

      • @ indivisible
        J’observe que pour le moment, c’est bien Th.May qui est demandeuse de négociations, quitte à reporter la date du 29/03.
        On ne peut pas voir tout cela de façon simpliste, selon des principes théoriques: ce serait irresponsable. Donc l’U.K. ne claquera probablement pas la porte brutalement avec accord sur rien!

  • pas d’accord le but de l’europe n’est pas de rendre » plus coûteux » le brexit pour l’UK..
    par le brexit l’Angleterre se retrouve de fait dans les non européens
    de ce fait ils doivent accepter le droits de douanes ou pas , mais ils seront appliqués. Point.
    ils sortent de l’europe? Parfait!
    Si çà leur réussit tant mieux! bonne chance a tous !
    mais on ne peut pas avoir un pied dedans , un pied dehors..l’Angleterre a toujours eu un rapport difficile avec le continent dans l’histoire(depuis henry 8).. rien de neuf donc

    • Pourquoi remettre des droits de douanes là où il n’y en a plus depuis des années ? Pour quel bénéfice ?

      • Parce que le package de l’UE est la liberté de circulation :
        – des biens,
        – des capitaux,
        – et des personnes.

        La question n’est, donc, pas de « rendre le brexit le plus couteux possible » mais de faire accepter le package entier. Pourquoi me direz-vous ? Parce que c’est ce qui a été négocié entre les Etats membres et ce deal me parait impossible à renégocier (rien qu’à cause de l’Ireland) !

        Ce n’est pas une volonté de nuire de la part de l’UE mais une attitude pragmatique du type « on ne pas ouvrir ce dossier contraint par les britanniques alors qu’il est extrêmement complexe » !

        • Pour moi, c’est juste la liberté de circulation des personnes !

          Et encore, les poches vides, sinon…

          • @ Leipreachan
            Dans l’U.E., je ne me rends même plus compte que je passe d’un pays à l’autre (sauf le panneau bleu avec la couronne d’étoiles jaunes entourant le nom du pays où je pénètre).

        • Non, il n’y a pas tant de liberté de circulation que ça: contrôle douanier aux frontières, limitations de transferts de fonds, certains biens interdits (cigarettes, alcool etc, en tout cas en grande quantité).
          S’il y avait vraiment ces libertés, alors il n’y aurait plus de magasins aux frontières, des gens faisant leur courses de l’autre coté etc, car il y aurait un continuum des prix en passant la frontière. Ce n’est pas le cas.

          • 1/ Il n’y a plus de contrôle systèmatique aux frontières dans l’espace Schengen.

            2/ Vous pouvez tout à fait ramener des grandes quantités d’alcool et de cigarettes en France. Vous devrez juste payer des taxes en sus (pas des droits de douanes). Vous confondez union douanière et « union fiscale ».

            3/ Avec les virements SEPA, vous pouvez virer ce que vous voulez ou vous voulez. Des milliards si cela vous chante. En liquide, vous devez déclarer les sommes mais rien ne vous empêche de transporter un milliard d’euros dans votre coffre. Vous devrez le déclarer, c’est tout.

            4/ Les magasins aux frontières sont liés aux différents niveaux de taxation entre les Etats. Rien à voir avec une absence de libre circulation des marchandises. Encore une fois : vous confondez libre circulation des marchandises et fiscalité unifiée.

            • La liberté de circulation implique la concurrence fiscale.

              Le gars qui passe la frontière pour acheter ses clopes, c’est précisément pour ne pas payer les taxes dans son pays d’origine. Taxer en sus au simple prétexte qu’on passe une frontière est contraire à la liberté de circulation bien comprise. Votre exemple démontre plutôt l’échec de l’UE dans ce domaine et la persistance des frontières malgré les beaux discours.

              Jusqu’à preuve du contraire, l’UE est un échec et pose plus de problèmes qu’elle n’en résout. L’Etat français a une immense responsabilité dans cet échec. Enfin, quand on lit « Vous devrez le déclarer, c’est tout. », on comprend l’étendue du problème.

              • « Jusqu’à preuve du contraire, l’UE est un échec et pose plus de problèmes qu’elle n’en résout. »

                Jusqu’à preuve du contraire, vos états d’âmes ne sont pas plus des preuves de ce que vous avancez que des arguments pertinents.

                « Enfin, quand on lit « Vous devrez le déclarer, c’est tout. », on comprend l’étendue du problème. »

                Propos grotesques de celui qui regarde le doigt quand on lui montre la lune.

                Si l’UE n’est pas parfaite (loin de là), elle reste largement plus libéral que la France ou que ce qu’appellent de leurs vœux les abrutis qui ont voté pour le brexit (cf. les milliards du NHS … pour ceux qui semblent avoir la mémoire courte)

              • @ Cavaignac
                « La liberté de circulation implique la concurrence fiscale.  »
                C’est bien votre erreur! Vous confondez concurrence fiscale (qui existe bien dans l’U.E.) avec égalité fiscale.
                J’ai travaillé et vécu en France et j’y ai donc payé des taxes et impôts. Chez moi, l’état se porte bien (dette publique 23% de PIB, croissance 2017: 2,3% de PIB), je paie donc moins d’impôts. La concurrence fiscale est bien respectée.
                Sinon, oui, effectivement, l’U.E., inachevée, ce ne sont pas encore les États-Unis d’Europe.
                Avant de dire des contre-vérités en pagaille, allez lire ceci:
                https://ec.europa.eu/taxation_customs/individuals/travelling/within-eu_fr
                Et vous comprendrez déjà mieux!

        • Désolé mais je ne comprends toujours pas en quoi remettre une frontière, avec des types armés et des barrières par exemple, en Irlande, ou refouiller tous les camions à la sortie du tunnel sous la manche va apporter un bénéfice aux Français par rapport à la situation actuelle ? Et en quoi taxer des marchandises en provenance de Grande Bretagne va me rapporter quelque chose à moi, le client français ? Pourquoi pas un visa pour aller en Week-end à Londres tant qu’on y est ? C’est ça le progrès ?

          • Je ne dis pas que cela a un quelconque intérêt, je dis juste que l’objectif n’est pas de « faire chier les britanniques » mais que c’est une question de consensus politique dans l’UE qu’il est trop complexe (pour le moment) de faire évoluer.

            C’est tout.

            De la même manière, on voit mal l’intérêt pour le consommateur/employé/citoyen britannique d’avoir voté pour le brexit …

            • Ha c’est politique, ça échappe donc à toute rationalité, je comprends maintenant.

              • @ Synge
                Pas du tout! C’est une logique translucide que vous ne captez pas: ce qui est dedans est dedans et ce qui est dehors n’est pas dedans! Simple, non?

      • @synge
        il ne s’agit pas de bénéfice mais de protection des marchés internes a l’europe.. versus le reste du monde..
        ceci dit rien n’interdit plus tard de mettre au point un accord d’echange

    • Mais on ne parle pas des droits de douanes européens. On parle des droit de douanes UK qui sont du ressort de la souveraineté (retrouvée) des anglais. Les produits EU pourraient rentrer alors sans taxe.

      • ben non , ce qui sort de l’uk vers l’europe sera taxé.. apres si l’Angleterre ne veut pas taxer ses importations çà là regarde

        • Si ça lui réussit pendant qu’on la regarde, ça pourrait bien faire plus pour la liberté et contre l’UE que le Brexit en lui-même…

          • @ MichelO
            Oui, Si !!!
            On n’en est pas là du tout!

            • Sait-on vraiment où on en est ? On a tellement dévié par rapport à ce que mes camarades et moi avions compris que nous apporterait l’Europe, dans les années 70 et 80…

              • @ MichelO
                Oui mais le U.K. n’a pas joué très honnêtement: un pied dedans et un dehors, il voulait les avantages sans les inconvénients. Il décide de sortir mais Th.May veut conserver ce qui l’intéresse contre … rien!
                Non, la sortie de l’U.K. de l’U.E. permettra sans doute à celle-ci d’avancer de façon plus cohérente, sans exceptions ni passe-droits! Ce sera sans doute plus clair!
                Sinon, l’U.E. est loin d’être achevée et d’avoir atteint ses buts. Mais évidemment, c’est en construisant à l’intérieur et pas en critiquant de l’extérieur que ça avancera. La France doit comprendre que l’U.E. ne sera pas « Française »! Le « modèle français » est un mythe à usage interne qui s’exporte assez mal!

                • Il y a beaucoup trop de gens dans l’UE qui veulent les avantages et se moquent d’imposer aux autres les inconvénients. Il n’y a pas à « jouer honnêtement » si les règles du jeu vous sont imposées par vos adversaires. L’UE est loin d’avoir montré qu’un mode bien plus simple et moins contraignant ne bénéficierait pas plus à ses habitants lambda. De ce que j’en vois, et quand, encore une fois, je compare à ce qui était sinon promis, du moins mis en avant au moment des débuts, j’ai même la quasi-certitude du contraire. Vous semblez dire que plus d’UE serait mieux pour les Européens, et ne vouloir ni vous interroger sur cette affirmation, ni penser que la position « française » n’est en rien représentative de ce qui améliorerait véritablement le sort des Français. Les accords européens sont une restriction aux libertés, car ils ont été arrachés à des peuples qui ne comprenaient pas les enjeux, et qu’ils compliquent aujourd’hui à l’excès la vie de ces peuples. Si la participation à l’UE était si bien, pourquoi avoir des pages et des pages de traités et de contrats ?

    • D’accord avec vous (ça arrive). Ils ne peuvent pas avoir les avantages des membres s’ils ne payent pas leur cotisation. Mais il restera bien des accords bilatéraux.

    • « mais on ne peut pas avoir un pied dedans , un pied dehors »
      En fait si on peux… et c’est précisément ce que les Anglais font…
      Ce n’est pas leur intérêt de sortir volontairement , et l’Europe est incapable de s’entendre pour les sortir.
      Ça peux durer des décennies comme ça , il n’y aura jamais de re- vote et le jour ou le Titanic Européen se mettra sérieusement à couler, les Anglais se barreront pour de bon, en toute légitimité et vite.
      Tout ce cirque, c’est du théâtre.

  • Pour ce qui est du libre échange, il me semble que les droits de douane de sont qu’une partie du jeu. Il y a également les normes de qualités, les produits interdits, les subventions déguisées…

    Après je ne suis pas du tout calé sur le sujet, mais par exemple l’accord de libre échange entre l’UE et les USA a coulé notamment car la France ne voulait pas voir débarquer des poulets us à la javel ou des bœufs aux hormones, pouvant (apparemment) porter atteinte à la santé des consommateurs.

  • « indépendamment de ses agissements de l’Union européenne. »

    ?!?

    « indépendamment des agissements de l’Union européenne. » ou « indépendamment de ses agissements dans[/pour ?] l’Union européenne. » ?

  • Vous avez raison. C’est aussi pour cela que les Américains étaient très réticents à accepter les yeux fermés, le fromage au lait cru, le Roquefort aux moisissures et ne sont pas fans de baignades dans nos piscines chlorées.. Sans parler du risque (limité mais toujours présent) de vaches folles, notamment britanniques et irlandaises…

    • Pas besoin des Anglais, nous parvenons très bien à faire nos scandales sanitaires nous mêmes, des scandales sanitaires FRANCAIS !

  • Cet article n’apporte rien si ce n’est l’opinion d’une personne base sur des comparaisons bien scabreuses base sur des arrangements avec la réalité. Par Example :
    HKG n’est pas un pays, c’est une SAR de la chine au même titre que 11 autres régions. Chaque SAR a un status économique particulier. Celui de HKG étant le plus libre et indépendant de Beijing et ce jusqu’ en 2047.
    Du fait de ce status, pour protéger HKG et pour le bénéfice de la Chine , HKG et Mainland China on signe un trade agreement en 2003 (CEPA) renforcé en Décembre 2018 pour rendre zero tarif de Hongkong vers le Pearl river delta et réciproquement.
    Comme chacun sait que HKG c’est 16% flat taxe sur les sociétés, de 2 à 17% pour les personnes, Zéro TVA et pas de droit de douanes.
    Les accords avec L’Asean ont été négocié par la Chine pour quelques SAR dont HKG, Shenzhen, Shangaï and Binhai. La Chine ne faisant pas partie de L’Asean.
    Les négociations avec L’Australie se font dans le cadre de L` Asean + 6. En aucun cas HKG a l` autorité pour mener ces négociations en dehors de Beijing. Le FTA est signe depuis Novembre 2018.
    HKG n est que le poisson pilote de la Chine pour assoir sa domination économique sur la région a travers des accord bilatéraux. La comparaison avec Singapour est aussi absurde, la cite état étant plus petite que le grand Londres.
    Ce qui fait l’attractivité de ces territoires est une stratégie économique avec un fiscalité légère pour attirer entreprises et capitaux. Les droits de douanes ne sont q un prolongement de cette stratégie.
    La France a des accords de free trade presque avec la moitie du monde sans réel impact sur l’activité économique.

    • Là, on voit que les tenants de la légitimité kafkaïenne administrative commencent à craindre pour leur fromage.

  • Une question :

    cette idée d’ouverture unilatérale des frontières est elle dans les cartons des dirigeants anglais, ou est ce juste un conseil donné par l’auteur de l’article ?

    J’ai toujours eu le pressentiment que l’Angleterre retrouverait une place importante dans le Commonwealth après le Brexit, mais cette ouverture unilatérale serait un véritable ‘turbo’ dans cette direction.

    • L’UK est un nain, comme la France. Mais trop gros (et trop « sûr de son rôle mondial » autoproclamé) pour jouer (c’est-à-dire : « faire de l’argent et s’occuper de ses oignons ») à la Suisse, au Luxembourg ou à Singapour.

      Il n’intéresse n’apporte rien au Commonwealth … Celui-ci étant, au final, moins efficace à l’UK que ne l’est la Françafrique à la France.

      • Si je pose la question, c’est qu’il y a tant de signaux contradictoires et de paramètres à incorporer à l’énigme que même mon expérience passée de ‘business analyst’ ne me donne une idée précise de ce qui va se passer.
        J’ai choisi le retour à une connexion augmentée au Commonwealth comme une hypothèse viable en réaction à une forme de ‘British Bashing’ européen.
        Mais les prévisions sont difficiles, surtout si elles concernent l’avenir, comme dirait l’autre…

        • @ Leipreachan
          C’est quoi, ce « British Bashing européen » sinon une vue de votre esprit?
          C’est bien l’U.K. qui a décidé du brexit! Pas les 27 qui auraient décidé de l’exclure! Il ne suffit pas d’une formule pour échanger U.K. contre U.E. et inversément! (Bon, que la France accuse « Bruxelles » de toutes ses erreurs nationales, je suis au courant depuis bien des années!)

  • Les députés du parlement anglais vont voter ce soir pour éliminer le « hard brexit ». Article sans objet donc, dès ce soir.

  • Le problème du Brexit n’est pas qu’économique. Il a beaucoup à voir avec L’Irlande.

    Remettez une frontière entre la république d’Irlande et l’Irlande du nord, et la guerre risque de reprendre.

    Maintenez une absence de frontière sur l’île, et ça suppose une frontière interne au Royaume Uni entre l’île d’Irlande et la Grande Bretagne – ce qui met à mal l’unité du pays. Et est refusé par les unionistes irlandais indispensables à Theresa May.

    La question Irlandaise n’a pas de solution à part dans une union Irlande / Irlande du nord / Grande Bretagne.
    Soit un Remain…

    • Oui on peut même affirmer qu’il n’y a pas vraiment de problème économique, la GB ayant conservé sa monnaie, pour le reste les choses s’ajusteront d’elles-mêmes.
      En revanche le problème politique est nettement plus sérieux et à mon avis un peu trop négligé par les anglais. On parle beaucoup de l’éclatement de l’UE mais rien ne dit que la GB n’explose pas en vol surtout si bénéfices de la sortie ne sont pas au RDV (outre la question irlandaise, les écossais n’ont pas voté pour le brexit).

      • @ Indivisible
        Ben oui! La Centralisation est à l’opposé de l’air (ère) du temps! Une partie des gens veulent participer à la décision.
        Sinon, l’U.E. n’éclatera évidemment pas!

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