L’Union européenne ne sortira pas gagnante du Brexit

La seule solution qui permettrait aussi bien à l’UE qu’au Royaume-Uni de sortir victorieux de la crise actuelle est d’assurer à la fois le libre échange et une plus grande liberté pour les États membres.

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Brexit falling apart - all fall down! By: muffinn - CC BY 2.0

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L’Union européenne ne sortira pas gagnante du Brexit

Publié le 7 mars 2019
- A +

Par Alexandre Massaux.
Un article de l’Iref-Europe

Le Brexit est source d’incertitudes politiques et économiques aussi bien au Royaume-Uni que dans l’Union européenne. La perspective de plus en plus probable d’un no deal renforce les inquiétudes sur la situation post-Brexit. L’UE aurait autant, voire plus, à perdre que le Royaume-Uni. Et nous pouvons déjà l’observer à l’heure actuelle.

La mise en évidence par le Brexit de divisions sur les questions budgétaires dans l’UE

Au niveau budgétaire, le Royaume-Uni résorbe peu à peu son déficit public qui s’élevait pour l’année 2017-2018 à 2,1 % du PIB et qui doit passer à 1,8 % en 2019. Un niveau équivalent à celui de l’année 2006-2007 (soit juste avant la crise économique).

En comparaison, pour la même période (2017-2018) la France avait un déficit public de 2,6 % du PIB avec une augmentation prévue qui aboutira à 3,4 % du PIB en 2019, à la suite des concessions du président Macron face aux Gilets jaunes. La différence de situation s’explique par la capacité de l’État anglais à réduire sa dépense publique contrairement à son homologue français.

Du coté européen, la sortie du Royaume-Uni fait perdre à l’UE son quatrième plus gros contributeur au budget, soit l’équivalent de 10,6 milliards d’euros en 2017 et deuxième contributeur net avec 4,2 milliards d’euros.

Cette diminution de ressources pour l’UE impacte la politique des États membres qui se retrouvent divisés sur les questions budgétaires. Le gouvernement français et le président Macron, qui se reposent sur la solidarité européenne, souhaitent un budget commun au sein de l’euro zone.

Un tel projet a eu pour effet de faire réagir les États d’Europe du nord qui ont créé un forum informel surnommé par le Financial Times la Nouvelle Ligue Hanséatique. Ce groupe formé par les Pays-Bas, l’Irlande, la Suède, le Danemark, la Suède, la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie (la République tchèque et la Slovaquie les rejoindront au cours de l’année 2019) s’est donné pour but de s’opposer à une harmonisation budgétaire dans l’euro zone et plus généralement dans l’UE.

Ces pays, soutenus en outre par l’Allemagne et l’Autriche, sont partisans d’une discipline budgétaire. En 2018 ils avaient soit un faible déficit (maximum : 0,9 % du PIB pour la Finlande et la Slovaquie) soit un excédent budgétaire (qui monte jusqu’à 2,5 du PIB pour la Lettonie), et des dettes publiques relativement faibles (en 2018 : de 8,5 % du PIB pour l’Estonie à 69,1 % pour l’Irlande).

La Nouvelle Ligue Hanséatique en tant que produit du Brexit est révélatrice des divisions économiques et budgétaires entre les pays d’Europe du nord et d’Europe du sud qui risquent d’aller crescendo avec la nécessité de revoir le budget européen. Les États d’Europe du nord qui ont su tenir leurs budgets et laisser prospérer leurs économies refuseront de payer pour les États du sud dépensiers comme l’Italie, l’Espagne ou la France.

Les retombées négatives d’une crise prolongée pour l’UE

L’absence d’accord entre l’UE et le Royaume-Uni aurait des effets négatifs des deux côtés de la Manche. L’interdépendance économique est forte : 47 % des exportations du Royaume-Uni viennent de l’UE (surtout de l’Allemagne avec 11 %, puis de la France, Pays-Bas et Irlande avec 6 % chacun) tout comme 51 % de ses importations (Allemagne : 14 %, Pays-Bas : 7 % et France : 5 %). De ce fait, si aucun accord n’est conclu, les échanges économiques seront affectés par les droits de douanes.

En outre, afin de contrer les effets négatifs d’un no deal, le ministre britannique des Finances, Philip Hammond, a avancé l’idée de transformer le Royaume-Uni en paradis fiscal pour le rendre plus compétitif . Le poids de la City de Londres (qui reste, en 2018, la seconde place financière mondiale derrière New York) fait qu’un tel scénario peut se concrétiser et affaiblir la place de l’UE dans le monde financier. Le Royaume-Uni passerait du statut d’ancien membre à celui de concurrent de l’UE qui tisserait des accords de libre-échange avec des États tiers de l’UE.

La seule solution qui permettrait aussi bien à l’UE qu’au Royaume-Uni de sortir victorieux de la crise actuelle est d’assurer à la fois le libre échange et une plus grande liberté pour les États membres. En effet, le marché commun est la plus grande réussite de la construction européenne qui a permis à l’UE d’avoir le second PIB mondial (16487 milliards de dollars en 2016), derrière les États-Unis (18 624 milliards de dollars). Néanmoins, vouloir uniformiser l’Union par une harmonisation économique et fiscale a conduit au Brexit et exacerbe les tensions entre les États du nord et du sud qui possèdent des modèles et des contextes internes différents. Le planisme n’a jamais été une bonne solution.

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  • Sujet recurent sur la dépense publique …L’ÉTAT fait du surplace : je baisse les impôts et j’augmente la dépense !! j’augmente les impôts et j’augmete la depense et en plus les échéances électorales , Européenne etc ..La vrai réforme
    etait de mettre sur la table les impôts , niche fiscale et la dépense publique mais pour ça il faut des coronnes , trop à défendre leurs privilèges à peine élu, ils pensent au prochaine élection pour préservés leurs intérêts personnels !!

  • Merci!! Un excellent article, si rare sur ce sujet qu’il faut le souligner.

  • L’avenir de l’Europe est bien de devenir fédérale, le seul moyen de peser face aux géants chinois et américains, et d’empêcher les guerres endémiques entre européens. Les anglais nous ont toujours empêché d’atteindre cet objectif. Vive le Brexit !

    • Une Europe bureaucratique qui limite les libertés et dirigée par des gens non élus? Pas question!

      • on a l’habitude de voir des élites non élues , vous votez pour le directeur de la caf? de la secu? pourtant ces organisations gèrent un budget supérieur a celui de l’etat

        • C’est bien le problème, en plus de leur monopole.

        • Parce que vous voyez une différence ? Ce ne sont pas leurs copains à la tête de l’Etat qui les met là, ces « directeurs » ?
          C’est le principe même d’une bureaucratie, les postes de pouvoir sont nommés, pas élus. Et la responsabilité tend vers zéro.

      • @ Virgile
        C’est ridicule! Il y a moins d’employés dans l’administration de l’Union Européenne que dans celle de la seule ville de Paris, alors où sont les bureaucrates?

        • Le problème n’est pas exactement leur nombre (quoique, si on cherche… regardez Frontex par exemple).
          Le vrai problème est leur capacité de nuisance.

  • Il est un fait que l’Europe d’aujourd’hui est a peu près celle que voyait venir Thatcher en son temps, mais notre vision d’une femme stupide, têtue et acariâtre, véhiculée par la presse européenne ‘progressiste’ de l’époque (même Renaud y est allé de son couplet assassin), a occulté sa clairvoyance.

    En 1988 :
    « Nous n’avons pas, avec succès, repoussé les frontières de l’État en Grande-Bretagne pour les voir réimposées au niveau européen avec un super-État européen exerçant une nouvelle domination depuis Bruxelles. »

    Et quelques lignes piquées dans ‘Wikiberal’ :

     » Thatcher explique son hostilité à l’égard de l’union européenne par la trahison de cette dernière à ses principes fondateurs, énoncés dans le traité de Rome.
    Elle explique que derrière les discours officiels d’intégration et d’entre-aide, les États cherchent en fait rationnellement leur propre intérêt.
    En raison principalement de la PAC, la Grande-Bretagne est contributrice nette alors qu’un pays tel que la France est avantagé.
    Ceci se traduit par une politique « pro-européenne » de la France et « anti-européenne » du Royaume-Uni mais Margaret Thatcher souligne le fait qu’elle s’estime la plus pro-européeene de ses pairs.

    Margaret Thatcher dénonce en particulier la commission Delors, qui selon elle poursuivait de façon occulte et contre le mandat qui lui était conféré, l’accroissement des prérogatives de la commission et des institutions, de sorte que la CEE convergeait vers la constitution d’un super-État.
    Lors d’un discours public où elle intervient après Delors, elle dénonce publiquement la mauvaise foi de celui-ci, qui vient de révéler lors de son intervention des mesures dont il s’est gardé de faire part auparavant à Margaret Thatcher. « 

    • @ Leipreachan
      Belle hagiographie unilatérale qui n’engage que vous!

      • Bien sur, et qui touche accessoirement 2-3 autres péquins dans l’UE, au grand max…

        • @ Leipreachan
          Non, sérieusement!

          Je sais que M.Tatcher reste un symbole libéral déifié mais évidemment, sans avoir connu sur place les conséquences des grandes grèves qu’elle a affrontées.

          Mais elle est décédée, il y a maintenant 6 ans: tout a changé: Th.May aimerait encore négocier le brexit plutôt que d’opter pour le no deal!
          L’U.E. n’est pas demandeuse.
          Pourquoi?

          Je suis libéral, je crois! Mais dans un pays qui l’est aussi et qui ne ressemble en rien à la France, sauf qu’on y parle aussi Français!

          • Vu votre attachement aux normes et réglementations, vous êtes tout, sauf un libéral.

            • @ durru
              Mais non!
              Mais l’U.E. à 27 demande quand même qu’on se mette d’accord sur les lois et règles communes de valeur identique sur les 27 territoires, ce qui n’est en rien une sinécure.

              • Ce n’était pas le cas il y a 50 ans, au tout début, et ça allait très bien. C’est une fuite en avant complètement irrationnelle. Et si vous regardez les normes sorties, plus de 95% sont carrément nuisibles, pas seulement inutiles.

  • On peut prévoir des tensions sur l’Euro, la Hollande se mettant à renâcler sur les QE (PQ). On ne saurait leur reprocher, mais vous verrez la mafia bien-pensante se mettre à hurler contre eux.

  • Hé oui, le paradis fiscal à quelques encablures de l’UE, ça fait des mois que je le flaire et que j’en parle, un peu mon dada…

    Plus que sur les finances de l’Europe, c’est sur les esprits de ses habitants que cette nouvelle donne pourrait faire des ravages…

    • @ Leipreachan
      OK!
      En attendant, c’est bien Th.May qui insiste pour avoir un accord avec l’U.E. quitte à repousser la date du 29/03/2019!!!
      Ce n’est peut-être pas aussi simple que vous le pensez!
      Et je vous rappelle que rien n’empêche la France de faire la même chose (« frexit ») plutôt que de s’enfoncer dans son enfer fiscal.

      • Le problème d’un Frexit, c’est qu’on serait obliger de ruiner les épargnants avec un francs bien plus faible que l’euro.

        Je ne dis pas que c’est bien ou mal. Si les français préfère concerver une armée de fonctionnaires et un État omniprésent, pas de problème. Mais ça sera en monnaie de singe.

        • en effet le frexit obligera a sortir de l’euro (rien a voir avec l’UK qui a gardé sa propre monnaie)
          le frexit l’aura pas lieu , ce sera sirtaki pour tout le monde

      • Les complications sont la conséquence des négociations et de la volonté européenne justement d’éviter une UE limitée au commerce prospère, pas leur cause.

      • Ne vous méprenez pas, Mikilux,
        Pour moi le brexit est une catastrophe, un échec total de la politique européenne !
        Mon propos sur Thatcher est qu’on aurait du respecter un peu plus son avis au lieu de la traiter d’emmerdeuse , mais nos élites sont tellement supérieures a cette fille d’épicier.
        Jamais les Anglais n’auraient du en arriver là…

        • @ Leipreachan
          Peut-être bien que les Britanniques n’auraient pas dû arriver jusque là: les votants étaient assez partagés (genre > 48 % contre <52%) et sans connaître tous les enjeux puisque le U.K. est toujours resté un pied dedans, un pied dehors et le troisième aux U.S.A.! Ça ne fait pas un bon partenaire!

          Bien sûr, je regrette le brexit! C'est une c.l.ownerie! Pas sûr que les Britanniques avaient en tête, le bilan pertes et profits! Tant pis!
          Sinon, M.Tatcher: Paix à son âme!(point final)

          Sinon, on n'est pas là pour aimer nos politiciens, juste pour voter pour eux ou pas, avec un minimum de garanties!

  • Le Brexit devient de plus en plus improbable et pourrait bien se terminer par un second référendum contraire au premier. Fin du Brexit, jusqu’au prochain scandale européen contraire aux intérêts vitaux de la GB et provoquant un troisième référendum, définitif celui-là.

    Pendant ce temps, l’Europe apparaît fracturée de l’intérieur comme jamais. Le couple franco-allemand a divorcé. La nouvelle Ligue Hanséatique s’oppose frontalement aux prétentions de budget européen. Le Groupe de Visegrad, instruit par les années de tutelle soviétique, s’oppose aux prétentions universalistes et lorgne du côté des USA. L’Allemagne lorgne du côté de la Russie. L’Italie se demande si elle ne va pas quitter l’euro. La France veut imposer son modèle socialo-fiscal, et accessoirement sa diplomatique, dont pourtant personne ne veut tellement les deux ont fait la preuve de leur inefficacité. L’Allemagne veut récupérer le siège de la France au Conseil de Sécurité, et, pourquoi pas, ses missiles nucléaires. Les pays du sud veulent mutualiser leurs dettes pour faire les poches des pays biens gérés. Le pouvoir d’achat de l’euro a été sacrifié pour sauver les impécunieux de leur faillite. Si, là-dessus, on replace les Britanniques emplis de ressentiment au cœur de l’Europe, on n’a pas fini de rigoler.

    Le Brexit aura permis de mettre en lumière la dérive anti-démocratique et éminemment chaotique des institutions européennes, gangrenées par leur obsession mondialiste cachée. C’est la révélation du grand mensonge européen. L’Union (marché unique + euro) n’était pas un but en soi mais un moyen, une simple étape, pour atteindre un autre objectif. Dans ce cadre mensonger, les Européens, individus comme Nations, n’étaient que des pions qu’on pouvait sacrifier à loisir.

    On ne fonde pas un projet collectif sur un mensonge.

    • Il y a de nombreux points justes dans votre analyse. Par contre, je ne souscris pas à l’idée du grand mensonge européen. Initialement, le but était d’éviter les ces conflits en Europe, ce qui a plutôt bien fonctionné. Le marché commun était aussi une excellente initiative à condition que tous les pays respectent les conditions imposées. Malheureusement, certains, dont la France , se sont crus autorisés à ne pas les respecter avec les résultats catastrophiques d’aujourd’hui.

      • N’importe quelle simple union de libre-échange aurait évité les conflits tout pareil. La Norvège ou l’Islande n’ont pas idée de nous déclarer la guerre, et pourtant elles ont un statut hors UE « à la carte ». Et dans une union de libre-échange, on conserve la responsabilité d’éviter les bêtises, au lieu de la confier à une technostructure pour s’en dégager.

        • @ MichelO
          Oui mais un libre marché ne fait pas un bloc qui compte sur le plan international comme les U.S.A.,la Chine, l’Inde ou la Russie, ex-URSS. Dans la vie sur terre on est décideur ou suiveur. L’U.E. se veut décideur: la France joue avec ou pas, mais toute seule,elle n’a aucune chance! C’est ça le choix!

          • Je prendrais volontiers un scénario « solo » à la Suisse, merci. La France n’a rien décidé depuis l’échec de Napoléon. Décidons donc de nos vies et laissons les « grands » jouer. Il n’est pas encore impossible qu’ils se démerdent pour lancer une 3ème guerre mondiale.

            • @ Pangzi
              « à la suisse »: vous rêvez! La Suisse est confédérale, autrement dit bien décentralisée. (Pas la France)
              Mais il n’y a pas que ça: il n’y a pas de similitude entre Français et Suisses. Mais allez-y-voir un moment, pour décider si ça vous convient, pourquoi pas?

      • Oui, le marché commun, de même que l’euro à ses débuts, tant qu’il s’agissait d’une monnaie neutre, non politisée, étaient de bonnes initiatives auxquelles les Européens ont souscrit largement. En revanche, se servir de ces avancées pour bâtir un pouvoir supranational anti-démocratique, un gouvernement d’experts mondialistes prétendument éclairés, se donnant pour mission de diriger les peuples sans contrôle ni consentement, après avoir fait le constat de décès des Nations et de la démocratie, ne faisait pas partie du contrat européen.

        Le projet universaliste anti-démocratique est une perversion de l’Europe. Il explique pourquoi elle va si mal. Il n’y a d’ailleurs pas que les institutions européennes à être concernées. L’hystérie climatique du GIEC, avec son RCA imaginaire, en est également un des outils.

        Pour sortir par le haut de cette crise, il convient d’abandonner rapidement et sans regret toute prétention fédéraliste pour l’Europe et toute politique climatique qui serait fondée sur le RCA imaginaire.

      • @ Mariah
        L’analyse de Cavaignac, je passe. (en gros: pas d’accord!)
        D’accord contre le complotisme du grand mensonge européen (surtout à 27!).
        Sinon, en France, avant le premier ministre, il y a le ministre de la parole: lui doit expliquer le gap entre les discours et les réalités, comment? Mais en parlant comme d’habitude, on fait, en France!

      • Les conflits en Europe étaient nombreux lorsque les États européens étaient les puissances mondiales (du monde connu, à tout les moins.)
        Avec la guerre froide, puis la pax americana, les États européens ne pouvaient vraiment pas se fiche sur la figure sans encourir une bonne raclée, nucléaire si besoin.
        En résumé, je ne suis pas vraiment convaincu par cet argument.

        • Exactement, le mythe de l’UE qui apporte la paix bofbof…
          Et puis la paix en Europe… bon si on oublie les Balkans, l’Ukraine aujourd’hui…
          Et puis la paix en UE… bon si on oublie IRA, ETA, les terroristes rouge, le djihad aujourd’hui…
          Donc bon une paix relative pour les pays de l’ouest de l’UE qui n’ont plus les moyens d’envahir des pays comparables, encore moins de les occuper, et même pas d’assurer leur propre sécurité

          • Et pour les nostalgiques de la canonnière, l’UE ne les empêche pas vraiment d’aller balancer quelques missiles en fin de vie sur des pays faibles. Yay pour le camp de la Paix.

    • Vous dites ‘ l’Allemagne lorgne du côté de la Russie ‘;
      En fait c’est des la réunification que les Allemands (RFA) se sont mis a regarder vers l’est, puis sont revenus à Berlin.
      A Bonn les ambassades désertées (on ne peut pas toutes les transformer en maisons de la culture) ont tourné le dos a l’ouest, sans retour.

      Es gibt kein zurück…

    • Qu’est ce qui pourrait aujourd’hui faire changer d’avis les anglais ?

      Il me semble que dans toutes les causes évoquées lors du vote (immigration, souveraineté, déliquescence, bureaucratie, liberté commerciale) la situation est pire qu’il y a 3 ans ? (http://www.lefigaro.fr/international/2016/02/17/01003-20160217ARTFIG00214-brexit-cinq-raisons-pour-lesquelles-les-britanniques-veulent-nous-quitter.php)

      Les menaces de nos politiciens ont-elles réussi à effrayer ceux qui sont restés stoïques sous les bombes alors que tout le continent était occupé ?

  • Très bon article et parfaitement clair. Merci.

  • Normalement si les fous furieux députés Européens obtiennent la fin de la concurrence fiscale, c’est pour l’Angleterre une formidable victoire et pour les paradis comme l’Irlande ou l’Estonie, un retour au moyen age.

    • @ lequidam
      « la fin de la concurrence fiscale » n’est pas à l’ordre du jour ni de L’U.E. ni de l’€-Zone, que je sache! Ce n’est que le phantasme imaginé d’E.Macron mais qu’il n’a pas réalisé!

  • On ne pourrait pas simplement laisser Schengen et virer l’UE ?

    • La Norvège est dans Schengen et pas dans l’UE… Le statut norvégien pour chacun aurait bien arrangé les choses, sauf pour les fonctionnaires et politiciens européens.

  • @ M. Alexandre Masseaux :

    Bonjour,

    Vous écrivez :
    « Ce groupe formé par les Pays-Bas, l’Irlande, la Suède, le Danemark, la Suède, la Lituanie, la Lettonie et l’Estonie (la République tchèque et la Slovaquie les rejoindront au cours de l’année 2019) …  »

    Vous citez donc deux fois la Suède. Pouvez-vous préciser, je vous prie, le pays que vous avez omis ?

    Je vous en remercie d’avance.

    Cordialement,

    Eric MONARD.

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