L’équilibre budgétaire doit redevenir notre priorité

Dette, équilibre budgétaire, finances publiques,… La France de 2019 risque de s’enfoncer dans le rouge, selon la Cour des comptes.

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Cour des Comptes à Paris (Crédits : Toun, licence CC-BY-SA 3.0), via Wikimedia.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

L’équilibre budgétaire doit redevenir notre priorité

Publié le 13 février 2019
- A +

Par Nicolas Marques.
Un article de l’Institut économique Molinari

On ne le dira jamais assez, la France se met en danger avec ses finances publiques inquiétantes. D’une part, nous n’avons jamais été capables d’équilibrer les comptes de l’État depuis 1974. D’autre part, la situation de l’administration centrale s’améliore moins vite que chez nos voisins, comme l’illustrait il y a quelques semaines la 4ème édition de notre étude sur le Jour ou l’État a tout dépensé.

Elle montrait que le 15 novembre, l’État en France avait épuisé toutes ses recettes annuelles, 47 jours avant la fin de l’année 2017. Elle soulignait aussi que le timide effort de redressement des finances étatiques s’enrayait, avec une impasse prévisionnelle de 56 jours non financés en 2018 et de 67 jours en 2019.

Le dernier rapport de la Cour des comptes confirme, malheureusement, cette analyse. Il atteste que notre situation est fragile. Selon les sages de la rue Cambon, l’état des finances publiques est préoccupant, le pays étant à la merci du moindre choc. Morceaux choisis pour ceux n’ayant pas le temps de lire ce rapport dans son intégralité…

En 2018, les déficits sont restés élevés en dépit de la croissance

« Selon la dernière prévision du Gouvernement, après huit années de baisse ininterrompue, le déficit public s’établirait en 2018 à 2,7 points de PIB, soit le même niveau qu’en 2017 » (page 26).

Solde des administrations publiques de 2000 à 2018 (en points de PIB)

Source : Cour des comptes, à partir des données de l’Insee jusqu’en 2017 et de la prévision du Gouvernement pour 2018.

« Malgré une croissance encore relativement favorable (1,7 % selon le Gouvernement, 1,5 % selon l’Insee), supérieure aux estimations existantes de la croissance potentielle (1,25 % selon le Gouvernement), le déficit public comme le déficit structurel ne se seraient pas réduits en 2018. » (page 32).

La dette publique a progressé en 2018, à la différence des autres pays européens

En 2018, « la dette rapportée au PIB aurait continué d’augmenter, à rebours de la trajectoire constatée chez une grande majorité de nos partenaires » (page 32).

Elle est « restée en 2018 sur une trajectoire divergente de celles de l’Allemagne et de la zone euro : la dette publique allemande qui, rapportée au PIB, baisse continûment depuis 2012, devrait être revenue au seuil de 60 points de PIB en 2018 ; celle du reste de la zone euro diminue depuis 2015 et serait passée en dessous de celle de la France en 2018 » (page 31).

Dette publique (en points de PIB)

Source : Cour des comptes.

En 2019, le déficit serait de 3,2 points de PIB, voire pire

« Les perspectives de finances publiques pour 2019 sont affectées d’une fragilité toute particulière » (page 25)

« Les prévisions de recettes de prélèvements obligatoires et de dépenses sont entourées d’incertitudes importantes » (page 40).

« Après deux années de déficit inférieur à 3 points de PIB, le déficit effectif prévu dépasserait à nouveau ce seuil en 2019 » (page 47).

« La prévision d’un déficit public à 3,2 points de PIB en 2019 est fragile : elle suppose notamment que la croissance ne s’affaissera pas en 2019, comme le laissent craindre les dernières informations conjoncturelles, que l’impact des mesures adoptées dans le cadre de la loi portant mesures d’urgence économiques et sociales sera intégralement compensé par les mesures d’économies annoncées et, enfin, que les objectifs de dépenses contenus dans les lois financières de 2019 seront strictement respectés » (page 42) .

« Les perspectives de finances publiques pour 2019 témoignent de la fragilité du redressement opéré à ce jour : les mesures d’urgence visant à répondre à la crise sociale ont suffi à porter la prévision de déficit public au-dessus du seuil de 3 points de PIB, à limiter à 0,2 point de PIB l’ajustement structurel prévu sur les trois années 2017, 2018 et 2019 et à faire augmenter de nouveau la dette publique rapportée au PIB, alors même que la croissance au cours de ces trois années devrait être supérieure à son potentiel » (pages 42-43).

Un décalage croissant avec les autres pays européens et un non-respect de nos engagements

Pour 2019, « la prise en compte des éléments les plus récents conduirait ainsi, toutes choses égales d’ailleurs, à dégrader encore la position de la France au sein de la zone euro, s’agissant tant du déficit effectif, qui repasserait au-dessus de celui de l’Italie et serait donc le plus élevé de la zone euro, que du déficit structurel, qui se rapprocherait de celui de l’Espagne et de l’Italie » (page 45).

« L’absence d’amélioration du solde structurel désormais affichée pour 2019, après une évolution similaire en 2018, est (…) en contradiction avec nos engagements européens (…) Les mesures décidées en fin d’année 2018, conduisant à une stabilité affichée du solde structurel en 2019, ont encore éloigné la France du respect de ses engagements européens (…) Le déficit structurel prévu s’écarte par ailleurs désormais sensiblement de la cible visée dans la loi de programmation des finances publiques (LPFP) de janvier 2018, dont l’ambition était pourtant limitée, avec une amélioration de seulement 0,4 point de PIB au total sur les années 2018 et 2019 » (page 43).

Prévisions successives de solde structurel (en points de PIB)

Source : Cour des comptes.

La dette publique continuera d’augmenter en 2019, un risque en cas de crise

En 2019, « la dette publique rapportée au PIB augmenterait encore, alors qu’elle baisse dans la totalité des autres pays européens » (page 46).

« Selon les prévisions de la Commission européenne, la dette publique de l’Allemagne passerait nettement en dessous de 60 points de PIB tandis que celle de la zone euro hors Allemagne et France baisserait de nouveau » (page 45).

« La France est désormais l’un des pays les plus endettés en Europe, après la Grèce, l’Italie, le Portugal et la Belgique. Or, suite à la dernière crise financière de 2008-2009, ces pays ont enregistré des tensions sur leurs taux d’intérêt, voire des difficultés de refinancement de leur dette, ce qui les a conduits à mener des programmes d’ajustement budgétaire rigoureux sans pouvoir amortir le choc macroéconomique par une politique de soutien à l’activité. Même si la situation de la France n’est pas totalement comparable à celle de ces pays, le haut niveau d’endettement public en France et le niveau important de déficit public ne laissent donc que peu de marges de manœuvre » (page 46).

Un enjeu démocratique qui devrait être œcuménique

La Cour considère que « la France, du fait du caractère incomplet de l’assainissement de ses finances publiques, ne dispose que de peu de marges budgétaires pour faire face à un retournement conjoncturel ou à une situation de crise » (page 43).

Ce laisser aller devrait interpeller tous ceux qui sont attachés au pays et à ses institutions, indépendamment de leur vision de ce qui incombe à l’État, à la subsidiarité et au marché. Comme l’affirmait récemment Nassim Nicholas Taleb, la France est sans doute le pays d’Europe le moins antifragile d’Europe. Une situation qui devrait tout autant alarmer les défenseurs de l’action publique que ceux attachés à la libre entreprise.

Sur le web

 

Voir les commentaires (29)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (29)
  • Comment régler les finances de L’ÉTAT : plus de recette d’impôts et plus de déficit de la dépense publique ( 57% )… c’est un sujet récurent : des paroles oui , euh , du Coluche .
    Le Surplace , des actes !! Du courage politique , mal barré tout ça !!

  • pour çà ils va falloir virer des fonctionnaires

  • Et quand on parle de PIB, il faut aussi distinguer le PIB marchand de celui des administrations. Et là, la situation est carrément catastrophique…
    En bref la France s’appauvrit en réalité d’année en année et ne baisse toujours pas son train de vie…

  • Il est important de mettre en parallèle la dégradation des services publics. Car si le coût augmente cela n’est pas en rapport avec une augmentation de la qualité. Bien au contraire. Sans aller bien loin: routes, hôpitaux, justice, police, sncf, edf, orange, la poste. Les centrales nucléaires…. même la compétence de nos élus est complètement déconnectée de leurs salaires. Pourtant l’on devrait en toute logique verser un salaire négatif pour ces enc… de technocrates fonctionnaires. Et bien en fait non. Ils continuent de créer des ministères inutiles et stupides.

  • On devrait tout de même tenir compte de la nature des déficits. Un déficit dû à un investissement peut être vertueux s’il se traduit à relativement court terme par un bénéfice. A l’opposé, un déficit de type patate chaude comme celui qui concerne la France est en effet malsain puisqu’il ne sert qu’à boucher des trous et cacher la misère en vue de retarder la révolte inévitable à terme.
    La diminution aveugle et immédiate du déficit n’est donc pas nécessairement la meilleure approche: si on diminue les impôts et taxes les plus extravagants, ceci augmrnte

  • … ceci augmente le déficit immédiat et pourtant, par le fameux effet Laffer, il en résultera rapidement une augmentation des recettes et une diminution des dépenses sociales. La diminution des pires prélèvements est donc en réalité un investissement bénéfique si l’on veut bien faire preuve d’un peu de patience

  • Ces branleurs à la tête du pays ne sauront faire qu’une seule chose en réaction : un pluie de taxes diverses et carabinées 🙁 certains n’auront plus qu’à se débiner fissa…

  • @mc2, oui. Il faudrait avoir le courage d’expliquer aux gens qu’il faudra souffrir dans un premier temps. Mais la politique est opaque et ainsi sont également les finances. Pour assainir et reconstruire il faudrait prendre en compte la réalité. Et en effet elle est extrêmement douloureuse. C’est pourtant ce que ferait un bon père de famille honnête. Puisque l’Etat se considère Maman ou Papa du ‘peuple enfant’ alors qu’il se comporte avec honnêteté, honneur, noblesse. Que l’Etat gère donc en bon père de famille. Sinon c’est quoi ? Escrocs, criminels, démagogues ?
    Si j’étais Président, j’étalerais un audit de la France. Forces, faiblesses. Je présenterais cela aux Français et demanderais où ils veulent aller. Je proposerais ensuite différentes routes et choix. Mais il faut bien un objectif ?! Un but de devenir meilleur ? A quoi servent ces taxes comportementales sur le nutella ? L’Etat est un enfant. Pas le peuple. Le peuple souffre sans savoir pourquoi car il est dirigé par des enfants. Voila la conclusion.

    • D’ailleurs Fillon voulait commencer son mandat par un audit des finances publiques… qui aurait commencé par montrer que l’Etat ne sait même pas combien de personnels il emploie…

  • On arrive toujours aux mêmes conclusions à savoir réduire les dépenses. Malheureusement, rien n’est fait car on surfe sur la démagogie pour se faire élire, ré-élire…
    Il faudrait obtenir 3 votes:
    – Dans un premier temps, demander à ceux qui payent des impôts sur salaire ou sociétés si ils sont d’accord pour augmenter les impôts
    – puis demander toujours à ces mêmes gens si ils sont d’accord pour que tout le monde paye des impôts
    – et enfin sommes-nous prêts à réduire nos acquis sociaux pour sauver la France? En sachant que la réponse « oui » devrait être majoritaire pour les 2 premières questions.
    Il faut faire comprendre aux gens qu’une partie de la poppulation ne peut pas vivre au détriment de l’autre partie; soit on est solidaire dans le vrai sens du terme et chacun paye en fonction de ses moyens ; »Flat Tax », etc… et on ne compte pas que sur son voisin pour vivre, soit chacun se « démerde » et chacun pour soi.

    Je pense qu’il faut parler vrai, mettre les gens devant la réalité, et surtout en finir avec l’assistanat sans raison. Il faut aussi arrêter la pleurnicherie quotidienne, où chacun vient avec son cahier de doléances: par ex. la mère célibataire qui se lamente car elle n’a pas les moyens de vivre.
    Dans ce dernier cas, on voit que la personne a fait un choix de vie: élever seule son enfant, alors pourquoi l’état doit interveni? Soit c’est un choix et donc elle assume les conséquences, soit elle s’est fait avoir donc le géniteur assume en conséquence.
    Le libéralisme aussi est un choix qui permet plus de liberté aux gens, mais les oblige aussi à réfléchir avant d’agir…..

    • Quand mettra-t-on aussi dans la balance le coût de l’immigration? Entre les plus optimistes (0€) et les plus pessimistes (100 milliards), 50 milliards est une estimation. La moitié du déficit budgétaire.

  • Un article Intelligent, Utile, et nécessaire. Problème Maocronette ne lit pas Contrepoints, mais uniquement les texto de Benalla. Voila pourquoi la France ‘s’enfonce.

  • La France aujourd’hui voit ses ressources confisquées, non pas pour son développement mais pour combler les erreurs du passé: une dette et quelle dette ! Et surtout le train de vie d’un état obèse devenu inacceptable et qui rend la gestion de notre pays déplorable. Comment la France a-t-elle pu se tromper à ce point, sur le choix de ses dirigeants ? Tout simplement parce que les Français n’ont pas compris, que notre système politique permettait à ses dirigeants de commettre impunément toutes les actions démagogiques au détriment du pays, car il n’y a pas de contre-pouvoir citoyen. La seule possibilité offerte, c’est de, tous les 5 ans, signer un chèque en blanc à un nouveau menteur, qui a son tour, utilise à son profit et celui de ses amis, un système pervers, qu’il ne change surtout pas.
    L’Etat central s’est défaussé de certaines de ses missions au profit des collectivités locales, mais la forte croissance de la fonction publique territoriale s’explique tout autant par le clientélisme et la folie des grandeurs qui règnent dans nombre de collectivités locales. Le mal français auquel aucun homme politique ne veut réellement s’attaquer, mais qui est à l’origine de toutes les dérives. On revient au temps des seigneurs : il y avait trois ordres (la classe productive, les nobles et le clergé) et deux vivaient sur le dos de l’une. Aucune croissance possible dans ces conditions. Rien ne sert d’être plus efficace pour produire plus quand on vous prélève le surplus… On est quasiment revenu à cette situation.
    En fait, il faut faire un zoom arrière, et rappeler que les intellectuels en France ont à 80/ 90 % été socialistes tendance PCF; et que si certains critiquaient la politiques des pays socialistes, on a toujours approuvé l’économie socialisée. Depuis il y a eu les révolutions. Et logiquement il y aurait dû y avoir introspection, autocritique et même repentance de nos intellectuels: Comment a-t-on pu être aussi aveugles. Il est donc démontré que plus un pays, quel que soit le poids de son État à un moment donné, s’ouvre au libre-échange mondial, déréglemente son économie interne, baisse ses impôts, remplace les choix collectifs par les choix individuels, sécurise les droits de propriété, privatise les entreprises publiques, plus ce pays connaîtra une progression rapide de son bien-être économique. Cette relation ne fait que souligner le lien adverse entre la prospérité et le poids de l’État, lequel, dans ses formes les plus extrêmes, a abouti aux catastrophes humaines des socialismes nazi et communiste durant le XXe siècle et dont Cuba et la Corée du Nord servent encore de tristes réminiscences aujourd’hui.

    • Ce système est en train de s’effondrer devant l’ampleur du gaspillage qu’il a organisé pour se maintenir. La seule forme politique alternative organisée reste l’extrémisme qui s’alimente d’une colère légitime d’un peuple dupé pendant des décennies. Nous sommes nombreux à refuser la fatalité qui s’installe entre ruine et colère, à réclamer enfin que le monde de demain se construise sur les talents de chacun. Car être libéral c’est bien cela avant toute chose : croire aux talents de chacun et réformer un système afin qu’il cesse d’entraver et qu’il pousse ces talents à s’exprimer pour le plus grand bien et des individus et de la communauté. La richesse et le progrès ne peuvent naître qu’à la base de la société, jamais dans l’histoire elles n’ont pu être décrété.

    • Quel contre-pouvoir citoyen?
      Si le citoyen est assez bête pour élire encore et toujours des socialistes ou des crypto-socialistes, par quel miracle exigerait-il subitement moins d’État, moins de socialisme et moins de redistribution ?

  • Tout le monde est pour baisser les depenses. Par contre il n y a plus personne qui veut baisser les depenses qui lui profitent …
    https://www.ledauphine.com/france-monde/2019/01/22/quand-l-etat-depense-1000-euros-ou-va-l-argent

    Le plus gros poste, donc celui qui devrait etre reduit en priorite c est les retraites (269 € depensé sur 1000). Combien de lecteurs ici sont pour sabrer dans les pensions ?

    second poste l assurance maladie (192 €/1000 de depense). Qui est pour des economies drastiques voire un Systeme privé comme en suisse/USA ?

    • La plupart des lecteurs ici sont pour une transition rapide vers une forte dose de capitalisation. Ca diminuerait drastiquement les dépenses, mais ça peut très bien se faire sans « sabrer dans les pensions ».
      C’est forcé que si on réduit les dépenses aussi bêtement, on soulève une certaine hostilité. Mais soulever l’hostilité à ces propositions, n’est-ce pas justement le but de ceux qui avancent cette manière idiote de réduire les dépenses ?

      • admettons que vous introduisez une forte dose de capitalisation. Si vous ne touchez pas aux retraites actuelles (ni probablement a ceux qui sont proche de l age de la retraite) ca veut dire que vous allez devoir continuer a prelever des impots pendant au moins 30 ans pour payer les pensions (certes de moins en moins car beaucoup seront mort a 90 ans). Mais il est clair qu au moins les 5 premieres annees vous allez devoir prelever autant avec un systeme par capitalisation que par repartition si vous refusez de baisser les pensions.

        Autrement dit vous allez dire aux gens : « vous devez payer autant d impots, vous devez en plus epargner pour votre retraite car vous vous ne toucherez pas grand chose » …

        bon courage pour faire passer ce type de reforme vous n aurez aucun soutient a part chez ceux exempte de tout effort (aka les retraite actuels)

  • L’on pourrait porter plainte contre l’Etat. Cette gestion est interdite et contre nos intérêts. Elle serait interdite en Allemagne. Curieusement c’est un pays où il y a plus de liberté qu’en France et où l’économie est équilibrée. Essayons ?

  • Tant qu’on continuera à confondre « mission de services publics » et. « Postes de fonctionnaires », on est pas sorti de l’auberge…..

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Notre Bruno garde le cap ! Ou tout au moins son cap. Si le second mandat d’Emmanuel Macron s’ouvre dans une configuration législative bien moins printanière qu’en 2017 et si les acteurs actuels de la petite majorité présidentielle se démènent en tous sens pour essayer de reprendre la main dans le show politicien, rien de tel chez Bruno Le Maire, plus égal à lui-même que jamais : il a toujours eu l’art de dénoncer sur un ton fabuleusement outragé les politiques qu’il a lui-même mises en œuvre et ce n’est certainement pas aujourd’hui qu’il va c... Poursuivre la lecture

Les élections législatives ne sont pas seulement un enjeu politique pour les partis, elles ont aussi un aspect financier crucial. La facture atteint 65,9 millions de financement public annuel.

La Commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques – la CNCCFP pour les intimes – veille scrupuleusement au respect des lois en matière de financement des campagnes électorales. Financement qui, pour les élections législatives, obéit à des règles précises (Art. L52-11 du Code électoral).

 

Combien coûte... Poursuivre la lecture

Faut-il annuler la dette covid ? À cette simple évocation, la plupart des économistes s’étranglent d’indignation : une dette doit être remboursée, ne serait-ce que pour des raisons morales ! Et aussi pour une raison utilitaire : ceux qui ne remboursent pas leurs dettes trouveront difficilement des prêteurs quand ils auront besoin d’emprunter à nouveau.

Tout cela est vrai, mais le fond de l’affaire, c’est que cette dette est purement virtuelle et ne devrait pas exister.

 

La pratique douteuse de la BCE

Pour mieux y ré... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles