Pourquoi ne plus manger de viande ne sauvera pas les vaches

Partager sur:
Sauvegarder cet article
Aimer cet article 0
Vaches-Guy Buchmann(CC BY-NC-ND 2.0)

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don

Pourquoi ne plus manger de viande ne sauvera pas les vaches

Publié le 6 janvier 2019
- A +

Par Pierre Silberzahn.

« Que puis-je faire ? La meilleure chose que chacun puisse faire pour les animaux est de ne pas les manger. Ne pas manger de viande est le moyen le plus simple pour sauver la vie de nombreux animaux chaque année ainsi que refuser la cruauté et les mauvais traitements quotidiens qui leur sont infligés dans les abattoirs et dans les élevages industriels en France et ailleurs. Laisser tomber la viande est également l’une des meilleures choses que vous puissiez faire pour votre santé et pour l’environnement. » PETA France 1

Vers la fin des vaches… et de la viande ?

Les bovins sont présents sous toutes les latitudes. Leur population mondiale s’élève à 1,5 milliard de têtes, essentiellement pour produire du lait. Les Chinois programment des étables laitières de 10 000 animaux résultant de clonage. Selon la FAO, après avoir doublé en 20 ans, la consommation de viande pourrait à nouveau être multipliée par deux d’ici 2050.

Il y a en France 20 millions de bovins comprenant 4,2 millions de vaches à viande dites de races allaitantes (Charolaises, Limousines) dont le lait n’est consacré qu’à allaiter leurs veaux et 3,5 millions de vaches de race laitière (Holstein, Normandes) qui produisent le lait de consommation.  Les Français consomment en moyenne 50 litres de lait, 30 kg de produits lactés (yaourts, desserts lactés), 24 kg de fromage et 8 kg de beurre.

Une vache de race laitière effectue son premier vêlage (accouchement) vers l’âge de trois ans. Sans vêlage, il n’y a pas production de lait. La production de lait débute après le vêlage. Le veau est retiré à sa mère à la naissance pour être nourri au lait artificiel. Après son vêlage la vache va produire du lait pendant 8 mois. Elle est inséminée au bout de deux mois de lactation, débutant ainsi une gestation de 9 mois. Elle sera « tarie » (sa production lactée est arrêtée) 2 mois avant le nouveau vêlage pour permettre le développement final in utero du nouveau veau. Le nouveau vêlage déclenchera une nouvelle lactation.

La vache peut vivre jusqu’à 15-20 ans mais à 6-7 ans, après trois lactations et trois veaux, sa production laitière diminue. Elle garde cependant une valeur bouchère et est envoyée à l’abattoir comme « vache de réforme ». Sa viande vendue sous le nom de viande de bœuf sera essentiellement consacrée à la fabrication de viande hachée qui constitue 45 % de la viande consommée en France. 40 % de la viande bovine en France provient de la filière laitière (vaches de réforme et jeunes bovins).

Une vache produit un veau par an, soit 3-4 veaux au cours de sa carrière laitière. Les 4 millions de vaches du troupeau laitier auront produit en trois ans 12 millions de veaux (moitié mâles, moitié femelles). Environ 30 % vont au renouvellement des vaches laitières et 70 % des veaux nés en filière sont destinés à la boucherie, les veaux mâles n’ayant que la boucherie comme issue.

Jusqu’alors cette marée d’animaux ne posait pas de problème. On gardait les animaux destinés au renouvellement et on mangeait les autres.

Que faire des veaux et des vaches de réforme si, parce qu’on les aime, on ne veut plus ni les tuer ni les manger ? Les sacrifier et les enterrer dans des fosses communes ou alors les incinérer dans des fours crématoires ? Ce qui n‘est pas possible puisqu’on les aime. Il reste à lâcher tous ces animaux dans la campagne. À leur rendre la liberté… Il y a en France 7,7 millions de vaches en production (c’est-à-dire les femelles, laitières et allaitantes). Et 1,5 milliard de bovins au monde.

Adieu veaux, vaches, couvées… et bébés

Quoiqu’en pensent les vegans, manger les vaches de réforme et les veaux est sans doute la seule solution. Si on ne veut plus les manger, il faut arrêter l’élevage et l’exploitation des vaches laitières. Décider de se passer des vaches c’est aussi décider de se passer de lait, de beurre, de fromage et surtout de la production fondamentale de lait infantile, le lait infantile étant produit à partir du lait de vache. Sans production de lait infantile, il ne pourra plus y avoir production de bébés.

Il faudra arrêter de faire des bébés, faute de pouvoir les nourrir. Les laits végétaux, dont celui de soja, ne semblent pas être une solution. Pas plus que le lait à base de pois. Ces ersatz végétaux du lait sont impropres à l’alimentation infantile et d’ailleurs n’ont plus le droit de s’appeler lait.

Il n’y a à l’heure actuelle ni qualitativement et ni quantitativement aucun substitut possible aux protéines animales pour assurer notre besoin fondamental de protéine (cf. mon article Mon steak contre un plat de lentilles ). Faire des cantines scolaires végétariennes, c’est priver de viande les enfants à qui les parents ne peuvent pas en payer.

Faut-il tuer les vaches ? La réponse à cette question existentielle est claire : oui, quel que soit notre amour des bêtes et notre sentiment de culpabilité, il nous faut tuer les vaches et leurs veaux et les manger. Nous n’avons pas le choix, il n’y a pas d’autre solution. Ni pour les vaches ni pour notre alimentation. Tel est leur destin et le nôtre ; nos destins sont liés depuis qu’en -10.000 nous avons domestiqué les vaches quelque part vers la Turquie.

Article initialement publié en mars 2018.

Sur le web

  1. PETA : Pour une Éthique dans le Traitement des Animaux.  Peta a pour objectif de mettre fin à l’utilisation des animaux pour la fourrure, le cuir et la laine, la consommation de viande et de produits laitiers, l’élevage intensif.
Voir les commentaires (79)

Laisser un commentaire

Créer un compte Tous les commentaires (79)
  • sacrifier les animaux pour se nourrir , oui ; mais le faire humainement , tout simplement ;

    • Autant que je sache, aucun ne veut mourir : à l’instant fatal, beaucoup se débattent. Je ne connais pas de moyen de tuer humainement. Quand des animaux en jeunes et bonne santé entrent dans un abattoir vivants et en ressortent comme carcasses, j’ai beaucoup de mal à imaginer que ce qui s’est passé entre les deux est « humain » voire « éthique ». Il faut qu’on m’explique.

      • J’ai du mal à imaginer comment vous faites pour savoir ce que pense une vache.

        • J’ai visité tous les abattoirs possibles ou presque et constaté que les animaux savent parfaitement où ils vont, les plus conscients de leur triste sort semblant être les cochons.
          Mais je n’arrêterai pas de manger du filet mignon pour autant.

        • Il n’y a rien à imaginer, un animal est fait de sang, de muscles, de nerfs et… de sensibilité. Comme les humains ! Il souffre autant que vous, que moi si nous devions être abattus.

          • entièrement d’accord…ce n’est pas parce que ce sont des animaux qu’il faut les tuer dans des conditions normales, respecter l’animal c’est la priorité , les endormir avant des les tuer ou des parcours spéciaux qui les détendent avant de les euthanasier ça existe …

          • @ Hélébore
            Oui, clairement. Pourtant il y a intérêt à ce que la bête ne subisse pas de stress avant de mourir: sa viande aura plus de qualité donc de valeur! C’est ainsi que j’ai lu que certains éleveurs avec vétérinaires, abattaient les bêtes au fusil, en prairie, pour éviter ce stress pré-mortem! (Impossible en production industrielle! Je suppose que le fermier réserve la bête à sa propre consommation!)

      • humain ou éthique? ce sont des notions qui dépendent d’un cadre moral préétabli. Il n’y a rien d’inhumain à tuer un animal pour le manger… quand vous êtes élevé à la campagne, dans un pays où manger de la viande est un fait culturel sinon incontournable, vous devez subir un sevrage affectif qui est justement celui ci : comprendre que l’animal que tu as élevé doit être tué pour le manger.. On pleure en entendant les cris du porc ou du mouton qu’on égorge, du lapin qu’on assomme.
        et la cruauté si elle existe parfois est rare, la joie qui s’exprime quand l’enfant pleure est celle de gens qui savent simplement qu’ils pourront manger!!!

        c’est un traumatisme réel pour un enfant de voir égorger un agneau MAIS…. que les parents pensent être bon pour l’enfant. c’est aussi une forme de test pour arriver à l’age adulte : on doit faire des choix pour survivre et assurer la survie de ses gosses.

        alors certes dans notre société d’abondance, on a le luxe de pouvoir choisir son alimentation.. de jouer la vertu en bannissant ceci ou cela.. mais on doit d’abord accepter la société d’abondance comme un prérequis..et ce qui va avec.

        il n’y a pas eu de culture vegan, il y a eu des tas de cultures quasiment exclusivement « carnivores ».
        le veganisme est l’essence même de la société de consommation…

        les vegans sont les gens les plus loin de la nature et de l’animalité qui puissent exister..

        tout comme les panneaux solaires sont les enfants du petrole et du charbon…

        ingratitude et infantilisme.

        • des tas de sociétés primitives ont des rites de passages à l’age adulte qui paraissent cruels ou traumatisants… ils ne le sont pas. ils ont un sens…ils expliquent à l’enfant ce que requiert d’etre appeler un adulte dans cette culture..

          être vegan est une chose..je respecte..m’expliquer que le veganisme est moralement supérieur » implique que es parents sont inférieurs or la gratitude filiale n’est pas un détail de notre culture. le ait est qu’il faut être en décalage complet pour expliquer à un gosse que ces parents sont des monstres… ça je ne respecte pas…

        • « jouer la vertu… infantilisme » : excellente remarque, vous avez probablement pointé le cœur du sujet.

          Pour les vegans vindicatifs et revendicatifs, il ne s’agit pas d’être réellement vertueux mais de faire semblant. Comme des enfants, ils simulent l’éthique, ils miment la vertu. Ils singent l’humanisme, mais un humanisme perverti, retourné contre l’humain abhorré.

          Même observation chez les adorateurs de Gaïa. C’est un anti-humanisme primaire paré de vertu factice qui est à l’œuvre.

  • Plus simplement je dirai que ce qui n’est plus utilisé disparait inéluctablement. Donc si les fanatiques vegan finissaient par gagner, les animaux domestiques n’auraient pas une retraite heureuse. Leurs races s’éteindraient.

    • c’est pire que cela on serait devant un dilemme qui n’est pas l’extinction manger ou laisser les vaches manger…il n’est pas possible d’imaginer une transition brutale entre un monde vegan et un monde non vegan A POPULATION HUMAINE DONNÉE .. Aller vers le veganisme pourquoi pas…comparer le fait de manger des animaux avec un crime est absurde.

      • Oui, c’est absurde… sauf si vous voulez réduire l’homme à un animal comme les autres, ce qui est l’idéologie sous-jacente.
        En ce sens, les promoteurs de cette absurdité veulent saper les fondements de la civilisation occidentale, relayés par des idiots utiles dont on manipule les bons sentiments

  • « Il n’y a à l’heure actuelle ni qualitativement et ni quantitativement aucun substitut possible aux protéines animales pour assurer notre besoin fondamental de protéine »
    Désinformation pure !
    Cela fait plus de 20 ans que je suis végétarien, et je n’ai aucun problème de santé.

  • Il est possible de se passer de lait de vache, et ce même pour les bébés. Le lait de vache utilisé pour les bébés est un substitut au lait maternel, qui lui continuera d’exister. Par contre effectivement renoncer à la viande impliquerait de renoncer au lait, fromage yaourts etc… Comme les végétariens le montrent, il est possible de se passer totalement de produits carnés. Ce qui n’est pas dit est qu’il est difficile d’équilibrer son alimentation. La carence vitamine B12 est typique de ce problème car elle est grave mais met beaucoup de temps à s’installer. A contrario, une consommation modérée de viande (notamment celle de bœuf) semble idéale pour la santé. Je remarque d’ailleurs que si le sujet de la viande est souvent abordé, ce n’est pas le cas du poisson. Il a de grandes qualités nutritionnelles et le retirer de son alimentation est une grande perte pour la qualité de l’alimentation.

    • Tout le monde se supplémente en B12 sans le savoir. En effet, les animaux ne produisent pas de B12, qui n’est produite que par une bactérie. Les animaux sont supplémentés en B12, >95% des gens mangent les animaux, et n’ont donc pas de carence.

      Aucun problème pour se supplémenter soi-même, il suffit d’une ampoule tous les 15 jours, pas vraiment contraignant.

  • Sans production de lait infantile, il ne pourra plus y avoir production de bébés.

    Il faudra arrêter de faire des bébés, faute de pouvoir les nourrir. « Les laits végétaux, dont celui de soja, ne semblent pas être une solution. Pas plus que le lait à base de pois. Ces ersatz végétaux du lait sont impropres à l’alimentation infantile et d’ailleurs n’ont plus le droit de s’appeler lait. »

    Et si on donnait le lait des mamans ?

    • Stanislas Kowalski
      7 mars 2018 at 15 h 19 min

      C’est clair qu’on peut toujours pratiquer l’allaitement maternel à l’ancienne. En revanche, il va être difficile de maintenir simultanément un engagement végan et une vie de féministe active qui veut gommer les différences entre les sexes. Il faut faire des choix.

      • @ Stanislas Kowalski
        Oui, il existe même des mères en post-partum qui après avoir allaité leur enfant sont passées au biberon, plus pratique, mais certaines offrent leur lait à un autre bébé que sa propre mère ne peut nourrir pour une raison X. On utilise un « tire-lait » pour ce faire. Il s’agit souvent de bébés très prématurés avec des risques sérieux et j’ai trouvé ces mères allaitantes aussi généreuses qu’honorables. J’ignore si cette pratique est encore d’actualité. Mais l’allaitement par la mère , au moins initial, reste un second très beau cadeau précieux fait à son bébé!

    • Ce n’est malheureusement pas toujours aussi simple. La maman n’en a pas toujours la possibilité – sans parler de l’envie. Parfois la montée de lait ne se fait pas, ou pas assez. Il faut aussi pouvoir gérer l’allaitement en parallèle d’un travail, quand la maman ne prend que le congé de maternité légal. Et si je ne me trompe pas, même si la maman arrive à allaiter l’enfant jusqu’à son premier anniversaire – ce qui est déjà très long – il ne semble pas absurde qu’il ait encore besoin de produits laitiers pour assurer sa bonne croissance pendant quelques années. On fait comment ? On force les femmes à continuer l’allaitement ?

      • @ Anagrys
        Avec un peu de chance, une femme peut allaiter jusqu’à deux ans! Mais interrompre ses occupations pour 6 tétées par jour (au début) n’est pas possible pour tout le monde, même si allaiter c’est nourrir mais aussi créer une relation bien particulière, chance qui ne se représentera pas pour le bébé, en tout cas!

  • Je constate à lire les commentaires ci-dessus que des gens se jugent plus compétents qu’un biologiste! La plaie de l’humanité ce sont les ignorants qui se mêlent de problèmes dont ils ne connaissent rien!

    • Un scientifique n’est crédible que s’il respecte les faits, si non il fait de la junk science. Or le fait est que des millions de personne sont végétariennes sans problème particulier de santé. Il est donc possible d’être végétarien sans souffrir de carence en protéines.

      • Et tous les végétariens qui ont arrêté pour cause de problème de santé, on en parle ?

      • @ buckyhorsy
        Le vrai problème n’est pas les protéines mais certains acides aminés que les végétaux n’apporteront pas et qui sont indispensables!

    • Les ignorants en biologie peuvent en avoir une connaissance empirique; souvent la science ne fait que confirmer une observation empirique. Et la science est souvent empreinte d’idéologie, elle n’est pas un savoir sacré.

      • @ Hélébore
        Non! Ce qui est scientifique peut être à nouveau constaté, partout dans le monde, dans les conditions décrites.
        Si l’empirisme peut être confirmé par l’expérience, pourquoi pas?

  • Jean Roule Du Cable
    7 mars 2018 at 15 h 51 min

    Article de pur sophiste.
    Ne plus manger de vaches sauvera en tout cas les vaches existantes. Quant à celles qu’on fait naître pour les manger, c’est vrai, il y en aura moins.
    Une expérience intéressante pour les poules est à l’oeuvre actuellement. Les poules pondeuses ont le même souci avec l’homme que les vaches laitières. Quand elles ne sont plus assez « productives », elles finissent dans l’assiette. Eh bien une association (poulehouse) a décidé de leur offrir une retraite bien méritée. Quand elles pondent moins, elles se retrouvent en « maison de retraite », où elles continuent de pondre, à une fréquence moindre, jusqu’à ce qu’elles ne pondent plus. Mais au moins, elles meurent de leur belle mort. Une poule peut vivre une quinzaine d’années. En général, elles sont tuées au bout de quelques années, dans la force de l’âge.
    Demandons nous ce que ça nous ferait si une fois plus trop rentable pour le monde du travail, et pour épargner au gouvernement le trou de la sécu et les affres des problèmes des retraites, nous étions nous aussi envoyés à l’abattoir à l’aube de nos cinquante ans…

    « 

    • Assimilation animaux / humains…
      Bien évidement, les poules sont des êtres intelligents, pensants, capables des mêmes émotions et réflexions que les humains.

      Les deux domaines ne sont pour le moment pas comparables. Et donc n’amènent pas les mêmes droits (là je parle niveau légal : un animal n’a pas de personnalité juridique).
      Situation qu’on n’aime ou on n’aime pas, mais c’est comme ça.

      • @ AxS
        En fait, non! Nous ne savons pas ce que pense ou ressent une poule, surtout quand elle continue à courir avec la tête coupée!
        Mais NOUS avons décidé que nous étions la race supérieure (avant, même par rapport aux esclaves), donc avec plus de droits (notre invention de ce terme incluse). Donc NOUS avons le droit de chasser, donc de tuer; de semer et de couper puis de retourner la terre pour faire crever les plans de blés!
        Bon, maintenant nous protégeons certaines espèces avant qu’elles ne disparaissent!
        (Vous dites? Contradictoire? Oui, sans doute!)

  • Jean Roule Du Cable
    7 mars 2018 at 15 h 56 min

    « Il n’y a à l’heure actuelle ni qualitativement et ni quantitativement aucun substitut possible aux protéines animales pour assurer notre besoin fondamental de protéine »
    C’est totalement faux, si l’on assimile protéine à viande. Les végétariens (ceux qui mangent oeuf, lait, fromage) n’ont pas de carence. Pour les végétaliens, c’est plus difficile : il faut faire attention à la supplémentation en vitamine B12. C’est en réalité, la seule vitamine qu’on ne trouve que dans le règne animal – mais manger oeufs ou produits laitiers est parfaitement suffisant.

    PS : très surpris qu’un homme doté d’un aussi solide CV puisse sortir une ânerie pareille.

    • « si l’on assimile protéine à viande ». Relisez l’article l’auteur n’a jamais dit cela. Ce qu’il dit par contre, c’est qu’il n’est pas possible de maintenir la production d’oeufs et de produits laitiers si on arrête la production de viande, donc plus de produits animaux et donc bonne chance pour trouver des substituts.
      Elle est bien touchante votre histoire de poule mais pouvez-vous expliquer comment vous appliquez cela à grande échelle et puis vous en faites quoi des coqs?
      « Ne plus manger de vaches sauvera en tout cas les vaches existantes.  » Vous vivez vraiment au pays des bisounours. Vous croyez vraiment que les fermiers vont continuer à nourrir et soigner leurs troupeaux s’ils ne leur rapportent rien. Non, ils vont s’en débarrasser sur le marché noir et se trouver un autre boulot. Au final vous ne sauvez personne, vous satisfaites juste votre ego en faisant ch*** le reste du monde.

      • Jean Roule Du Cable
        8 mars 2018 at 1 h 15 min

        « Ce qu’il dit par contre, c’est qu’il n’est pas possible de maintenir la production d’oeufs et de produits laitiers si on arrête la production de viandes »
        Si, on peut, mon exemple » poulehouse » le prouve. Mais cela implique d’en manger moins et de payer plus cher.
        « puis vous en faites quoi des coqs? »
        Il existe aujourd’hui, des techniques « d’avortement » in ovo permettant de ne pas faire naître de poussins mâles (ce qui évite de les broyer à la naissance).
        « Vous croyez vraiment que les fermiers vont continuer à nourrir et soigner leurs troupeaux s’ils ne leur rapportent rien. »
        Oui, à condition que le prix de la retraite animalière soit inclus dans le prix des produits achetés. Exactement comme le poids des retraites et de nos retraités pèsent sur nos économies et sur le prix des produits.

  • L’auteur est très mal informé: une cuiller à soupe de spiruline sèche équivaut à un gros bifteck en protéines RICHES. A telle enseigne qu’on s’en sert pour sortir les enfants de la malnutrition….

    • Dont acte. Je ne vous empêche nullement de manger vos cuillers de spiruline sèche, laissez moi manger mon steak.

      • On vous laisse manger votre steak et on n’a pas besoin de vous souhaiter bon appétit, vous n’en manquez pas.

    • Bah non. La spiruline de ne contient aucun de ces éléments:
      – Vitamin B12
      – Creatine
      – Carnosine
      – Cholecalciferol (Vitamin D3)
      – Docosahexaenoic Acid (DHA)

      • Bien évidemment on ne mange pas que de la spiruline seule…!

        • On ne peut pas à la fois dénoncer la science et prôner le retour à la nature et se faire dicter ses menus par un chimiste.

          Alors on devrait mettre les écolos et les végans ensemble sur un ring et voir qui gagne …

          • Pour ma part, j’espère qu’un jour on saura fabriquer des steaks de boeuf synthétique à partir d’horribles produits chimiques dans des usines nucléaires.

            Mais il faudra se débarrasser des écolos et des végans si on veut avoir une chance d’y arriver …

  • jacques lemiere
    7 mars 2018 at 20 h 33 min

    je dois dire que c’est une question pratique que j’ai posé à ceux à des végans ici…
    on peut m^me aller plus loin , de quel droit des animaux sauvages ou les faire crever de faim en leur interdisant accès à une culture? n’est ce pas odieux?

    • @Jacques 🙂 en fait le veganisme est une mauvaise réponse à un vrai problème.La demande des gens d acceder à toutes sortes de choses à prix bas : ici la viande induit des conséquences épouvantables sur les animaux domestiques.

  • Ce que je trouve impardonnable dans cet article, c’est qu’il soit illustré avec une photo de vaches sans cornes. Que ce soit une laitière ou une race à viande, privée de ses cornes, ce n’est plus une vache, c’est une usine à lait ou à viande!

    Il est indigne de mutiler ces animaux magnifiques. Si nous devons les sacrifier pour les manger, nous nous devons de leur permettre de vivre entières avec leurs cornes et de faire circuler des représentations (telles que photos ou figurines) qui les honorent.

    • Quand vous aurez pris un bon coup de corne dans l’aine comme un de mes cousins (éventration suivie d’une septicémie qui l’a laissé en fauteuil roulant) vous comprendrez pourquoi on coupe les cornes de ces animaux qui sous des aspects bien sympathiques sont très dangereux car généralement imprévisibles.

    • en plus la photo montre les jeunes taureaux et pas des vaches si vous regardez bien…ah bah j’oublie souvent que nombre de personnes ne font pas la différence parce qu’ils ne cotoient pas ou peu ces animaux…restez en ville ça aide à la quiétude de nos campagnes.

    • Et si on coupait le dard aux frelons, militeriez-vous pour qu’on les laisse entiers ?

    • et on fait quoi des races sans corne (Angus; Belted Galloway; l’Hereford…;…).
      Pour « martine à la ferme » les cornes c’est « jolie », mais pour n’importe qu’elle personne qui a travailler dans un élevage de bovin (laitier ou viande) c’est hyper dangereux voir mortel!
      Pour faire simple, il n’y a que ceux qui ne connaissent rien aux réalités de l’élevage bovin qui « aiment » les cornes sur la tête des vaches ( plus quelques éleveurs quand même qui sont des « matadors » courageux ou inconscient suivant les point de vues comme on en trouve dans toutes les professions).

  • un jour ne manger pas de viande et 48 heures après aider nos éleveurs acheter de la viande ….c’est du n’importe quoi !!!!

  • « Les Français consomment en moyenne 50 litres de lait »
    Vous avez oublié de préciser sur quelle période : par an ? par mois ?

  • L’autre face cachée, comment produire suffisamment de végétaux pour remplacer la viande..qui dit vegan dit également bio donc cultures a faible rendement,une future armée de squelettes ambulants et de zombies.

    • Les Végans ne sont absolument pas bio, ce n’est pas dans leur « cahier des charges ».

      • Et les bio devraient détester les végans (si ils avaient quoique ce se soit de logique dans leurs raisonnements).
        Si plus d’élevages plus de fumier pour fertiliser les cultures bio. Les éleveurs ne vont pas travailler pour rien et ceux qui parlent de mettre le cout de la retraite des animaux sur leurs productions annexes(lait, œufs) délirent complètement.
        Le bio est déjà limité en production à cause de son manque de possibilité de fertilisation qui se fait exclusivement a base de « produits naturels », mais si on lui retire cette possibilité, Le bio est mort!!
        Ils ont tellement besoin de « fumier » qu’ils ont même le droit de le prendre dans des exploitations non bio….

  • En tout cas republier un mauvais article n’en améliorera pas la qualité…

  • Si l’on ne mangeait plus d’animaux domestiques il est bien évident qu’il n’y aurait plus d’animaux domestiques car personne ne prendrait la peine de les élever. Et l’on ne peut pas les libérer dans la nature car non seulement ils ont perdu leur autonomie mais en plus les habitats naturels pour la faune sont en disparition sous la poussée de la colonisation humaine. C’est bien la surpopulation humaine qui est la source des problèmes.

    • « C’est bien la surpopulation humaine qui est la source des problèmes. »
      Avez-vous des arguments? La faim n’a cessé de diminuer tandis que la population augmentait…

      • Je parlais des animaux dont les territoires disparaissent inexorablement quand les populations humaines les colonisent. S’agissant des humains, je ne doute pas que l’on puisse nourrir beaucoup plus de monde qu’autrefois mais manger n’est pas le seul plaisir de la vie. Une terre à population humaine moins dense où il resterait de vastes zones sauvages serait quand même plus agréable.

  • Ces problématiques vegan sont typiques de gens qui ont la panse pleine… et s’en culpabilisent car elles ont été, à leur corps défendant, intoxiquées par des idéologies: malthusianisme et antispécisme, bref la haine de l’homme.
    Il faudrait s’interroger sur ce que devient la civilisation occidentale et pourquoi.

    • « Il faudrait s’interroger sur ce que devient la civilisation occidentale et pourquoi. »

      Elle est décadente. Et le pourquoi est probablement prosaïquement que l’on ne peut pas être et avoir été.

      Notons que décadence a du bon : la vie est plus douce pour vous et moi. L’avenir appartient probablement aux Chinois.

      En revanche, la vie serait encore plus douce sans les crétins écolos ou végans qui prétendent m’expliquer comment le dois décader.

    • @la petite bête +1 j ai mon idée la dessus : une coupure avec le sacré en particulier notre culture chrétienne. Mais bon ce n’est que mon point de vue.

  • rappelons aussi que la suppression de l’élevage condamnerait la filière bio qui en a besoin pour ses engrais

  • Le vegans auront beaucoup de mal avec les centaines de millions de musulmans dont la religion demande le sacrifice de l’agneau, entre autre…Quant aux chinois qui mangent à peu près tout ce qui vit…

  • Chacun fait son choix de régime alimentaire, ça fait parti de la liberté de choix personnel, nul besoin de discuter lequel est meilleur. Je suis contre l’interdiction de l’abattage, car elle porte atteinte à la liberté individuelle et pour un abattage éthique.

  • Les commentaires sont fermés.

Promouvoir la liberté n’est pas gratuit

Mais cela peut aider à réduire vos impôts de 66%

Faites un don dès maintenant

Faire un don
0
Sauvegarder cet article

Par Pierre Gosselin.

Ce n’est un secret pour personne : la plupart des végétariens sont souvent des écologistes radicaux et des alarmistes du climat particulièrement hystériques. Il est possible que l’université de Graz en Autriche ait découvert une raison à cela : leur régime alimentaire malsain.

Une nouvelle étude de l’université de Graz conclut que les végétariens sont plus souvent malades et ont une qualité de vie moindre que celle des personnes mangeant de la viande. Selon le communiqué de la presse allemande, les végétarie... Poursuivre la lecture

Par Constance Péruchot.

Le géant de l’industrie agroalimentaire Cargill a annoncé la commercialisation d’un masque développé par l’entreprise Zelp Ltd. qui permettrait de capturer le méthane émis par les reflux gastriques des vaches. En un mot, un masque contre les rots de vaches. Cela semble absurde, et il vaut mieux en rire jaune, parce que cette invention n’est qu’une fausse bonne idée pour régler un problème majeur de notre époque.

La nourriture est actuellement responsable d’un quart des émissions de CO2 au niveau global. L... Poursuivre la lecture

Par Nathalie MP Meyer.

En ces temps de pandémie, de quoi parler sinon du Covid, encore du Covid et toujours du Covid ? Je ne vous cache pas qu’une certaine lassitude s’installe. Mais par bonheur, les hasards de l’actualité nous fournissent de temps en temps de bien jolies petites polémiques. En ce moment, nous sommes gâtés, nous en avons deux !

Et dodues à souhait : celle sur l’islamo-gauchisme à l’université et celle sur le « menu unique sans viande » dans les cantines de Lyon. Intéressons-nous à la seconde.

Notez que le... Poursuivre la lecture

Voir plus d'articles