Trump s’interroge sur les causes du changement climatique

Donald Trump by Gage Skidmore(CC BY-SA 2.0) — Gage Skidmore, CC-BY

Que Trump se positionne en affirmant que les scientifiques qui propagent la peur du climat « ont un agenda politique » est justifié.

Par Tom Harris and Jay Lehr.

Le 14 octobre dernier, durant une interview sur la chaine de télévision CBS, le président américain a exprimé à juste titre son scepticisme concernant le rôle de l’homme sur le changement climatique.

Contrairement à l’affirmation d’Al Gore daté du 12 octobre selon laquelle seuls « quelques rares marginaux » dans la communauté scientifique ne partageraient pas l’avis du GIEC, de nombreux chercheurs sont en désaccord avec les conclusions faites par l’agence internationale.

En effet, c’était un euphémisme pour le président américain de déclarer durant l’interview « qu’il y a des scientifiques qui réfutent cela », en parlant d’un lien entre la fonte de glace au Groenland et du changement climatique anthropique.

Le 8 octobre dernier, durant sa conférence devant la Global Warming Policy Foundation (GWPF) située à Londres, le professeur Richard Lindzen a mentionné « la découverte faite conjointement par la NOAA (la National Oceanic and Atmospheric Administration) et l’Institut Météorologique Danois, à savoir que la masse de glace du Groenland a effectivement augmenté ».

La GWPF rapporte que Lindzen, ancien titulaire de la chaire Alfred P. Sloan de météorologie au M.I.T et auteur de plus de 200 articles sur la météorologie et la climatologie, va jusqu’à qualifier de « non-sens » les réflexions habituelles sur le réchauffement climatique.

De nombreux scientifiques rejoignent M. Lindzen et auraient à coup sûr applaudi la réponse du président à la question posée par la journaliste de CBS, Lesley Stahl, qui lui demanda s’il « pensait toujours que le changement climatique était un canular ? »

Trump lui répondit :

Je crois qu’il se passe quelque chose. Quelque chose est en train de changer et ça va changer à nouveau. Je ne pense pas que ce soit un canular. Je pense qu’il y a probablement une différence. Mais je ne sais pas si c’est fait par l’homme.

Ainsi, une série de rapports sur l’évolution du climat effectuée par un groupe international d’experts non gouvernementaux (NIPCC) récapitule des milliers d’études issues de revues scientifiques et évaluées par des pairs, réfutant ou mettant sérieusement en doute les craintes climatiques.

Le dernier document du NIPCC, intitulé « Summary for Policymakers – Climate Change Reconsidered II : Fossil Fuels » (« CCR – II – Fossil Fuels »), présente les travaux de 117 scientifiques, économistes et autres experts. Ils concluent que nous ne sommes pas à l’origine d’une catastrophe climatique et que nous devrions plutôt augmenter, et non diminuer, notre consommation de charbon, de pétrole et de gaz naturel.

Ce dernier rapport, daté du 5 octobre, établit ainsi que :

Les énergies fossiles ont, depuis la première révolution industrielle, rendu possible le progrès… Les énergies fossiles ont alimenté des technologies qui ont permis de réduire l’impact environnemental d’une population humaine croissante… Presque tous les impacts des combustibles fossiles sur le bien-être humain sont positifs (bénéfices moins coûts) ou sont simplement inconnus.

Le NIPCC est un groupe international de climatologues soutenu par trois organisations à but non lucratif : le Center for the Study of Carbon Dioxide and Global Change, le Science and Environmental Policy Project et The Heartland Institute.

Leur dernier rapport est le cinquième volume de la série « Réexamen du Changement Climatique » (CCR) et se concentre, comme les précédents volumes publiés en 2009, 2011, 2013 et 2014, sur les recherches mises de côté, voire ignorées par le GIEC.

Il met en lumière différents aspects liés au climat, du niveau de la mer aux ouragans, des biais dus aux modèles climatiques, des mécanismes régulant la météo, de l’irrationalité de ceux qui pensent que l’énergie éolienne ou solaire peut subvenir aux besoins des sociétés industrielles, ou encore du scientisme employé par les alarmistes afin d’effrayer les populations.

La crédibilité des rapports du GIEC est ternie par un manque de rigueur. Il lui arrive régulièrement de ne pas vérifier ses hypothèses selon la méthode scientifique. Que Trump se positionne en affirmant que les scientifiques qui propagent la peur du climat « ont un très grand agenda politique » est justifié.

En effet, la mission principale du GIEC est de défendre une position politique, bien avant de mener une recherche impartiale de la vérité. Le rapport du CCR explique :

Le GIEC et ses partenaires nationaux n’ont pas effectué d’analyses coûts-avantages appropriées des énergies fossiles, du réchauffement de la planète ou encore de la réglementation imposant une transition mettant à distance les énergies fossiles, et ils ne le feront probablement pas étant donné leurs intentions politiques.

Au cours des 20 dernières années, la peur du climat a frappé tous les pays, gaspillant des milliards de dollars à tenter l’impossible, en essayant de contrôler la température de notre planète. Cette peur a été grandement alimentée par un mélange d’arrogance et d’ignorance, ainsi que par le désir de confier au gouvernement la responsabilité de la plupart des activités de la société.

Le président Trump a raison, il est temps d’arrêter la guerre aux combustibles fossiles, à la prospérité américaine et à l’emploi. Il est temps de vaincre enfin ce que le climatologue canadien Tim Ball nomme « la plus grande imposture de l’histoire ».

Traduction par Contrepoints de « Trump is right to question climate change causes »