Prélèvement à la source : le stade suprême de l’oppression fiscale

L’administration est très efficace pour collecter l’argent dont elle souhaite disposer. Dernière invention en date : le prélèvement à la source.

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Prélèvement à la source : le stade suprême de l’oppression fiscale

Publié le 24 août 2018
- A +

Par Erwan Le Noan.
Un article de trop Libre

Dans un pays où les dépenses publiques atteignent le niveau record de 53,9% du PIB en 2017, il est remarquable que cette ponction massive de richesse par les collectivités publiques se passe sans heurt. Cette capacité à porter atteinte au droit de propriété, de façon semi-consentie, illustre l’efficacité de l’administration qui a su développer les instruments pour collecter efficacement l’argent dont elle souhaite disposer. Dernière invention en date : le prélèvement à la source.

Prélèvement à la source : « tout le monde y gagne »… surtout l’État !

D’après Gérald Darmanin, il s’agirait d’ « une vraie simplification ». Le ministre du Budget ajoute : « Tout le monde y gagne ». Il aurait dû ajouter : « surtout l’État ».

Pour les services fiscaux, les avantages sont évidents. L’argent entrera plus rapidement, plus facilement. L’État réalisera des économies (mais aucun poste ne sera supprimé…). Demain, il pourra même faire varier les taux sans que le contribuable ne s’en aperçoive trop !

Pour le contribuable, justement, c’est une autre histoire. D’abord, il verra sa feuille de paie baisser. Ensuite, il n’échappera pas à la contrainte de la déclaration de revenus. Enfin, dès lors qu’il bénéficie d’une exonération (don, services à la personne…), il se trouvera visiblement dans la situation de devoir payer à taux plein pour n’être remboursé que de longs mois plus tard.

Quant aux entreprises, les voici transformées en agents de l’administration fiscale : demain, ce sont elles qui devront prélever l’impôt de leurs salariés et répondre aux multiples questions légitimes qu’ils auront face à ce mécanisme complexe.

Avec le prélèvement à la source, la société est mise au service de l’administration : c’est un extraordinaire outil d’externalisation de la complexité sur les contribuables. Une démocratie moderne devrait être inversée, l’État fonctionnant comme une plateforme de services, dont la vitrine simple et fluide cache un dédale de démarches compliquées, au service des citoyens.

L’État contemporain s’est mué en une extraordinaire machinerie dont le but est de prélever efficacement le maximum de ressources sur la société.

Régression de la sphère privée

Le prélèvement à la source est ensuite une nouvelle illustration de la façon dont l’État fiscal marque un recul lent et inexorable de la liberté. En premier lieu, à travers une régression de la sphère privée.

Lorsqu’on lui présenta le projet d’impôt sur le revenu, au tournant du XXe siècle, le Parlement s’offusqua : aller chercher dans les revenus des contribuables était une intolérable atteinte à leur intimité !

Aujourd’hui, les salariés verront leur taux d’imposition généralement révélé à leur employeur, dévoilant des informations jusque-là inconnues de lui. Quant à l’État, il continue de collecter, centraliser et accumuler toujours plus de données sur les citoyens…

Contrôler la société

En second lieu, à travers une progression du contrôle social, au nom de l’efficacité. Les exemples abondent : pourquoi faire la chasse aux particuliers qui partagent occasionnellement leur voiture ou leur logement, si ce n’est pour mieux les taxer ? Est-ce un hasard si, lorsqu’il pense régulation des GAFA, Bruno Le Maire ne parle que de la façon dont il pourra les taxer plus ?

Le prélèvement à la source s’inscrit dans cette logique : l’État contemporain s’est mué en une extraordinaire machinerie dont le but est de prélever efficacement le maximum de ressources sur la société, sans qu’il soit certain que les prestations fournies en contrepartie soient réellement à la hauteur… Un seul chiffre pour l’illustrer : le taux de chômage des jeunes est supérieur à 15% depuis 1982 (sauf un trimestre en 1989).

Cet article a été publié une première fois en mai 2018.

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  • Tous les prélèvement s’effectuant de plus en plus au travers de la fiscalité des entreprises, autant aller au bout de l’exercice, et ne plus appliquer qu’une fiscalité sur les entreprises, basée sur le CA…
    Les 50+ % de « prélèvements obligatoires » , ramenés au CA total des entreprises, deviendrait une taxe autour de 24/25% : on taxe tout le CA a ce taux, et on n’en parle plus.
    Enfin, si, on en parle, et on aura enfin un sujet électoral clair : ce taux unique englobant toute la fiscalité 🙂

    • On ne peut que rêver de simplification. Vous faites cependant une grosse erreur qui revient à taxer plusieurs fois la même chose. Ce n’est pas le chiffre d’affaire qui compte mais la valeur ajoutée. Si une entreprise achète 100 de produits intermédiaires déjà taxés, si elle y rajoute sa propre contribution et vend le tout pour 110, son chiffre d’affaire sera de 110 mais sa valeur ajoutée ne sera que 10 et c’est bien sur elle qu’il faudrait taxer. La TVA est de loin l’outil le plus simple et devrait être le seul impôt obligatoire en dehors des contributions de type assurance (retraite, sécu…) qui devraient bien sur être strictement assurantielles (chaque ensemble homogène d’individus reçoit sur la vie entière exactement ce qu’il a cotisé) et non un impôt redistributif déguisé.

      • Et justement non, le fait de ne taxer que la VA amène toutes les manipulations actuelles visant a charger la barque, pour réduire artificiellement la VA (licences de marques, prix de transferts, etc etc) . En revenant à une taxe plus brutale sur le CA, on revient aux fondamentaux. Si une boite ne crée aucune (ou très peu de) valeur ajoutée, alors a quoi sert-elle ?
        Et de cette manière, les entreprises créant vraiment des services seront moins chargées, et celles qui ne sont que des pousseurs de cartons importés seront amenées a jouer à armes égales.

        • Les chaines de production sont aujourd’hui très éclatées, ce qui permet à chaque entreprise de se spécialiser sur ce qu’elle sait le mieux faire (ce qui est l’essence du libre marché). Votre proposition reviendrait à tout ré-internaliser pour ne pas payer deux fois l’impôt sur ce que l’on sous-traite. Croyez vous qu’une entreprise d’informatique a vraiment vocation à internaliser son ménage et sa cantine ? et pourquoi pas la fabrication des ordinateurs qu’elle utilise ?
          Je vous accorde que le petit jeu des ventes et achats entre entreprises permet de faire apparaitre la valeur ajoutée où l’on veut mais c’est surtout quand il s’agit d’entreprises filiales ou liées par des combines obscures. Il y a d’autres moyens de lutter contre cela.

          • Bien sur, les entreprises n’internaliseront pas tout, c’est une évidence. C’est bien pour cela qu’il faut regarder le biseau avec un tel procédé.. remplacer la TVA actuelle, plus les cotisations diverses par une « TCA » ne pénalise pas forcément celles qui ont un ration de VA raisonnable. Par contre, ceci avantage fortement celles qui ont de l’emploi interne, et peut pénaliser celles qui abusent de la VA artificiellement faible, par des mécanismes divers et variés.
            Essayez de prendre un échantillonnage des grandes catégories, et vous verrez rapidement comment cela changerait la donne.
            Tout en n’oubliant pas qu’il n’y aurait de fait plus aucun impôt direct sur les particuliers, tout étant reporté sur cet impôt sur le « PIB » / « CA ». Simplicité et économie de gestion, .. et la bonne dose de démagogie nécessaire au politocards voulant se faire élire 🙂

            • Le modèle des grandes entreprises intégrées qui font tout elles-mêmes ne me plait guère. Si une grande entreprise a en interne une unité de fabrication d’un composant intermédiaire, elle est forcément amenée à privilégier cette unité même si elle pourrait trouver ailleurs un sous-traitant faisant mieux pour moins cher. Une entreprise qui fait tout se compose forcément d’unités performantes et d’unités boulet (qui exigent que les bénéfices des autres unités servent à les soutenir) et il est dur de se débarrasser d’un boulet. Les très grandes entreprises faisant tout ressemblent assez vite à des administrations publiques : faible productivité et personnel statutaire pléthorique et inamovible.

              • A l’inverse, des « très grandes » entreprises qui veulent se dédouaner de leurs responsabilités finissent par sous-traiter le coeur même de leur métier, pour n’en prendre que la marge confortable, et laissant le sous-traitant avec les « emmerdes »… encore une fois, un tel modèle serait très vertueux, sur tous les plans.

                • La compensation par le prix des produits ne fera que renforcer la concurrence étrangère avec une autre fiscalité et l’entreprise ne peut alors que faire faillite?

    • Au minimum, + la TVA, +les certifications obligatoires, + les taxes locales !! on comprend les entreprises qui se sauvent ne gardant que le stricte minimum en France !!!!! sans oublier les taxes annexes sur les véhicules et leur utilisation y compris les péages des autoroutes, indispensables pour une entreprise. Comment créer ou maintenir une entreprise en France sans pleurer es aides ce que font très bien les multi nationales au détriment d’un tissu économique solide.

  • Au siècle de Facebook, les Français s’inquiètent de ce que leur employeur connaisse leur situation de famille. ( L’Etat ayant, lui, ce droit depuis longtemps, sans que ça ne gêne personne ). Mais la solution choisie est particulièrement lourde, puisque, au lieu d’appliquer un taux d’imposition correspondant à la situation familiale du travailleur, l’employeur devra obtenir du fisc le taux applicable, ce qui me donne à penser que nous découvrirons à nouveau la capacité de l’administration à se planter tout en disant avoir raison.
    Pour le reste, le prélèvement à la source st plutôt une simplification, la déclaration annuelle n’étant, pour celui qui n’a pas d’autres revenus taxables et qui opte pour la déclaration informatique, qu’une identification suivie d’un simple clic de confirmation, l’Etat connaissant et intégrant dans le formulaire de déclaration la situation familiale, et les revenus, donations, etc…

    • En quoi c’est une simplification dans la mesure où bon nombre de contribuables sont déjà mensualisés, et une bonne partie des autres sont prélevés par tiers à l’échéance ?
      Cette réforme ne simplifie rien pour les contribuables qui restent soumis aux mêmes obligations qu’avant. Elle complexifie le travail des entreprises qui se retrouvent à faire le travail anciennement dévolu aux percepteurs d’impôts, l’épée de Damoclès de l’amende en cas d’erreur en plus. Et enfin – et c’est peut-être la raison pour laquelle elle est poussée – elle permet des augmentations en toute discrétion vu que ce que le salarié verra ça sera juste le chiffre final qui baissera.
      On peut d’ailleurs tout à fait imaginer qu’à terme ça soit inclus dans les charges « patronales », l’impôt sera alors payé par « les patrons », donc plus l’affaire des salariés, n’est-ce pas ?

      Enfin, dernière « petite » question : quid des particuliers employeurs…? L’impôt sur le revenu des nounous sera-t-il aussi prélevé au moment du paiement ? L’employeur devra-t-il déclarer le taux à la Paje, ou effectuer le versement directement tous les mois en fonction du taux reçu de la nounou / des services qu’on espère compétents…?

      Bref, vous parlez de simplification mais pour que ça soit vrai il n’aurait pas fallu mettre la charrue avant les bœufs : le prélèvement à la source est une bonne chose quand l’impôt qui est prélevé est simple. En France, c’est une usine à gaz, même les salariés de Bercy ne s’y retrouvent pas dans le code des impôts. On aura donc la charrue. On n’aura même pas les bœufs.

      • Et ce d’autant plus qu’en France on a une imposition par foyer fiscal, lequel inclue plusieurs personnes aux statuts différents d’où une complexité importante.
        Les pays ayant adopté le prélèvement à la source ont la plupart du temps une flat tax mais surtout une imposition per capita.

        • @ cyde
          Non, pas du tout! C’est une question d’organisation! Bon, en France, comme souvent, la fiscalité, c’est le bordel!
          Ailleurs, ça existe depuis longtemps et ça fonctionne très bien, en tout cas, pour les salariés ou fonctionnaires ou les retraités! Et donc avec moins de fonctionnaires, surtout depuis l’informatisation des banques de données avec leurs communicants!
          Moi, je reçois de ma sécu nationale, le relevé de mes prélèvement bancaires automatiques de mes cotisations dans le détail! Informatisation=transparence et moins d’erreurs humaines, en tout cas dans un service au point, sans intervention humaine!
          Bien sûr, en France, avec la flopée de niches fiscales et autres fantaisies, tout finira par se négocier sans doute entre percepteur et contribuable, au petit bonheur la chance!
          Et ça, l’ordinateur ne fait pas!

          Mais une fois de plus, la France démontre simplement son retard sur ses voisins du nord, avec évidemment plus de fonctionnaires nécessaires! Simplement stupide! Mais tout le monde savait que les usines à gaz allaient coûter cher, un jour ou l’autre!

          • J’ai mal formulé.
            Dans la plupart des pays, sauf France et Luxembourg (il y en a peut-être d’autres), l’impôt est calculé pour chaque personne, il n’y a pas de « foyer fiscal ». Avec, en Belgique, des possibilités de reversion d’une partie des revenus d’un conjoint à l’autre et des abattement en fonction du nombre d’enfants, mais le calcul de l’impôt est relativement simple. Au Luxembourg, l’existence d’une imposition par « foyer fiscal » complique un peu les choses mais la présence ou pas d’enfants ne modifie rien sauf pour les ménages non mariés avec enfant ou les veufs (Classe 1a) entraînant une « modération de l’impôt » forfaitaire , ce qui est autrement plus simple que les abattements fiscaux progressifs mais plafonnés et fonctions de la situation maritale des individus que l’on trouve en France. Sans parler des multiples autres abattements, déductions, plafonnements, niches fiscales et fiscalité variables selon les avantages obtenus par telles ou telles professions: la fiscalité française est un bordel innommable comme vous le soulignez.
            Vouloir mettre en place un prélèvement fiscal à la source avant de tailler dans ce maquis fiscal, c’est prendre un très gros risque de plantage. Alors pourquoi n’ont-ils rien simplifié?
            Outre la difficulté d’une action de simplification fiscale sans que l’Etat voit une diminution (temporaire) de ses rentrées d’argent, ce maquis fiscal a un énorme avantage pour nos gouvernants. Ce maquis micro parcellise la masse des contribuables en autant de situations diverses et variées et en donnant (réellement ou pas) avantages et microprébendes aux uns et au autres. Les contribuables passent plus de temps à jalouser ce qu’il y a dans l’assiette du voisin et a réclamer des avantages ou une moindre pression fiscale pour la catégorie à laquelle ils appartiennent sans lever le moindre sourcil quand c’est une autre catégorie qui trinque. Mettre toute la population à un régime fiscal identique, c’est prendre le risque d’avoir une convergence du mécontentement contre les gouvernants.

          • Au Luxembourg, c’est aussi un joyeux bordel. L’impôt à la source ne couvre pas la surtaxe du fond de solidarité pour l’emploi, taux de 7%. Dans certains cas, cet IS couvre bien le montant de l’impôt du, sauf la surtaxe, dans d’autre cas il manque 10 à 20%.

            Ce qui fait que quand vous faire une déclaration, vous pouvez l’avoir bien profond, car le fisc va vous réclamer bien plus de 1000 Euros. C’est par exemple le cas de retraités ou de personnes ayant plusieurs sources de revenus. Ces gens là payent au final plus d’impôts que ceux ayant de haut revenus.

            Expliquez-moi ou est l’équité?

  • Non, changer la constitution pour donner plus de pouvoir à l’exécutif est bien plus grave encore surtout si on ne demande pas l’avis du peuple. Ce sont des méthodes bien connus par tous les dictateurs. Analisez un peu les propos et le comportement de Macron et celui des dictateurs ! il y a beaucoup de ressemblances.

  • Le prélèvement à la source n’est juste qu’une generalisation de la mensualisation… Ça ne changera rien ou pas grand chose pour une personne déjà mensualisée. Ce qui est étonnant en effet, c’est le fait que ça doive passer par les entreprises. Il aurait été plus logique de juste généraliser la mensualisation et le faire juste sur le mois m-1… Mais bon, l’état a forcément raison…

    • Autre complication dont on ne parle jamais :
      Comme je gagne beaucoup plus que mon épouse et que nous étions mensualisés nous avions décidés d’un commun accord que c’est moi qui serais prélevé . Avec le nouveau système je ne serai plus prélevé que pour ma part et mon épouse sera prélevée pour la sienne. Je devrai donc reverser tous les mois à cette dernière ce qui lui a été prélevé. Merci les impôts de nous compliquer la vie.

      • Exact. de nombreuses femmes qui n’étaient pas imposables sur le revenu vont avoir de drôles de suprises.

        le prélèvement à la source a pour but de supprimer le foyer fiscal pour augmenter le nombre de contribuables et les recettes fiscales.

        • Pas sûr. Actuellement tout se passe comme si le revenu de chaque conjoint était la moitié du revenu total du ménage et chacun imposé également. Avec des impositions séparées, l’un paierait davantage, l’autre moins. Les deux se compenseraient. Sauf, bien évidemment, modification du barème ou autres règles.

      • Autant que je sache, chaque contribuable pourra modifier le taux de prélèvement applicable. Vous pourrez donc augmenter le votre pour qu’il inclue le prélèvement de votre épouse. Mais j’ignore si elle pourra choisir un taux nul.

    • Vous faites erreur. La perception des revenus le calcul et le paiement de l’impöt s’étalait sur 2 an, ce sera dorénavant… 4 ans: pour des revenus perçus l’année n, un prélèvement sera effectué avec un taux calculé l’année n-1 d’après les revenus de n-2, et les corrections auront lieu l’année n+1.

  • Le prélèvement à la source ? Du racket organisé ni plus ni moins.

    Sachant qu’en sus nous n’avons guère d’informaticiens brillants en France de graves anomalies sont à prévoir !

  • Posons la bonne question à Monsieur Macron « Et la dépense publique c’est à dire le train de vie de l’État qui reste toujours aussi élevé. est-ce la faute des Français contribuables.?

    • @ Michel P.
      Évidemment non! Quoiqu’ils attendent tout de l’état!
      Et c’est bien le drame de la France et la raison profonde de sa décadence! Un état qui court derrière l’argent qui lui manque est incapable d’initiative politique, faute de moyens! Donc impossible de rompre le fragile déséquilibre qui creuse un peu la dette chaque année: aucune réforme n’est gratuite donc pas d’argent = pas de réforme!

  • L’État contemporain s’est mué en une extraordinaire machinerie dont le but est de prélever efficacement le maximum de ressources sur la société.

    Y compris en envoyant sa plus grande richesse se faire massacrer comme en 1914 et 1940.

    • @ Théo31
      Mais non! Trop d’impôt tue l’impôt! L’esquisse de croissance (déjà finie!) de la France n’a pas mis de chômeurs au travail! Donc la France n’a pas profiter de la croissance de ses voisins! Mais qui dégraissera le train de vie de l’état?

  • Comment arrêter le Léviathan quand il se compose des preneurs d’impôt (nets), qui règnent sur nous, les contribuables nets? Le paiement à la source n’est pas le problème.

  • Retraité, je suis allé sur le site des impôts pour y voir mon compte personnel. La base de ma retraite prise en compte pour les prélèvements a la source de 2019 est celle de 2017 avant sa réduction par la ponction due a l’augmentation de CSG. J’envisage d’élever des poules et des lapons pour pouvoir bouffer !

    • Savez-vous si l’augmentation du taux de la CSG concerne la CSG « imposable » ou la non imposable ? Parce-que les salariés paient l’impôt sur le revenu sur une partie de la CSG qu’ils ont acquittée, c’est sans doute le cas aussi pour les retraités.

      • De mémoire l’augmentation qui vient d’avoir lieu est non imposable, c’est a dire que l’on ne paie pas deux fois. Mais la CSG est de fait un impôt sur le revenu sans proportionnalité, prélevé a la source. Le Fait de prendre en compte dans le calcul de l’impôt une somme erronée supérieure réduit « Temporairement » le pouvoir d’achat et constitue une avance de trésorerie pour l’état en faillite. Une seule chose positive, la surévaluation fait que le douzième mois sera normalement réduit. Si c’est a noël, ou pour la facture des assurances, ça peut aider.

        • @ Esprit critique
          Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué?
          Une CSG (cotisation sociale généralisée) qui n’est pas déductible des revenus nets à déclarer: c’est simplement grotesque et ridicule!

  • Qu’elle est belle mon usine à gaz !!!!
    Les intellos de Bercy ne manqueront pas de farcir les logiciels de bon bugs afin que personne n’y comprenne rien …. comme pour la solde des militaires …
    L’incompétence ça se respecte ……. Non ????

  • Et comment peut on s’y opposer ? Je serais prêt à le faire étant floué à deux titres, en tant que contribuable qui va devoir faire à l’état l’avance des frais pour mes réductions d’impôts, en tant qu’employeur devant me transformer en collecteur d’impôt et ne me faisant aucune illusion quant aux questions que mes agents Rh devront affronter.

  • réponse à Laurent 46! Cet impôt était déjà prévu il y a 2 ans! M. Macron n’y est pour rien!
    Je suppose quel’état donnera aux employeurs, le taux équivalent à l’année précédente et qu-il y aura peu de corrections du moins pour les gens à revenus fixes!
    de plus, le contribuable, c’est à dire nous, allons gagner 1 an d’impôt, car on ne peut nous faire payer l’impôt sur les revenus de cette année, en mm tps que l’impôt 2019 de l’an prochain! Mais à coup sûr, l’état perd un an d’impôt, j’ai du mal à comprendre le pourquoi!

    • Si vous croyez que l’Etat ne va pas tout faire pour récupérer cette année perdue…

    • l’état ne perd pas un an d’impôt, vu que chaque année, nous payons.
      je dirais plutôt qu’avant, le dernier survivant d’un foyer fiscal ne payait pas l’impôt durant l’année de son décès puisqu’il n’avait pas eu l’heur de faire sa déclaration si le décès avait eu lieu avant la fin du printemps…
      maintenant, l’état pourra prendre son butin sur même le dernier mois de vie du contribuable.

    • Et que faisait Macron il y a 2 ans, quand ce projet a été lancé ? Un type qui laisse ses services développer des projets ineptes, complexes, coûteux et nuisibles y est au contraire pour tout : il avait le devoir moral de l’arrêter, il ne pouvait l’ignorer, et il avait et a même encore le pouvoir de le faire.

      • « Ses services » l’ont laissé s’installer dans un joli fauteuil et satisfaire ses ambitions. Il n’allait quand même pas les em… bêter? Le corps administratif est une baudroie: les élus sont la loupiote qui cache la gueule.

        • @ Pangzi
          Bon, il faudra quand même reconnaitre un jour qu’il était ministre et que, même pas poursuivi par la justice (pas si rare sous la V ième!), il a démissionné, ce qui n’est pas banal!

  • C’est ainsi qu’avec Macon les gens auront l’illusion de ne plus payer d’impôts. Tout semblera gratuit. Déjà qu’ils sont dans une confusion de plus en plus entretenue pour qu’ils ne sachent pas ce qu’ils paient comme TVA et autres contributions et taxes noyées dans leurs factures et leurs bulletins de paie…

    Quant aux chefs d’entreprise, ils doivent se préparer à une nouvelle mission de service public, celui de garde-chiourmes d’une population encadrée pour produire de la taxe, et accessoirement divers jouets, colifichets et friandises à distribuer aux passants… Parce qu’évidemment dans ce monde de rêve les gens ne feront que passer, s’inter-changer et circuler…

    … sous contrôle électronique naturellement : avec bracelets, puces, caméras, radars multiples et drônes volants, etc, ce qui permettra aussi de supprimer les prisons comme on aura supprimer les impôts : en les rendant invisibles …

    Il y en a que cela peut amuser de jouer dans ce monde de faux fabriqué par « les petits messieurs qui font l’Etat ».

    Ils doivent quand même bien rigoler, ces petits messieurs, de voir qu’ils peuvent aller aussi loin parce que « plus c’est gros, plus ça passe ». La question est quand même de savoir jusqu’où et jusqu’à quand ils pourront continuer de pousser la plaisanterie.

  • « Demain, il pourra même faire varier les taux sans que le contribuable ne s’en aperçoive trop ! »

    Ça par contre c’est pas sur du tout : la moindre augmentation sera immédiatement visible sur le reste à payer… et ne passera pas inaperçu.

    • Nope. Ces variations seront noyées dans le fatras de la feuille de paie, et qui plus est, étalées sur 12 mois. Pour tous ceux qui pensent que c’est une bonne idée d’acheter une TV à crédit, ça passera comme un suppositoire à l’huile de rose.

      • Vu comment le gouvernement panique à l’idée que les salariés pensent voir leur pouvoir d’achat baisser dès janvier prochain à la vue des nouvelles fiches de paie,
        Au point d’exiger que le « Net à payer » avant prélèvement de l’IR soit affiché en gros et gras avant le net à payer réel,
        Permettez moi justement de douter.

        Si un gouvernement futur change les taux de prélèvements brutalement, ça se verra immédiatement sur les nets.
        Et qui prendra en premier ? « Patron, pourquoi je suis moins payé ?? »

  • Hollande, conseillé par Macron, l’a fait adopter… comment des libéraux ont-ils pu voter pour ce dernier?

    • Allez savoir… Peut-être parce que la grande blonde en face proposait un programme digne de Maurice Thorez?

      Il y avait un épisode de South Park qui posait la question: que faire quand on a le choix entre un clystère et un sandwich au caca ?

      Oui, oui, vote blanc, abstention, etc. Meh. Je ne jetterais la pierre à personne. N’empêche, clystère ou sandwich au caca?

    • Parce que les autres choix étaient pire.

  • « Dans un pays où les dépenses publiques atteignent le niveau record de 53,9% du PIB en 2017 ». Franchement, je suis fatigué de lire constamment ce genre d’erreur même sur des sites libéraux. Les dépenses publiques en France c’est 57% du PIB et pas 53.9%, comme les prélèvements obligatoires c’est 47% du PIB et non 44 ou 45% comme on lit plus ou moins partout. Ces 57% et ces 47% sont des chiffres à peine retraités incluant tout ce que nos organismes officiels (de propagande) essayent de masquer en les excluant, soit des dépenses publiques, soit des prélèvements obligatoires…

    • @ Blabolo
      Franchement, 57% était le chiffre que j’avais retenu mais l’article dit bien le 53,9% que j’ai repris! Bon! L’Allemagne, c’est +/- 45%: après 10 ans, ça fait une belle somme! Donc relativement (et en absolu) la France s’appauvrit et donc son poids international diminue!

  • Le prélèvement à la source est « tout perdant » pour le contribuable qui paie effectivement l’impôt. Il sert d’instrument de « cavalerie » financière pour assurer la trésorerie d’un état en faillite sous perfusion, un zombi/vampire qui refuse de se réformer.

    Ce tonneau des danaïdes ne cessera d’augmenter et il faut craindre que bientôt le citoyen se fasse dicter ce qu’il aura le droit de dépenser pour lui-même, le reste allant au « vivre ensemble ». Alors, ce n’est plus une paie que toucheront les salariés, mais quelques euros d’argent de poche que le monarque leur octroiera sur leur labeur. Dictature et totalitarisme en marche ?

  • à vous lire je déprime, parce que je me rends bien compte qu’on est foutus…les français sont des veaux, de grandes gueules mais ça s’arrête là..nous sommes un peuple de pleutres et d’assistés.

    • Tu as raison , c’est déprimant mai heureusement ta déprime ,si tu bosses ,est prise a 100% par la sécu et les assurances complémentaires..et c’est génial de prendre des vacances tout frais payés par l’état et les lobbys de l’état 🙂

  • Le Prélèvement a la source paraît être un optimisation fiscale parfaite car sans perte .on pourrait l’améliorer en prélevant d’avance la TVA….bien-sûr on peut faire mieux ,prélever directement à la source 100 % des gains de nos entreprises et laisser tranquille le contribuable….

  • RESISTENCE, aux votent les citoyens !!! c,est notre arme !!! virer la Secte macroniste !!! ..avant de faire n’importe quoi ,
    qu’ils mettent sur la table les niches fiscal, et là, il y a du boulot ,plus facile de s’attaquer aux plus faibles , maintenant il vous un avocat fiscaliste pour optimiser vos impôts !!!
    là politique autrement !!! effectivement..pour le moment le pouvoir d’achat du citoyen lambda trinque ….
    pour que ces représentants sois-disants du peuple qui travaille dans l’intérêt du pays ..
    proposition : le salaire pardon l’indemnité parlementaire fixé au SMIG sans avantage ,
    ils vont voir comment ces gens vivent au quotidien !!! déjà ,il pleure de ne pas assez d ‘être payé …travaille trop ces gens là !! vu les résultats du pays ce serait bien payé !!!
    question : la mise en faillite de la France en:
    2019,2020,2021,2022 …???

  • Sur quelle critère, l’on déclare la France en faillite ?..

  • ce qu’ils veulent , c’est la certitude que l’argent rentrera tout les mois dans les caisses ;et ce n’est pas moi qui le dit mais un économiste dans une émission  » c dans l’air  » ;

    • Bof. Un économiste, même C en l’air, ça ne cherche pas la petite bête ! Il me semble qu’au-delà de la petite recette de poche sur la trésorerie, ce que cherche Bercy est la désuétude des réductions fiscales qui lui coûtent bien plus, et ce par la complexité et les délais qui seront imposés pour récupérer le trop payé. Vous payez plein pot, et si vous remplissez 18 mois plus tard le Cerfa qu’il faut sans erreurs ni omissions, on vous rendra le trop payé encore un an après. D’ici qu’on vous rende l’argent, le roi, l’âne ou moi seront morts. Et là, on aborde des sommes totales considérables…

  • Mille fois d’accord avec cette façon de voir. J’en ajoute deux :
    – la première, c’est l’obligation pour chaque contribuable de donner libre accès à son compte bancaire aux services fiscaux. Et « l’obligation », ça me gêne vraiment.
    – La deuxième, c’est que le seul argument, c’est que je sois « tranquille ».
    « Ne t’occupe de rien, on s’occupe de toi ! »
    Je n’ai aucune envie d’être tranquille, et surtout pas que quelqu’un s’occupe de moi. Je demande qu’on me laisse libre, pour autant que ma liberté n’empiète pas sur celle des autres, d’accord.
    Je me demande si Orwell, si Huxley auraient osé rêver le monde qu’on nous propose.
    ET ne je passe pas pour un anarchiste échevelé !
    Bonne journée à tous

  • @ Lou 17. Une personne morale ou bien physique qui n’arrive plus
    à payer ses dettes est déclarée en faillite. C’est le cas de la
    France.

  • Comme disait un membre de la camorra: « nous, on est des bricoleurs, des petits bras à côté de votre haute fonction publique qui a réussi à racketter tout un peuple et cela…légalement.
    Chapeau! »
    No comment.

  • diceras bonjour, nous sommes en faillite ,Pas encore confirmé par le gouvernement. donc vu la lamentable gestion des finances de la France ,il attend quoi le Jupiter, la fin de son mandat pour déclarer la France en faillite ,il prend le 1er avion et s’en va !!!
    quand vont ils avouer la faillite ?

  • à cyde bonjour , quand l’on veut faire une politique autrement ..la 1ére action ,c’était de mettre à plat les impôts direct et ces niches fiscales et avantage !!! ensuite simplifié là déclaration d’impôts !!! excusez moi ,mais ces baltringues ,professionnels étatique, démontre bien leur incapacité…c’est tellement compliqué que pour certains ils ont recour à un avocat fiscaliste, expert comptable dans ce labyrinthe de niche fiscal que si vous n’êtes pas aidé, vous vous faîte avoir….
    le comble de la connerie administratif !!! si vous avez des droits ,si vous ne le demandez pas ,ils ne vous conseillerez pas ..pour les obtenir ..alors qu’ils sont censé de vous aider dans vos démarche et qui plus est ,vous n’avez plus de possibilités de rectifier…
    compliquer tout ça, je ne vois pas de changement dans l’avenir !!!

  • à MichelO, nous ne parlons pas du Luxembourg,c’est bien pour çà que l’Europe ne fonctionne pas .au lieu d’avoir une fiscalité commune ,sociale équitable et dans des discours inaudible par les faits contraire de l’Europe ..nous nous battons pas contre les autres !! mais entre nation européenne, ce n’est pas ça la construction Européenne que nous voulons ..comment voulez-vous avec des différences, fiscale ,salariale,optimisation,appauvrir d’autres pour s’enrichir et être faible sur les continent chinois américains ect..ect..
    Cette Europe là, ne fonctionne pas…c’est une Europe sauvage qu’une catégorie de l’élite veut s’accaparer…mais ne veux pas de l’unité d’une seule voix !!! les peuples de cultures et tradition différente, ne s’y retrouve pas !!! renier leur passé pour une nouvelle identité Européenne !!!

  • Les commentaires sont fermés.

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