Pour Macron, les réformes, c’est toujours plus d’État

Loin de réformer, le macronisme engraisse un État obèse et déresponsabilise les Français.

Par Nicolas Lecaussin.
Un article de l’Iref-Europe

Ce qu’on appelle réformes en France sous Emmanuel Macron signifie « encore plus d’État ». L’IREF avait donné l’alerte il y a un an déjà. L’assurance chômage devient la propriété de l’État qui décide qui seront les bénéficiaires. On la nomme improprement assurance car elle devient un droit comme l’a précisé la ministre Pénicaud.

Le gouvernement propose la réforme du système des HLM, ce qui serait une bonne initiative. Sauf qu’il la confie à la Caisse des dépôts, organisme archaïque et monopolistique, véritable rentier de l’État français, sans équivalent à l’étranger. La réforme du logement social devrait plutôt passer par les privatisations et l’ouverture à la concurrence.

Reprise des caisses complémentaires

De même, dans le domaine des retraites, l’État s’apprête à prendre le contrôle des… caisses complémentaires. Le haut fonctionnaire Christian Charpy (anciennement directeur de Pôle Emploi) doit soumettre un projet en ce sens dans le cadre du prochain projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2019.

Dans le régime unique envisagé par Macron, les régimes complémentaires du privé seraient adossés au régime général : la Sécurité sociale bénéficierait ainsi des dizaines de milliards (70 Md€ pour Agirc-Arrco) de réserves des caisses de retraite ! Comme l’assurance chômage, la retraite sera un système unique géré par l’État.

Loin de réformer, le macronisme engraisse un État obèse et déresponsabilise les Français. Tout cela aura de lourdes conséquences sur l’économie française.

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