Réforme des retraites : l’enfumage continue

« Pour chaque euro cotisé, le même droit à pension pour tous » : cette promesse électorale d’Emmanuel Macron se trouve aujourd’hui remise en cause après un tweet présidentiel.

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Emmanuel Macron by La Mutualité française(CC BY-NC-ND 2.0)

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Réforme des retraites : l’enfumage continue

Publié le 5 juillet 2018
- A +

Par Thierry Benne.
Un article de l’Iref-Europe

Après que le Haut-Commissaire à la Réforme des Retraites et le Gouvernement aient fait filtrer des informations laissant craindre que les pensions de réversion puissent être l’une des variables d’ajustement de la prochaine réforme des retraites, la levée de boucliers a été telle que subitement le pouvoir a réalisé qu’il s’était engagé dans une impasse où il n’avait que des coups à prendre. En effet, les tenants de la réversion étaient pleinement dans leur rôle de défense de la veuve et de l’orphelin, lorsqu’ils ont immédiatement objecté haut et fort que :

  • 89% des quelque 4,4 millions de pensions de réversion sont perçues par des veuves et pour plus d’un million d’entre elles (1 079 000 exactement selon les chiffres 2016 de la DREES), ces pensions constituent la seule ressource de leurs bénéficiaires, ce qui ne les empêche d’ailleurs pas toujours de verser du mauvais côté du seuil de pauvreté ;
  • certaines de ces pensions pourvoient également à l’entretien d’orphelins, dont l’assistanat se détourne volontiers, nos priorités sociales privilégiant ouvertement celui qui n’a rien cotisé du tout, par rapport à celui qui a eu un temps assez d’argent pour pouvoir cotiser ;
  • près des deux tiers des bénéficiaires d’une pension de réversion ont plus de 75 ans et près de la moitié ont plus de 80 ans, avec un budget santé qui n’a évidemment rien à voir avec le budget moyen retenu par l’INSEE dans son calcul du coût de la vie ;
  • les pensions de réversion sont actuellement l’arme majeure et aussi le dispositif le plus immédiatement efficace dans le combat pour l’égalité homme/femme, puisqu’elles permettent sans délai de réduire statistiquement de 42 à 24% l’écart résultant entre les rémunérations des hommes et des femmes ;
  • on ne peut s’obstiner à secouer violemment les uns après les autres les piliers d’une vraie politique familiale, sans avoir à déplorer quelques années plus tard les ruptures démographiques qui sanctionnent immanquablement de telles initiatives. Ainsi l’INSEE vient de tirer la sonnette d’alarme sur 2016 en constatant sur la France entière (Mayotte compris) une baisse alarmante des naissances de 4,06 % depuis 2010 (et même bien pire : de 9,3% sur la seule France Métropolitaine de 2010 à 2017 !), résultat imparable de la succession de matraquages en règle faisant de la famille l’une des cibles prioritaires d’un législateur fou qui a perdu tous ses repères.

Si bien que l’opinion et l’opposition se sont à juste titre très largement émues de ces rumeurs insistantes, lesquelles au surplus confortent encore l’image de Président des riches qui commence à coller comme la tunique de Nessus à la personne du chef de l’État. C’est dans ce contexte d’inquiétude et d’urgence pour le pouvoir qu’est intervenu le tweet présidentiel, censé définitivement apaiser tout son monde :

Aucun bénéficiaire actuel ne verra sa pension de réversion diminuer ne serait-ce que d’un centime.

Sauf que, à la lumière d’expériences récentes et cuisantes, le tweet présidentiel pose au moins autant de problèmes qu’il en résout, surtout qu’à peine un jour après, le Secrétaire d’État aux Relations avec le Parlement n’a pas craint d’envisager la baisse de certaines pensions de réversion, tandis que ses collègues du gouvernement annonçaient alternativement tout et son contraire et que, de son côté, le Haut-Commissaire aux retraites n’apaisait pas davantage les inquiétudes.

Pas un centime en moins ?

Rappelez-vous : quand ils protestent contre le défaut de revalorisation annuelle de la prestation, les bénéficiaires de l’APL se voient objecter par le pouvoir qu’ils n’ont pas perdu un seul centime, puisque le montant de l’APL se trouve simplement gelé et non pas réduit. On comprend tout de suite qu’en la matière le pouvoir s’en tient à un nominalisme monétaire de mauvais aloi, alors que le raisonnement économique l’aurait obligé à reconnaître honnêtement une perte de pouvoir d’achat à raison de l’inflation qui redémarre quelque peu (certes 1% en 2017, mais vers 2% pour la tendance 2018).

Donc dans le tweet ci-dessus et au vu d’exemples récents dont les APL ne fournissent qu’une illustration parmi d’autres, rien dans la promesse présidentielle ne garantit formellement le maintien du pouvoir d’achat de pensions de réversion, le plus souvent modestes et à caractère fortement alimentaire, alors justement que la plupart des autres pensions sont déjà depuis plusieurs années iniquement gelées ou rabotées.

Les « bénéficiaires actuels »

Certes, il a été publiquement annoncé comme préambule à la réforme qu’elle ne porterait pas atteinte aux droits des retraités actuels ou aux actifs très proches de la retraite (moins de 5 ans), droits dont la réversion lors du décès du premier conjoint fait précisément partie. Mais les propos des uns et des autres sont suffisamment ambigus et contradictoires pour que le peuple des retraités, désemparé, ne sache plus à quel saint se vouer.

Or la promesse présidentielle se limite aux seuls bénéficiaires actuels, ce qui laisse entendre a contrario que la réforme à venir ne s’interdirait pas de remettre en cause les futures pensions de réversion provenant de liquidations de pensions directes déjà intervenues et résultant d’engagements et de lois qui, moyennant inévitablement une réduction affichée ou implicite de la pension principale, garantissent le versement d’une pension de réversion en faveur du conjoint lors du prédécès du titulaire de la pension directe.

Notamment, dans certains cas, le retraité a eu à choisir lors de la liquidation de sa pension entre un montant majoré sans option de réversion et un montant minoré en cochant une option de réversion en faveur du conjoint. Mais même quand ce choix n’a pas été proposé, du fait que la répartition permet d’assimiler les retraites à une enveloppe plafonnée, les sommes consacrées aux pensions directes pâtissent inévitablement dans la redistribution globale de la concurrence des pensions de réversion. Donc nombre de retraités encore vivants se trouvent financer depuis de longues années et en faveur de leurs conjoints une option de reversion qu’ils ont d’ores et déjà partiellement acquittée (à leur gré ou à leur insu) en acceptant ou en étant contraints de toucher de leur vivant une pension directe minorée.

On ne voit vraiment pas pourquoi d’un coup ces équilibres actuariels tout à fait licites et honorables se trouveraient rétroactivement remis en cause, sans compensation aucune. Pourtant devant la cacophonie ambiante et faute d’assurance contraire, les retraités légitimement inquiets pour l’avenir de leurs conjoints sont légitimement amenés à se demander si la promesse initiale de non-rétroactivité de la réforme couvre bien également et toujours les droits à reversion attachés aux pensions directes actuellement versées, mais non encore mobilisés du fait même de la survie actuelle du conjoint. Et la grogne qui monte de toutes parts commence à faire sérieusement désordre dans la mécanique si minutieuse et si bien huilée de la communication présidentielle.

Conclusion : un peu plus de clarté ne messiérait pas

En réalité, ce qu’on aurait attendu d’un Chef de l’État parlant clair, c’est l’engagement solennel et expresse que toutes les réversions actuellement liquidées, ou celles à provenir de pensions principales actuellement en cours de payement, soient intégralement préservées.

Engagement sans doute infiniment trop précis, pour quelqu’un qui montre tous les jours qu’il a fait sien et presque de manière maladive le vieil adage du Cardinal de Retz, antienne de toutes les bonnes écoles de sciences politiques et selon laquelle « on ne sort jamais de l’ambiguïté qu’à ses dépens ».

Le problème, c’est que quand on revendique l’indispensable confiance des Français au seuil d’une réforme qu’on présente comme systémique et capitale, on ne peut constamment naviguer tous feux éteints en leur cachant une partie importante de la vérité, en soufflant successivement le chaud et le froid et en privilégiant un discours dont chaque mot apporte pratiquement autant, sinon plus, de trouble que d’apaisement.

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  • Il aurait fallu que les Français réfléchissent avant d’élire encore un énarque inspecteur des finances , ancien « banquier » de chez Rothschild, ancien ministre des finances à l’origine du choc fiscal de Hollande.
    Ils se seraient rendu compte de ce qui allait leur arriver

    • La plupart savaient très bien ce qui allait leur arriver. Ne voyez-vous pas qu’ils n’avaient le choix que du locataire à titre gratuit de l’Elysée, mais que pour le reste, c’était de la roulette russe à barillet plein ?

      • « Un peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n’est pas victime ! Il est complice. »

        G. Orwell

        Retraités, co(cu)llabos !! Ils se découvrent cocus, qu’ils paient la chambre comme ils le méritent !

    • Réponse à François56
      Ils se sont laissés stupidement berner, enfumer par le « programme » du freluquet : « pensez printemps »…. Oui, le printemps du fiasco politique, économique et sociale ; le printemps de la paupérisation galopante et pour conclure, le printemps de la ruine et la faillite de la France.

  • le meilleur moyen de baiser les gens ( excusez l’expréssion mais je n’en vois pas d’autre ) , c’est de les laissez dans le brouillard ; ça permet de faire ses coups sournoisement ;

    • D’après les calculs d’Albert Einstein, si on court tout nu autour d’un arbre à la vitesse de 298 km/seconde, il y a une possibilité de se sodomiser soi-même…

      Mais rassurez vous si vous n’êtes pas sportifs, vous avez obtenu le même résultat en votant Macron !

      • En être réduit à se sodomiser soi-même, quand il y a tant de volontaires qui ne demanderaient pas mieux que de faire le travail !

        • La version ‘einsteinienne’ a ceci d’expérimental qu’elle vous donne l’occasion d’être « en même temps » (où ai-je déjà entendu ces mots ?) actif et passif, en toute autonomie.
          Evidemment, une pointe de vitesse un tantinet supérieure aux 37 de M’bappé est nécessaire…

      • C’est 299792 km/s en fait.
        Mais en parlant de « manu », on a bien l’image.

  • Merci à l’auteur et à CONTREPOINTS pour cet éclairage objectif.
    Il ‘avère donc que l’on s’apprête à nous proposer une réforme bidon (une de plus) dont les veuves feront certainement les frais…
    On se doutait bien que cette réforme n’affecterait en rien les confortables avantages des privilégiés de la République…

  • L’enfumage continue ! mais hélas je constate que la majorité des Français aiment cela.
    Démocratie avez-vous dit ! truquage et manipulations aux dernières Présidentielles, il avait déjà enfumé tout le monde alors qu’il n’était que Ministre, et la maigre démocratie ne permet pas de virer un Président ou autre mandant lorsqu’il est élu c’est cela la démocratie de la République Française. Autre enfumage et non du moindre vient des médias qui font la politique et la justice. Là aussi c’est très loin d’une démocratie.

    • « truquage et manipulations »

      Non, c’est juste qu’il faut être con pour choisir entre deux maux. Le problème, c’est l’électeur.

  • Ils font marrer les vieux qui ont soi-disant cotisé. Les cotisations étaient moitiés inférieures, il n’y avait pas de CSG, ni de CRDS…

    • En général, ce ne sont pas les vieux qui ont voté pour des ânes comme Hollande. Ceci dit, il est vai qu’ils ont voté pour Sarkozy et se sont fait gruger comme tous les autres électeurs de ce pantin.

    • Ces cotisations servaient les retraites des pensionnés de cette époque

    • C’est surtout que les retraités étaient bien moins nombreux et ne vivaient pas aussi longtemps.

  • Sur le sujet de la baisse de la natalité, les différentes modifications des politiques familiales peuvent jouer mais je pense que le point le plus important, est l’effet de l’idéologie écologiste qui présente l’homme comme une plaie de l’humanité. Depuis plus de 20 ans qu’on le répète en boucle, le résultat est là, les occidentaux ont moins d’enfants pour racheter leurs fautes.

    • La baisse de la natalité en France date des annees 60 (fin du baby boom). L ideologie ecolo sous De Gaulle et Pompidou etait inexistante !

      La cause de la chute de la natalite est societale (les femmes n ont plus comme ambition d etre mere), medicales (contraception) et economique (quand vous gagnez juste de quoi vivre et vous loger avec une situation instable, vous faites pas d enfant)

      • Si votre dernière phrase état vraie, il n’y aurait presque plus d’enfants en Afrique…

        • @ Gerald555
          Rien à voir! En Afrique, les enfants sont ceux qui vous permettront de vivre quand vous ne pourrez plus vous assumer (la « retraite »), pas en démocratie occidentale.
          L’idée de la sécu n’est pas née en 1945 d’une illumination du génie français: de tout temps, toutes les communautés du monde s’entraidaient au bénéfice des plus faibles, handicapés, malades, vieux, pauvres …

        • Dans un pays pauvre, les enfants sont une richesse économique, dans un pays riche, ils sont une charge…

  • Le Probleme majeur des retraites, qui n est pas abordé par Macon pas plus que ses predecesseurs c est la demographie !
    Il y a de plus en plus de retraités et de moins en moins d actifs qui les financent. En 1950, un retraité partait a 65 ans pour toucher une retraite de misere et avait le bon gout de mourir avant 70 ans. En 2018 un baby boomer part a 60 ans, va vivre encore au moins 20 ans et toucher une pension sans commune mesure avec celle de 1950

    Donc a moins de prevoir de tondre jusqu a l os les actifs, il va bien falloir un jour reduire les depenses (et donc les pensions).

    Sinon, je doute que la chute de natalite soit du a un matraque fiscal. C est quand meme rare les gens qui font des enfants pour payer moins d impots ou toucher plus d allocations.

    La chute est probablement plus due aux conditions economiques peut favorable (on va pas faire un gamin quand on est menace de chomage), a l immobilier cher (pas de gamin car on devra demenager et c est trop cher pour nous) ou simplement a l augmentation des divorces

    Et c est de toute facon cette chute de la natalite est une bonne nouvelle. Comme on ne prevoit plus d envahir nos voisins, nous avons plus besoin d une population nombreuse qui permettre d avoir une grosse armee. Par contre moins d enfant permettra de consacrer plus de ressources et de temps pour les eduquer, fera des villes moins surchargees et moins de chomeurs. Il faut savoir si on doit copier la RFA ou le niger (7 enfants par femme) !

    • Le problème n’est pas la démographie, mais la retraite par répartition ! Faire naître ou venir des millions de futurs chômeurs et assistés est une drôle d’idée. Laissez les parents choisir si ils veulent des enfants et combien, laissez les habitants décider de qui ils veulent accueillir. Le job de l’Etat est de proposer une organisation sociale compatible avec ces souhaits, et en l’occurrence ça ne peut être qu’une part considérablement accrue pour la capitalisation.

    • ce que vous annoncé est absolument faux! dans toute sa longueur la population de la France est bien supérieure aux années baby boom.
      quelques chiffres:
      population francaise en 1950 49.727.000 en 2018 67.231.000
      salariés en 1968 20.652.000 en 2018 d’après les chiffres officiels 25.341.000
      salaire moyen brut 2912 euros net 2218 euros
      les charges salariales ont plus que doublés presque triplées
      le nombre de retraités qui était croissant jusqu’en2014 a baissé .
      il situerai au alentour de 14.875.000 tout régime confondu .
      retraite moyenne brute 1123 euros
      un simple calcul arithmétique permet de se poser une question dans quelles poches vont ces cotisations salariales ?
      nos problème se situent ailleurs ; beaucoup trop de poste fonctionnarisés inactifs ( hors régaliens qui eux sont actifs et indispensables , police, gendarmerie, service de secours, hopitaux ) par rapport aux pays concurrents ce qui plombe notre compétitivité de plus de 11%.
      rajoutons les 35 h , les 5 semaines, les RTT, les charges,le chomage ,le coût de l’immigration , les taxes qui cumulent , l’endettement hors pair des entreprises sous contrôle de l’état , leur perte abyssale , notre endettement avoisinant notre PIB , le coût des élus de la République, et la, nous sommes dans le vif du sujet.
      un tissus industriel complètement démantelé, une cascade de PME en dépôt de bilan laissant des ardoises conséquentes aux banques , et un pouvoir absolument incapable de maîtriser quoi que ce soit.
      nous sommes a deux doigts de la faillite et bien heureux les simples d’esprits qui applaudissent .
      essayez de vous documenter sur le sujet avec des experts financiers mondialement connus vous serez étonnés de a situation qu’on nous cache et qui est inévitable. l’euros nous tuera a dose homéopathique mais y arrivera comme pour l’italie, la gréce, l »espagne
      je vous conseille charles Grave un des meilleurs economiste au monde

      • charles « gave », pas « grave »…

        • merci de cette correction les mots suivent trop souvent la pensée , et la c’est le cas c’est « grave » et ça me « gave »!
          a+

      • « un simple calcul arithmétique permet de se poser une question dans quelles poches vont ces cotisations salariales ? »

        Avez-vous, vous-même, fait ce calcul?

        D’après vos chiffres, 25.341.000 salariés qui cotisent 2912-2218=694 et divisé par 1487500 retraités, cela donne 1182 euros, pas très loin de la pension moyenne.

      • @ duglimbule
        L’€ n’y est évidemment pour rien!
        Je sais, vous préfériez le franc français, par principe, alors que j’ai vécu vos dévaluations successives des années ’50 – ’60.
        Au départ, le nouveau franc français valait 10 francs belges (pays d’enfance) et à l’arrivée de l’€, il n’en valait plus que 6, … .
        Dans le système de l’€, cette triche-là, en tout cas, n’est plus possible. Donc maintenant, vous pouvez enfin comparez vos chiffres à ceux de 19 autres pays européens sans comparer des pommes et des poires, et c’est instructif pour savoir où en est vraiment votre pays.

      • Sauf que les fonctionnaires ne sont pas salariés et ne financent aucune retraite.

  • qui croit encore a ses fables ?chante coco tu ne nous intéresse plus! tes mensonges et ta com nous lasse vivement qu’on ne te voit plus ! tu est trop a la ramasse pour faire du positif.clone parfait de Hollande 1er
    un énarque en somme !

  • C’est toujours la même rengaine : chaque fois qu’un gouvernement annonçait une non-hausse de taxes, d’impôts, de timbres…etc … etc… on était assuré de l’augmentation dans les délais les plus brefs.

  • vous connaissez des gens après un mandat de 5 ans comme député toucheront 1500 euros par mois..elle est belle la vie pour eux !!!

  • Et la réversion des fonctionnaires , les régimes spéciaux , quelle réforme ?? Encore 48 mois de protection pour les privilégiés .
    Finalement les élus en marche sont aussi nuls que leurs prédécesseursi. Les énarques et Bercy décident tout

  • Notre système de retraites est une pyramide de Ponzi: les cotisations des uns paient les retraites des autres.
    Un système normal serait de placer les cotisations des gens, pour leur verser ensuite le résultat du placement.
    Mais mettre un tel système en place, c’est se retrouver avec la charge énorme de devoir payer les retraites dues, et ceci dans un pays déjà au bord de la faillite: impossible!
    Si quelqu’un connait la solution….

    • Transition en biseau.
      Offrir la possibilité à chacun de disposer d’une part croissante de ce qu’il paie pour sa retraite et de l’affecter à son choix, en répartition s’il fait confiance au système, ou en capitalisation en franchise d’impôts sinon. A terme, quand les retraités ont été renouvelés, seule la part garantissant à chacun le minimum vieillesse reste obligatoirement en répartition.

    • A la fin, lil faudra bien reprendre l’argent à ceux qui en auront bénéficier. Mon petit doigt me dit que les frais de succession ne vont pas baisser.

      • Ca, c’est la vision de nos gouvernants, et bien sûr il n’y aurait pas besoin de reprendre l’argent à quiconque si on le laissait créer des richesses. C’est quand même comme de prélever les semences pour les manger quand on pourrait laisser les paysans les faire produire et se contenter ensuite d’une faible ponction sur les récoltes.

  • Le passage a la retraite par points, Chaque euros cotisés ouvrent les mêmes droit devrait déjà être ne place depuis des lustres.
    Le seul gros problèmes c’est les fonctionnaires, qui bénéficient d’un système qui leur donne, comparativement aux revenus acquit pendant la carrière des retraites de 20 a 25 % supérieures a celle du privé Pluri-pensionné ayant connu un peu de chômage. Pour s’attaquer a ça ! Faut des couilles !
    Il ne se passera rien si ce n’est que le salariés du privé, vont le prendre un peu plus profond.

    • Tant que les bénéficiaires de l’Etat providence socialiste national sont plus nombreux que ceux qui paient, rien ne changera. En revanche, quand les poches des cochons de payeurs seront vides, ca sera une autre histoire : faudra pas trainer dans le coin. En Grèce, des gens ont été massacrés.

      L’immoralité du système est que le privé finance l’intégralité des pensions des fonctionnaires en plus des siennes.

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