Extrémisme : comment des hommes ordinaires deviennent des fanatiques

Alors que les extrémismes se signalent régulièrement dans l’actualité (terroristes, zadistes, Black Blocs, etc.), retour sur un ouvrage fondamental qui cherche à comprendre les ressorts de leur pensée.

Par Johan Rivalland.

La pensée extrême existe depuis toujours, à travers les sectes, organisations terroristes, ou mouvements politiques extrêmes, notamment. Mais il est généralement très difficile, lorsqu’on est totalement étranger à leur esprit et qu’on les exècre, de comprendre leurs motivations et leur violence. Ce qui peut pourtant s’avérer bien utile si on souhaite les combattre efficacement.

C’est ce que s’attache à faire Gérald Bronner à travers cet ouvrage, en entendant lutter contre les stéréotypes pour mieux pénétrer dans l’univers mental de ces esprits radicaux, ennemis de la liberté. Et en recourant à l’esprit scientifique, qui permet de se défaire de moult idées fausses. Aux explications souvent simplistes, mues par des impressions en partie erronées, Gérald Bronner propose de substituer une démarche plus rigoureuse et la plupart du temps contre-intuitive.

Ces impressions sont fausses : ceux qui s’abandonnent à ce type de pensée extrême ne sont, le plus souvent, ni fous, ni désocialisés, ni même idiots. L’impression initiale d’irrationalité qui nous saisit tous face à ce genre de manifestation de la pensée n’est donc peut-être pas justifiée et mérite, en tout cas, d’être mise en examen. C’est à quoi prétend en premier lieu cet ouvrage.

L’auteur rappelle, au passage, comment la vieille idée de progrès de la raison longtemps privilégiée par de nombreux philosophes et intellectuels a hélas depuis longtemps été remise en cause, et il montre pourquoi.

Les extrémistes sont-ils des fous ?

Gérald Bronner se réfère dans un premier temps à la notion de « raison paresseuse » chez Kant pour chercher à expliquer en quoi nous avons tort de considérer un peu trop facilement les extrémistes comme fous, là où nous devrions rechercher les raisons de leurs actes plutôt que des causes. C’est pourquoi il nous présente une analyse intéressante et approfondie des types de croyances et des mécanismes qui les régissent, pour mieux nous montrer en quoi les croyances des extrémistes répondent à des mécanismes tout à fait classiques de l’esprit humain ordinaire.

Notamment, il met en lumière l’existence d’un processus gradué conduisant aux croyances, y compris extrêmes. Tout en insistant sur le fait que chercher à comprendre ne veut pas dire se rendre complice, ni faire preuve de relativisme, à l’instar de ce qui fut reproché à Hannah Arendt dans son analyse du procès Eichman. Mais plutôt se donner les moyens de mieux maîtriser un phénomène, de manière à pouvoir ensuite y trouver des solutions. Autrement dit, pouvoir aider à la déradicalisation.

Ainsi, même si nous répugnons à l’idée de voir autre chose que des formes d’irrationalité incompréhensibles, de psychopathologie ou de foncière inhumanité derrière les actes extrêmes, il est utile de convenir de la réalité de la banalité du mal pour pouvoir analyser les actes extrêmes et mieux les combattre. Comme toujours avec les ouvrages de Gérald Bronner, il nous apporte de nombreuses anecdotes ou exemples à l’appui des ses démonstrations, ce qui rend toujours agréable la lecture.

De même, comme il le montrera quatre ans plus tard dans La démocratie des crédules, la crédulité n’est pas forcément synonyme de bêtise ou de manque d’éducation. Il en apporte, là encore, des exemples.

En particulier, les exemples regorgent de situations montrant que la formation intellectuelle des esprits ou les diplômes n’immunisent pas contre les croyances fausses ou douteuses, jusqu’aux présidents de la République eux-mêmes, dont certains bien connus consultaient des astrologues (François Mitterrand) ou portaient un objet fétiche donné par un marabout (Valéry Giscard d’Estaing). Et les étudiants de formation supérieure non-scientifique en particulier sont les plus concernés :

Ces étudiants sont initiés à l’aspect polémique de la science, que ne devine pas forcément un individu n’ayant qu’un niveau de primaire. Les études aiguisent donc sans doute l’esprit critique, mais la représentation scientifique du monde peut aussi en faire les frais. Pour ceux qui ont atteint le supérieur scientifique, en revanche, l’adhésion au paranormal [ou à autre chose] est rendue plus difficile car elle vient contredire un système de représentations hérité de l’étude approfondie des lois des sciences exactes. De sorte que leur croyance au paranormal [ou à autre chose] est sensiblement équivalente à celle de ceux du primaire supérieur qui n’ont pas reçu d’enseignement scientifique conséquent.

Au contraire, ainsi qu’il le montre, et bien que ce puisse être contre-intuitif, les membres des sectes comme les terroristes ou ceux qui croient au paranormal ou à l’astrologie, par exemple, sont en moyenne plus diplômés. À propos de l’argumentation des gourous des sectes, par exemple, qui mélangent subtilement textes sacrés et mentions pseudo-scientifiques, il note ceci :

Ce fatras, composé de références métaphoriques à des « ondes », des « énergies » et de la libre-interprétation de textes anciens, pourra paraître incongru à un scientifique ou trop obscur à un esprit peu cultivé, mais il pourra faire mouche sur les individus qui nous intéressent et qui vont s’abandonner, avec délices, au réenchantement du monde. La même remarque pourrait être faite à propos du terrorisme politique ou religieux qui doit, pour aller jusqu’à l’activisme meurtrier, accepter la logique implacable d’une idéologie ou d’une théologie plus ou moins sophistiquée.

On peut s’en étonner, mais l’extrémisme, quelles que soient les formes qu’il revêt, satisfait les critères de la rationalité. D’une part, parce qu’il énonce des doctrines cohérentes, plus parfois que les systèmes moraux du citoyen ordinaire qui accepte toutes sortes de compromis. Et, d’autre part, parce qu’une fois cette doctrine admise, il propose des moyens en adéquation aux fins poursuivies.

Par conséquent, tant du point de vue d’une rationalité cognitive que de celle d’une rationalité instrumentale, l’extrémiste a bien toute sa tête.

L’inclination pour les interprétations irrationalistes, souvent privilégiées par les journalistes, entre autres, peut d’ailleurs s’avérer dangereuse, comme le révèle le témoignage d’un islamiste repenti :

Je me souviens que nous nous félicitions chaque fois que l’on disait à la télévision que la politique étrangère de l’Occident était l’unique cause d’attentats islamistes, comme ceux du 11 septembre, de Madrid et de Londres. En faisant porter au gouvernement la responsabilité de nos actes, ceux qui défendaient la théorie des « bombes de Blair » se chargeaient de notre propagande à notre place. Surtout, ils empêchaient toute analyse critique du véritable moteur de notre violence : la théologie islamique.

 

Le cœur du problème, finalement, est que les limites représentationnelles de notre rationalité (et celles des journalistes) aboutissent à ce que nous ne parvenons pas à percevoir les raisons qui inspirent les individus adhérant à des énoncés dont les conclusions nous paraissent absurdes. Or, les théories du complot en particulier (puisque ce sont beaucoup elles qui sont au centre des actes terroristes) s’appuient sur de multiples arguments, en apparence solides mais en réalité facilement démontables, dont il faut avoir connaissance si on entend combattre les conclusions (et donc les actes) auxquelles elles aboutissent.

Au-delà de la rationalité cognitive dont peuvent faire acte ceux qui font preuve d’une pensée extrême, Gérald Bronner montre que c’est aussi très souvent sur une rationalité instrumentale, du type la fin justifie les moyens, qu’ils s’appuient. À l’instar de cet artiste japonais qui sacrifia sa vie au nom de l’art en se jetant du haut de plusieurs étages en plaçant une toile au sol pour réaliser ce qu’il considérait comme une œuvre, entre autres exemples du même acabit, ou des multiples exemples de personnages jusqu’au boutistes sur lesquels s’appuyait le Marquis de Sade pour justifier l’essence de ses écrits sur l’accomplissement des désirs sadiques de ses personnages au nom du respect de ce qui vient de la nature.

Mais le plus instructif au regard de la suite de la lecture et de ce qui nous intéressera plus particulièrement est le cas de théoriciens d’organisations terroristes, de toutes obédiences, qui justifient les actions terroristes par des conceptions rationnelles mais erronées fondant les tueries de masse sur une culpabilisation des victimes et, par un retournement inouï des valeurs, sur une victimisation des coupables d’attentats, ainsi exonérés de leur culpabilité meurtrière, au nom d’une fin que les moyens justifient (mais il faut lire le livre, et les nombreux exemples qui l’agrémentent, pour mieux percevoir la force de la démonstration).

La difficulté de définir ce qu’est la pensée extrême

Passant en revue différentes tentatives de définition par des auteurs et en les infirmant, Gérald Bronner nous apporte la démonstration de la difficulté particulière de définir ce qu’est la pensée extrême. Pour cela, il se réfère à une analyse des types de croyances. Mais surtout, s’appuyant sur de nombreux exemples et expériences scientifiques, il montre en quoi l’adhésion inconditionnelle à une croyance n’est pas le seul fait de ceux que l’on juge extrêmes. L’univers mental du fanatique résultera en réalité de la conjonction de deux facteurs :

En effet, adhérer radicalement à une idée n’est pas la même chose qu’adhérer à une idée radicale. Or, précisément, la spécificité de la pensée extrême tiendra au fait qu’elle adhère radicalement à une idée radicale.

De fait, ce sont les limites cognitives de notre rationalité qui nous conduisent fréquemment à avoir des raisonnements erronés et engendrent le succès d’une idée. Allant à l’encontre de ce qui est pourtant établi scientifiquement. Gérald Bonner reprend, entre autres, à l’appui de sa démonstration, le paradoxe de Monty Hall.

Mais ce qui caractérise la pensée extrême et la différencie est qu’elle est faiblement transsubjective (au sens de Raymond Boudon, c’est-à-dire ayant la capacité à être endossée par un ensemble de personnes, même si elle n’a pas de validité objective) et qu’elle est sociopathique (il ne saurait y avoir de coexistence entre son système de représentation et celui des autres ; elle éprouve un attrait pour les explications monocausales).

Tel est bien le cas, par exemple, de ceux qui en appellent au djihad, par rejet total et inconditionnel du mode de vie occidental et de ses modes de vie et de représentation.

Le tableau suivant est très intéressant, car il résume bien les différentes figures observées par l’auteur dans son essai (et que vous aurez éventuellement plaisir à découvrir en lisant le livre). Il permet de mieux appréhender le profil de celui dont on peut considérer qu’il a une pensée extrême.

 

Croyances relativement transsubjectives Croyances peu transsubjectives
Croyances peu sociopathiques  

Pensée ordinaire

Collectionneurs extrêmes, art, fondamentalisme, secte 1
Croyances très sociopathiques Egalitarisme/ deep ecology / lutte pour l’indépendance… Secte 2, terrorisme islamique, sionisme messianique…

 

Comment devient-on extrémiste ?

La question est importante, selon l’auteur, dans la mesure où rien ne nous prédispose à devenir un extrémiste. Et pourtant, on constate que nombre d’individus le deviennent, parfois en un temps très réduit, quel que soit leur milieu. C’est donc en comprenant mieux la manière dont on peut sombrer dans la pensée extrême que l’on peut peut-être agir sur le phénomène.

Il distingue ainsi quatre grandes voies qui peuvent y mener (sans qu’elles soient nécessairement exclusives l’une de l’autre) et qu’il développe tour à tour (pour des raisons de longueur de l’article, je vous renvoie aux développements du livre et aux intéressants exemples qui y sont détaillés) :

– le processus incrémental, qui organise l’endoctrinement par étapes progressives. C’est le cas dans la plupart des sectes, mais aussi dans les organisations terroristes. Ce à quoi vous n’adhéreriez pas de but en blanc, jugeant les présupposés le plus souvent complètement absurdes, est insinué petit à petit et de manière subtile, jusqu’à ce que vous finissiez par vous laisser prendre. L’auteur reprend ici l’idée du paradoxe de la grenouille, qui illustre bien le type de processus en œuvre.

l’adhésion par transmission, comme par exemple dans le cas des enfants ayant vécu depuis leur naissance au sein d’une secte (ou d’un univers extrémiste comme les milieux islamistes – le sujet est de pleine actualité). Cette adhésion sera facilitée par le fait de vivre dans un entourage relativement clos (communautés, notamment). Le processus d’adhésion se développera par exemple – et on en parle beaucoup, là encore, actuellement – par le biais de la pratique sportive (football, paintball, body-building, etc.), où des groupes d’amis se radicalisent ensemble, sous l’influence de l’un d’entre-eux, de type leader charismatique. Il s’agit alors de se détacher au maximum de ses entourages habituels (famille, amis, etc.), mais aussi de toute autre forme d’influence extérieure (médias, etc.) pour se plonger dans une sorte de monopole cognitif propice à l’endoctrinement et au passage à l’action (dans le cas de l’organisation terroriste). Un type de conformisme se développe alors, qui peut entraîner l’adhésion aux valeurs du groupe selon un mécanisme tout à fait traditionnel de psychologie des foules.

– l’adhésion par frustration : les analyses de Tocqueville sur la Révolution française, ou là encore de Gustave Le Bon, procèdent de cette idée. Appliqué aux extrémistes islamistes, cela donne le sentiment obsessionnel d’avoir une revanche à prendre sur l’Occident, qui les aurait humiliés (colonisation, esclavage, domination économique et culturelle, etc.). Ils feraient donc partie d’une famille imaginaire : les musulmans opprimés, justifiant ainsi leur sentiment de colère et de vengeance, qu’ils ne savaient où orienter jusque-là. Mais, comme l’ajoute l’auteur, c’est souvent le prétexte, et la véritable frustration réside pour beaucoup d’entre eux dans le fait d’être tiraillés entre deux identités, dans lesquelles ils ne se sentent pas toujours complètement acceptés. Ils se réfugient alors dans une identité fantasmée, celle du musulman transnational, fondée sur la haine de l’autre. Mythologie basée sur des techniques de story telling que savent particulièrement bien manier des prosélytes tels que les membres d’Al-Qaïda notamment. En outre, conformément aux analyses d’Hannah Arendt, ces microsociétés totalitaires proposées aux individus sont une opportunité, pour eux, d’obtenir une sorte de seconde chance de réussir dans leur vie, là où ils ont échoué, voire d’avoir l’illusion de devenir « quelqu’un d’important ».

– l’adhésion par révélation / dévoilement. Il s’agit de toutes les situations où le biais de confirmation intervient, c’est-à-dire où un esprit pré-disposé entre dans un cycle de croyance extrême suite à une coïncidence, heureuse ou malheureuse, qui fait basculer sa vie. Très classique dans le cas des sectes, pour lesquelles Gérald Bonner développe de multiples exemples, elle s’avère également valable dans le cas de radicalisés islamistes qui éprouvent le sentiment d’une vérité révélée, à la suite d’un événement qui les touche de près ou de loin (l’auteur en donne, là encore, quelques exemples). Sans que les sujets ne se rendent compte qu’il ne s’agit là que de simples réalités statistiques (comme dans le cas des gagnants du loto, chaque semaine, issus tout simplement d’un ensemble de plus d’un million de joueurs, ce qui n’est donc qu’une simple réalité statistique et non un événement si incroyable et d’ordre mystique).

Résoudre l’énigme de la pensée extrême

La troisième et dernière partie de l’ouvrage est consacrée aux sources de l’extrémisme et au paradoxe de l’incommensurabilité mentale. L’auteur montre ainsi que, loin d’être l’individu amoral que l’on préfère imaginer, l’extrémiste est la plupart du temps doté d’une sensibilité exacerbée qui lui fait souffrir de forts sentiments d’injustice et l’autorisent alors à enfreindre les règles de la morale ordinaire parce qu’il considère qu’il existe des règles qui leur sont supérieures (ce qui peut expliquer que certains terroristes étaient parfois décrits dans leur entourage comme gentils et serviables dans la vie de tous les jours).

Chacun de nous, dans la vie de tous les jours, montre-t-il, est amené à effectuer des arbitrages entre valeurs et intérêts ou entre deux valeurs par exemple (il en offre différentes illustrations). Cette concurrence intra-individuelle montre que nos choix ou décisions sont commensurables. C’est ce qui amène les rétro-jugements et permet en grande partie la vie en société.

Le paradoxe de l’incommensurabilité réside donc dans le fait de que, dans certaines situations, l’expérimentation le prouve, la plupart des individus prennent des décisions inconditionnelles concernant certaines valeurs. Rapporté à certaines situations et à des individus non pas fous mais radicaux dans certains de leurs jugements, cela donne des individus qui, pour certaines croyances qu’ils jugent non négociables, sont prêts à tout pour les défendre.

Il en ressort que, s’il paraît très difficile d’affaiblir cette adhésion inconditionnelle tant le système immunitaire qui rend la croyance invulnérable aux contradictions quelles qu’elles soient est développé, le rétro-jugement n’est cependant pas impossible, comme en témoignent le cas des repentis. À ce titre, la connaissance des quatre voies qui mènent à l’extrémisme peut constituer un bon support pour imaginer ce qui peut en éloigner. Le cas le plus compliqué étant, du point de vue de Gérald Bronner, celui de l’adhésion par frustration.

En ce sens, l’auteur considère que lorsque l’entourage, de manière bien naturelle, tente de raisonner l’individu fanatisé et de l’éloigner aussi vite que possible de la doctrine dont il est victime, il s’agit d’un « mauvais réflexe ».

En effet, le groupe qui est à l’origine de son fanatisme cherche à établir un monopole cognitif qui l’amènera à se couper de son entourage, ôtant à celui-ci la possibilité de faire jouer une concurrence cognitive seule à même de le sortir de l’impasse dans laquelle il se trouve.

Il faut donc, au contraire, éviter de le moquer ou de le contredire, du moins dans un premier temps, pour mieux être présent et se donner la possibilité de l’aider lorsque des doutes viendront, et avant que le basculement cognitif devienne irréversible. En stimulant alors son esprit critique, en le faisant s’interroger sur les points les plus contestables de la doctrine ou sur la politique générale du groupe, par exemple (un peu à la manière d’un Socrate et sa maïeutique, en quelque sorte).

Un processus très lent, qui peut prendre parfois plusieurs années, malheureusement, mais sans doute la seule voie de salut (et en l’avertissant que ces individus auront certainement réponse à tout s’il tente de leur faire part de ses doutes, ce qu’il pourra constater). La prise de conscience ne pourra, en effet, venir que de lui-même.

Quant aux ex-terroristes, notamment ceux sortis de la prison de Guantanamo, Gérald Bronner montre comment les autorités saoudiennes ont obtenu les meilleurs résultats de réinsertion et de non-récidive (0%), grâce à des procédures de réinsertion VIP leur ayant permis de se resocialiser rapidement et de manière efficace. Des spécialistes de la religion musulmane leur expliquent pourquoi le Coran ne saurait inspirer la philosophie belliqueuse à laquelle ils ont adhéré, se concentrant sur les éléments périphériques de leur croyance, ceux qui ont permis leur radicalisation.

Gérald Bronner, La pensée extrême – Comment des hommes ordinaires deviennent des fanatiques, Presses Universitaires de France, janvier 2016 (2ème édition), 380 pages.