La Révolution française et la psychologie des révolutions, de Gustave Le Bon (3)

Un autre regard sur la Révolution française et les révolutions en général, loin des passions, mythes et autres fantasmes. Fascinant !

Par Johan Rivalland.

Dans les deux volets précédents, nous avons présenté la première partie de l’ouvrage de Gustave Le Bon, qui était consacrée à la psychologie des révolutions. Dans cette seconde partie, il s’intéresse à la Révolution française plus spécifiquement.

Les origines de la Révolution française

Notre auteur commence par porter un jugement critique sur la manière dont les historiens de la Révolution l’ont traitée, à travers des visions très opposées, de manière souvent simpliste et erronée, du fait de leur difficulté à s’extraire de leurs passions ou de leurs croyances. Et ce, quel que soit leur talent.

La plupart des livres sur la Révolution sont conçus avec aussi peu d’impartialité et d’esprit critique, c’est pourquoi cette période reste, en réalité, si mal connue.
 

Récusant les théories du fatalisme de la plupart d’entre eux, il considère quant à lui qu’en histoire comme en sciences, la démarche doit consister à se fonder non sur les opinions et les croyances, mais sur la connaissance. Et à comprendre les évolutions. Rien n’était écrit et il en revient à l’idée que la Révolution n’avait rien d’inéluctable, que les révolutions lentes (celles des esprits) peuvent aboutir aux mêmes transformations de la Société, comme ce fut le cas dans la plupart des pays voisins, le sang versé en moins.

Il répond, au passage, au reproche qu’on lui fit « d’explorer plutôt le monde et les journaux que les livres », préférant privilégier quant à lui le recours à la psychologie dans l’étude des réalités. Un choix qu’il assume pleinement, ajoutant :

J’accepte très volontiers ce reproche. Les faits divers des journaux et la vue des réalités du monde sont autrement plus instructifs que les élucubrations métaphysiques comme celles dont sont bourrées les Revues de philosophie et de Métaphysique.

Il montre comment il est difficile à l’historien d’être et de se proclamer impartial. Encore faut-il se garder d’adopter une position moraliste et tenter, au-delà des évidences visibles, de rechercher les forces invisibles qui les déterminent.

C’est ainsi qu’il s’intéresse dans un premier temps aux fondements psychologiques de l’Ancien Régime. Remettant en cause un certain nombre de stéréotypes ou d’idées reçues sur ce qui caractérisait celui-ci depuis ses origines, il rappelle que, loin d’avoir été des monarques absolus, la plupart des rois, à l’exception de Louis XIV, n’étaient pas aussi puissants qu’on veut bien les décrire aujourd’hui.

Et, si des formes d’hostilité entre les trois ordres ou entre provinces existaient, même les cahiers de doléances ne contenaient pas de velléités révolutionnaires. C’est plutôt une lente maturation des esprits qui mena à douter du caractère inévitable des fonctionnements habituels de la Société.

La vraie cause de la disparition de l’Ancien Régime fut justement l’affaiblissement des traditions lui servant de base. Lorsque, après des discussions répétées, elles n’eurent plus de défenseurs, l’ancien Régime s’écroula comme un édifice dont les fondements ont été détruits.

Il s’intéresse donc plus particulièrement aux lentes transformations invisibles qui ont lentement opéré les esprits. Celles-ci passent avant tout par l’évolution des idées. À titre d’illustration, il montre la manière dont les conceptions générales de son époque sur la monarchie absolue ont évolué entre un Bossuet fondant l’autorité d’un gouvernement sur la volonté de Dieu et un Turgot, animé d’un tout autre esprit, commençant à dessiner nettement, sous l’effet d’une multitude d’événements, ce qui aboutira aux réflexions contemporaines sur les droits des peuples.

Le rôle supposé des philosophes du XVIIIème siècle dans la genèse de la Révolution

La véritable action des philosophes sur la genèse de la Révolution ne fut pas celle qui leur est attribuée généralement. Ils ne révélèrent rien de nouveau, mais développèrent l’esprit critique auquel les dogmes ne résistent pas lorsque leur désagrégation est déjà préparée.

Et notre auteur montre comment cet état d’esprit nouveau n’est pas venu du peuple, mais plutôt des « classes éclairées » de la nation, en particulier la noblesse désoeuvrée, paradoxalement, parmi laquelle on trouvait les plus ardents réformateurs.

C’est l’aristocratie qui encourageait les débats sur le contrat social, les droits de l’homme ou l’égalité des citoyens, entre autres, n’hésitant pas à critiquer les privilèges, l’arbitraire, l’incapacité des gens en place et les abus de toutes sortes. « L’accord fut unanime pour attribuer à la raison la puissance que la tradition et les dieux semblaient avoir perdue », ajoute-t-il.

Et c’est ensuite que toutes ces idées sont descendues lentement dans le peuple, qui s’habitua à ne plus respecter ce que les classes supérieures avaient cessé de respecter. Un état d’esprit qui descendit jusque dans les rangs de l’armée.

Quant aux philosophes, ils éprouvaient, en réalité, une antipathie pour la démocratie, selon Gustave Le Bon :

Si les philosophes, supposés inspirateurs de la Révolution française, combattirent certains préjugés et abus, on ne doit nullement pour cela les considérer comme partisans du gouvernement populaire. La démocratie, dont ils avaient étudié le rôle dans l’histoire grecque, leur était généralement fort antipathique. Ils n’ignoraient pas, en effet, les destructions et les violences qui en sont l’invariable cortège et savaient qu’au temps d’Aristote, elle était déjà définie : « Un État où toute chose, les lois même, dépendent de la multitude érigée en tyran et gouvernée par quelques déclamateurs.

Ni Montesquieu, ni les Encyclopédistes, montre-t-il, n’adhéraient véritablement à l’idée de démocratie. Ces derniers, à l’image de Voltaire ou Diderot, ni socialistes, ni démocrates, défendaient surtout la liberté individuelle et combattaient les empiétements d’une Église à leurs yeux alors très intolérante. Il est donc difficile, ajoute-t-il, de leur attribuer une influence sérieuse sur le développement du mouvement révolutionnaire. Et ils ne paraissent pas avoir exercé un grand prestige auprès des hommes de la Révolution, qui leur préféraient le retour à Platon, Plutarque, ou une myriade d’autres « héros » du monde antique. En revanche, ils se sont beaucoup illusionnés sur l’homme primitif, le retour à l’état de nature et la psychologie populaire, suivant en cela les théories de Rousseau.

Rousseau fut un des bien rares philosophes démocrates de son époque et c’est pourquoi le Contrat social devint la Bible des hommes de la Terreur. Il semblait  fournir la justification rationnelle nécessaire pour excuser des actes dérivés d’impulsions mystiques et affectives inconscientes qu’aucune philosophie n’avait inspirés. (…) En modifiant les sociétés au moyen de bonnes lois, on ramènerait le bonheur des premiers âges. Étranger à toute psychologie, il croyait les hommes identiques à travers le temps et l’espace et les considérait comme devant être tous régis par les mêmes institutions et les mêmes lois.

Et c’est ce qui inspira toutes les illusions sanguinaires fondées sur l’idée d’un homme nouveau, en détruisant tout ce qui était issu de la civilisation (jusqu’au calendrier et au nom des mois et saisons), pour en revenir à l’illusion d’un homme des origines vertueux et naturellement bon. Le tout en légiférant pour le genre humain. Mais avec les résultats désastreux que l’on connaît et le retour, au bout du compte, réclamé par la France entière, à la dictature.

Mais on sait bien désormais, hélas, à quel point l’être humain a la mémoire courte et ne tire pas toujours les leçons de ses expériences. Ce qui lui fait dire que :

Bien que la leçon ait été terrible, elle ne semble pas cependant suffisante à beaucoup d’esprits, puisque de nos jours encore, nous voyons les socialistes proposer de refaire de toutes pièces une société d’après leurs plans chimériques.

Gustave Le Bon discute ensuite de la puissance énorme de notre devise « Liberté, égalité, fraternité », dont les termes peuvent être interprétés par chacun selon son imaginaire, et qui a eu une influence considérable. Mais il constate que seule l’égalité a réellement survécu, cachant toutefois des sentiments très contraires à son sens réel.

Chez les Jacobins de la Révolution, comme chez ceux de nos jours, le mot égalité traduisait simplement une haine jalouse de toutes les supériorités. Pour les effacer, ils prétendaient unifier les mœurs, les manières, les costumes, les situations. Tout despotisme, autre que celui exercé par eux, leur semblait odieux. Ne pouvant éviter les inégalités naturelles qui les choquaient, ils les nièrent. La seconde Déclaration des Droits de l’Homme, celle de 1793, affirme, contrairement à l’évidence, que « Tous les hommes sont égaux par nature ».

Voilà qui, au passage, nous fera penser à bien des choses au regard de notre société française de 2018…

Les influences rationnelles, affectives, mystiques et collectives dans la Révolution française

C’est parce qu’ils n’ont pas su dissocier ces influences respectives que, insiste Gustave Le Bon, les historiens ont mal interprété cette période.

Les influences rationnelles furent les moindres et se bornèrent surtout aux tout premiers temps de la Révolution, à travers des mesures telles que les projets de réforme des impôts ou suppression des privilèges de la noblesse.

Lorsque la Révolution pénétra le peuple, ce furent plutôt les éléments affectifs et collectifs qui l’emportèrent.

Mais la plus importante des influences fut celle d’ordre mystique, à travers la foi révolutionnaire, comparable à une croyance religieuse. Peu d’historiens le virent et c’est Alexis de Tocqueville, nous dit Gustave Le Bon, qui fut le premier à l’évoquer.

C’est à travers cette grille de lecture que Gustave Le Bon nous présente donc ensuite le déroulement des grands événements de la Révolution, d’une manière passionnante et que je vous conseille fortement d’aller explorer.

Après avoir traité, à travers les événements qu’il relate, de la psychologie de l’Assemblée constituante, puis de l’Assemblée législative, il décrit la psychologie de la Convention comme un corps d’une rare pusillanimité qui ne brilla ni par son intelligence, ni par sa vertu, ni par le courage.

Elle fut même certainement, nous dit-il, la plus craintive et la plus docile des collectivités politiques que le monde ait connues, hormis dans les seules paroles. Soumise aux ordres des clubs et de la Commune, tremblante devant les délégations populaires et subissant les injonctions des émeutiers, à qui elle allait jusqu’à livrer les plus brillants de ses membres, Gustave Le Bon en conclue :

La Convention donna au monde l’attristant spectacle de voter, sous les injonctions populaires, des lois tellement absurdes, qu’elle était obligée de les annuler dès que l’émeute avait quitté la salle.

Peu d’Assemblées firent preuve d’une telle faiblesse. Lorsqu’on voudra montrer jusqu’où peut tomber un gouvernement populaire, il faudra rappeler l’histoire de la Convention.

Mais ce qui influença le plus grandement toute cette décadence fut la véritable religion révolutionnaire des Jacobins, la propagande qu’ils organisèrent et la haine des hérétiques qu’ils développèrent. Il fallait régénérer le pays par la force et par la destruction de tout ce qui était opposé à cette nouvelle religion. Des abstractions et sentences dont Taine, cité à plusieurs reprises par Gustave Le Bon, décrivit fort bien les mécanismes.

Et, même largement minoritaires dans le pays, la force de leurs croyances s’imposa au plus grand nombre, les conduisant à la tyrannie absolue.

La politique jacobine dérivée de la foi nouvelle était fort simple. Elle consistait en une sorte de socialisme égalitaire, géré par une dictature ne tolérant aucune opposition. (…) Le pouvoir, dont ils s’investirent eux-mêmes, fut bien supérieur à celui des monarques qui les avaient précédés. Ils taxaient le prix des marchandises et s’arrogeaient le droit de s’emparer de la vie et des propriétés des citoyens. (…)
Certes, les Girondins, poursuivis par les Jacobins avec tant de haine, avaient aussi des croyances bien établies, mais dans la lutte qu’ils soutinrent, se dressaient contre eux leur éducation, le respect de certaines traditions et du droit des gens ne gênant nullement leurs adversaires (…) énergumènes sans valeur, pensant très peu, mais agissant toujours et sachant exciter les passions de la populace. C’est la violence et non le talent qui impressionne les Assemblées.

Gustave Le Bon étudie ensuite le gouvernement de la Convention, le rôle des clubs et de la Commune, le Comité de Salut Public, les mécanismes de la Terreur, la sauvagerie extrême déployée en Vendée, puis le Directoire, ou encore les violences révolutionnaires. Au sujet de ces dernières, il est intéressant de constater à quel point ce qu’il en déduit était visionnaire :

Les apôtres de la croyance jacobine se conduisirent donc comme leurs pères et employèrent les mêmes méthodes. Des événements semblables venant à se répéter encore, nous verrions se reproduire des actes identiques. Si une croyance nouvelle, le socialisme par exemple, ou tout autre, triomphait demain, elle serait condamnée à employer des procédés de propagande semblables à ceux de l’Inquisition et de la Terreur.

Les mécanismes de la Terreur et le rôle des tribunaux révolutionnaires sont particulièrement bien décrits, de même que la manière dont la sensibilité des gens avait fini par s’émousser au « spectacle » de la guillotine (à l’instar de ce que l’on observe aujourd’hui pour ceux qui ont connu les horreurs djihadistes, entre autres les jeunes enfants).

Les massacres pleins de sadisme de Carrier, les destructions de Fouché, ou autres méfaits de personnages aussi repoussants, sans oublier le vandalisme sur les tombeaux des Rois à Saint-Denis, ne sont pas oubliés non plus. Rapprochements que l’on peut, là encore, effectuer avec notre actualité, ceux-ci s’inscrivant hélas dans une sorte de continuité humaine affligeante dont on peut que constater le caractère récurrent :

On sait que le premier acte de l’empereur Théodose, converti à la religion chrétienne, fut de faire abattre la plupart des temples érigés depuis six mille ans sur les bords du Nil. Ne nous étonnons pas de voir les chefs de la Révolution s’en prendre aux monuments et œuvres d’art qui constituaient pour eux les vestiges d’un passé abhorré.

Gustave Le Bon étudie ensuite les ressorts des succès des armées révolutionnaires, dont il analyse le caractère spécifique, bien distinct de celui du gouvernement.

Avant de s’intéresser à la psychologie des chefs de la Révolution, dans une évocation passionnante que je vous laisse découvrir en lisant le livre. Personnages dont on sait que quelques-uns continuent, de manière inquiétante, de fasciner certains de nos politiques actuels…

Sans oublier la psychologie des représentants en mission dans les départements, au sujet desquels il dit notamment ceci :

Petits avocats sans causes, médecins sans clients, curés défroqués, robins ignorés, n’ayant connu auparavant qu’une pâle destinée, devenaient subitement égaux aux plus puissants tyrans de l’histoire. En guillotinant, noyant, mitraillant sans pitié, au hasard de leurs fantaisies, ils prenaient conscience de s’élever d’une humble condition au niveau de célèbres potentats.

Et, en effet, lorsqu’on lit l’évocation des deux principaux personnages de la Révolution, Danton et Robespierre, comme ceux d’êtres aussi féroces et sanguinaires que Fouquier-Tinville, Marat ou encore Billaud-Varenne, ou même d’hommes complètement dénués de croyances ou de principes, ne demandant qu’à s’enrichir, à l’image de Barras, Fouché, Tallien ou Merlin de Thionville, qui ont survécu à la Révolution, entre autres, cela donne des portraits peu flatteurs des hommes de la Révolution. Ce à quoi on peut ajouter la remarque fort opportune suivante, désolante sur le fond (car fort révélatrice), de notre auteur :

Si quelques jacobins restèrent fanatiques, la plupart renoncèrent à leurs convictions dès qu’ils obtinrent richesses et honneurs en devenant les fidèles courtisans de Napoléon. Cambacérès qui, s’adressant à Louis XVI en prison, l’appelait Louis Capet, exigeait de ses familiers, sous l’Empire, d’être qualifié d’Altesse en public et de  Monseigneur dans l’intimité, montrant ainsi à quel sentiment d’envie correspondait le besoin d’égalité chez beaucoup de Jacobins.

Une Révolution qui ne s’achève pas en 1799

Enfin, pour clore cette deuxième partie de l’ouvrage, Gustave Le Bon s’intéresse à la lutte entre les influences ancestrales et les principes révolutionnaires, en étudiant les dernières convulsions de l’anarchie, à travers le Directoire, puis l’avènement de Bonaparte – qui, contrairement aux révolutionnaires mais aussi aux royalistes même après lui, sut particulièrement bien manier les forces psychologiques – et le Consulat.

Avant de s’intéresser aux conséquences politiques du conflit entre les traditions et les principes révolutionnaires pendant un siècle ensuite, où les partis perdurèrent, sans toutefois bien qu’ils comprennent tout ce qui les mena si souvent à l’erreur.

L’intolérance des partis en France et leur désir de s’emparer du pouvoir, sont encore favorisés par cette conviction, si répandue depuis la Révolution, que les sociétés peuvent être refaites avec des lois. L’État moderne, quel que soit son chef, a hérité, aux yeux des multitudes et de leurs meneurs, de la puissance mystique attribuée aux anciens rois, alors qu’ils constituaient une incarnation de la volonté divine. Le peuple n’est pas seul animé de cette confiance dans la puissance du gouvernement. Tous nos législateurs le sont également.

Légiférant sans trêve, les politiciens n’arrivent pas à comprendre que les institutions étant des effets et non des causes, ne renferment en elles-mêmes aucune vertu. Héritiers de la grande illusion révolutionnaire, ils ne voient pas que l’homme est créé par un passé dont nous sommes impuissants à refaire les bases.

On ne saurait mieux dire encore aujourd’hui. Et nous pouvons conclure le troisième volet de cette présentation par le passage suivant, parfaitement évocateur de l’héritage qui est le nôtre en France de tout cet esprit révolutionnaire :

S’il fallait résumer d’un mot la grande transformation opérée en France par un siècle d’émeutes et de révolutions, on pourrait dire qu’elle fut de remplacer des tyrannies individuelles facilement renversables et, conséquemment assez faibles, par des tyrannies collectives très fortes, difficiles à détruire. Chez les peuples avides d’égalité et habitués à rendre leurs gouvernements responsables de tous les événements, la tyrannie individuelle paraît insupportable alors qu’une tyrannie collective se supporte aisément, bien que généralement beaucoup plus dure.

L’extension de la tyrannie étatiste a donc été le résultat final de nos diverses révolutions, la caractéristique commune à tous les régimes qui se sont succédé en France. Cette forme de tyrannie peut être considérée comme un idéal de race, puisque nos bouleversements successifs n’ont fait que la fortifier. L’étatisme est le véritable régime politique des peuples latins, le seul ralliant tous les suffrages. Les autres formes de gouvernement – République, Monarchie, Empire – représentent de vaines étiquettes, d’impuissantes ombres.

La troisième et dernière partie de l’ouvrage porte, quant à elle, sur l’évolution moderne des principes révolutionnaires, que nous pourrons évoquer dans un dernier volet.

Gustave Le Bon, La Révolution française et la psychologie des révolutions, Createspace Independent Publishing Platform, juin 2015, 236 pages.