Macron, un an après : libéral ou pas libéral ?

Alors, avec le recul de sa première année au pouvoir, libéral ou pas libéral, Emmanuel Macron ?

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French president Emmanuel Macron at the OECD by OECD Organisation(CC BY-NC 2.0)

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Macron, un an après : libéral ou pas libéral ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 11 mai 2018
- A +

Par Nathalie MP.

Élu il y a un an, Emmanuel Macron devenait non seulement le 8ème Président de la Vème République, mais également une belle pomme de discorde au sein des cercles libéraux. Alors, avec le recul de sa première année au pouvoir, libéral ou pas libéral, Emmanuel Macron ?

Pour certains, il représentait et représente toujours un renouveau, un espoir bienvenu de modernité et de douce adaptation de la France à notre monde en vive évolution technologique, économique et géopolitique. Mais pour d’autres, dont j’étais et dont je suis encore un an après, il n’est que la forme renouvelée du socialisme qui se cherche dans une vaine deuxième voie depuis l’échec des expériences communistes du XXème siècle.

Macron : l’offre la plus libérale sur le marché politique actuel ?

Cependant, à regarder les propositions politiques alternatives qui s’offrent à nous, force est de constater qu’il est certainement ce qui se fait de plus libéral en France aujourd’hui. Sur sa gauche, y compris à la périphérie de La République en Marche, toute l’opposition est vent debout contre sa politique qualifiée d’ultra-libérale pour les ultra-riches de l’ultra-droite. Inutile de s’appesantir ; les positions archéo-étatistes de cette portion de l’échiquier politique français sont connues malgré leur issue toujours et partout désastreuse.

Et sur sa droite, une fois qu’on a exclu le FN qui ne fait pas mystère de son anti-libéralisme, nul n’est besoin de remonter bien loin dans le temps pour saisir combien l’esprit libéral souffle faiblement du côté des Républicains – même si plusieurs membres importants de ce parti s’en réclament – comme nous le montrent les récentes déclarations de Virginie Calmels (LR) concernant les traités de libre-échange ou la polémique sur la suppression de la très symbolique Exit Tax 1.

À ce propos, Valérie Pécresse (LR) fustige une mesure pour les « ultra-riches » – du Mélenchon dans le texte – et s’en étonne parce que :

Il y a un vrai besoin de recettes fiscales aujourd’hui pour remettre le pays sur pied.

Erreur. Nos prélèvements obligatoires sont parmi les plus élevés du monde et les plus élevés jamais atteints en France (45,4% du PIB en 2017). Non, Mme Pécresse, pour remettre le pays sur pied, il y a d’abord un vrai besoin de réduction des dépenses induites par notre État qui se veut providence, nounou et stratège.

Aussi, pour reprendre la formule de Talleyrand en la renversant, on pourrait presque dire que d’un point de vue libéral, lorsqu’on compare Emmanuel Macron à ses adversaires politiques de tous bords, on se console.

En revanche, lorsqu’on le regarde, lui, directement, lorsqu’on examine ce qu’il fait concrètement, on se désole.

Macron ne mène pas une politique libérale

Car s’il est en effet question de transformer la France en « startup nation », s’il est question de gérer efficacement l’existant, s’il est question de libéraliser ici ou là, s’il est question de donner plus d’autonomie aux particuliers et aux entreprises, toutes ces belles et bonnes intentions qui dégoulinent des discours présidentiels restent extrêmement limitées, quand elles ne sont pas carrément oubliées, lorsqu’on en vient à considérer les actes.

En particulier, la réforme du Code du travail a eu lieu mais elle n’apporte pas vraiment de changements structurels dans les relations salariés employeurs. Celle de la SNCF est sur les rails, mais sa mesure phare (la fin du recrutement au statut des cheminots à partir de 2020), si elle est évidemment nécessaire aussi bien économiquement que symboliquement, ne suffira jamais à mettre notre transport ferroviaire au niveau de ses futurs concurrents.

En matière de fiscalité, se profilent non pas des baisses (qui sont toutes compensées par des hausses) mais la confirmation de la mise en place du prélèvement à la source en 2019. Compte tenu de la complexité de notre système, tout montre qu’il risque d’inaugurer une belle pagaille administrative, très éloignée du choc de simplification qui serait effectivement nécessaire.

D’autre part, ces évolutions restent contraintes dans l’illusion de politiques « volontaristes » pour imposer le changement et dans la vision immuable d’une France étroitement et technocratiquement encadrée par sa haute fonction publiqueNulle part n’apparaît la remise en cause fondamentale du monopole de l’État sur les choix des individus, notamment en matière de sécurité sociale et d’éducation.

Pire, en de nombreux domaines apparaissent des contraintes supplémentaires : je pense à la réforme de l’objet social des entreprises, je pense aux obligations nouvelles pour réaliser l’égalité hommes femmes jusque dans dans les systèmes de paie des entreprises – avec name and shame et sanctions à la clef, je pense à la lutte contre les fake news, je pense à la coûteuse « action climat » dont Macron s’est fait le héraut mondial.

Même traduit dans les termes budgétaires « printanisés » dont il raffole, tout ceci s’inscrit dans ce qu’on a fait depuis 20, 30 ou 40 ans, c’est-à-dire la pratique du « il faut plus de moyens » : plus de dépenses publiques, plus d’impôts et plus de dette, comme en témoigne le budget 2018.

Conclusion :  où est le changement tant attendu ?

Seul un changement complet de paradigme pourrait nous faire véritablement avancer. Encore faudrait-il que ce soit dit clairement et que les actes suivent. Ce qu’on n’a jamais essayé, ce qu’il faudrait mettre en oeuvre enfin, c’est une révolution structurelle : vraie baisse des dépenses, vraie baisse des impôts, vraie libéralisation du marché du travail, vrai choc de simplification.

Aussi, un an après l’élection d’Emmanuel Macron, j’en reste à mon sentiment premier, formé au spectacle de sa campagne électorale débordante de communication mais guère loquace sur son programme. J’en reste à cette impression qu’il se déploie avant tout dans la mise en scène soignée du pouvoir et dans le discours enivrant du changement.

Et je constate, comme la théorie du « en même temps » le laissait prévoir, qu’à force de vouloir avancer sans trop perturber son propre électorat baigné de politiquement correct, chaque petit pas en avant est accompagné d’une véritable sarabande de mesures aussi inutiles que pieusement progressistes.

D’aucuns pourraient y voir une stratégie réformiste habile, adaptée à l’esprit moralisateur, centralisateur, étatiste et immobile de la France. Une stratégie qui ressemble pourtant à s’y méprendre à ce qu’on a toujours fait, de Rocard à Hollande, en passant par Jospin et Chirac. Et maintenant Macron.

Sur le web

  1.   Taxe instaurée en 2011 par Nicolas Sarkozy visant à dissuader les particuliers de partir s’installer à l’étranger, notamment en Belgique. Elle concernerait quelques dizaines personnes par an pour une recette annuelle de 15 millions d’euros.
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  • Vous avez raison « Macron est ce que l’on fait de plus libéral en France »… c’est dire si on en est loin…
    De toute façon, dans un pays où plus de 30% des revenus des ménages est assuré par des prestations sociales (INSEE), donc où l’on ne peut manifestement pas vivre avec son seul salaire!, et où près de 50 % de la population active est rétribuée par de l’argent public (fonctionnaires, para-publics, chômeurs, minima sociaux, associations, ….), l’idée libérale est aussi anachronique que celle de l’économie de marché dans un pays communiste de la grande époque…

  • À la décharge de M. Macron, il y a tout de même un gigantesque obstacle à toute forme de libéralisation authentique et qu’il a lui-même dénoncé: la jalousie maladive des français.

    • @mc2 la jalousie a été pieusement élaborée et est savamment entretenue par les différences de traitements entre les individus. Différences crées par qui ? bien sûr l’état qui permet ainsi d’avoir à sa main ses différents obligés.

      • Parfaitement, les Français ne sont pas différents des autres et ils deviendraient en quelques mois, quelques années au plus, de fervents admirateurs du succès et de la fraternité volontaire si on les exemptait soudain de la propagande pour la solidarité obligatoire et le pillage des riches.

        • Je fais référence au problème concret de savoir comment commencer à instiller un peu de libéralisme dans une société qui y est viscéralement allergique parce que les citoyens électeurs sont -ou sont devenus- jaloux du succès ou de la réussite de leurs voisins. Toute mesure favorisant la compétition, le talent ou le mérite est perçue en France comme une injustice.
          Il y a quelques signes que ce Président est assez intelligent pour comprendre qu’il faut diminuer le poids de l’Etat mais qu’il faudra beaucoup d’habileté pour contourner la résistance d’un peuple rongé d’envie.
          N’oublions pas que plus de la moitié des électeurs reçoivent plus de l’Etat qu’ils n’y contribuent et qu’il va falloir diablement finasser pour inverser cette tendance.

          • La première chose à faire est sans doute de préciser le vocabulaire. Le « libéralisme » auquel les Français s’opposent n’a pas grand-chose à voir avec celui qui est expliqué sur Contrepoints. Il faut parvenir à faire comprendre que l’écrasement des faibles et la connivence sont les pires traits de l’anti-libéralisme, et que le libéralisme est au contraire une affaire de responsabilité individuelle, de loyauté envers l’égalité des chances et de respect d’autrui. Permettre à chacun de s’élever, et de refuser de servir de marchepied pour l’élévation de son voisin…
            A ce titre, je regrette que la devise « le nivellement par le haut » ait disparu de Contrepoints, même si les esprits mal intentionnés pouvaient la comprendre à contresens.

          • L’intelligence des énarques n’a guère été démontrée par tous ses prédécesseurs, vu la situation de la France. Aussi le « assez intelligent » aurait pu être supposé chez eux, pourtant tous ont mené la même politique, y compris Chirac et Sarkozy!

  • Social libéral pour l’imaginaire collectif et social démocrate en action.

  • Il n’y a qu’une réforme à mener qui est la mère de toutes les autres : mettre tout le monde sous un même statut et donc supprimer le statut de la fonction publique. A supposer que Macron ait eu une réelle envie de réformer en profondeur, il s’est rendu compte comme les autre que c’était impossible. Nous sommes dans un système crypto communiste le pouvoir n’est pas détenu par le président, ses ministres mais par un mille feuille de technocrates intermédiaires bien fossilisés dans les structures et sur lesquels le pouvoir apparent n’a aucune prise. Certains politiques, pourtant fils et filles de ce système pensent pouvoir aller à contre courant de ces technocrates, quelle pathétique ironie.

    • Un même statut, oui, celui de la fonction publique.

      • Ca reviendrait à instaurer le revenu universel. Où trouverez vous les centaines de milliards que coûterait une telle mesure ?

        • Bah Théo, elle prend l’argent où il se trouve, c est à dire dans la poche des riches, qui bien étendu l ont gagné au détriment des pauvres.
          Vous en posez vous de drôles de questions à une collectiviste…qui aiment vivre aux dépends des autres.

          • D’autant que ce serait pas cher, vu que ce serait l’Etat qui paye.

          • oui enfin les classes moyennes qui sont un poil au dessus du smic sont bien plus nombreuses que les riches et ce sont elles qui paient le plus..toujours dire que les riches paient le plus gros tribut c’est assez exagéré et semble assez répandu comme idée chez les liborgiens?

    • Si c’est possible : il suffit de rendre libre le choix de la monnaie de paiement.

      Imparable.

  • Ultra libéral
    Président des ultra-riches.

    • La France est un pays qui dépense 15% des dépenses sociales mondiales à une population qui ne représente que 1% de la population et tout en ne générant que 4% du PIB mondial.
      La France est également championne du monde (on a enfin dépassé le Danemark qui nous narguait depuis des années…) des prélèvements obligatoires avec 47.6% en 2016. Cela n’a pas beaucoup changé depuis l’élection de Macron. Hélas, de mon point de vue…
      Parler « d’ultra libéralisme » et de favoritisme vers les « ultra riches » est une ultra- ânerie.
      C’est étrange comme des slogans absurdes remplacent la réflexion chez pas mal de monde…

    • Lorsqu’on ne sait pas ce qu’est le libéralisme on évite les slogans grotesques, sinon on montre à tout le monde qu’on est ultra débile. Quant au président des riches vous ignorez qui paye votre salaire et cotisations sociales, qui crée les richesses et les emplois? Ce sont les riches et la classe moyenne qui payent les impôts vu que la moitié des français n’en payent pas! 7 millions de sans emploi et 10 millions de pauvres ce n’est pas assez pour vous? Vous tenez à finir de ruiner le pays et vous retrouvez sans travail et sans indemnité chômage? Pas de problème, dès que les taux remonteront vous aurez votre chance d’y être!

      • Seuls ceux qui vivent intégralement de l’impôt n’en paient pas. Les SDF paient tout plein de taxes sur les clopes, l’essence de leur briquet ou l’alcool.

    • @ Toubib
      Les slogans cocos sont le propre des faibles d’esprit.

    • président des riches d’accord (son socle/mécenes est composé de patrons et de banquiers) mais que vient faire l’ultra libéralisme la dedans?

    • Président des riches : quelle blague ! Il les fait fuir tout comme les précédents…

  • On pourrait réduire les dépenses de santé car elles ont fortement augmenté depuis une vingtaine d’années notamment les dépenses de médocs inutile dans 80% des cas ‘ ce n’est pas moi qui le dis c’est le Pr Debré : 80% des médicmaent ssont inutiles voire danfgereux soit 80%de 35 milliards = 28 milliards d’€ ! ! !
    et s’il n’y avait que ça d’inutile ! ! !
    ( 30 000 personnes meurent chaque année des effets indésirables des médicaments )

  • Macron libéral – certainement une plaisanterie…
    Macron est un fervent Étatiste imbu de pouvoirs, formé dans le moule de l’Énarchie et qui a su profiter de sa fortune défiscalisée … légalement.

  • Question idiote puisqu’il est un étatiste acharné et un socialiste, mou mais socialiste!

  • Libéral Macron.? Comme moi…… je suis évêque. Les prélèvements obligatoires ont augmentés et la dépense publique aussi. Alors cherchez où se trouve l’élément libéral chez Macron. Pour le moment la France est une immense « Pétaudière », la « Cour du roi Pétaud ».

  • le libéralisme de Macron est un libéralisme de connivence, pas étonnant de la part d’un énarquye soutenu par des ODS grands patrons (Arnault, Bouygues, etc)

  • Tout ça c’est bien gentil mais, en pratique, strictement inutile!

    Comment avoir un président, pourtant élu pour 5 ans au suffrage universel (avec ses tares!) et qui serait « libéral » dans un pays où « libéral » est un gros mot, pour la majorité de la population et des médias, d’une part, et où toute réforme est considérée avec une grande suspicion et doit être automatiquement étiquetée de gauche ou de droite pour déterminer qui et comment s’y opposer! (D’où l’expression « tout changer pour que rien ne change »). C’est clairement ce conservatisme qui empêche toute réforme réellement efficace depuis tant d’années!

    Qui oserait proposer encore, en France, « Du sang, du labeur, des larmes et de la sueur » pour redresser le pays, et avec quel succès.

    L’article répond: ce qui est exigé, c’est:
    « un ESPOIR BIENVENU de modernité et de DOUCE adaptation de la France à notre monde en vive évolution technologique, économique et géopolitique »:
    la vie comme un long fleuve tranquille? On peut rêver mais ça ne se passe pas comme ça: en entreprise, quand on réforme (restructure), on diminue les frais futurs (e.a. moins de personnel) pour réinvestir, moderniser et réorienter!
    En Europe, différents pays ont connu +/- une cure d’austérité pour pouvoir simplifier, restructurer, réinvestir puis accueillir et profiter de l’amélioration légère de la croissance revenue. La France a zappé la cure d’austérité et continuera donc à payer plus qu’ailleurs, son mammouth étatique central ou plus local, sa complexité légale et règlementaire, son administration pléthorique et sa redistribution complexe, en regardant passer l’embellie de croissance, sans vraiment en profiter pour avancer! Il n’y a pas de miracle!

  • Certains médias se répandent à propos de l’imprévisibilité de Trump. Or, Trump applique pas à pas son programme claironné depuis plus de deux ans à qui voulait l’entendre.

    Si quelqu’un doit en revanche être qualifié d’imprévisible, c’est bien Macron, puisqu’il n’avait d’autre programme que sa propre personne, ce qui laissait toute sa place à une joyeuse improvisation une fois au pouvoir.

    Ceci dit, puisque Macron applique à la lettre le programme de sauvetage du socialo-étatisme menacé par la faillite, tout ceci était pourtant prévisible. Le programme collectiviste est limpide : toujours plus de prélèvements iniques et de réglementations ubuesques pour toujours moins de services rendus, avec un Etat obèse fermement décidé à se servir de la population au lieu de la servir, dans un torrent d’incompétence crasse désormais manifeste, voire carrément revendiqué, à tous les niveaux. Même les plus naïfs ne peuvent plus gober le moindre des mensonges publics, ou alors leur cas est désespéré.

    Macron, c’est l’Etat encore plus obèse, sans surprise, dans le droit fil des 4 dernières décennies.

  • Dommage que le Parti Libéral Démocrate et le Parti Libertarien n’arrivent pas encore à percer dans le paysage politique français

    • @ Parti Libéral Démocrate

      Ah bon? Il y a 2 partis libéraux en France? Pourquoi pas un seul? Et combien de députés ou combien de voix aux législatives? Et y-a-t-il un organe de presse? Des personnalités connues? Des contacts avec les autres partis libéraux des pays de l’U.E.? Le premier ministre belge? Le premier Luxembourgeois?
      Jamais rien vu passer!

  • Comme tous ses prédécesseurs, macron rêve d’achever le rêve de Pétain qui était d’instaurer le socialisme à tous les étages sans fair appel au parti communiste. Depuis 1944, personne n’a touché au fameux modèle social que personne n’envie.

    • @ Théo31
      Je me disais bien que vous alliez forcément chercher vos modèles dans le passé puisque l’avenir fait peur!

      • Il y a de quoi, car quand les taux remonteront, comme ils le font en ce moment, la France va se retrouver dans le situation de la Grèce! Explosion du chômage, on est déjà à 7 millions de gens sans emploi, de la pauvreté et non payement des retraites et des allocations. imaginez ce que ce sera dans un pays d’assistés!

  • Pas libéral du tout, même pour un petit sou.
    C’était évident dès le départ.
    Je trouve presque idiot de se poser la question…
    Mais vous êtes pardonnée puisqu’il s’agit d’établir la vérité 🙂

    • « Je trouve presque idiot de se poser la question… »

      Si personne ne se la posait et si la réponse était aussi évidemment « pas libéral » pour tout le monde, ce serait en effet idiot.
      Mais j’ai lu suffisamment d’articles de soutien ici-même, pour avoir envie d’enfoncer le clou une fois de plus, de façon sans doute plus efficace et légitime que « dès le départ » puisqu’on dispose maintenant d’un an de recul.

      Il y a quelques semaines, j’avais abordé le même sujet sous d’autres angles, notamment le fait que Macron est très fort en paroles pour pourfendre les 35 h (en 2015) et que lorsqu’il s’est agi de réformer le marché du travail, ce sujet a été précautionneusement laissé de côté :
      « Le libéralisme « fumeux » de la Macronie »
      https://leblogdenathaliemp.com/2018/02/13/le-liberalisme-fumeux-de-la-macronie/

  • Pour moi, il n’est libéral que sur le plan économique, et plutôt timidement. Il fait ce qu’aurait fait Juppé, Raffarin, Sarkozy et tant d’autres. C’est pourquoi il plaît tant à la droite modérée. Pour être un vrai libéral, il lui manque toute la composante « libertés individuelles »…
    En réalité, si on pose la question en ces termes, aucune réponse ne sera pleinement satisfaisante, pleinement complète.
    Macron est avant tout un énarque, passé par le moule de l’enarchie, et n’ayant pas une solide colonne vertébrale idéologique, à part ce qui se dessine de plus en plus, un certain mépris de classe, il mène la politique que mènerait tout énarque à sa place.
    Voilà pourquoi, entre autres choses, il a laissé décider des mesures qui ne lui plaisaient guère, comme le prélèvement à la source ou le 80 km/h…
    En depit des apparences, le Macron est donc un personnage aussi fallot politiquement que son prédécesseur…
    Bref, encore un quinquennat pour rien.

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