Emmanuel Macron : des réformes trop timides et impopulaires

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Emmanuel Macron : des réformes trop timides et impopulaires

Publié le 2 avril 2018
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Par Claude Robert.

Souvenons-nous, François Hollande suscitait deux reproches antinomiques et pourtant bien réels : accusé d’être ultra-libéral par une frange importante de son électorat de gauche captif, il passait pour un socialiste pur et dur chez les Français de sensibilité libérale. Qu’il ait accumulé des records d’impopularité n’avait donc rien de surprenant, ses doubles discours et ses postures flottantes insupportaient quasiment tout le monde.

Il en est exactement de même pour Emmanuel Macron : pas assez réformateur aux yeux des citoyens qui appellent de leurs vœux une vraie libéralisation de l’économie française, tout en étant taxé d’ultra-libéral par les populations fortement ancrées à gauche et à l’extrême gauche. Il cumule un paradoxe tout à fait identique.

Ce paradoxe, qui laisse augurer la poursuite de la dégringolade du Président dans les sondages de popularité, n’a pourtant pas tout à fait les mêmes origines. Alors que François Hollande parlait beaucoup mais n’agissait pratiquement pas, Emmanuel Macron semble au contraire plombé par un excès de réformes, et pourrait-on dire, par un excès de mauvaises réformes : des réformes qui en possèdent les côtés désagréables sans en avoir les avantages. Pour résumer, il semble accumuler trois erreurs dont hélas les effets se potentialisent mutuellement :

  • une communication et un calendrier dignes d’un véritable matraquage publicitaire
  • pour des réformes qui n’ont de radical que l’apparence,
  • voire pour des réformes qui ne sont que des contraintes sans aucun bénéfice.

Une communication et un calendrier dignes d’un véritable matraquage

Jusqu’à « vingt-six réformes de fond » ont été récemment recensées (Europe 1 28/02/18) ce qui est tout simplement colossal : droit du travail (à coup d’ordonnances), assurance-chômage, formation professionnelle, etc. La dernière en date, celle de la SNCF, résume à elle seule la philosophie générale de ce réformisme frénétique : beaucoup de stress et de mouvements sociaux, pour pas grand-chose (ouverture à la concurrence européenne mais maintien du statut des cheminots déjà en place, amélioration théorique de la qualité de service mais aucun détail sur la dette et sur l’organisation)…

Du fait de leur rythme et de leur appellation anxiogènes, ces réformes ont l’apparence de la radicalité sans en avoir les avantages, ce qui, d’un point de vue politique, est le comble de l’absurdité.

Des réformes qui n’ont de radical que l’apparence

Le propre d’une réforme radicale est de braquer les conservatismes du fait de l’ampleur des objectifs visés. Les spécialistes du change management le savent, changer les habitudes des gens implique irrémédiablement de s’opposer aux inerties et de gérer celles-ci positivement.

Les Anglais disent à ce sujet « no pain no gain » car les changements ne se font jamais sans un minimum de douleur. Manager les conservatismes pour éviter les blocages constitue l’une des clés de la réussite de toute réforme. La part de communication, de formation et d’accompagnement est donc essentielle, le but étant de faire adhérer les populations auxquelles le changement est imposé afin d’obtenir les adaptations attendues dans les temps impartis.

Proposer des changements qui font plus de bruit qu’ils n’apportent de changement est donc l’exact opposé de ce qu’il est rationnel de faire. Pourtant, les réformes qui ont l’apparence de la prétendue « violence des réformes libérales », sans en avoir le contenu, sont nombreuses de la part du gouvernement actuel, parmi lesquelles :

  • La réforme du droit du travail : cette réforme va dans le bon sens mais laisse un goût d’inachevé car elle ne porte que sur des détails quasiment cosmétiques. Elle ne s’attaque ni aux inégalités entre le public et le privé (encore une fois, seul le privé fera les frais de cette réforme) ni à la suprématie du contrat à durée indéterminée.

À l’inverse, le fait d’intituler ce chantier « réforme du droit du travail » pour si peu revient carrément à provoquer avec un chiffon rouge les syndicats d’extrême gauche pour pas grand chose. Le gouvernement a certes fait preuve d’un certain courage, il faut le saluer, en améliorant certains détails. Mais était-il si astucieux de faire un tel tintamarre autour d’une réforme aussi sensible, pour si peu ?

  • La « baisse » des impôts : à cette réforme qui devrait battre tous les records de popularité s’est d’ailleurs ajoutée une sorte d’imprécision si ce n’est de rideau de fumée qui fait qu’une infime minorité de Français devrait en bénéficier, les très aisés.

Pour les classes moyennes et pour les retraités, cette promesse de baisse est perçue comme un mensonge, et le nombre de taxes supplémentaires (au nombre de 8 selon L’Expansion au 20/01/18) et de projets sournois qui vont in fine dans la même direction sans le dire  (CSG, taxe d’habitation proportionnelle au salaire, etc.) font que le gouvernement n’est plus crédible.

Dans l’esprit d’une majorité de citoyens, la pression fiscale s’accroît, alors même que le niveau de prélèvement de notre pays atteint des records. Rien d’étonnant à ce que l’effet de rejet soit maximal. Dans ce cas précis, non seulement la réforme annoncée ne déclenche pas les résultats attendus, mais elle semble provoquer le contraire de ce qui est annoncé.

Des réformes qui ne sont que contraintes sans bénéfice

Le summum de ce type de réformes qui n’apportent que des contraintes et aucun avantage pour compenser celles-ci réside dans le projet de diminution de la vitesse sur route à 80km/h. Mais ce n’est pas la seule, à croire que le gouvernement le fait exprès afin de se rendre totalement impopulaire, juste pour le plaisir :

  • La baisse de la vitesse à 80 km/h : basée sur une étude qui ne respecte pas les lois de la statistiques (échantillon trop petit) et qui conclue sur l’aggravation de l’accidentologie en cas de diminution de la vitesse, cette réforme est une grave erreur de méthode. Elle a le don d’agacer quasiment tout le monde sans le moindre bénéfice perçu par ailleurs. Il est évident que c’est une contrainte quotidienne de nature à faire descendre les automobiliste et les motards dans la rue, sachant que le sens de l’histoire et les besoins de l’économie ne peuvent pas s’accommoder ad vitam æternam d’un durcissement des limitations. Tout comme pour les impôts, en matière de répression routière, il y a des limites qu’il ne faut pas dépasser.
  • Les impôts retenus à la source : cette réforme qui pourrait permettre une simplification des services publics et une diminution du nombre des fonctionnaires se débrouille au contraire pour faire porter le chapeau par les employeurs, cela encore pour le seul bénéfice de l’État. Ce dernier en tirera une efficacité accrue dans sa capacité à collecter l’impôt, au préjudice d’une part du contribuable, qui y perdra en visibilité et en souplesse, et d’autre part des employeurs, qui vont devoir s’adapter et jouer un rôle supplémentaire jusque là assumé par un ministère.

L’embrouillamini centriste

Les libéraux et d’une manière générale la plupart des Français aux faits des mécanismes économiques sont d’autant plus désorientés par les agissements d’Emmanuel Macron que les grandes réformes incontournables que notre pays se doit d’entreprendre d’urgence sont toujours lettre morte : diminution radicale du train de vie de l’État et de la dette, baisse significative des impôts sur l’ensemble des entreprises et sur les ménages, réforme du syndicalisme. Ces réformes ne sont pas seulement urgentes mais elles conditionnent la réussite de toutes les autres.

Quelle peut-être par exemple l’efficacité réelle de la modification du droit du travail si les entreprises ont une rentabilité toujours inférieure à celle de nos voisins européens ? Comment transformer la SNCF sans remanier profondément sa gouvernance du point de vue des RH et des coûts ?

Plusieurs options s’offraient pourtant au gouvernement Macron/Édouard :

  • (A) réformer en profondeur quitte à en payer le prix social sur le coup pour ensuite en tirer parti comme ont pu le faire M. Thatcher ou E. Schroeder ;
  • (B) réformer par petites touches et très progressivement en expliquant l’ensemble de la roadmap et les bénéfices attendus pour tenter de faire adhérer la population avec le moindre coût social ;
  • (C) ne pas réformer du tout.

De toute évidence, le gouvernement à choisi l’option (B) tout en générant du stress comme s’il avait choisi l’option (A). Un peu comme si Emmanuel Macron voulait se donner l’image d’un réformateur sans changer quoi que ce soit en profondeur, et surtout, sans que le moindre effort porte sur l’État lui-même, l’ensemble des contraintes reposant de toute évidence sur les perdants habituels : les entreprises et les contribuables français !

Très logiquement, ces erreurs génèrent des grèves et des manifestations dont le prix pourtant inutile ne fait qu’aggraver la situation économique déjà critique de notre pays. Cette spirale de l’échec n’a pourtant rien d’étonnant. Elle a pour origine directe le flou politique d’Emmanuel Macron. En effet, que l’on soit communiste, socialiste ou libéral, le « centre » constitue inévitablement une sorte « d’ailleurs » pour tout le monde, une terre inconnue, une zone opaque.

Comme le fait remarquer Luc Ferry, absorber les courants politiques dans un ventre mou indéfinissable revient à tuer le débat sur les grandes questions vitales concernant la place de la France dans le monde libéral actuel. La notion de défense de notre nation et de nos valeurs sociétales, tout comme la stratégie pour redresser nos finances et notre économie, tout cela mérite des débats de fonds clairs et transparents, débats qu’Emmanuel Macron a tenté d’engloutir dans une espèce de triangle des Bermudes centriste et un réformisme économique tout aussi anxiogène que superficiel.

La position des Français sur ces sujets cruciaux reste toujours très liée à l’appartenance aux courants classiques droite/gauche, courants que l’on trouve d’ailleurs dans la plupart des démocraties. Et bien évidemment, à ce jour, ni les Français étatistes ni les libéraux ne peuvent se satisfaire des changements économiques entrepris par le gouvernement.

Ne nous y trompons pas, pour Emmanuel Macron, cette tentative de casser le bipartisme n’avait certainement qu’un objectif, celui de détruire toute opposition à son programme afin de gagner les élections et de gouverner comme il l’entend. Mais comme pour François Hollande, qui s’était fait détester sur sa droite comme sur sa gauche, cela lui reviendra tel un méchant boomerang.

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  • Qu’ attendre d’ un quadra qui a renoncé à avoir des gosses et qui nous promet un bel avenir? Une partie de bonneteau.

    • De retour sur Contrepoints.org…. je constate que la qualité des débats qui enrichissaient ma réflexion à défaut de me convaincre, a bien baissé… et comme illustration le post de @Stephane….

  • Les français ont un incroyable talent pour se faire « enfumer » depuis des décennies !
    Quant à « l’équipage «  du Président, composé d’une majorité de défroqués du PS, des causeux, mais certainement pas des faiseux…

  • Il est bien évident que le double langage et l’ambiguïté centriste peuvent aider à se faire élire mais cela se paie ensuite. Les partis non centristes ont leur part de responsabilité dans leur malheur. Au lieu de faire de la politique politicienne (sans espoir contre un virtuose de la chose !) ils devraient ouvrir la réflexion et le débat sur les questions vraiment importantes pour pouvoir ensuite gagner sur un vrai projet. Et même s’ils n’arrivent pas à gagner, cela peut faire progresser les idées et contraindre les centristes à s’infléchir vers des solutions raisonnables.

    • F Fillon avait un vrai programme de réformes qui conduisaient la France sur le bon chemin.
      De plus il avait un programme de lutte contre l’islamisme.
      Mais la finance internationale, Bilderberg ont fait « un coup d’état » pour l’écarter. Il n’était pas assez soumis à la finance, il refusait la mondialisation façon Soros.

      • Effectivement F.Fillon allait dans le bon sens. Je ne sais pas si c’est Bilderberg qui a eu sa peau mais il a surtout eu le handicap de son propre parti qui a manifestement eu un soutien plus que tiède quand ce n’est pas franchement hostile.

        • @ JCB

          C’est vrai que Fr.Fillon avait ce côté un peu « hupé » avec de « bonnes manières » et la capacité « de la fermer » quand il fut premier ministre du sieur N.Sarkozy! Indéniablement, il « passait bien »!

          Bilderberg, seuls les membres savent sans doute ce qu’il en retourne et je ne suis pas « complotiste »!

          Que L.R. ne l’ait pas épargné ni soutenu en masse, ce fut plutôt évident! (« Mon Dieu, protégez-moi de mes amis, mes ennemis … » ou la « droite la plus bête du monde »!)

      • Je croyais que c’était Hollande qui avait eu la peau de Fillon en sortant le dossier emploi fictif de Pénélope.

        • Le même type de dossier pouvait être monté contre la plupart des hommes politiques. Si cela a si bien marché contre Fillon c’est que les politiciens de droite (pas leurs militants qui avaient quasi plébiscité Fillon) ont intrigué pour l’abattre.

      • Fillon avait un programme teacherien… sauf qu’il n’avait pas la légitimité morale pour le porter… Le plus drôle est de voir les partisans LR refuser de soutenir les reformettes de Macron… qui en aura fait en 10 mois plus que les 4 derniers présidents réunis…

        • @ Cap2006

          Attention! Vous vous dites « revenant »: après les élections?
          Sur Contrepoints, E.Macron n’est pas très apprécié! (Autant le savoir!)

      • Fillon a eu cinq ans pour le mettre en place sous Sarkozy et devinez ? Il n’a strictement rien fait.

      • F Fillon a été 5 ans premier-ministre de Sarkozy avec les résultats que l’on a vus.

        • @ breizh
          Qui commande? Le président qui décide ou les ministres qui « exécutent »?
          Fr.Fillon n’est pas responsable pour l’agité du bocal!

          • Si Fillon n’était pas content de la politique qu’il avait à mettre en oeuvre, il n’avait qu’à démissionner. Il l’a faite, il est complice.

  • le sir J’ai décidé …attendons les résultats à part un matraquage fiscal et taxe ….quand on veux diminuer les élus députés et sénateurs de 30%..bof; là vrai réforme était 2 députés et 2 sénateurs part département …largement suffisant …et revoir le système de retraite comme dans le privé. ..un député pour un mandant de 5 ans 1500 euros à la retraite ..!!vous connaissez vous un travailleur qui touche 1500 euros pour 5 ans de travaille!!!

    • Ca ne me gênerait pas qu’ils soient ultra-bien payés s’ils faisaient ultra-bien leur travail…

      • @ MichelO
        Absolument! Il y a, parait-il, des entreprises qui, maintenant, demandent au futur engagé de déterminer son salaire lui-même: si il est rentable, OK, sinon, il saute!

        Rémunérer des gens au résultat n’est pas « inepte », quand on ne mise pas tout sur « la sécurité de revenus »!

    • Stéphane Boulots
      2 avril 2018 at 15 h 38 min

      Vous connaissez la différence entre des dizaines et des milliards ?

      On s’en fout totalement de ce que coûte quelques personnes qui si elles n’avaient pas été sénateurs, aurait fait autre chose qui leur aurait rapporté autant sinon plus.

    • @Lou 17
      Bonsoir,
      « la vraie réforme était » :
      – réinstaurer la démocratie ;
      – séparer les pouvoirs ;
      – le gouvernement, ainsi que le Président ne peuvent ni proposer ni passer de loi ;
      – supprimer les subventions aux partis politiques, aux syndicats, aux associations ;
      – 2 députés par département et un sénateur par département

  • Qu’est ce qu’il faut attendre de cette génération de non croyants, sans valeurs humaines aucunes seul idéologie le Fric et les vacances. Rien, rien d’autre que des ponctions le fric toujours le fric et des contraintes permanentes. La génération des barbouzes qui n’a aucune notion de la vie, une génération fainéante aussi au point de vouloir se débarrasser de leurs enfants le plus vite possible, des crèches pour eux et des RTT pour les parents au point de vouloir imposer l’école dès 3 ans pour les instruire dans une idéologie bien gauchiste. Les seuls qui ont osé faire cela sont les derniers dictateurs Européens bien connus. Cette sale génération de barbouzes ne respecte même plus les fêtes religieuses qui ont fait notre culture sous prétexte de la laïcité, un peu comme leur idéologie extrémiste de l’égalité pour tous mais dans l’esprit le plus misérable possible sauf pour les barbouzes qui gouvernent.
    Une génération sans croyance ni objectif, qui détruit toute dynamique à leur seul profit et à celui d’une autre sale bande d’extrémistes qui profitent du système tout en imposant un maximum de contraintes pour encaisser un maximum de Fric. Une société qui est en complète dérive et qui laissera beaucoup de mal derrière elle d’autant qu’elle a déjà formatée une grande majorité de la population Française de tout âge dont l’imbécilité et la fainéantise n’a d’égal que leur prétention.

    • @ Laurent46
      Si je ne vous suis pas forcément dans le détail, par contre vous voyez assez clairement que la façon de faire de l’équipe en place est plus imposée que choisie: il faut réformer beaucoup de choses « en même temps », sans en avoir les moyens financiers!

      C’est ça le vrai problème (non résolu depuis des années)!

      La population n’aime pas les changements, et surtout pas si ils sont radicaux!
      Exemples:

      – on peut diminuer des mandats, pas virer des élus en place.

      – On peut engager plus de « non-fonctionnaires » pour des missions mais toujours pas licencier des fonctionnaires statutaires!

      – Gouverner au centre ne plait pas beaucoup, ni à droite, ni à gauche, forcément (2 oppositions).

      – On peut ne pas aimer ni croire en E.Macron et sa bande, mais ils ne quitteront sans doute pas leur place avant le terme.

      – Et le bashing du sommet de l’état n’est pas ce qui motive le mieux les citoyens dans l’effort!

      – Et surtout que les réformes soient « trop » ou « pas assez », c’est une question de point de vue, rarement unanime!

      Enfin dire que les Français sont majoritairement libéraux entre M.Le Pen et J.L.Mélenchon: c’est un peu otimiste!

      • « faire beaucoup de choses en même temps sans en avoir les moyens financiers »
        Ca n’est en rien une obligation. On peut aussi commencer par un seul bout, en se fixant des objectifs clairs, fussent-ils intermédiaires, et en supprimant les dépenses contre-productives afin de se donner les moyens financiers. La propagande, quand on dispose des médias à ses pieds, doit servir à faire accepter les réformes douloureuses mais efficaces, et non à convaincre les gens comme vous ou moi (pour moi, c’est mal parti !).
        La population n’aime pas les changements, c’est vrai, mais c’est sans rapport avec l’ampleur de ces changements. Donc tant qu’à la mécontenter, autant que ce soit avec une bonne vraie réforme, dont les effets positifs majeurs apparaissent dans quelques trimestres et renversent alors son jugement. Parce que là, ça fait un an bientôt que Macron réforme, et personne n’est à même de citer une amélioration significative de quoi que ce soit.

        • « Donc tant qu’à la mécontenter, autant que ce soit avec une bonne vraie réforme, dont les effets positifs majeurs apparaissent dans quelques trimestres et renversent alors son jugement. Parce que là, ça fait un an bientôt que Macron réforme, et personne n’est à même de citer une amélioration significative de quoi que ce soit. » J’adhère!

        • @ MichelO
          « Ca n’est en rien une obligation. » Oh que si! Tout est dans tout, maintenant!

          Un contrat d’engagement, par exemple, actuellement, c’est une rémunération + une sécurité sociale + une voiture de fonction + X jours de vacances + Y primes possibles + une « assurance-groupe » ou un « plan épargne » ou tout autre cadeau « Bonux », plus ou moins fiscalisés ou défiscalisés, inclus dans « la boîte »: ça « bouge » déjà bien des administrations différentes et éparpillées autant que les multiples règles et lois complexifiées jusqu’à plus soif, qui les concernent.

          Donc tirer un fil peut défaire tout le tricot!

          L’imbrication de la simple « rémunération pour un travail » dans cette soupe d’économie mêlée d’un fatras légal de socio-culturel au périmètre mal défini et instable, ça ne facilite pas des réformes ciblées et ordonnées.

          Quand j’ai vu mes premières « feuilles de salaire » (sur une ou deux pages A4), je vous aurais bien mis au défit de me dire pour chaque ligne: « qui paie quoi, à qui et pourquoi, avec le calcul » pour faire une telle différence entre salaire payé par le « patron » (civil ou public) et celui « en poche » du salarié! C’est délirant!

  • Élu par défaut et par hasard. Et sans programme si ce n’est une liste à la Prévert de réformes irréalistes pour frapper les esprits et pour se faire connaître. Aucune autre vision que « ni gauche, ni droite ». Sans autre possibilité que de donner l’illusion du « mouvement » en sautant avec frénésie d’une réformette à l’autre. La fin d’un ancien monde.

  • Élu par hasard et par defaut. Ce sans programme autre qu’une liste à la Prévert d’idées irréalistes pour frapper les esprits et se faire connaître. Aucune vision autre que « ni gauche, ni droite ». Des méthodes discutables, en particulier avec son Parti Godillot. Sans autre option que de sauter avec frénésie d’une réformette à l’autre pour créer l’impression de mouvement. La fin d’un ancien monde (pire de ses deux prédécesseurs)

  • Oui, c’est exactement cela. J’espère que le boomerang va lui défoncer les dents.

  • Pour ne continuer à donner tous pouvoirs il va nous falloir individuellement résoudre en ce mois d’avril 18, le dilemme suivant:
    – soutenir la réforme Macron de la SNCF ou soutenir par procuration la grève de ses agents.

    Dit autrement:
    – soutenir quoiqu’il en soit toutes les réformes Macron ou dire « stop » cela suffit car trop c’est trop.

    Réfléchissez bien, vous n’avez que quelques jours.

    • @ Parcoureur

      « Bien vu l’artiste »!

      Dans 4 ans et quelques, ce ne sera pas plus facile, ni dans une meilleure situation, c’est sûr!

  • Et en même temps pourquoi réformer un système qui marche ? Car nos élus possèdent aujourd’hui des avantages et une liberté quasiment infinie et à leur entière discrétion. Qui oserait renier des avantages volés petit à petit, puis acceptés par le peuple qui ferme les yeux. Notre Macron, intelligent et opportuniste, va donc profiter de sa place pour extraire les dernieres miettes de notre pognon. Il ira dans 4 ans à l’étranger dans une grosse banque et laissera la France dans sa merde profonde habituelle. Finalement, ce connard est pragmatique et je ferais la même chose. Ce pays mérite de toute façon la faillite et la guerre civile.

  • L’essentiel est de défendre notre civilisation. Mais ce n’est pas une priorité pour Macron, bien au contraire.

  • Bon résumé de la situation !
    C’est con à dire pour moi qui suit plutôt favorable à l’Europe mais la France devrait reprendre sa souverainété monétaire pour retrouver un sens des responsabilités avec ses sanctions et ses récompenses. Pour l’instant le pays ne risque pas (assez) sa peau, nous n’avons donc pas les dirigeants les plus capables mais juste des fonctionnaires sans inspiration.

  • @miky. Non, vous n’y êtes pas. Le Français est un zombie. Il accepte de se faire voler son argent, tuer par des terroristes sans réagir. Pourquoi devrait il bouger contre des réformes positives et nécessaires ? C’est bien qu’il s’agit de vent que nos syndicats peuvent se permettre de bloquer un pays entier. Je crois que les parasites sont hélas plus nombreux que ceux qui crées de la richesse. Quoi qu’il arrive le parasite devra comprendre qu’il doit faire un choix. Tuer son hote et mourrir, ou trouver un compromis honnete et juste pour le bien de tous.
    Le délai semble déjà dépassé puisque l’on fabrique de la dette. Le point de violence est déjà dépassé.

    • @ Moldu

      Merci de cette réponse.

      Il est vrai que je n’y suis plus, en France (je ne suis pas Français et je n’y travaille plus).

      « Zombie » est un terme imprécis et abstrait (qui a rencontré de vrais zombies?).

      Impuissant face à « l’État » (1ier « autre »), il se lève pour aller gagner « son revenu », en travaillant ou en écrivant sur du papier des choses que personne ne lira plus.

      Donc beaucoup de Français gagne des revenus mais pas forcément « leur vie » (chômeurs inclus)!

      Pour les Français, je sais que si les bonnes manières de la Baronne de R. disait qu’on ne parle pas d’argent en public, elle ne disait pas que chacun en était, en fait, obsédé, jalousement envieux envers ceux qui en avaient plus (forcément suspects = 2ième « autre ») mais très jaloux aussi de leurs propres petits privilèges personnels très jouissifs!

      Ajouter un amour de la polémique avec un adversaire à écraser ( 3ième « autre ») (ce n’est pas notre cas, ici!).

      Puis, très logiquement, se trouver un ennemi « national » (pour rassembler »), et là, vous avez le choix: sans doute dans les 13 spots dans le monde où l’armée française est présente (pour « protéger », évidemment! La population? Non, les revenus français, bien sûr – 4ième « autre »), mais surtout « Bruxelles », « l’Europe » (5ième autre), en fait l’Union Européenne, où rien n’est pourtant décidé sans l’aval du président français, le vote des parlementaires européens français et des députés de l’a.n. française, ce qui n’empêche pas de prétendre que c’est la faute à Bruxelles.

      C’est logique: quand on se pense naturellement et spontanément « supérieur », on a besoin d’un bouc émissaire (ou de plus): donc « haro sur le baudet »!

      Regardez au-delà de vos frontières: quand on a fait des bêtises et qu’on est sans le sou, on fait « ceinture »!

      E.Macron a déjà essayé que les autres payent pour la France, sans beaucoup de succès!
      Donc il faudra y passer!

      Avec E.Macron? Ben oui! Pas le choix avant plus de 4 ans!

      Un peu de courage (il en faudra!)!

  • Le pire des conflits d’intérêts c’est public/public (oublié dans la loi de moralisation de Jupiter1er)

    Comment peut on imaginer qu’un énarque, inspecteur des finances, Président élu, avec son gouvernement de hauts fonctionnaires, comme lui, puisse moderniser et responsabiliser la haute administration (et la gabegie de dépenses publiques qu’elle tolère… ) ?

    L’oligénarchie est incapable de se remettre en cause.

    • @ P.Litbank

      Non, je ne vous suis pas!
      Qui, en France, peut encore croire que quelqu’un sorti de l’ENA est autre chose qu’un privilégié pistonné?

      Mais dans les ÉNArques, certains le sont plus que les autres (ministres ou présidents, influenceurs masqués pour les surdoués).

      L’ambition n’est compatible qu’avec le sommet, par définition!

      Et le sommet, c’est aussi régner sur ses condisciples (en les appelant toujours « Cher Ami », bien sûr!)

  • J’adhère à ce qu’exprime cet article : « le jeu n’en vaut pas la chandelle »…car les réformes sont vraiment mineures.

    Aller au crash avec les forteresses CGT et Sud-rail parait inéluctable si l’on veut que le pays ne soit pas verrouillé de toute part, mais AU MOINS il faut casser dans les 2 à 5 ans (pas dans 30 à 35 ans en ne touchant que les nouvelles embauches) le fameux « statut » qui, pour ne manifestement être que très peu intéressant si l’on écoute ceux qui « en profitent », vaut cependant bien une grève très dure tant il est finalement TRES intéressant : sinon pourquoi faire une grève dure ?

    A défaut, comme disait Coluche, certains (les anciens titulaires de ce fameux statut) seront plus égaux que les autres !!
    Et que des personnes de gauche (plutôt extrême d’ailleurs) puisse justifier d’une telle inégalité laisse passablement rêveur…

    Et il faudrait « en même temps » casser les privilèges indus des CGTistes des Electriciens et Gaziers. Privilèges dont la fonction publique d’état ne profite d’ailleurs même pas !

    Enfin et surtout faire de même avec les privilèges de la classe politique.

    En revanche un tel combat, si mené à terme avec détermination, provoquerait un blocage de notre pays pendant de longs mois, avec des désordres sociaux par « agglomération » des mécontents (L’extrême gauche est à la recherche de l’étincelle salvatrice) tels que 68 pourrait passer pour une simple crise d’adolescence…
    Sommes nous prêts ???

    Ce qui en définitive fait comprendre pourquoi ce gouvernement n’a que des objectifs mineurs…avec des résultats qui seront proportionnels.

    La France continuera donc à s’enfoncer mais « juste » un peu plus lentement…(A l’image de notre équilibre budgétaire)

    • La citation originale est due à George Orwell dans « Animal Farm », elle stipule que « All animals are equal » mais le cochon Napoleon et son état-major de porcs y ajoute « but some animals are more equal than others ».

    • @ Balthazard

      N’est-ce pas ça la « technique Macron »? Créer des « brèches » sans « tout casser tout de suite » (dans un barrage, une brèche ne reste pas telle quelle très longtemps!).
      La politique est aussi la gestion du temps donc un jeu de patience!

      • « technique Macron », c’est comme les « autocars Macron », une solution lente et bon marché à une infime partie du problème, et présentée comme la merveille des merveilles, voire comme la pierre philosophale.

        • @ MichelO
          C’est pourtant la solution alternative proposée par les « blousons rouges » de la SNCF pour palier le manque de trains bloqués artificiellement par cette grève ridicule!

          C’est aussi une bonne solution pour les « petites lignes » assez désertées par les usagers: le bus met plus de temps entre départ et terminus mais n’a pas besoin de gares ni de voies sur site propre pour rendre bien plus de services, et plus fréquents, sur le trajet par les villages traversés! (question de densité de population)

          Le monopole SNCF n’a déjà plus d’avenir avec l’ouverture à la concurrence!

          Les autres compagnies ferroviaires européennes ne viendront pas « perdre de l’argent » en France, évidemment! Elles viendront vous concurrencer, au bénéfice de l’usager, c’est clair!

          • Les gilets rouges sont payés pour vous expliquer que la SNCF ne peut rien faire pour vous. Je crois qu’on pourrait faire des économies…
            Quant aux petites lignes, l’intérêt de faire aller de gare en gare par la route un car malcommode pour les gens autres que les jeunes athlètes sans bagages, alors qu’il y a une ligne de chemin de fer qui relie ces gares, ça me paraît étrangement discutable. La question est de savoir pourquoi les usagers désertent les petites lignes. C’est sûr que quand le conducteur ou le contrôleur, à tour de rôle, prennent leur service avec 29 minutes de retard une fois sur 4, que la correspondance avec la grande ligne au terminus n’est assurée que quand ils n’ont rien de mieux à faire, et qu’il y a que deux allers-retours par jour à des heures qui ne correspondent ni aux usagers qui travaillent, ni à ceux qui veulent aller aux commerces de la ville, il vaut encore mieux se compliquer la vie à prendre le car dont l’opérateur a fait une école de commerce, lui.

  • Jupiter s’est mis lui même dans une impasse avec la SNCF. L’arroseur arrosé…

    Clairement il s’agit encore d’une réformette puisque l’on ne touche ni au PDG, ni à l’organisation, ni au statut, ni aux retraites ni aux 50 % de lignes qui font 3% du trafic… Tout juste une modification du statut juridique (même pas un début de privatisation) pour éponger la dette. Ce dont les cheminots devraient se rejouir ! Une réforme à minima pour honorer les engagements pris vis à vis de Bruxelles.

    Pour crédibiliser sa réforme, Jupiter a donc agité le chiffon rouge (ordonnances) afin de provoquer la réaction qu’il souhaitait, c’est à dire un mouvement de protestation susceptible de prouver qu’il était justement bien en train de réformer le pays, dont la SNCF. En pensant que l’opinion publique serait derrière lui.

    Mais, au final, l’arroseur arrosé n’aura ni l’un, ni l’autre…. ni une vraie réforme de la SNCF, ni le ralliement de l’opinion publique derrière ses manœuvres et un coup malheureux et innopportun à notre croissance économique du moment. Zéro pointé

    • @ P.Libtank

      Ça risque quand même de bien attirer l’attention sur ce que coûtent les « privilégiés » SNCF à la communauté nationale: rien n’est réglé mais la « brèche » est faite: tous les « amateurs » pourront s’y engouffrer!

      Et E.Macron ne partira sans doute pas avant 4 ans et 6 semaines! Il en coulera de l’eau sous les ponts d’ici là!

  • Encore du Macron bashing écrit par un filloniste aigri qui n’a pas digérer la défaite de son héros libéral…les commentaires sont du même acabit…

    • Les faits rien que les faits

    • Ce n’est pas de l’anti-Macronisme primaire.

      Ne pas confondre mouvement organisé vers une direction claire et mouvement Brownien (« en marche »…Vers quoi ?) auquel s’apparente le gouvernement actuel, cela « échauffe » mais rien n’avance vraiment.

      Ne pas croire, non plus, que c’est parce que les gouvernements précédents n’ont pas fait mieux, que pour autant celui-ci fasse très bien.

      En réalité, pour que les réformes se fassent sans trop de convulsions, il faudrait, au minimum, un consensus National.

      Ce qui vous le noterez contient le mot « Nation ».

      Le « vivrensemble » ne fait pas une Nation mais une juxtaposition de communautés, qui, au mieux, ne s’affrontent pas, se tolèrent et ce même pas dans un même lieu…

      Si, à la Libération, l’intérêt National a pu prévaloir sur l’opposition entre les communistes (FTP aux ordres de Moscou) et les Gaullistes, c’est parce qu’au delà de ces convictions partisanes l’esprit de Nation existait encore un peu.

      Ce fut d’ailleurs délétère puisqu’à l’origine des fameux « statuts spéciaux », notamment de la SNCF…que l ‘on paye depuis !

      Je le répète : Ce qui fait que l’on dépasse les clivages politiques dans l’intérêt commun : c’est la notion de Nation. Intérêt National…
      L’Europe n’est même pas un ersatz en la matière.

      A l’heure actuelle rien n’unit la Nation (dernière illusion : Coupe du monde de foot 1998, c’est dire « le niveau ») et l’on s’achemine vers des affrontements variés.
      C’est malheureusement inéluctable.

      « Cerise sur le gâteau » , « en même temps », il y a les attentats et l’immigration totalement incontrôlée avec, encore dans ce domaine, un échec majeur de l’Europe.

      Donc : Tout ne va pas très bien chers « Macronistes »…et les réponses données, même si parfois dans le bon sens, sont particulièrement insuffisantes. Et l’on ne peut que le regretter.

      • @ Balthazar
        Vous ne réfléchissez que dans l’histoire et le passé!

        L’actualité, c’est l’Union Européenne (ce ne fut que votre seul choix national!), qui vous dit de mettre de l’ordre dans vos finances (les « piliers » de Maastricht votés avec le traité de Lisbonne, mais, en fait, simples règles de bonnes gestion).

        L’immigration: la France n’a pas à se plaindre: l’immigration est « humainement » contrôlée (On raie les Droits de l’Homme?).

        Les attentats: qui va tuer et bombarder en Syrie et qui a des militaires dans 13 points du globe, pour des prunes?

        Pas du tout un échec de « l’Europe » qui n’a pas d’armée et de police que nationales!

        L’U.E. ne peut servir de perpétuel bouc émissaire à la France, quand on est un peu informé!

        Faire une brigade avec l’Allemagne, ça fait bien dans le décor, au défilé du 14 juillet et puis … rien!

        Tant que la France n’aura pas choisi entre « plus d’U.E. » et/ou son « souverainisme », elle restera inutile pour l’U.E. et pour Elle-même!

        • Je ne suis pas du tout anti-peuples Européen (I.d. autres que Français), pas plus d’ailleurs contre les échanges commerciaux et pas du tout nostalgique de la période où nos peuples s’affrontaient sur les champs de bataille.

          Mais on ne raye pas 2000 ans d’histoire d’un trait de plume en faisant fi de la volonté des peuples.

          Je milite pour une Europe des Nations. Ce qui ne veut pas dire pas d’Europe et encore moins pas de liberté.

          Ce qui est particulièrement dommage c’est que la France n’ait pas assez de rigueur par elle-même pour faire de la bonne gestion et effectivement ce n’est pas la faute de l’Europe.
          Que l’Europe ait dû servir de garde chiourme en ce qui concerne le déficit et la dette est une honte.

          Le référendum Français de 2005 n’a pas été respecté et contourné par le traité de Lisbonne et c’est également honteux. (Ce ne serait jamais arrivé en Suisse).
          Sauf erreur les Danois ont vu également leur vote bafoué, puis ils ont « monnayé » ce refus.

          Pensez-vous que sur ces bases d’emblée instables, voir iniques, on puisse avancer de manière pérenne ?

          Enfin en ce qui concerne l’armée ou « les armées » Européennes: Un Norvégien va-t-il mieux se battre pour l’Europe ou pour la Norvège ?
          Avez-vous conscience de l ‘extrême faiblesse des armées Européennes qui se sont appuyé depuis 60 ans sur l’OTAN et les USA ?

          Le principe des alliances marche très bien sans pour autant perdre son identité.

          De même j’apprécie avoir des amis Allemands (plutôt d’ailleurs qu’Européen même s’ils le sont).

          Enfin si je parlais de Nation c’est pour bien mettre l’accent sur ce qui unit un peuple…et en l’occurence ce n’est pas (encore) l’Europe.

          • @ Balthazar

            C’est vrai! Mais « l’Europe des Nations », ça nous ramène à Ch.De Gaulle (qui se voulait aussi indépendant de l’OTAN) donc 49 ans en arrière comme si rien ne s’était passé depuis: mondialisation, globalisation, ouverture des marchés, mur de Berlin tombé, URSS devenue Fédération de Russie avec autonomie des pays « satellites », Chine très réveillée, Inde en ascension, Afrique en croissance, … WW3 a déjà sans doute commencé depuis quelques années et ce sera bien une guerre économique: alors la France autonome qui dévaluait souvent, a adhéré à l’€, geste d’adhésion à l’U.E., forte de +/- 450 000 000 de « consommateurs » dont aucun autre macro-partenaire ne se moque.

            La France seule n’y parviendrait sûrement plus toute seule! L’illusion ne remplace pas la réalité!

            Si vous voulez un Frexit, faites-le!
            Le U.K. l’a fait!
            Bon, ça ne se passe pas aussi facilement que souvent prédit, ici, mais le génie français réussira!

            L’U.E. y résistera, la France?

            • Les 28 pays pourraient quitter l’UE qu’elle y résisterait sans peine. C’est bien là le problème…

            • Débat habituel : je vous parle Nation, vous répondez économie. Le registre n’est pas le même.

              L’Europe était un marché commun.
              Elle est devenue une illusion politique , tant intérieure qu’à l’échelon international: ambassadeur Européen ?

              Si l’Europe était une Nation, l’Allemagne et les pays du Nord répartirait les richesses de leur excédent budgétaire sur le développement des pays du Sud ce qui est uniquement « un peu » le cas par le QE.
              C’est une soupape de sécurité pour lâcher un peu de pression…
              Ce qui d’ailleurs pérennise le problème puisque Macron ne fait rien réellement pour diminuer les dépenses publiques (argent peu cher).

              Je comprends tout à fait que le travail et la rigueur des uns ne peut compenser les valeurs inverses des autres et veuillez noter que je REGRETTE INFINIMENT que la France n’ait pu être gérée correctement depuis le début des années « 70 ».

              En quelque sorte vous défendez l’idée Européenne sur le fait qu’il faut bien que la France soit sous tutelle de l’Europe pour qu’elle cesse d’être immature.
              C’est juste sur le fond…mais pas du tout motivant pour être pro-Européen et même insultant.

              Ensuite l’Europe et les Européistes menacent des sept plaies de l’Egypte tout pays qui aurait l’outrecuidance de les critiquer, qu’il soit de l’Est ou du Sud. Que d’amour ! Que d’unité !

    • Fillon libéral avec les 600 milliards de dettes qu’il a faits entre 2007 et 2012. Qu’est ce qu’il ne faut pas lire comme idioties.

  • la 1ére réforme ‘qu’il devait faire c’était de mettre à plat la finance de ce pays..les recettes,les niches fiscales,les sudventions ,les dépenses. ..A partie de ce moment là regler les problemes….il n’est pas capable de 0% de déficit l sur un budget annuel..et avoir une dépense à moine de 50%
    toit le reste pipeau!!!

  • @ STF ..je suis pour aussi et écrit 2 députés et sénateurs par département. supresseion du conseil économique et social ne sert à rien à part caser les copains …supression de sudvension dés syndicats ,de là Presse et dés journalistes ..des commissions à foison qui ne sert à rien..a part de prendre du pognon. ..mais là,je rêve. ..

    • @ Lou 17
      Non, pas du tout!
      Beaucoup de « libéraux » sont très attachés à l’argent; le leur, bien sûr!

  • Jean Roule Du Cable
    4 avril 2018 at 3 h 09 min

    Macron et Hollande ont un point commun à l’origine de leurs ennuis : leur technocratie, qui n’a, contrairement au personnel politique, aucun souci de calendrier electoral…
    Elle peut donc inciter fortement le politique à prendre des mesures impopulaires sinon débiles comme le 80 km/h, elle peut l’amener à renier ses promesses, elle peut exiger qu’il reste droit dans ses bottes… elle s’en fout, elle lui survivra !
    Il est déjà loin le temps où, sur une reforme pourtant complexe comme la loi travail, le gouvernement avait su ouvrir des portes de négociation. Depuis le début de l’année, le ton a changé : il est devenu inutilement intansigeant, quasi martial… du genre de celui qu’on arbore avant de baisser son froc !
    Un petit Mai 2018 ne ferait pas de mal à ce gouvernement d’autistes…

  • Les commentaires sont fermés.

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