La COP23, nouvel échec

On assiste à une sainte alliance entre les écologistes tiers-mondistes et la grande finance, le tout orchestré par l’Union européenne, sous le regard amusé du géant américain qui a désormais pris congé de toute cette mascarade.

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La COP23, nouvel échec

Publié le 18 novembre 2017
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Par Alain Préat, Henri Masson et Drieu Godefridi.

La fête des écolos à Bonn — la COP23 — est finie. Les déguisements d’ours blancs sont rangés jusqu’à la prochaine COP. Les activistes ont dû se contenter de la terne Bonn faute d’avoir le plaisir d’aller dans les îles paradisiaques Fidji auxquelles il incombait de présider cette rencontre, mais qui manquaient d’infrastructures pour accueillir les milliers de touristes écologistes habituels. (Rassurez-vous, ces îles se portent bien, elles ne risquent nullement d’être submergées.)

L’énième échec de la Conférences des parties (Conference Of Parties – COP) à la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques ne surprend plus. Sauf quelques irréductibles, comme la RTBF (service public belge) ou France 2, les médias n’en ont d’ailleurs que très peu parlé. Si vous avez la curiosité de regarder en dehors de la France et de la Belgique, vous vous serez aperçu que cette grand-messe a déçu dès avant sa tenue. À force de crier au loup vous devenez inaudible.

L’illusion de l’Accord de Paris

En réalité, à part la COP-21 qui a donné l’illusion d’un succès avec l’Accord de Paris – mais qui est de fait un échec total, tellement cet accord est vide, et orphelin depuis le départ américain –  les COP se succèdent sans que rien de concret ne soit décidé.

Comment pourrait-il en être autrement puisque limiter les émissions de CO2 n’est réalisable que par deux moyens : le développement massif du nucléaire – ce que les écologistes des COP refusent obstinément — ou bien par la récession, ce que les écologistes « profonds » (deep ecology) réclament de manière tout à fait cohérente mais que les gouvernements refusent car cela plongerait nos populations dans la pauvreté et la régression (au sens strict).

Certains se consoleront en songeant qu’une poignée de pays s’est tout de même engagée à ne plus utiliser du charbon pour produire de l’électricité. Qui a signé cet accord ? La Belgique. Rappelons que la dernière centrale belge au charbon, celle de Langerlo, fermait en avril 2016 ! La Belgique a rejoint le Luxembourg et les îles Fidji … qui ne consomment pas davantage de charbon.

La faillite du processus onusien

L’échec est non seulement celui de ces conférences devenues totalement inutiles mais plus généralement des politiques prétendument « vertes ». On assiste, pour qui veut bien l’admettre, à la faillite de tout le processus onusien.

La Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques était adoptée en juin 1992 lors du Sommet de la Terre qui s’est tenu à Rio de Janeiro.

Depuis 1992, les signataires se perdent en paroles, en textes abscons et en voyages –  générant autant d’émissions de CO2 qui sont « compensées » (terme qui désigne comme dans les religions la pénitence pour la faute commise) financièrement par les contribuables – tandis que les émissions de CO2 ne cessaient d’augmenter : plus 54% en 25 ans ! Tout est dit. À quoi ces messieurs-dames vous rétorquent, comme le font les socialistes depuis 150 ans : sans nous, ce serait pire ! Heureusement que le ridicule ne tue pas…

Le problème de l’argent

L’échec était si prévisible qu’avant même cette rencontre le Président Macron avait déjà convoqué une autre réunion pour essayer de sauver l’Accord de Paris. Alors que le processus officiel depuis 1992 est celui des COP, la France organise une autre rencontre sur le cœur du problème : l’argent ! Oui c’est in fine bien là que réside l’espérance du monde de la finance si cher au président français : pouvoir manipuler les cent milliards de dollars PAR AN prévus dans le Fonds vert que la COP-19 avait annoncé.

Comme le disait feu le Pr. Istvan Marko ce fonds devrait – aurait dû convient-il d’écrire puisque personne ne va mettre la main dans la poche des contribuables pour lever cette somme titanesque –  servir à transférer de l’argent de la poche des classes moyennes occidentales vers les comptes en banque des riches dirigeants de pays moins développés, notamment africains et asiatiques, par l’intermédiaire de la grande finance.

Alliance écolos – grande finance

On assiste ainsi à une sainte alliance entre les écologistes tiers-mondistes et la grande finance, le tout orchestré par l’Union européenne, sous le regard amusé du géant américain qui a désormais pris congé de toute cette mascarade.

Les déguisements des ours blancs vont ressortir en novembre 2019 à Katowice qui va accueillir la COP-24. Les journalistes de France 2 et de la RTBF ne tarderont pas à réserver leur billet d’avion et l’hôtel pour s’assurer que le Wallon et le Français moyens seront à nouveau saisis d’effroi pendant 15 jours. Katowice ?

Oui, le centre houiller de la Pologne. Qui n’a pas signé la déclaration de sortie du charbon car celui-ci produit 84% de son électricité. Si on veut aller de progrès en progrès, puisque l’Allemagne qui était l’hôte de la COP-23 produit 47% de son électricité à partir de charbon, la COP-25 devrait avoir lieu en Afrique du Sud, qui génère 94% de son électricité à partir de l’ennemi numéro un des COP.

Ainsi la mascarade atteindrait-elle des proportions cosmiques.

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  • faire un forum de l’écologie ,obtenir des promesses non tenue..regarder l’Allemagne avec le charbon…voir EDF qui dit tout et son contraire ..charbon aussi !!!…chacun défendant son mode de vie !!!

  • Non, la COP23 n’est pas un échec : Voyages, renommée, petits fours, séjours tout frais inclus, promotions pour conférences de soutien aux industriels promoteurs et doxas gouvernementales, valorisations politiques et individuelles par la prestituée, etc.
    Tout baigne !
    .
    Et tout cela  »justifiera » plus de taxes et d’imposition de produits  »verts » !
    On vit une époque formidable …

  • À part Le Monde qui se préoccupe de ses COP ?
    23 COP déjà , de combien a diminué la production de produits fossiles….malgré les éoliennes et le solaire , on produit toujours plus…on installe des gazoducs supplémentaires , et on a un mal fou pour augmenter le prix de ses énergies..heureusement , il y a les taxes..les COP permettent de justifier toutes ces taxes aux yeux des contribuables…l’énergie gratuite n’est pas pour demain !

  • « les émissions de CO2 ne cessaient d’augmenter : plus 54% en 25 ans !  »
    D’où proviennent ces chiffres absurdes ?
    L’air contient 0,0400 % de CO2, soit 400 parts par million de volume.
    + 54% ?
    On obtiendrait 0,0616 % ! Ce qui est non seulement faux, mais insignifiant !

    • Mon grand-père apprenait à l’école qu’il en contenait 0.028%. Il apprenait aussi que le CO2 est excellent pour la croissance des plantes via la synthèse chlorophyllienne, et autres « banalités » essentielles à développer des esprits libres et constructifs.

      • @ MichelO
        Oui, donc on est passé de 0,028 à 0,0403 ppm (si les mesures ont été faites de manière exactement identique!)

        Pour moi, le CO2 (pas vraiment toxique) n’est qu’un indicateur de la « combustion » (moteurs-chauffages ou pétrole-charbon: la surface boisée française est en progression depuis un moment, déjà.), combustion qui produit bien d’autres corps plus toxiques dont NO, « particules », sels de métaux lourds etc … et ça, dans une grande ville, ça pue, c’est toxique pour la respiration, au moins, et désagréable.

        Là, oui, je suis « écologique », n’adorant pas le « smog », le port sans doute inutile d’un masque en papier, la puanteur et la saleté ni l’offense aux bâtiments de pierre symboliques de votre histoire!

        À la campagne, c’est moins problématique mais les grosses industries s’y trouvent et « rejettent » et les paysans travaillent au « moteur » toute la journée, sans « contrôle technique » en utilisant des pesticides, dont le glyphosate, tête de turc, sans doute innocente!

        Il n’est pas encore exclu que les lignes électrique à très haute tension, outre les pertes idiotes en chaleur par effet-résistance, émettent au pied des pilonnes des ondes électro-magnétiques toxiques pour certains bestiaux sensibles!?!

        Il me semble légitime de limiter la toxicité de l’activité humaine sur l’environnement, si possible (et c’est possible!): nous avons tous à y gagner en qualité de vie: qui adore perdre 1 heure ou 2 ou plus dans les embouteillages parisiens quotidiens, 2 fois par jour? Des véhicules électriques, en files, suivant le véhicule précédent, sans à coup, selon un itinéraire programmé sans risque d’accident et sans aucun effort, de façon individuelle ou collective: ce n’est plus un rêve, c’est déjà faisable.
        Et quel entrepreneur verrait d’un mauvais oeil une économie substantielle sur le coût de l’énergie consommée par son entreprise devenue moins toxique?

        Il y a une place raisonnable pour une écologie sensée qui épargne l’énergie, diminue ou recycle les déchets, et en conséquence, pollue moins son cadre de vie.

        L’expérience du tri des déchets sur quelques longues années montre bien que la population est prête à renoncer aux gaspillages de toutes sortes, non pas par contrainte mais par discipline personnelle choisie qui, en masse, n’est pas sans effet. L’état économique actuel de la France n’est sans doute pas étranger au processus!

        • Moi aussi, quand j’étais jeune, je croyais à une place pour une écologie sensée. Aujourd’hui, je suis convaincu que l’écologie sensée a un tel rôle de cheval de Troie pour une écologie insensée que le remède est pire que le mal. Personne ne pollue par plaisir, ni ne choisit délibérément des options non rentables. En revanche, chacun rêve d’un bon argument pour décider à la place d’autrui de ce qui est bon pour lui (et pour la planète), c’est la seule justification de l’écologie telle qu’elle existe aujourd’hui. Elle est profondément malsaine, car elle suppose que les autres ne sont pas responsables, et quand bien même cela arriverait parfois, que la solution est de décider à leur place plutôt que de leur donner les moyens de le devenir.

    • C’est 54% de plus des émissions de CO2 pas 54% de plus de CO2 dans l’atmosphère. Avant même que l’homme existe sur terre il y avait déjà du CO2, l’activité humaine ne fait qu’en ajouter un tout petit peu.

      • Si vous consultez les courbes de CO2 dans l’atmosphère analysé dans les glaces de la base de Vostok, on constate qu’il y eu tous les 125.000 ans de brusques augmentations, bien que l’homme fut rarissime sur Terre!

  • COP23: La grande hypocrisie de l’Allemagne, championne de la transition énergétique, où 43% de l’énergie électrique est produite à partir du charbon (lignite); dans le même temps certaines villes interdisent l’accès aux véhicules diesel trop polluants! http://www.lalibre.be/actu/planete/allemagne-cette-mine-de-charbon-c-est-le-pays-de-mordor-et-nous-sommes-les-hobbits-on-vit-dans-la-foret-reportage-5a0f14ffcd707514e8caf89d#.Wg_qodWdvMs.facebook

  • Je me demandais bien d’où venait cet acharnement du Gouvernement, relayé par les journalistes, pour supprimer les voitures alimentées au diesel alors que les analyses prouvent qu’elles ne polluent pas plus, sinon moins, que les voitures à essence…

    Je me doutais qu’il y avait « anguille sous roche » mais je me demandais bien où était l’intérêt de cette fureur, de cette obstination et de cette ténacité à éliminer de toute urgence tous les véhicules au diesel !

    Eh bien voilà la réponse, toute simple, toujours une affaire de gros sous….

    Hé oui, les journaleux nous prennent tous pour des billes et tout le monde suit sans réfléchir !

    C’est un ingénieur chimiste de Total qui vous le dit….
    > >

    Lu dans les 4 vérités,discours officiel : « il faut éliminer le diesel, dangereux pour la santé parce qu’il émet des particules fines ».

    Archi-faux ! C’était peut-être vrai, voici quelques années mais les diesels actuels sont équipés de filtres qui piègent ces particules fines à hauteur de 99,9 %, c’est-à-dire qu’ils n’en rejettent quasiment plus du tout.
    > >

    Alors, pourquoi ce mensonge éhonté destiné à nous culpabiliser pour nous inciter à rouler tous à l’essence?
    > > C’est très simple.

    Prenons deux automobilistes parcourant 15000 km par an.

    – L’un possède un véhicule essence, consommation 8,5 litres aux 100 km.

    – L’autre possède le même modèle du même constructeur équipé d’un moteur diesel, équivalent en puissance, consommation 5,8 litres aux 100 km.

    1er cas :consommation annuelle : 1 275 litres, taxés à 0,86 EUR = 1096,50 EUR.

    2e cas : consommation annuelle : 870 litres, taxés à 0,66 EUR = 574,20 EUR.
    > > Soit 522,30 EUR de différence.

    Avec un parc automobile de 38 millions de véhicules, il est facile de calculer que la disparition programmée du diesel représentant environ 60% des motorisations actuelles, permettrait à terme, un « racket fiscal »supplémentaire de plus de 11 milliards d’euros par an.

    Il ne faut pas chercher ailleurs la véritable raison de la volonté gouvernementale de tuer le moteur à gazole.

    Alors, si vous en avez marre qu’on vous prenne pour des imbéciles et de vous faire plumer au seul bénéfice financier de nos gouvernants RÉAGISSEZ et VOTEZ MIEUX !

    Et si cette information vous paraît pertinente, alors transmettez !
    > >
    > > De plus, les différentes interdictions ne vont pas vers les bus, les cars, les camions et surtout pas vers les bateaux et les avions . . .
    > > Bizarre !

    • Un prétexte pour augmenter les taxes sur le gazole. Une brillante idée de notre président Macron qui avait déjà inspiré les augmentations dingues de Hollande!

  • Que la fête aurait été belle s’il ne manquait pas les bons gros $$ de l’oncle Sam.

  • La bêtise, infinie comme disait Einstein, et un manque total du sens du ridicule distinguent les écolos de l’homme normal.

  • Les commentaires sont fermés.

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