La gauche et l’argent, une longue histoire d’amour

La savoureuse arnaque de la lutte des classes : enrichissons-nous du pouvoir absolu et appauvrissons le peuple !

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La gauche et l’argent, une longue histoire d’amour

Publié le 20 octobre 2017
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Par Aurélien Véron.

La gauche a toujours été fascinée par l’argent. Tout, pour elle, se ramène à l’argent. Mais avec une saisissante asymétrie, ses zélateurs mettent autant d’ardeur à s’enrichir eux-mêmes qu’à s’attaquer à la richesse d’autrui.

Elle a supprimé de son programme toute allusion aux choix individuels, à la liberté et au bonheur pour s’attaquer à d’autres priorités : gommer les différences – renommées « inégalités » – et imposer à tous des valeurs collectivistes qui se traduisent par une infantilisation continue des citoyens.

Ces derniers sont ainsi continuellement appelés à s’appauvrir – l’argent, c’est le péché – et à suivre la ligne officielle du pouvoir sur la parentalité, l’alimentation, les déplacements, la culture, le logement et tous les autres aspects de la vie quotidienne.

Cette schizophrénie quasiment pathologique devient évidente à l’extrême-gauche. Cette « gauche de la gauche » n’a pas compris, contrairement à la gauche classique qui a su s’enrichir très largement du pouvoir local et national ces dernières décennies, qu’il fallait profiter de sa richesse et de ses privilèges dans une discrétion absolue.

Rétropédalage

Et conserver le secret de ces pratiques comme nous l’a rappelé Bruno Le Maire – « la dénonciation ne fait pas partie de mon identité », surtout s’agissant de ses collègues – avant de rétropédaler avec énergie. Peut-être cette extrême-gauche n’a-t-elle pas non plus bénéficié de la complicité de médias connivents aux pratiques apparemment tout aussi choquantes.

La presse politique tend à estimer que le patrimoine –même mal acquis – relève de la vie privée dans le monde politique, à l’instar du harcèlement sexuel. Contrairement à la vie civile où la délation – essentiellement fiscale et sociale – est fortement encouragée par les pouvoirs successifs.

Mais voilà, l’extrême-gauche a repris du poil de la bête. Écrasée par le parti socialiste depuis les années Mitterrand, elle s’est récemment émancipée de sa tutelle sous les coups de boutoir de Jean-Luc Mélenchon.

La manne publique aux Insoumis

Ses derniers succès électoraux ont coupé les sources de revenu des socialistes, plus habitués à vivre sur le dos de la république qu’à travailler pour se nourrir. Tandis que nombre de socialistes cherchent – pour ceux qui n’ont pas le statut de fonctionnaire – un emploi dans le secteur privé, c’est au tour des Insoumis de profiter de la manne publique et des avantages offerts à ceux dont le pouvoir s’étend.

La jeune quadra Raquel Garrido n’a eu aucun scrupule à accepter le poste d’ambassadrice de C8, la chaîne de l’un des 9 milliardaires dont elle ne cesse de dénoncer le « contrôle oligarchique ». Mélenchon avait manifesté moins de respect pour l’oligarque lorsqu’il avait renvoyé avec un effroyable mépris Cyrille Eldin, tel le chien à son maître : « retournez voir Bolloré ! »

L’égérie du très anticapitaliste Mélenchon peut dorénavant se déclarer mi-avocate, mi-journaliste lorsqu’il s’agit d’interrompre le président de la République. La même Raquel Garrido qui manifeste les symptômes de la phobie administrative bien connue à gauche.

Elle aime le peuple

Sauf quand il s’est agi d’obtenir un appartement HLM à Paris (80m2 pour 1200 euros/mois), avantage qu’elle semble avoir du mal à abandonner, elle et son député de mari.

En plus des 32.215 euros de dette de cotisations et contribution aux droits de plaidoirie, elle aurait reçu des relances de l’Urssaf pour 6.113 euros en mars 2016 puis septembre 2017 selon Le Canard Enchaîné. Du pur Thévenoud. Mais elle, c’est différent : elle aime le peuple.

Bref, les leçons de morale cinglantes, c’est pour les autres. À elle la souplesse dans le paiement des factures et charges sociales. À elle le mélange des genres et les conflits d’intérêt.

Reconnaissons qu’elle n’est pas entièrement responsable de ce travers. Son mentor le camarade Mélenchon n’a-t-il pas un goût prononcé pour le luxe ? Pour rejoindre le train de vie de ce millionnaire – sans n’avoir jamais travaillé – amateur des voyages en première classe, les Garrido-Corbières ont intérêt à se lever tôt.

La richesse par la politique

La réalité montre que les dirigeants d’extrême-gauche choisissent l’engagement politique pour obtenir la richesse qu’ils n’ont su mériter par le travail dans le monde de l’entreprise.

Leur voie n’est pas celle de la performance, ni celle de la valeur ajoutée, mais exclusivement celle la démagogie, voire de la violence. Tout est bon pour virer les concurrents et leur couper leurs droits afin de les exproprier sans risque. Et de récupérer leurs biens. Mélenchon dans l’opposition, son enrichissement reste modeste. Mais une fois au pouvoir, ne doutons pas de sa capacité d’ajouter quelques zéros à la valeur de son patrimoine.

Comme tous ses camarades partageant la même hystérie idéologique dans le monde. Dans les pays tenus par des anticapitalistes de choc, les inégalités ont disparu : le peuple s’est retrouvé sur la paille dans son intégralité tandis que la petite caste au pouvoir s’est prodigieusement enrichie sur son dos.

Des pratiques gauchistes connues

Les pratiques des hauts dignitaires soviétiques sont certes connues de tous, mais c’est de l’histoire ancienne. Plus récemment, les exemples pullulent. Le premier client actuel d’une marque française de haut luxe, c’est le parti communiste chinois.

Côté Amérique latine, l’amateur de rolex, feu Fidel Castro, a toujours mené grand train, possédant des yachts et plusieurs résidences luxueuses comme l’ont raconté Juan Reinaldo Sanchez et Axel Gyldén.

À côté, feu le révolutionnaire Chavez est mort richissime – la fortune de sa fille Maria est estimée à 4.2 milliards -, porté jusqu’au bout par quelques Boligarques (oligarques de Bolivar) pendant que les Vénézuéliens faisaient désespérément la queue devant des étals vides.

Mais ces pratiques d’enrichissement personnel considérable et d’appauvrissement des masses laborieuses relèvent d’une logique imparable. La gauche dure a besoin d’électeurs envieux, jaloux et mécontents de leur sort.

Sa stratégie consiste à entretenir la population la plus large possible dans la précarité afin de conserver sa base électorale, et de détourner son regard des causes de son malheur au détriment de ceux qui parviennent à s’en sortir malgré tout. C’est la savoureuse arnaque de la lutte des classes : enrichissons-nous du pouvoir absolu et appauvrissons le peuple !

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  • Votre analyse de l’amour de l’argent de nos élus politiques qui critiquent les riches me rappelle une histoire de chef africain pour l’élection à un poste de super chef. Le sortant se vantait d’avoir gagner beaucoup d’argent grâce a sa position de chef, et qu’il fallait mieux voter pour lui car il avait gagner assez d’argent et serait moins gourmand alors que son adversaire profiterait de son poste pour s’enrichir lui aussi . Donc le peuple ferait des économies en votant pour lui.

  • Dans le genre vomissure c’est réussi.
    Conserver cet article car en changeant les noms et quelques thermes il est adaptable pour une grande majorité de nos politiciens et grands entrepreneurs spécialistes de l’escroquerie.
    Le système journalistique n’y échappe pas.

  • Pourquoi les gens de gauche ne devrait-ils pas aimer l’argent ? Ils sont comme tous les humains. Et sans doute même que certains voudraient devenir plus riches encore. Là n’est pas le problème. C’est leur fond de commerce idéologique basé sur une redistribution interventionniste qui est malsaine surtout lorsqu’il s’agit de taper par facilité dans les richesses produites par d’autres ou en créant de la dette.

    • Relisez l’article.

      • Pourquoi faire ? Pour penser comme vous parce ce qu’on est libéral il faut détester la gauche sans nuance. C’est très raisonnable comme attitude. La plupart des gens que je connais qui se disent de gauche ne donnent aucun signe extérieur de l’être. Ah l’humain et ses paradoxes…

  • Mélenchon […] ce millionnaire– sans n’avoir jamais travaillé –
    .
    En bon marxiste-léniniste, dispensé de toute activité professionnelle, il a de qui tenir !
    Marx n’avait-il pas été « entretenu » par son ami Engels ?
    Lénine est connu également pour n’avoir jamais travaillé lui non plus…

  • Voilà qui démontre encore une fois que la grande majorité du peuple ne comprend jamais rien à rien.
    Car enfin, votre propos est d’une logique imparable.

    • Vu comment elle vote, la grande majorité du peuple n’est pas idiote et elle comprend très bien ce qu’elle fait : elle participe, avec une belle détermination, à un système politique mafieux dont elle attend qu’il la protège des vicissitudes de l’existence sans trop s’en faire. L’article fait une bonne description de ce système mafieux qui reçoit l’adhésion de la majorité. Cette majorité est en opposition frontale avec une minorité qui nourrit d’autres ambitions portées par des valeurs autrement exigeantes.
      La solution qui s’impose, c’est de faire sécession car la loi de la majorité n’a aucune légitimité pour s’imposer à une minorité qui entend vivre et travailler sur des bases radicalement différentes. Etre sur le même territoire n’implique pas de partager la même vie. La question est de savoir suivant quelles modalités nous faisons sécession . Une chose est sûre, ce n’est pas en acceptant le racket de la majorité qui veut imposer sa loi sur le territoire.

  • Pinochet ayant empêché ces parasites de vivre aux crochets des Chiliens, la sangsue est venue en France pour en croquer!

  • l’actuel gouvernement aime l’a

  • l’actuel gouvernement aime l’argent ; sur les 900 euros net que j’ai gagné aux vendange , prés de la moitié reparte , impots locaux , redevance télé etc …. ils sont tous pareil ;

    • la question dans les impots est de savoir quel service à caractère public vous avez en retour…
      ok pour la police la justice l’armée…pourquoi pas… (quoique des tas de gens qui par ailleurs exigent plus de redistribution..disent qu’ils refuseraient de payer pour ça…m^me si on se demande comment on peut prendre le fruit du travail des gens sans payer un sbire armé mais bon milice citoyenne pas égal à police je présume)..
      pour le reste…
      donc dans le bazar ..quel est l’intérêt de payer pour une teloche « publique »??? mystère…

      De façon général on ned oit pas critiquer l’impot.. on doit critiquer d’abord et avant tout de la nature des dépenses , en ce moment le plus gros est non pas redistribué mais distribué..
      En second lieu on discute son mode de prélèvement..notez qu’en cas de distribution les deux se rejoignent.
      Qule service retirai je des impots des taxes, des tarifs préférentiels ,qui sont des taxes redistributives dissimulées etc etc…On se le demande..sinon la satisfaction de voir que les inégalités de niveau de vie sont amoindries..

      le problème de garido est son hypocrisie.
      le problème de tous les gens qui disent que la (re)distribution est « juste » est le dogmatisme..et sans doute erroné.

  • Dans un régime collectiviste total, pas besoin de titre de propriété ou de posséder des biens… Pas la peine d’être propriétaire du Château de Versailles si je peux l’habiter pour rien ma vie durant et exclusivement avec des gardes qui empêchent les manants de venir me déranger. C’est la technique des rouges de tout horizon…

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