Comment le nucléaire peut-il être heureux ?

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La centrale nucléaire de Cattenom By: Gilles FRANCOIS - CC BY 2.0

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Comment le nucléaire peut-il être heureux ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 25 juillet 2017
- A +

Par Michel Gay.

Le terme écologiste a un chapeau trop large. Un écologiste peut aimer la nature, le vent, le soleil, les petits oiseaux, trier ses déchets, et être pro-nucléaire. L’écologie n’appartient à personne. Elle n’est pas le monopole des opposants au nucléaire.

Cette évidence est masquée par la propagande de puissantes associations antinucléaires qui ont portes ouvertes dans les médias. Elles se sont emparées du concept d’écologie qui se doit d’être antinucléaire.

Le nucléaire : un ennemi » fédérateur

En effet, une énergie idéale (abondante, durable, bon marché, propre, avec des risques maîtrisés) rendrait caduque les discours catastrophistes aux relents de repentance. Ce serait une calamité pour les partis politiques verts / antinucléaires.

Tous leurs efforts de culpabilisation seraient anéantis et les slogans clamant que « l’austérité est inéluctable » perdraient leur impact. Chacun se tournerait spontanément vers cette énergie salvatrice.

Plus besoin, alors, des conseils des partis verts et des organismes non gouvernementaux (ONG) qui prospèrent en cultivant la peur. Certains idéologues de la décroissance veulent détruire ce pilier de la production d’électricité bon marché car il favorise le monde industriel, source honteuse de création de richesses. De plus, le nucléaire est un « ennemi fédérateur » bien commode pour souder un parti politique.

Être écologiste et soutenir le développement de la production d’électricité d’origine nucléaire n’est pas une originalité puisqu’il existe même une Association des Écologistes Pour le Nucléaire (AEPN) qui compte plusieurs dizaines de milliers d’adhérents.

Jouer sur la peur par idéologie

Il n’y a pas de solutions miracles aux défis énergétiques, pas plus qu’il n’y a de solutions diaboliques. La peur est facile à répandre. C’est un réflexe naturel de protection ancestrale contre l’inconnu. Elle ne se combat qu’en faisant comprendre la réalité afin que chacun puisse exercer son libre arbitre. Mais c’est difficile.

Informer posément, avec des arguments, demande du temps dans une société qui n’en a guère et qui « zappe » rapidement. Et c’est si peu vendeur… face aux prophètes du malheur et aux charlatans qui promettent monts et merveilles en quelques mots (demain, l’humanité vivra du vent et du soleil). La lutte contre l’obscurantisme est permanente depuis des siècles.

 

À quoi sert de dire la vérité

Quand le premier militant venu,

« Expert » braillard et trop écouté,

L’écrase et l’empêche d’être entendue ?

Il faut attendre que le temps passe,

Et la réalité fait surface.

Mais quelques lignes en bas d’un journal

N’extrairont pas le germe du mal

Planté tout au fond de la conscience

D’une population en mal de science.

La consommation d’énergie, et notamment d’électricité, augmente dans le monde avec une population aspirant à plus de confort (notamment dans les pays émergents).

Produire cette énergie avec de l’uranium et du thorium disponibles pour des millénaires dans la terre, deviendra une nécessité pour diminuer notre dépendance aux énergies fossiles.

Parvenir à « sortir du fossile » implique de modifier nos habitudes de consommation d’énergie en recourant massivement à l’électricité d’origine nucléaire et, en partie, à l’hydraulique et à la biomasse, là où c’est possible.

Refuser toute idée de nucléaire civil semble désormais relever d’un choix idéologique et non d’un raisonnement rationnel. C’est priver notre pays d’un atout essentiel, source de développement pour nos industries et pour l’humanité.

L’atout nucléaire

L’industrie nucléaire constitue un atout pour une politique énergétique efficace compatible avec la transition énergétique et la création d’emplois non délocalisables.

Proportionnellement à sa production d’électricité, le nucléaire a un faible impact sur l’environnement. Il permet de répondre en grande partie aux besoins en énergie des sociétés modernes, et aussi à certains pays en développement qui aspirent légitimement à un niveau de confort élevé.

Ils bénéficieront ainsi d’une énergie abondante, décarbonée et sûre. Les autres pays pourront ainsi bénéficier plus longtemps des énergies fossiles économisées par les premiers pour atteindre un niveau de développement technique compatible avec l’utilisation du nucléaire.

La France doit donc soutenir l’industrie nucléaire pour bénéficier des retombées économiques de son extraordinaire potentiel de croissance et d’emploi à travers le monde. Elle devrait aussi éviter de se perdre dans l’impasse technique, économique et écologique du photovoltaïque et de l’éolien.

Son excellence technologique dans le nucléaire ouvre des opportunités de développement commercial qui permettront d’exporter un savoir-faire face à la concurrence qui se prépare (Russie, Inde, Chine, États-Unis, Corée du Sud).

Dans l’intérêt supérieur de la Nation, et donc dans l’intérêt général des Français, la France doit s’engager résolument sur la voie du nucléaire.

L’énergie, c’est la vie !

Alors vive la transition énergétique vers le nucléaire, vive l’écologie nucléaire, et vive le nucléaire… heureux !

Michel Gay est l’auteur de Vive le nucléaire heureux !

Voir les commentaires (16)

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  • navré mais moi je le répète toujours la protection de l’environnement comme unique but est inepte, on a toujours essayé de faire moins pire pour l’environnement..la seule position « pure » pour un protecteur de l’environnement est celle où il s’oppose et dit non, quand il dit ce qu’on devrait faire, il devient raisonnable mais il doit aussi admettre qu’il explique non pas comment ne pas dégrader l’environnement mais peut être le dégrader moins…
    dans ouest france il y a peu il y a eu un interview d’une face qui s’oppose à un projet d’enfouissement dans son village des déchets et qui se présente et qui est présentée par le journal comme une defenseur de l’environnement, or déchets il y a et donc ou bien on les enfouira ailleurs ou bien on les traitera différemment…avec un impact sur l’environnement pas moindre mais au mieux différent, peut être moindre en regard de notre echelle de valeur de l’instant…
    le protecteur de l’environnement doit dire ..on ne doit pas produire de déchets…
    Et pour protéger l’environnement..on ne doit pas dire non au nucleaire mais non à l’énergie…

  • Cherchons toujours à qui profite le crime…pas de nucléaire implique la consommation de charbon ou de gaz même en présence d’energies dites renouvelables…la France est éloignée de toutes ces énergies par conséquent , s’en procurer implique un droit de passage dans un pays limitrophe…comme par hasard, l’Allemagne ,champion de l’écologie ……

  • La peur du nucléaire est réelle, et dès lors qu’on cesse de faire confiance dans les hommes qui sont compétents et s’en chargent avec conscience, la peur irrationnelle l’emporte, jusqu’au rejet systématique de cette source d’énergie. Que les énergies de substitution soient aléatoires et incapables de la remplacer, leur fait préférer la privation d’énergie généralisée. Il revient aux états, qui peuvent compter sur des conseils éclairés, d’accepter ce risque, de le défendre par tous les moyens, y compris la force.
    Mr Lemiere a raison, c’est à toute forme d’énergie qu’il faudrait renoncer, et ce serait une folie qui se ferait meurtrière. Donc, ce n’est pas la bonne voie, c’est tout.

  • « une énergie idéale (abondante, durable, bon marché, propre, avec des risques maîtrisés) »
    Imaginez une seconde que les habitants de Lascaux aient eu le même raisonnement ( et la technologie qui va avec), nous serions encore aujourd’hui obligé de nous protéger des matériaux radioactifs qu’ils auraient produits 20000 ans après.
    Je ne trouve pas ça très responsable, ni les risques « maîtrisés » .

    • Bonjour chicotier

      Vous savez la politique fiction cela n’a jamais réaliste. Si Paris était en bouteille.

      Allons-y.
      Si les hommes de Lascaux avaient maîtrisé le nucléaire, donc il y a 20 000 ans notre technologie serait à des niveaux inimaginable, genre téléportation, immortalité ,transhumanisme (style une belle mère sympathique) ou autres.. même la France libérale, c’est dire.
      Donc.. on sait pas.

    • Le problème ce n’est pas la technologie. C’est toujours l’humain le problème. À force de couper sur l’entretien des centrales pour faire plus de profits on crée des situation problèmatique. Ou bien des décisions stupides sont prises ce qui cause des problèmes (voir Tchernobyl).

    • Il y a une solution pour les déchet radioactifs dangereux, mais interdit aujourd’hui par les Nations Unis, après les excès des années 60 de jeter des futs de 200 l dans la mer. Vitrifier les résidus (de l’antiquité on retrouve des amphores, des bouteilles au fond des mers, sur le Titanic, la vaisselle, les verres en cristal sont en parfait état) et les mettre dans des torpilles pour s’enfoncer profondement par 4000 m de fond dans les sédiments marins au milieu de l’atlantique sous la surveillance des UN, tranquilité pour les prochaines 50 millions d’années grâce à la tectonique des plaques. Solution recommandée par les spécialistes du nucléaire. Comme toujours personne ne prend l’intiative de revoir les traités.

  • Le fait d’avoir du thorium por des milliers d’années, ne veut rien dire! Pourrez-vous encore construir une usine nucléaire dans 100 ans si vous n’avez plus accès au pétrole? l’extraction des minéraux, la fabrication, le transport, les isolants plastiques, les huiles, les lubrifiants, etc… d’où viendront-ils en quantité suffisante ?

  • repasser donc nous voir quand les techniques nucléaires seront au point (parce que pour l’instant, les résultats ne sont pas très fiables)

    • C’est une blague. Le nucléaire est la technologie de production la plus surveillée, réglementée, contrôlée… c’est aussi la plus fiable et celle qui produit le moins de victimes à quantité d’énergie produite comparable.

      • « la plus surveillée, réglementée, contrôlée… »…..parce ce que ce n’est pas au point!

        • Euh, un machin qui rapporte par tranche 1 millions d’€ par jour d’exploitation, en couvrant 75% des besoins électriques français.
          Avec un rendement énergétiques oscillant entre 33% et 37%, un facteur de dispo de 80%… ça c’est pas au point ??
          Je sais pas ce qu’il vous faut 😉

          Certes, la techno est à surveiller parce quelle comporte des risques. Mais ce n’est pas du tout parce que ce n’est pas « au point »

          • « la techno est à surveiller parce quelle comporte des risques. » donc une technologie risquée et pas très au point.
            sinon quelques problèmes avec vos chiffres, 1 M€ c’est un coût (que l’on facture à l’abonné) ou un bénéfice (ce qui m’étonnerait, EDF fait 75 milliards d’€ de CA)

  • Les commentaires sont fermés.

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