Djihadisme : encore et toujours la faute de l’Occident ?

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Djihadisme : encore et toujours la faute de l’Occident ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 8 juin 2017
- A +

Par Henri Astier.

Samedi soir, alors que des pieux guerriers s’apprêtaient à massacrer des civils dans des bars londoniens, je réécoutais (non loin de là, mais en toute sécurité) une émission de Répliques datée de janvier, intitulée Le terrorisme en face.

Les arguments qu’y déployait le politologue François Burgat m’avaient frappé et je voulais m’en pénétrer. Le terrorisme, expliquait-il face à Gilles Kepel, doit être analysé dans le contexte des violences faites aux Musulmans du monde entier :

Je voudrais que dans cette image vous mettiez des rafales, des drones, des F16 pour que vous ayez une image élargie de la confrontation. Le terrorisme n’est pas unilatéral. Le terrorisme est souvent une contre-violence.

Sa démarche consiste à identifier « des dysfonctionnements des institutions politiques soit nationales ou internationales » qui vont amener des individus dévoyés à « légitimer la violence dont a été porteur le traitement dont ils ont fait l’objet ».

La fabrique des monstres

En clair, c’est l’Occident qui a fabriqué des monstres. Le djihad est une réponse du dominé au dominant, le produit d’une hégémonie passée et présente. Selon Burgat

L’islamisme est une dynamique historique qui ne peut pas être comprise en-dehors de la colonisation.

On retrouve ici ce que Jean-François Revel nommait l’industrie de la faute, dont le postulat est qu’à tout ce qui se produit de mauvais ou de violent dans le monde correspond un crime occidental.

Dans chacune des guerres qui a opposé les démocraties à leurs ennemis, cette industrie a prospéré.

L’adversaire n’a-t-il pas de bonnes raisons de nous en vouloir ? se demande-t-on volontiers. La responsabilité du conflit, et donc la démarche de paix qui y mettra fin, ne nous incombent-elles pas ?

Apaisement face à Hitler

L’opinion occidentale des années 30 estimait que les nazis exprimaient la colère allemande face à la paix injuste de 1919. Il s’agissait donc de convaincre Hitler que les alliés ne souhaitaient plus humilier Berlin – on appelait cela l’apaisement.

La démocratie, en d’autres termes, n’a pas d’ennemis implacables, elle n’a que ceux qu’elle se crée elle-même. Durant la Guerre Froide, les Occidentaux ont fini par se persuader que la source de tensions résidait largement (voire, pour certains, uniquement) chez eux. Il suffisait de se montrer conciliants avec l’URSS et multiplier les concessions, notamment les aides économiques, pour que ces tensions disparaissent – on appelait cela la détente.

Comme l’écrivait Revel en 1983 :

La civilisation démocratique est la première dans l’histoire qui se donne tort, face à la puissance qui travaille à la détruire.

Trois décennies plus tard, cela reste vrai dans le contexte de la lutte qui oppose les démocraties aux djihadistes.

Un argument qui va loin

L’argument de Burgat vient donc de loin. Ses prolongements sont tout aussi inquiétants que ses racines. Car si ce qu’il dit est vrai, ceux qui prétendent que les terroristes n’ont rien à voir avec l’Islam ont forcément tort. Il n’y a pas lieu d’être touché par ces bouquets de fleurs et ces messages laissés par des milliers de Mohammed et de Aïcha sur les lieux des attentats.

Loin d’être des ennemis du genre humain, les assassins seraient des représentants monstrueux de leur communauté. En rapprochant ces tueurs de leurs coreligionnaires innocents, Burgat accrédite malgré lui l’amalgame pratiqué par les identitaires d’extrême-droite.

Il y a pire. Car on peut expliquer beaucoup de choses en élargissant l’image. Les Croisades, ces orgies communautaristes de divine hystérie, ne sont-elles pas le fruit d’une « dynamique historique qui ne peut pas être comprise en-dehors » de violences faites aux Chrétiens en Terre sainte ?

Et si aujourd’hui d’hypothétiques néo-nazis allaient attaquer un foyer d’immigrés sous prétexte que des Chrétiens se font tuer en Égypte ou au Pakistan, Burgat parlerait-il de contre-violence ?

Voir les commentaires (22)

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  • L’absurdité principale de l’argument de Burgat est que le nombre de victimes non-musulmanes de ce terrorisme est très faible comparé au nombre de victimes musulmanes. Ce serait l’inverse s’il s’agissait d’une contre-violence.

    • @ Lucx
      Vous faites bien d’insister sur cette différence qui fait qu’un pays comme la Turquie qui, elle ne bombarde personne en Syrie ou en Irak, comme la France, malgré sa position diplomatique assez « spéciale », a subi bien plus de victimes que nos pays « très occidentaux »!

  • +1 à l’article . Cependant je crois que chercher à lutter contre les arguments de Burgat est une perte de temps. Il n’y a aucune logique dans son raisonnement. La démarche de Burgat est la suivante : on pose la conclusion à savoir que les terroristes sont innocents de leurs méfaits et ensuite on construit un pseudo raisonnement alambiqué pour arriver à cette conclusion.

  • Stéphane Boulots
    8 juin 2017 at 8 h 43 min

    Les terroristes ne font que citer nos livres d’histoire qui expliquent le monde par la lutte des classes : pourquoi le jihad serait-il moins legitime que les revolutions populaires ?

    Vu qu’il y a en democratie une bonne et une mauvaise violence, l’argument raisonne autant à l’extrême gauche qui prend cause pour cette rhétorique de la libération qu’a l’extrême droite qui la contredit.

    • @ Stéphane Boulots
      Logique non critiquable mais d’autres s’en fichent bien, le « combat « au nom et pour Allah » est un prétexte nécessaire et suffisant! Et le parrainage de l’E.I. arrive après les faits!

      Dans un combat pareil, tout les moyens sont bons et le cynisme total: l’E.I. ne reconnaitrait pas un terroriste survivant reconnu comme « débile » par l’Occident!

      Même fous, si ils meurent dans « l’action », ils ne seront plus diagnostiqués autrement que par leur « paraître » avant l’attentat! C’est tout bénef’!

      • Stéphane Boulots
        9 juin 2017 at 11 h 14 min

        Et là il y a une ENORME faute de l’occident. Imaginez qu’un psychopathe tue des hommes en se revendiquant du « féminisme militant » … personne ne viendrait incriminer le féminisme comme étant une idéologie terroriste, alors que pour l’Islam, on ne se pose même pas la question et croie sur parole l’EI qui se revendique de « l’Islam » fait ainsi porter sa responsabilité sur la religion … et tout le monde gobe le tour de passe-passe.

        Les gens croient ce qu’ils ont envie d’entendre.

        • Si les textes fondateurs du féminismes revendiquaient le meurtre des hommes, je pense que si, il y aurait de nombreuses voix pour condamner le féminisme (et pas juste le « psychopathe » qui se serait contenter d’appliquer la doctrine) et qu’on aurait immédiatement une pression énorme sur tous les féministes pour expurger de leur doctrine tout ce qui pourrait justifier de tels actes.
          Quand des protestants américains ont tué des médecins pratiquant des avortements (ce fut rare heureusement) le monde entier s’est tourné vers les communautés chrétiennes (y compris Catholiques et Orthodoxes, sans aucun lien avec les coupables, donc et même considérés souvent comme « sataniques » par les protestants US en question) pour exiger qu’elles dénoncent les actes de violence de ce genre.
          Ce qui fut fait, refait, et encore et encore. Les protestations violentes contre les avortements sont plus traquées par les chrétiens en tout genre que par les autorités.

          Pourquoi n’en va-t-il pas de même pour l’islam et ses terroristes ? Parce que les gens savent bien que cette violence est consubstantielle à l’islam puisque explicitement exigée par ses textes sacrés ? et qu’il est très très difficile de toucher à ces dits textes sacrés qui sont présentés comme « mot de Dieu intouché depuis toute éternité »…
          Le problème n’est pas de croire sur parole EI qui se revendique de l’islam (et le prouve par des références aux textes) mais de croire sur parole ceux qui prétendent que l’islam est une religion de paix (et ne peuvent pas le prouver ni par des références aux textes, qui ne promeuvent la paix que pour ceux qui se sont soumis à l’islam, ni par des preuves empiriques: tous les pays où l’islam est au pouvoir sont en guerre contre leurs « minorités » non musulmanes et régulièrement pour ne pas dire toujours contre les pays non musulmans… et ce depuis que l’islam existe).

          L’envie de croire au père noël est hélas très couteuse sur ce genre de sujets… Et les musulmans qui n’adhèrent pas à toute la partie violente de leur religion (ils existent et sont assez nombreux… ) ne sont pas aidés, bien au contraire quand on n’exige pas d’eux de clarifier leur position, non seulement en mots vains mais en actes.

          Pour revenir à mon exemple du début, avez vous vu des attentats commis par des protestants, des chrétiens de quelque sorte que ce soit d’ailleurs, commis depuis bien longtemps au nom de la religion ? Pourant il y a plus de chrétiens que de musulmans, et plus de gens opprimés parce que chrétiens que de musulmans opprimés parce que musulmans… Et les bombes sur les serbes orthodoxes, les menaces contres les russes orthodoxes, misère économique en Grèce orthodoxe etc. n’ont pas causé la moindre flambée d’attentats de popes (barbus eux aussi, pourtant).

  • Quelle misère !
    Vous ne connaissez donc pas le principe de la meute et la perte de tous repéres des participants.
    Il suffit de donner un motif à une meute pour que la meute se déchaîne ….les occidentaux ont donné le motif et continuent inlassablement à souffler sur les braises , apparemment cela rapporte à certains sinon ils cesseraient de fournir des prétextes à toutes ces violences.
    M’enfin, il est inutile de se voiler la face on connaît les bénéficiaires.

  • « Comme l’écrivait Revel en 1983 :

    La civilisation démocratique est la première dans l’histoire qui se donne tort, face à la puissance qui travaille à la détruire. »

    C’est tout à son honneur, et ça nous rend plus humain.
    En regardant le spectre complet des choses, dans nos réussites et nos fautes, nous ne pouvons que nous améliorer.
    Et devenir des exemples.

    • @ AxS
      Devenir un « exemple » est peut-être un but français (« lumière du monde ») mais hors ce rêve un peu ridicule, ce n’est pas le cas des autres nations.

      Mais si l’Occident défend ce modèle où chaque partenaire a à bien se conduire pour éviter tout conflit armé depuis des dizaines d’années (une première dans l’histoire des nations européennes, sans doute), chacun doit évidemment se corriger en fonction de ses voisins: cela rend évidemment plus vulnérable que « God mit uns » et les besoins de l’Allemagne de s’étendre: notions qui les rendus d’abord très forts, lors de la première phase de la guerre 40, où ce malade d’A.Hitler ne doutait de rien et ne mettait pas en question son patriotisme nationaliste supérieur à toute résistance: c’est le fruit d’un psychisme égocentrique de psycho ou sociopathe ou « l’ego » est plus important que la vie ou l’avis de qui que ce soit!

      De ce côté, je serais curieux de savoir ce que cherche vraiment la France, « grande puissance sans le sous », dans ces 13 spots sur la planète où son armée est présente: une exploitation protégée de type « néo-colonialiste » est sans doute insuffisante, alors que la protection d’intérêts français, stratégique, peut-être quoique…, financiers, certainement!

      Si moi, je m’en doute, d’autres le savent, sans doute, très bien, preuves à l’appui, en attendant que ce soit utilisé!

      Donc non, « la démocratie est le pire des systèmes, à l’exception de tous les autres »
      (explication plus large de cette citation: voir:
      http://www.slate.fr/story/117949/churchill-democratie-valls

      Mais cette démocratie est à défendre, même par la force, pas à imposer à d’autres qui n’en veulent pas ou à des pays de plus d’un milliard d’habitants, alors qu’on n’a aucune expérience à une échelle pareille (information, organisation, contrôle) où ça ne s’est jamais fait! Les Chinois sont-ils demandeurs ou le pouvoir en place est-il si mauvais? (Au taux des prisonniers français sous les verrous, il yen aurait 1,6 million en Chine: même si on n’aime pas pas la peine de mort (je partage!), il est évidemment plus simple « d’éliminer » une fois pour toutes: je vous laisse le soin de les condamner!

    • Non, ça ne nous rend pas plus humains, mais plus « morts ».
      La définition même de la vie, c’est de chercher à se préserver et à s’étendre. C’est vrai au plan biologique, c’est vrai au plan spirituel et culturel. Nous sommes la première société à souhaiter sa mort et nous sommes déjà morts de ce fait. La démocratie n’est plus qu’un mot vidé de son sens, la liberté durement conquise à disparu et le phare pour l’humanité que notre civilisation aurait du être n’est plus qu’un vague feu montrant faiblesse, décadence et laideur.

  • La gauche a TOUJOURS pris parti pour les criminels, que ce soit de droit commun, ou politique! Donc rien d’étonnant à ce que cela continue aujourd’hui avec les islamistes!
    Ce que Burgat occulte, révélant sa nature immonde, est que plus de 95% des victimes des islamistes sont des musulmans!

  • Burgat applique une réthorique très développée dans divers secteurs. Par exemple: les exactions commises par des syndicalistes ne sont que de la légitime défense face à la violence sociale des patrons.

    Ou bien: les occupations de locaux par des squatteurs ne sont que de la légitime défense contre la violence des propriétaires.

    Ou encore: les efforts de la Corée du nord pour développer l’arme nucléaire ne sont que de la légitime défense contre la violence de certains pays.

    On peut effectivement aller très loin avec ce genre de raisonnement. Il s’agit ni plus ni moins que de légitimer la vengeance qui est exactement le contraire de la justice,

    • Et encore, le genre de vengeance ou non seulement tu punis le coupable présumé sans procès, mais aussi sa famille, ses amis, sa descendance et quiconque a le malheur de lui ressembler physiquement.

      • @ dex

        Et quand il n’y aucune « institution » de justice neutre, on fait quoi?
        Il est trop fréquent que celui qui gagne est le plus fort et/ou le plus influent?
        On subit?

        Ben non, pas toujours: on sait que la justice ne dit pas le « juste » mais seulement « la loi »!

  • jacques lemiere
    9 juin 2017 at 21 h 15 min

    pourquoi diable un musulman en europe se voit comme victime d’un bombardement en syrie????????????
    La seule pertinence est celle qui nous montre des innocents et des coupables et si on peut se voir en tant que citoyen français comme complice si un innocent meurt sous les bombes lâchées par un avion français , il faut m’expliquer par quel miracle un français peut laver cette culpabilité en tuant des coupables dérisoires.

  • C’est bien connu, les djihadistes nous attaquent pour défendre leurs « frères » musulmans qui sont martyrisés par les méchants occidentaux. D’ailleurs, on remarquera que ces mêmes djihadistes sont de très loin ceux qui tuent le plus de musulmans, n’apporte pas la moindre aide aux réfugiés (si ce n’est les liquider) et n’hésitent pas une seconde a utiliser femmes et enfants pour servir de boucliers humains.

    Ça me rappel un article récent de Mediapart, d’un chercheur au CNRS, qui expliquait par le menu pourquoi l’occident est coupable de A à Z et à quel point les terroristes ne font que se défendre. Il allait même jusqu’à expliquer que les seuls pays attaqués étaient tous coupables d’avoir agressé les gentils musulmans en Syrie, citant l’Angleterre, les USA, la France et l’Allemagne, en reconnaissant que cette dernière était très moyennement impliquée mais bon, hein, bref. Pas un mot sur la Suède, touchée également, ou sur les attaques actuelles contre les Philippines, par exemple, qui comme chacun le sait est un pays très actif en Syrie…. mais bon, ces exemples ne rentrant pas dans son argumentation, il les à simplement supprimé. Et ce type est chercheur au CNRS, je rechercherai l’article histoire que vous vous fassiez plaisir…

    • Cela ne fait que confirmer ce que j’affirme, Mathias Delori est de gauche, avec son blog dans un media de gauche. Ces types ont le cerveau aussi dérangé que les djihadistes, dont ils sont les complices assumés! Ils se foutent complètement des musulmans, puisque plus de 95% des victimes des islamistes sont des musulmans! Pousser l’hypocrisie et la tromperie à ce point est typique des idéologues de gauche.

      • jacques lemiere
        11 juin 2017 at 0 h 48 min

        non il est juste con, tout citoyen français a bien une part de responsabilité quand ce que fait l’etat français …sauf que cette part de responsabilité est très diffuse et indirecte voire dérisoire..en outre on se s’absout pas de cette responsabilité et tuant une personne qui la partage…

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