Le marché existe-t-il vraiment ?

Contrairement à ce que soutiennent Mélenchon et autres extrémistes, le marché n’est pas une abstraction mais la rencontre bien réelle de milliards d’individus.

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Le marché existe-t-il vraiment ?

Publié le 15 avril 2017
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Par Guillaume Moukala Same.

Dans son livre De la Vertu, Jean-Luc Mélenchon se chagrine que l’idée que « les êtres humains gèrent leurs besoins et les moyens d’y satisfaire de manière rationnelle [paraisse] insupportable » et s’insurge que l’on « préfère un mécanisme purement métaphysique qui s’appelle le marché ».

Décidément, Mélenchon ne finira jamais de m’impressionner. C’est vraiment marrant, il ne cesse d’opposer le marché aux êtres humains.

C’est amusant parce qu’une place où les êtres humains gèrent leurs besoins et les moyens d’y satisfaire de la manière la plus rationnelle possible cela s’appelle le marché. Le marché n’est pas déconnecté de la réalité, ce n’est pas une idée métaphysique où l’être humain n’a pas sa place, c’est justement une métaphore de la coordination de l’action humaine.

Jean-Luc Mélenchon oppose deux choses qui ne sont pas opposées du tout en réalité.

Le marché métaphysique ou le Keynésianisme fantastique ?

Imaginons que le marché ne soit pas le meilleur moyen pour gérer nos besoins, qu’a-t-il à proposer ?

Une « gestion démocratique » ? Mais le marché n’a rien de plus démocratique puisque chacun a son mot à dire, chacun, que ce soit par la consommation ou l’investissement attribue une forme de pouvoir aux entreprises qu’il soutient, et chacun peut offrir quelque chose de nouveau grâce à la libre entreprise. Quel système inclut davantage le peuple que celui-ci ?

Ou peut-être une relance keynésienne multiplicatrice ? Qu’est-ce que l’effet multiplicateur selon Mélenchon lui-même ? « Le mécanisme c’est : on met 100 milliards d’investissement. Le circuit que ça met en route, ça crée de l’emploi, donc ça crée de l’impôt sur le revenu, ça crée des taxes, etc. [ABRACADABRA!] À la sortie, il y a 190 milliards de recettes supplémentaires »1. Et bim, 2% de croissance, un taux de chômage à 6% et une réduction du déficit de 2,5%.

Pour résumer, c’est fabuleux, il suffit de dépenser de l’argent et il nous revient multiplié par 2, et en bonus cela relance l’économie ! Pourquoi ces méchants défenseurs de l’austérité n’y ont pas pensé avant ? À mon avis, quelqu’un y a déjà pensé, eu égard aux 56% du PIB de dépenses publiques, mais ce n’est que mon avis. Si certains voient un côté « métaphysique » dans le marché, pour ma part je vois un côté assez chimérique dans l’effet multiplicateur. Mais bref, il faut sortir de l’austérité !

Sérieusement, s’il suffisait de dépenser pour relancer l’économie ce serait la loi la plus importante de l’économie politique et nous serions tous keynésiens. Or nous ne le sommes pas. Pourquoi ? Ce mécanisme est loin de constituer un remède universel2. Si Mélenchon était réellement rationnel il aurait jeté un coup d’œil aux multiples études empiriques menées sur la dépense 3 et se serait rendu compte que son plan est une mauvaise idée, les résultats étant  très aléatoires pour ne pas dire très souvent décevants. Et si par malheur cela ne se passe pas comme prévu, non seulement la situation ne s’améliorera pas, mais elle risque de s’aggraver sérieusement, sachant l’augmentation de la dette que cela aura causé.

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De manière générale, autant il est possible de discuter de l’utilité de la dépense publique par nécessité (pour les infrastructures par exemple), mais la considérer comme une finalité et un moyen universel de relancer l’économie durablement semble assez caricatural et relève presque de la féerie (pour les raisons déjà mentionnées et celles ci-dessous). Revenons en à notre sujet principal, le marché.

Le marché bat Keynes (et Mélenchon)

Visiblement, le marché étant trop « métaphysique » pour lui, il préfère tout simplifier à outrance. Malheureusement, la réalité n’est pas simple, et c’est pourquoi son plan est irréaliste.

Avec son « planisme écologique », ses nationalisations, ses autres projections ubuesques et les résultats spectaculaires que ses économistes prévoient, le candidat de la France Insoumise nous envoie un message radical : « je sais ». Je sais où sont les emplois de demain, je sais où se créera la valeur future, je sais ce dont l’économie souffre, je suis omniscient, je suis infaillible et par conséquent je peux tout diriger moi-même.

Il a beau tenté d’être rationnel, le manque de décentralisation dans le processus d’imagination de ce plan est flagrant et le risque que rien ne se passe comme prévu est d’autant plus important. Les conséquences seront d’autant plus néfastes.

Bref, il ferait mieux d’appliquer ses propres conseils : laisser les « êtres humains gérer leurs besoins et les moyens d’y satisfaire » – sans vouloir tout contrôler.

C’est une erreur fondamentale de croire que la main invisible d’Adam Smith (un concept qui le fait bien rire aussi), l’ordre spontané de Hayek ou le marché libre en général sont des fictions métaphysiques.  Au contraire, les performances du marché et les échecs des plans ou interventions cristallisent l’impuissance du technocrate face à la complexité du monde. Ces idées n’ont rien d’irréalistes car derrière cette métaphore il y a de vrais êtres humains qui agissent. Adam Smith a utilisé l’expression de « main invisible » pour décrire ce qu’il observait, John Maynard Keynes a parlé d’effet multiplicateur pour anticiper ce qui ne se produira (presque) jamais.

Réussir à faire coopérer des millions d’êtres humains, lesquels, en agissant sur le marché, partagent leurs connaissances donnera nécessairement un résultat plus intelligent et rationnel que remettre la décision économique à un groupe de technocrates bien-pensants ne détenant qu’une information limitée. Si Mélenchon se trompe, toute la France se trompe ; si un individu sur le marché se trompe, son erreur aura moins d’impact et sera progressivement corrigée.

Terminons en citant un homme dont la sagesse saura nous éclairer :

La tâche curieuse de l’économie est de démontrer aux hommes à quel point ils connaissent vraiment mal ce qu’ils s’imaginent pouvoir planifier.F.A Hayek

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  • Dans les discours anticapitalistes, on parle de « dictature du marché » comme si le marché existait comme entité. Cette personnalisation sert généralement des fins de diabolisation facile. Ainsi, « le grand méchant marché » est-il souvent présenté par ses opposants comme un épouvantail à abattre.

    Ce raisonnement est faux, car le marché n’existe pas en tant qu’entité. Le marché, c’est chacun d’entre nous, chacun de ses acteurs, producteurs et consommateurs ou intermédiaires. Le marché ce sont des acteurs, plus ou moins nombreux selon le type de produit échangé. Ainsi, le marché du pain en France est constitué des millions de consommateurs qui achètent leur baguette, des dizaines de milliers de boulangers, d’agriculteurs, etc.

    On retrouve une constante de la logique collectiviste : invoquer des entités collectives mal définies soit pour les mettre en accusation (le marché, le capitalisme) soit pour parler en leur nom (le prolétariat, les travailleurs). Une analyse individualiste ou nominaliste permet de réfuter ce type d’affirmations.
    Ha qu’est ce que seraient les anticapitalistes sans leurs sophismes

  • « Une erreur semblable est commise, aussi bien par les partisans que les adversaires de l’économie de marché, lorsqu’ils disent que le marché est “impersonnel”. Ainsi, l’on trouve souvent des gens qui se plaignent que le marché serait trop “impersonnel” parce qu’“il” ne leur “accorde” pas une part suffisante des biens de ce monde. C’est oublier que le “marché” n’est pas une espèce d’être conscient, qui prendrait de bonnes ou de mauvaises décisions : le concept n’est qu’une étiquette dont on se sert pour désigner un type d’interactions volontaires entre des personnes singulières. Si Untel pense que “le marché impersonnel” ne le paie pas assez, la réalité concrète dont il se plaint en fait, c’est que les citoyens Dupont, Durand, Duchmolle et Tartempion ne sont pas prêts à le payer autant qu’il voudrait recevoir. Ce n’est pas une sorte de monstre qui s’appellerait “Marché”, et qui le frustrerait dans ses efforts » Murray Rothbard

  • Ceux qui critiquent le marché le plus souvent ne savent même pas ce qu’est. A les entendre le marché est une personne. Ils ont vraiment rien compris. Quand à Mélenchon, je me demande s’il croit réellement les idioties qu’il raconte. Mélenchon croit bien que la dette de l’état c’est de la rigolade. Franchement, comment peut on sérieusement croire qu’un état peut emprunter autant qu’il veut sans avoir de problèmes ?
    le marché a des imperfections mais comparer le marché imparfait à un état parfait est erroné. l’état a aussi des imperfections. or si on étudie les imperfections du marché et les imperfections de l’état on se rend compte que le marché a moins d’imperfections que l’état. c’est pour cela qu’il faut un état limité.
    Dans la logique de JLM, l’état est parfait et sert toujours l’intérêt général sauf que c’est faux. L’état tends à être au service de ceux qui sont au pouvoir. Ceux qui sont au pouvoir auront toujours tendance à servir leurs propres intérêts. C’est quelque chose d’humain. Voilà pourquoi dans les pays où il n’y a pas d capitalisme: il y a d’un côté, la population normale qui est pauvre et de l’autre, une caste de dirigeants très riches. Tous les dictateurs communistes vivaient dans le luxe total. Castro et Chavez (les idoles de JLM) étaient tout deux milliardaires. Chose qui ne semble pas dérangé JLM si prompt à hair les riches. Les trois pays les plus concernés par le swiss leaks sont 1 la suisse, 2 la GB et 3 le Venezuela. Et comme par hasard, il s’agit toujours de proches du pouvoir chaviste. Même chose avec les fameux panama papers: les révélations ont permis de montrer à quel point les chavistes étaient riches grâce au fric venant du pétrole qu’ils ont volé.
    JLM est tellement arrogeant il est persuadé qu’il est un homme providentiel qu’une fois au pouvoir il arriverait à résoudre tous les problèmes. L’étatisme et basé sur une arrogance: à savoir que les politiciens arrivent mieux à résoudre les problèmes des gens qu’eux mêmes. On infantilise les gens en disant que l’on va résoudre leurs problèmes pour eux. Là où le libéralisme implique la responsabilisation (la liberté va toujours de pair avec la responsabilité).
    Aujourd’hui, la plupart des gens veulent la liberté sans avoir à assumer les conséquences de leurs actes. Ils ne veulent pas de la responsabilité. Ils croient que la liberté veut dire fais ce que tu veux alors que c’est faux. La plupart des gens ne comprennent pas que la liberté implique la responsabilité. Beaucoup de gens se conduisent comme des gosses de riches. Ils veulent faire ce qu’ils veulent mais dès qu’ils ont un problème ils veulent que l’état vienne le régler. C’est pitoyable.

  • Les tours de passe-passe du prétendu « multiplicateur » https://docs.google.com/document/d/1_GQ1mGNfmQu2WvTw1C3YhsXdzWZhbhZ0USw-4XS1Dxc/edit

    Je pense qu’il faut faire une différence entre Keynes et les keynésiens. Je ne suis pas du tout sûr que keynes aurait été d’accord avec les keynésiens. Je rappelle quand même que Keynes a fortement critiqué le socialisme. Donc, on peut considérer comme incohérent pour un socialiste de se revendiquer de Keynes. http://www.contrepoints.org/2012/12/15/108025-john-maynard-keynes-contre-le-socialisme
    Mais bon comme je disais difficile de savoir ce que pensait Keynes étant donné qu’il changeait constamment d’avis. http://www.contrepoints.org/2013/07/13/130634-john-maynard-keynes-change-davis-mais Comme disait Churchill, si vous mettez deux économistes dans une pièce, vous aurez deux avis différents. À moins que l’un d’entre eux ne soit Lord Keynes, auquel cas vous aurez trois avis différents.
    Il est vrai qu’en 1926, l’économiste Keynes, dans une lettre ouverte au ministre français des Finances de l’époque, estimait impossible que les prélèvements publics puissent dépasser 25 % du revenu national.
    Je pense que les keynésiens ont déformé la pensée de Keynes. http://www.contrepoints.org/2012/05/24/84368-rvisez-votre-keynes http://www.hayek.ufm.edu/index.php?title=Leo_Rosten_Part_II

    Je vous conseille de lire: » Where Keynes Went Wrong » d’Hunter Lewis qui réfute les idées de Keynes.
    Il y plusieurs choses à observer relativement à Keynes et à ses idées. Premièrement, il présente ses idées sans aucun support concret (données, études, exemples). Ses théories ne sont que des intuitions, voire des croyances. Il les présente de façon « opaque », sans préciser d’ordres de grandeur (par exemple, quel est supposé être le taux de chômage du plein emploi?). Deuxièmement, il a souvent changé d’idée durant sa vie (le livre de Lewis présente plusieurs exemple de cela). Troisièmement, Keynes était un excellent orateur et débateur. Cela lui a permis de convaincre beaucoup de gens et d’obtenir beaucoup d’attention médiatique, de laquelle il raffolait au plus haut point. C’était par contre un piètre écrivain. Quatrièmement, Keynes se considérait comme faisant partie de « l’élite bourgeoise »; c’est sans doute pour cette raison qu’il rejettait le communisme (où tout le monde est égal). Par contre, Keynes a mentionné dans la préface de la version allemande de The General Theory (distribuée sous le régime Nazi) que ses idées seraient beaucoup plus faciles à appliquer sous un régime totalitaire (comme celui d’Hitler). Ça en dit long sur les fondements du keynesiannisme et les implications de cette idéologie pour la liberté des individus…
    Les théories de Keynes plaisent aux politiciens, parce qu’elles leur permettent de dépenser à leur guise au nom de la stimulation économique et d’avoir l’air d’un héro lorsque la reprise économique finit par se pointer. Comme les politiciens adorent dépenser notre argent, il est normal qu’ils aient accordé autant d’importance à Keynes. Le keynesiannisme justifie l’existence de gros gouvernements financés par des taxes élévées et de l’inflation

    Je veux bien reconnaître une qualité à Keynes c’est qu’au moins, lui, il avait conscience que ses théories (multiplicateur keynésien,…) étaient une bonne chose sur le court terme mais désastreuses à long terme. Keynes même s’il a changé d’avis, est resté fidèle à sa pensée court termiste tout au long de sa vie. Son proverbe préféré était: « A long terme, on sera tous morts ». les gauchistes, eux, ne comprennent pas (ou font semblant de croire) le désastre qu’est à long terme le keynésianisme. Effectivement, si vous vous endettez pour avoir de la croissance, cela marche merveilleusement bien à court terme mais sur le long terme, c’est désastreux (il suffit de voir la Grèce). Il arrive un moment où vous n’arrivez plus où vous êtes surendettés. Politiquement, le keynésianisme est merveilleux. Les politiciens ont un seul but: se faire réélire. Ils ne pensent pas au long terme. Qu’est ce qu’ils en ont à foutre de ce qui va se passer dans quelques décennies (par leur faute), ils seront plus au pouvoir.

  • Ce que j’adore avec les gens comme JLM c’est qu’ils parlent de solidarité tout en prônant une politique profondément égoiste à savoir faire payer les générations futures car c’est cela s’endetter: voler l’argent des générations futures. Si on s’endette aujourd’hui, c’est nos enfants qui payeront les conséquences. Si c’est pas de l’égoisme. La solidarité des gauchistes n’est ni plus ni moins que du vol.
    Personne ne nie que l’endettement marche très bien sur le court terme cependant, il faut être de mauvaise foi pour nier sur les conséquences désastreuses à long terme.

    L’investissement public est très souvent pas plus productif que les autres dépenses publiques. Quand on voit comment est utilisé l’argent d’investissement public, je ne vois pas comme on peut sérieusement dire que c’est productif. L’investissement public est très souvent du gâchis (forcément vu qu’il est décidé par des incompétents). De plus, souvent, les gouvernements parlent d’investissements publics pour désigner tout et n’importe quoi notamment le fait de mener une politique clientéliste. Je me méfie des fameux investissements publics. Pour moi, le gouvernement ferait bien mieux d’investir massivement dans les fonctions régaliennes (justice, police, défense) et réduire la taille de l’état. Quand on voit ce que l’état francais dépense pour la culture (inutile qui ne sert qu’à financer des artistes gauchistes) et que l’on compare à la dépense publique de la justice.

    Le gouvernement aujourd’hui utilise l’argent public pour financer sa clientèle électorale (fonctionnaires,…). Où va l’argent public ? Simple à la clientèle électorale du gouvernement. Malheureusement, tout gouvernement (surtout s’il est étatiste) a tendance à utiliser l’état pour financer sa clientèle électorale. Et c’est ce qui rends si faux toutes les belles théories keynésiennes qui partent du principe que l’état sert l’intérêt général et que les dépenses publiques seront dépensés là où elles sont le plus utile. Alors que toutes les études montrent que c’est totalement faux. Les dépenses publiques ne sont pas dépensés là où elles sont le plus utile mais là, où elles rapportent le plus électoralement parlant. c’est pas pour rien que quand il y a des réductions de dépenses publiques, on s’ne prends tjs d’abord au budget de l’armée,…(car électoralement parlant, c’est là où c’est le moins nuisible). L’état est contrôlé par les politiciens et les fonctionnaires. Or, ceux ci ont tendance à utiliser l’état à leur profit (et à leurs clientèles électorales pour ce qui est des politiciens). L’école des choix public étudie cela.

  • Des études montrent qu’il n’existe en réalité aucune corrélation positive entre croissance économique et dépenses d’investissement public, quelle que soit leur nature. https://alexkorbel.wordpress.com/2014/04/06/le-grand-mythe-de-linvestissement-public/
    Non seulement la corrélation n’existe pas, mais en plus, l’investissement est réduit à sa part la plus congrue face aux dépenses du monstre ; à peine 6% du budget cramé alors que les prestations sociales (Retraite + santé) représentent 46% du budget

    Article intéressant à lire: http://www.iedm.org/fr/55814-la-reduction-des-depenses-publiques-favorise-la-croissance-economique

    Que disent les keynésiens devant de tels chiffres ? https://pbs.twimg.com/media/CcxUDTAW8AEENt5.jpg
    Une étude réalisée en 2001 dans les pays développés ont constaté que la croissance du gouvernement conduit à un ralentissement de la croissance de l’économie. (Cette conclusions s’applique aussi en utilisant les données américaines. Une régression de la croissance annuelle du PIB réel et le total des dépenses publiques de 1950 à 2012 montre la même tendance).
    https://www.ifw-members.ifw-kiel.de/publications/the-scope-of-government-and-its-impact-on-economic

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