Vers une victoire de Jean-Luc Mélenchon ?

La victoire de Jean-Luc Mélenchon annoncerait une catastrophe matérielle, humaine, et idéologique.

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Jean-Luc Mélenchon by Pierre-Selim (CC BY-SA 2.0)

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Vers une victoire de Jean-Luc Mélenchon ?

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 10 avril 2017
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Par Mathieu Blèh.

C’est le cœur lourd que j’écris ces lignes – oui, quitte à paraître dramatique. Car il me parait désormais clair que l’éventualité d’une victoire de Jean-Luc Mélenchon à la présidentielle est imminente. Pour certains, cette victoire représenterait le triomphe de nobles sentiments sur la cupidité et le renfermement, celui de l’esprit sur le materialisme, celui de l’altruisme sur l’égoïsme, celui du peuple sur l’élite et les puissants. Pour autant, il me paraît clair que la victoire de Jean-Luc Mélenchon annoncerait une catastrophe matérielle, humaine, et idéologique.

La situation politique

Différentes versions de Mélenchon (orthographe volontaire de Mélenges)Certains d’entre vous l’ont peut-être déjà entendu : tout, dans la situation politique actuelle, évoque un autre moment crucial de notre histoire politique : la fin du XIXème siècle. La France est alors marquée par une crise politique et intellectuelle provoquée entre autres par sa défaite pendant la guerre franco-prussienne, et un vaste sentiment de défiance vis-à-vis des élites traverse le spectre politique de gauche à droite, animé d’un sentiment nationaliste.

C’est en effet un moment où les clivages droite-gauche tendent à s’effacer et, à la faveur d’une opposition à la conception libérale de la république, où la gauche révolutionnaire, en tant que courant d’idées, crée une alliance de fait avec la droite révolutionnaire, jusqu’à tracter côte à côte en faveur d’une destitution des élites libérales et financières. Cette porosité gauche-droite va, naturellement, provoquer une réaction des forces les plus libérales du spectre politique qui vont tâcher de faire corps en se rassemblant aussi au-delà de ces clivages.

C’est dans ce contexte que se met en place un courant d’idées qui deviendra par la suite le fascisme, prenant acte de ces forces, et tâchant d’offrir une synthèse entre les courants révolutionnaires nationalistes et socialistes. La haine du financier se confond avec celle du juif, l’exaltation nationaliste se mêle avec le désir de s’opposer à celui qui est étranger au bien-être de la communauté nationale. Ainsi :

Morès annone que « la prochaine révolution », cette « révolution sociale nécessaire », purificatrice du corps national, se fera contre les juifs, dont « l’heure aura sonné » le jour où « sera entrée dans le cerveau des masses » la conscience de l’énorme puissance que constitue la rencontre de « l’organisation syndicale des travailleurs » avec le « mouvement antisémite. (Zeev Sternhell, La droite révolutionnaire – Les origines françaises du fascisme 1885-1914 Seuil, Points Histoire)

Bien entendu, il ne s’agit pas d’affirmer que Jean-Luc Mélenchon est un antisémite, ni même que la situation politique actuelle est le calque parfait de celle du XIXème.

Mais l’on ne peut s’empêcher d’être frappé par la ressemblance entre cette période et la nôtre, profondément travaillée par une hostilité à l’islam, une volonté d’émancipation de ce qui est pensé comme une tutelle allemande, une colère contre les élites politiques et financières. Si Mélenchon est susceptible d’accéder au second tour puis à la Présidence, c’est qu’il est en bonne voie de rallier à lui les suffrages d’une colère de droite, avec qui il partage l’exaltation du sentiment national face à une Europe de Merkel, et le protectionnisme économique pour réaffirmer la souveraineté de la nation face aux élites financières.

De beaux discours de solidarité

Pour autant, aussi sentimentalement dissuadant, je l’espère du moins, que ce constat puisse être pour l’électorat de gauche, certains s’en féliciteront. N’est-il pas préférable de « ramener au bercail » l’électorat FN, en lui offrant l’opportunité d’exprimer sa colère au sein d’un mouvement animé de bons sentiments ? N’est-il pas préférable à la haine de l’étranger de rassembler le peuple dans un idéal de solidarité ?

Il me semble que cette affirmation est fallacieuse. Car la politique de Mélenchon n’a de bons sentiments que l’apparence superficielle. Derrière les beaux discours de solidarité se cache l’envie, la haine de l’autre : celle du riche, celle du trader, celle du bourgeois – la haine de celui qui est d’une « richesse indécente » à qui l’on doit prendre par la force une partie de ses biens pour soulager la détresse des miséreux, parce qu’il le mérite, parce qu’ils le méritent. En témoignent quelques-unes de ses annonces programmatiques, notamment l’instauration d’un revenu maximal, et la taxation à taux plein des revenus reversés aux actionnaires.

Ces mesures, nous le comprenons bien, paraissent animées d’une haine de celui qui, socialement, ne nous ressemble pas. Il n’y a pas de différence entre la haine de celui qui parle arabe dans un pays de langue française et celui qui parle macroéconomie et finance dans un pays de SMIC, de RSA, de précarité, et de chômage de masse – à laquelle j’appartiens par ailleurs. Il n’y a pas de différence entre la haine de celui qui ne mange pas de porc et de celui qui ne mange pas de produits Lidl, ou d’ailleurs, sur un autre plan, de celui qui boit du champagne et de celui qui boit de la bière, celui qui va voir du rock ou du hip-hop et celui qui va à l’opéra.

Le mépris réciproque qui sépare nos mondes est la mesure d’une incompréhension, d’une diversité des styles de vie pourtant porteuse d’une richesse, qui ne s’exprimera que dans le dialogue pour comprendre l’autre et nous reconnaître en lui. Le projet de Mélenchon, au contraire d’un partage, opère une division exclusive aussi nocive pour la société que peut l’être celle du racisme, en ce qu’il désigne des étrangers au grand œuvre du bien collectif. La France de Mélenchon est xénophobe.

Le Totalitarisme bienveillant

Pour la France Insoumise, il n’y a pas de problème qu’un plan savamment élaboré ne soit susceptible de résoudre. Les calculs ont été faits. Les solutions existent. Limiter la concentration des terres créera 300 000 emplois. Privilégier les investissements en France relancera l’économie.

Ne reste qu’à user de force pour contraindre les acteurs à réaliser le bien-être collectif qu’ils rechignaient jusqu’à présent à faire advenir par avarice, égoïsme, et cupidité – ces connards ! Ce culte de la force étatique, masquée par le faux-nez d’un idéal démocratique dont Tocqueville, par ailleurs, dénonçait déjà la tyrannie potentielle, elle est une des caractéristiques des sociétés totalitaires. Mélenchon le bienveillant interviendra dans tous les aspects de la société pour régler nos soucis.

On développe les constructions en bois français d’une main, on décide de ce que mangeront les enfants dans les cantines de l’autre, on envoie les chômeurs travailler sur des plateformes flottantes, on décide de la santé de tous, et pour conclure, on envoie tous les jeunes au travail forcé pour le bien collectif, en leur offrant au passage le permis de conduire pour que tout le monde roule en voiture dans le monde merveilleux de la transition écologique (car le planificateur n’est jamais à une contradiction près).

Mélenchon soulagera nos douleurs matérielles de sa lumière bienveillante. Un plan échoue ? Pas de panique : un autre viendra le corriger. Et puis un autre, et un autre encore – une loi corrigeant les conséquences imprévues d’une autre jusqu’à ce que les codes de lois débordent de réglementations incompréhensibles et opaques rendant le citoyen incapable de comprendre le droit supposé le protéger.

L’arrogance et le mépris de celui qui sait, celui qui prétend posséder une vue pénétrante sur toutes les strates de la société, au carrefour des savoir dispersés, dilapidés – donc gâchés dans le corps que celle-ci forme.

La rengaine n’a rien de nouveau : elle était déjà dénoncée par Friedrich von Hayek dans Droit, Législation, et Liberté. Je crois ses mots plus percutants et concis que les miens :

La principale raison pour laquelle l’homme moderne est devenu si rebelle à l’idée que les limitations constitutives de son savoir opposent une barrière permanente à la possibilité d’une construction rationnelle de l’ensemble de la société réside dans sa confiance illimitée dans les pouvoirs de la science.

Car regardez cette courbe, regardez ces chiffres : c’est le futur qui parle à travers eux. Nous avons fait les calculs, tout va se passer comme prévu.

Le bien public ou bien commun est resté jusqu’à présent rebelle à toute définition précise et, par conséquent, il est susceptible de recevoir presque n’importe quel contenu convenant aux intérêts du groupe dirigeant.

Qui définira le bien public auquel tous seront asservis ? La classe dirigeante : Mélenchon, depuis l’Élysée, en tête. Magnanime, il fixera votre salaire, décidera de votre alimentation, fixera le prix de vos soins pour votre bien. Apparemment le futur est en mer, si l’on en croit son programme. Bien. Livrons-nous à ses lubies, ses obsessions. C’est bien plus simple et moins fatiguant que d’être aux commandes de ses propres projets, de sa propre vie – parfois même, j’en conviens, de sa propre détresse et de son propre désespoir. Alors, dociles, vous applaudirez. Après tout, n’est-ce pas citoyen, populaire, et solidaire ?

La séduction qu’opère Mélenchon sur le public n’est pas qu’un effet de forme de son talent exceptionnel indéniable pour l’expression orale et la communication en général. Il est travaillé de fond en comble par la douceur rassurante d’une conception rationaliste, au sens fort du terme, de la société.

Les solutions ne se décrètent pas

C’est le handicap constitutif du projet libéral : nous n’avons pas de société utopique à vous proposer. Nous n’avons pas de solution immédiate à vos problèmes. Nous ne pouvons pas proposer de solution générale et parfaite.

La raison en est simple : personne ne peut détenir une telle concentration de savoir. Tous ceux qui affirment détenir une telle solution globale sont soit des menteurs, soit dans l’erreur. À travers leurs séduisantes solutions animées d’affection pour le peuple se cache une vision fermée et arrêtée de la société, une prétention à la connaissance parfaite des causes qui la travaillent, et des conséquences de leurs actes. Ce sont les raisons d’un tel aspect séducteur des grands projets politiques : ils vous promettent par orgueil ce que personne n’est en mesure d’assurer.

Mais leur échec est programmé. Une vision dirigiste et encadrante d’une société humaine, toute aussi bienveillante qu’elle puisse être, est assurée tôt ou tard de rencontrer un imprévu, une remise en cause hasardeuse pure, un cygne noir événementiel condamné à rebattre les cartes. Alors le dispositif s’enraye, le plan patine, et ce qui devait faire advenir ce futur idéalisé est dévoyé, corrompu, dysfonctionne et fait advenir tout le contraire de ce pour quoi il a été conçu.

Les solutions aux problèmes ne se décrètent pas. Elles se créent, s’inventent, se testent. C’est la multiplication des petits plans individuels qui permet, dans l’expérience, et avec le temps, de dégager des solutions efficaces destinées à être imitées.

Faut-il encadrer vos vies ?

Vous le savez bien : depuis toute votre vie, votre énergie est divertie dans les plans B, les combines, les petites débrouilles et autres bricolages administratifs. C’est en libérant cette énergie individuelle, et non en la réglant, en l’encadrant, que nous pouvons espérer trouver les solutions à nos détresses. Aucune personnalité d’État ne viendra nous sauver.

Ce que nous pouvons cependant contribuer à faire advenir, c’est une société dans laquelle l’expérimentation est toujours possible, la liberté d’entreprendre des projets individuels et collectifs défendue – la capacité à chercher des solutions protégée. Tout le reste est structurellement voué aux poubelles politiques de l’histoire.

Je sais cette humeur vaine, incomplète. J’aimerais avoir le temps, la patience, et les mots pour vous convaincre individuellement, à tour de rôle, de l’erreur tragique dans laquelle nous semblons sur le point de nous engouffrer. J’espère simplement, par cette maigre mise en garde, vous avoir du moins communiqué efficacement mon point de vue. Car malgré tout, même si ça reste difficile, je ne vous en voudrais pas.

Quand le protectionnisme et la politique agraire feront flamber les prix, au détriment des plus miséreux, je serai à vos côtés pour manifester. Quand le chômage des jeunes et des non-qualifiés augmentera encore et toujours suite à l’augmentation du SMIC, je serai à vos côtés pour remplir vos formulaires de plus en plus complexes. Quand votre facture d’électricité deviendra écrasante, je vous aiderai à fabriquer vos bougies écolo-citoyennes. Quand vous essayerez de monter votre entreprise et que personne ne voudra ni ne pourra investir, je ferai cuire les crêpes à la pâte chocolat-noisette française éco-responsable pour vous consoler.

Car, allez, il nous restera toujours la solidarité nationale. La vraie.

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  • Lui ou les autres neu-neus candidats, quelle différence ? Pas un n est acceptable. Désolé. Et malheureusement il est le seul a proposer un changement de régime… J aurais préféré une Vème version V-2.0, dans une ue-2.0 aussi, mais bon…

    • Candidats neus neus si vous voulez. Il y a tout de même des différences. Mélenchon ou Le Pen c’est le désastre garanti. A vous de choisir. Un neu-neu dictateur en puissance ou un neuneu avec un zeste de respect de la liberté d’entreprendre.

      • Le désastre il est déjà la.

        C’est un Mélenchon ou une le Pen qui grattera une allumette les deux pieds dans une flaque d’essence, mais ce sont pas eux qui ont laissé couler l’essence pendant 30 ans.
        Endettement gigantesque, abandon des fonctions régalienne de l état, corruption légalisée, entrée dans une UE au fonctionnement grotesque etc…
        Je partage l’avis d’Ed 31, ça n’a guère d’importance qui sera le prochain ou la prochaine présidente. Le système à dépassé depuis bien longtemps le point ou il était encore réformable.

    • S’orienter vers une nouvelle constitution me semble sain.
      Mais vous le savez, une constitution est un texte fondateur, nécessairement simple dans sa rédaction mais complexe dans ses implications. Tout le monde n’est pas Madison ou Debré.
      Je ne pense pas qu’une assemblee constituante, accessoirement obtenue par tirage au sort selon certains, puisse avoir la capacité intellectuelle et la responsabilité d’un tel acte.
      Le risque d’une constitution « majoritaire » est de cristalliser les grandes lignes économiques, sociales, planistes, redistributrices, égalitaristes, etc. Tout ça au mépris de nos libertés, de nos droits naturels.
      S’il est un projet que les libéraux pourraient porter, mais que je n’ai pas encore vu être proposé, ce serait bien celui-là : un projet de nouvelle constitution…

      • Pourquoi un tel mépris du peuple? Vous le croyez réellement incapable d’assurer cette tâche? Tout les électeur de Mélenchon ne sont pas communiste (communisme devenu plutôt soft d’ailleurs) donc arrêter de croire que vos liberté vont disparaître.
        Si ça peut vous rassurer il n’est pas encore décidé que la constituante sera à 100% par tirage au sort ou s’il y aura un mélange tirage au sort-représentant.
        Là où je suis d’accord c’est qu’un projet de nouvelle constitution aurait pu être porté par des libéraux mais il faut croire que la droite aussi a changé.

        • Désolé mais il me semble presque certain qu’ une constitution qui respecte les libertés individuelles est une rareté. Il ne s’agit pas de dire vive la VI eme ! mais de dire ce qui ne va pas avec la V eme..sinon…

        • Quel rapport entre la droite et les libéraux?

      • @PuKuraTane
        Vu la mentalité Française d’aujourd’hui, une nouvelle constitution gravera dans le marbre l’état providence, ce qui rendra toute tentative de réforme impossible.

  • les types comme mélenchon ont désormais un atout : la chose écologique, celle qui justifie tout in fine , le peuple ne sera pas pauvre mais nécessairement sobre. Si on vous montre une herbe plus verte ailleurs mélenchon peut vous rétorquer que c’est un vert qui ne tient pas compte des impératifs écologiques donc inacceptable. L’écologie est très pratique , elle introduit un autre paramètre qui ne permet pas de faire de la prospérité d’une société une métrique de sa réussite…Un peu comme les inégalités..
    enrichissez vous! enrichissez vous également! enrichissez vous également écologiquement!

  • Excellent. Merci.
    Je recommande aux partisans du « bonnet blanc / blanc bonnet » de se renseigner un peu sur ce qui se passe au Venezuela, haut lieu du socialisme tropical triomphant, et référence explicite du « Lider Maximo » Jean-Luc Mélenchon …

    • Cet argument revient souvent, pourtant entre l’économie du Venezuela qui repose quasi intégralement sur les exportations de pétrole et la situation économique de la France… Il me semble qu’il y’a un gouffre. Donc faire des comparaisons me semble complètement fallacieux… Alors mauvaise foi ou incompétence… On va vous laisser le bénéfice du doute.

      • C’est vrai, un pétrole a 50-70 $ est vraiment dramatique pour l’économie du Venezuela.
        Mais comment donc faisaient les Venezueliens pour manger, acheter du PQ et même être parmi les plus riche d’Amérique latine quand le pétrole était à 20 $ dans les années 90 ?

      • Il y a pas mal de pays dans le monde dont l’économie repose sur le pétrole. Certains s’en sortent très bien. Le Venezuela est au fond du trou à cause du chavisme avant tout. Alors aveuglement ou mauvaise foi on vous laisse le bénéfice du doute 😉

  • Comment peut-on applaudir et s’enthousiasmer pour un homme admiratif d’un Venezuela en ruines? d’un Cuba moribond? d’un nostalgique de Staline et de l’URSS? les français sont-ils devenus fous? l’ignorance est à ce point ancrée dans les esprits? effacée la mémoire de l’Histoire? l’amour de la liberté? j’avais décidé de m’abstenir… aujourd’hui je me dis: menteurs, ils le sont tous, les mains dans le pot de confiture ils l’ont tous aussi, alors choisir le moins pire à défaut du meilleur… mon pire cauchemar: Mélenchon-Le Pen au deuxième tour.

  • Fatigant, pas « fatiguant », vous confondez l’adjectif et le participe présent. Une balade bien fatigante, nous fatiguant grandement…
    Et svp, arrêtez avec le « talent exceptionnel » de Mélenchon, c’est un bateleur de foire, un vendeur de presse-purée au marché du coin, rien de plus.

    • Oui, c’est bateleur, Oui c’est un vendeur de presse purée.
      Mais comme il le fait remarquablement…
      Et c’est bien là le danger.

  • Oui. N’oubliez pas que c’est l’élection de quelqu’un qui va diriger la France, ce qui est quand même sacrément complexe et ce sur quoi les derniers présidents se sont pris les pieds dans le tapis-en particulier l’actuel, malgré ses promesses.

    Melenchon est incapable, comme la plupart des candidats, de tenir ce poste. Mais en plus, il est extrêmement dangereux pour la démocratie, la vraie.

  • Et oui, JLM est un orateur hors pair, certains diront un bateleur, et ça marche, quitte à se rendre compte que le « machin » qu’on vous a vendu c’était de la m****, mais, trop tard, vous l’avez acheté.
    Il me souvient d’un autre qui, avec ces envolées lyriques avait désigné son ennemi « La Finance (la Phynance aurait dit Ubu) », il a été élu il y a presque 5 ans, vous voyez de qui je veux parler ?
    Bon, avec tout ça essayons de « positiver », c’est à dire, avec un sens assumé de l’oxymore de choisir « le moins pire », vaste sujet aurait dit le Général.

  • Un seul mot Monsieur Bléh: merci. Enfin du concret sur ce que signifierait l’application du programme d’extrême gauche.
    Puisse votre analyse être diffusée le plus largement possible, pour dépasser l’aspect rassurant de Monsieur Mélenchon et examiner son programme.
    Le funambulisme éthique de Monsieur Fillon risque d’avoir des conséquences sans commune mesure avec ce qu’on lui reproche !

  • De toute façon, la France est en roue libre, la bureaucratie, les médias à 86% de gauche, les syndicats, le noyau dur de fonctionnaires et juges politisés tirent les manettes et bloquent toute réforme.

    Un Mélanchon, par la faillite qui se profile, aggravée par ses actions, aurait au moins le mérite de tirer la chasse sur une idéologie qui aurait dû être évacuée voici 40 ans comme dans les autres pays d’Europe.

    Le coût du discrédit d’idées nauséabondes est cher, très cher, mais la mort lente sans aucun sursaut est-elle plus enviable ?

    • Malheureusement je crains que ce ne soit même pas suffisant tellement le lavage de cerveau est déjà grand et le sera encore plus avec Méchantcon.
      On trouve encore beaucoup de Cubains admiratifs de Che Guevara ou de Castro, on trouve encore beaucoup de Vénézuéliens admiratifs de Chavez… Car quand on est aveuglé par son idéologie, les problèmes ne viennent jamais de son idéologie, mais de ceux (les « autres », les capitalistes, les patrons, les banquiers, les Américains…) qui l’empêchent sournoisement de fonctionner.

  • « tout, dans la situation politique actuelle, évoque un autre moment crucial de notre histoire politique : la fin du XIXème siècle »
    Je trouve que la situation actuelle ressemble aussi à 1789 avec le casting suivant :
    Hollande dans le rôle de Louis XVI,
    LePen dans le rôle de Danton,
    Mélanchon dans le rôle de Robespierre,
    Fillon dans le rôle de Mirabeau,
    Macron dans le rôle de Condorcet,
    Hamon dans le rôle de Marat,
    Juppé dan le rôle de Maupeou,
    Valls dans le rôle de Neker,
    Etc…

  • Vous voyez une différence entre la France actuelle et la France de demain avec Mélenchon…..Pas moi.

  • 1. L’évasion fiscale, c’est le pire effet secondaire de la mondialisation. Il n’y a que lui qui soit crédible pour lutter contre cet effet secondaire.
    2. Il n’est pas menteur comme ce Macron qui vend une image marketée d’anti-système, et qui est un pur produit du libéralisme.
    3. Rassurez-vous, comme tous les candidats, il n’appliquera pas tout son programme une fois en place.
    4. Les solutions ne se décrètent pas, effectivement. On a déjà pas mal essayé des solutions libérales, ça n’a pas marché. Essayons autre chose.
    5. Vous choisissez bien vos exemples, avec le Vénézuela. Il existe d’autres exemples qui ont fonctionné à merveille. Je pense à Correa, en équateur. Ou à des pays nordiques.

    • t que : wakrap

      1 Oui, interdisons aussi aux étrangers de s’évader de chez eux et d’investir chez nous car parfois c’est plus intéressant que chez eux.
      2 Menteur ou nuisible, mon coeur balance.
      3 Un peu, beaucoup ou que du caca dans un bol de soupe fera toujours une soupe au caca.
      4 Ah, oui, ce turbo libéralisme qui fait que depuis 40 ans chaque années les dépenses de l’Etat augmentent, le code du travail gonfle et les lois et règlements s’empilent.
      5 Ah oui, Correa en 2015, après 10 années, grève générale http://www.slate.fr/story/106153/equateur-modele-correa-bout-souffle
      et 2016 chute du PIB http://mobile.reuters.com/article/idUSL1N1A20FB Oh, on lit « CUT SPENDING » Je sens le bulbe mélanchoniste tout tourneboulé
      Et les pays nordiques qui ont comme la Suède quasi supprimé le statut de la fonction publique et baissé la part de l’Etat dans le PIB?

    • « Ou à des pays nordiques. »

      Peut-être voudriez-vous en savoir un peu plus sur la Suède par exemple ?
      http://www.contrepoints.org/2012/04/25/80716-du-modele-suedois-au-modele-suedois

    • 4. C’était du socialisme relooké en turbo-libéralisme, pas l’établissement de la liberté tout court.

    • On a essayé des solutions libérales en France? Vous vous moquez de qui? Les pays nordiques taxent mais n’interviennent pas dans l’économie comme les français. Quant à l’Equateur il va bientôt se retrouver dans le même cas que le Venezuela, une fois l’argent dépensé!

    • matieu6610 avr. 17h38
      1. L’évasion fiscale, c’est le pire effet secondaire de la mondialisation.

      Pitié !
      L’état français claque 7 points de plus de PIB que la Suède et 24 de plus que la Suisse qui n’a aucun problème pour un résultat social et économique désastreux.


      La France est classée no2 mondial de la taxation et malgré les sommes faramineuses qu’elle prélève, ça fait 42 ans que les politiques n’ont pas bouclé un seul budget positif. Un exploit dans l’incompétence et le détournement d’argent publique !

      matieu6610 : On a déjà pas mal essayé des solutions libérales, ça n’a pas marché. Essayons autre chose.

      Vous vous moquez du monde ?
      1 salarié sur 3 est payé par l’état, donc les impôts des deux autres, il ne reste plus que 27% de la population qui travaille dans le privé en France contre 55% dans le pays d’à côté qui n’a pas de chômage, quasi pas de dette et des salaires triplés.


      Une caissière chez Aldi y gagne 4300 euros contre 1308 euros en France pour le même poste.


      Il serait plus que temps d’ouvrir un œil sur la réalité.

  • Vous voyez une différence entre la France actuelle et la France de demain avec Mélenchon…..Pas moi.il n’y aura même pas de changement dans le monde des privilégiés.la France est morte et ce n’est pas une augmentation du SMIC ou une redistribution des terres qui changera son état.

  • Melenchon ne semble pas avoir compris qu’on ne fera pas une société équilibrée en rejetant une partie de ses citoyens, fussent-ils bourgeois, capitalistes, etc.

  • Comme il veut rétablir cette connerie de service national obligatoire ( au passage il veut aussi interdire les sectes , c’est vrai que c’est la priorité du moment ! ) , je pense qu’il a comme solution pour redresser l économie de préparer une bonne guerre . Bon les jeunes qui stopperont leurs études 1 an et devront tout réviser ensuite et ceux qui travaillent et devront démissionner apprécieront….vote obligatoire aussi , peu importe que vous ayez 80 ans et du mal à vous déplacer ou 40 de fièvre , vote obligatoire sinon goulag !
    Par contre je ne comprends pas comment il peut avoir une dentition aussi pourrie , digne du dernier des clodos , alors qu’il est très aisé financièrement ! On aura un président qui  » pue de la gueule , ça va fouetter , pince à linge au nez à son approche !

  • Fillon a perdu, il faut l’accepter. Il y a un gros risque que Melanchon se retrouve au deuxième tour face à Le Pen. La seule solution, pour pouvoir quand même choisir un candidat libéral, c’est de voter Macron dès le premier tour.

    • Fillon n’ a pas perdu! C’est ce que les media, qui roulent tous pour la gauche et soutiennent Macron, un vrai socialiste, veulent vous faire croire. Ils avaient déjà élu Juppé lors des primaires!

      • Cette élection a 4 tours, avec une très forte probabilité de cohabitation à l’arrivée. Et ne sous-estimez pas LR: c’est un parti encore bien puissant localement et qui a tout gagné ces dernières années.

  • La gauche représente 40% des électeurs. Comment les électeurs de droite qui en représente 55% voteraient pour un candidat de gauche?

    • Mélanchon est aussi plafonné à 20%, pour qu’il obtienne plus de 20% il faudrait que Hamon tombe en dessous de 5 %, ce qui malgré sa chute est improbable.

  • Rhétorique de l’homme de paille venant d’un doctorant en philosophie politique… Mais qu’est devenu l’honnêteté intellectuelle ?

  • Article faux et caricatural : le programme de l’AEC n’est pas motivé par l’envie ou la haine du riche, mais par le désir de retrouver plus de justice sociale et d’équité dans la société. Je trouve cela indécent d’assimiler un projet politique qui vise à rétablir de la solidarité sur les questions socioéconomiques actuellement confisquées par la vision implacable du néolibéralisme, avec des projets fascistes. Les discours envers « ceux qui se gavent » démontrent seulement la volonté politique de la France insoumise de traiter l’iniquité là où elle se trouve, pas besoin de haine pour cela, bien au contraire. Le dégagisme n’est pas un projet en soi, c’est l’expression d’un ras-le-bol qui va permettre de passer à autre chose : réinstaller de la démocratie et de la solidarité dans les rouages du « système ». Ce qu’oublie de dire cet article, c’est que le programme l’AEC vise par de multiples mesures reconnues par leur excellence par un nombre important d’associations (Greenpeace, Amnestie international, etc.) à redonner du fond à la devise « liberté, égalité, fraternité », devise complètement dévoyée à l’heure actuelle. D’autre part, l’affirmation selon laquelle le mode d’action pour mettre en oeuvre le projet de l’AEC est totalitaire est de la désinformation. Par exemple, la mise en place d’une VIème république ne se fera que par le peuple et pour le peuple, ce qui implique le recours au référendum, au vote de l’assemblé par le peuple, à la participation du peuple en amont dans l’élaboration des propositions au niveau local, etc. Ce processus présente un haut niveau d’organisation démocratique. En ce qui concerne la mise en place des politiques (environnementale, économique, etc.) la volonté politique ferme de permettre la réalisation de ces différents objectifs ne signifie pas un mode de fonctionnement totalitaire. Cette information dans l’article est de l’affabulation ! Le recours à des politique incitatives, une place laissé à l’initiative individuelle sont présents au sein du programme de l’AEC. Nous ne sommes ni au XIXème, ni aux années 50. L’apparition du mouvement citoyen la France insoumise et ses multiples initiatives qui émergent de la base donnent un exemple de cette liberté. Pour finir, je trouve très limite les reproches formulée s dans cet article lorsque l’on sait que Macron compte imposer par ordonnance durant l’été la destruction du code du travail, lorsque l’on sait que Fillon prévoie une guerre éclaire pour organiser la casse sociale durant l’été lui aussi, ou lorsque l’on voie le projet discriminatoire qui motive les mesures du FN.

  • Les commentaires sont fermés.

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Comment peut-on être libéral ? Pour beaucoup de nos concitoyens, le libéralisme est devenu la doctrine du diable. Évidemment, quand le gouvernement français est qualifié d’ultralibéral par certains, les repères s’estompent et les esprits se troublent. On en étonnera plus d’un en affirmant que le libéralisme, lato sensu, est la chose la plus naturelle du monde. Il accorde en effet la prééminence aux accords librement conclus entre individus par rapport à la réglementation étatique. Les Romains de l’Antiquité appelaient jus le droit civil émana... Poursuivre la lecture

Par Johan Rivalland.

Notre société n’en peut plus. Après plusieurs décennies de surenchère en matière d’interventionnisme, qui se paye par une taxation et un endettement (donc des impôts futurs) de plus en plus colossaux, le peuple réagit.

De manière parfois confuse, mais en réponse à une accumulation de souffrances qui résultent pour une bonne part de l’horreur politique et de la prétention de certaines élites à constamment tenter de régenter la vie des autres. Une impasse, mais aussi un leurre dont on n’a pas fini de mesurer l... Poursuivre la lecture

Par Christian Monson.

En 1939, l'Allemagne avait un PIB de près de 400 milliards de dollars, ayant dépassé l'URSS pour en faire la deuxième économie la plus puissante du monde, derrière les États-Unis. En 1946, après des années de guerre, le PIB de l'Allemagne était tombé à seulement 160 milliards de dollars, soit moins que le Royaume-Uni et la France. La production alimentaire avait été réduite de 50 %, le parc immobilier de 20 % et la production industrielle de 33 %.

Pourtant, en 1955, le PIB allemand était revenu à près de 40... Poursuivre la lecture

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