3/4 des emplois aidés en 2017 se feront les 6 premiers mois de l’année

Myriam El Khomri vient de décider de surdoper les « emplois » aidés… pendant les 6 premiers mois de l’année !

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La secrétaire d'Etat à la ville Myriam El Khomri aux côtés du maire de Pierrefitte-sur-Seine Michel Fourcade (Crédits : Chris93, licence CC-BY-SA 4.0)

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3/4 des emplois aidés en 2017 se feront les 6 premiers mois de l’année

Les points de vue exprimés dans les articles d’opinion sont strictement ceux de l'auteur et ne reflètent pas forcément ceux de la rédaction.
Publié le 8 février 2017
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Par Thibault Doidy de Kerguelen.

3/4 des emplois aidés en 2017 se feront les 6 premiers mois de l'année
La secrétaire d’Etat à la ville Myriam El Khomri aux côtés du maire de Pierrefitte-sur-Seine Michel Fourcade (Crédits : Chris93, licence CC-BY-SA 4.0)

Voilà que nous apprenons qu’une circulaire du ministère du Travail datant de mi-janvier stipule que Myriam El Khomri consacrera une enveloppe de 29.000 emplois d’avenir et 138.000 contrats aidés non marchands (administrations, hôpitaux, associations) dans les six premiers mois de l’année !

Cela représente 82% des emplois d’avenir et 69% des contrats aidés non marchands qui étaient prévus dans la loi de finances pour tout 2017 ! Les contrats dans le secteur marchand (entreprises) sont les seuls à respecter une stricte parité : 50% avant juillet, 50% après.

Cette répartition aura pour conséquence que 835 millions d’euros – soit 70% de la dotation prévue dans le budget – seront ainsi consommés dès le premier semestre… Tant pis pour ceux qui arriveront après !

Dégonfler les statistiques

Le chômage et particulièrement la croissance du chômage dans un contexte où il diminue dans tous les pays comparables au nôtre, est la partie la plus visible et la plus sensible pour le peuple français de la faillite du pouvoir socialiste et de la politique menée ces cinq dernières années. Gonfler les faux emplois est une manière d’amortir la sensation de cet échec.

La question qui se pose est de savoir à qui profite cette manoeuvre ?

Hollande, qui avait fait du chômage un marqueur de son mandat, s’est mis lui même à l’écart (à moins que, voyant Hamon pédaler dans la choucroute, un mouvement spontané de militants socialistes ne lance un appel solennel au Président …). Macron est, certes, favorable aux contrats aidés, mais uniquement dans le privé, secteur justement pas si aidé que cela par les mesures actuelles. Hamon, en bonne logique collectiviste, n’envisage pas de mettre les jeunes au travail, mais, au contraire, de leur verser le RSA (augmenté de 10 %) entre 18 et 25 ans.

Alors, quel intérêt ?

Il ne peut y avoir qu’un seul intérêt, celui de provoquer artificiellement une reprise du chômage dans les premiers mois qui vont suivre l’élection. Le nouveau président, ne disposant d’aucune réserve pour créer de faux emplois se verra directement confronté à réalité du marché et les statistiques vont s’envoler.

Il sera alors facile aux socialistes, passés dans l’opposition, de mener avec leurs amis de la grande presse une campagne de dénigrement, voire de mobilisation (et nous voyons actuellement combien cela est facile) à l’encontre du pouvoir nouvellement élu. La première impression compte toujours et quels que soient les résultat de la gestion des années suivantes, le marqueur « reprise du chômage » sera imprimé.

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