El Khomri-Martinez : un échec qui risque de coûter cher

Publié Par Éric Verhaeghe, le dans Syndicalisme

Par Eric Verhaeghe.

Philippe Martinez le 14 juin 2016 by Pascal.Vandon(CC BY-ND 2.0)

Philippe Martinez le 14 juin 2016 by Pascal.Vandon(CC BY-ND 2.0)

Myriam El-Khomri est sortie bredouille de son entrevue avec Philippe Martinez ! Non, ce n’est pas possible ! On n’y croit pas ! Le ministre du Travail de la sixième économie mondiale est incapable de nouer un dialogue et de négocier avec le premier syndicat français, principal animateur d’une contestation qui s’est nouée depuis plusieurs mois contre une loi qui modifie les règles du jeu concernant la négociation collective et le contrat de travail… On se frotte les yeux, on se pince, on se tape la tête contre les murs.

Il s’agirait d’un sujet secondaire, voire d’un syndicat secondaire… mais s’offrir le luxe de passer ce qui a été présenté comme l’une des réformes phares du quinquennat en roulant, jusqu’au bout, sur la jante, est tout simplement ahurissant. On n’imaginait pas qu’une démocratie contemporaine pouvait accepter de tels dysfonctionnements, avec une telle légèreté. Se cogner la première organisation syndicale du pays sur un sujet pareil, quand on appartient à un gouvernement de gauche, est un non-sens absolu.

Ce que signifie l’échec de la réunion de vendredi matin

Pour toutes les entreprises, la situation est cataclysmique. On n’en peut plus de voir l’image de ce pays écornée en plein milieu de l’Euro, mondialement ridiculisée pour son incapacité à se réformer. Si le préjudice se limitait à celui de l’image, au fond, on s’en moquerait. Mais les grèves sévissent, les mouvements sporadiques de blocage créent une insécurité économique néfaste pour le pays. Pour le fonctionnement normal du pays, la situation est malsaine et dangereusement bancale.

On va donc continuer comme ça pendant plusieurs semaines, à guetter chaque semaine quelle nouvelle catastrophe va survenir, quel blocage nouveau va se déclarer. Jusqu’au mois de juillet, le gouvernement assume de dysfonctionner, de passer en force, de subir cette espèce de guérilla sociale sans offrir la moindre perspective autre que sa victoire à l’usure, au rapport de force, qui lui permettra sans doute de passer sa loi mais qui constituera une immense défaite politique collective.

L’image est terrible : celle d’un pouvoir usé, sans vision, qui impose sans possibilité de nouer un compromis intelligent. La perspective d’un conflit frontal jusqu’à la promulgation de la loi est tout simplement terrifiante. Elle signifie : « C’est comme ça, pas autrement. Et je n’ai rien d’autre à vous dire. »

Et si le gouvernement pratiquait le dialogue social ?

Récapitulons l’état des forces : le gouvernement n’obtiendra pas du patronat un accord sur la convention d’assurance-chômage. Il n’obtiendra pas des syndicats contestataires un compromis sur la loi Travail. Il n’offre pas d’alternative crédible.

Une entreprise procéderait de cette façon, elle serait sommée par le gouvernement ou par l’un de ses représentants de trouver un compromis. Sa direction serait huée, conspuée, accusée de tous les vices. Les actionnaires finiraient par intervenir et par demander aux dirigeants de partir.

Le drame dans cette affaire tient à la nature même de la loi. Celle-ci prône le dialogue social d’entreprise. Pour la faire passer, il est indispensable de rassurer les Français, inquiets à l’idée que le rapport de force entre les employeurs et les syndicats de salariés au niveau des entreprises ne mette en péril des acquis fondamentaux du droit du travail.

Au lieu de rassurer, le gouvernement inquiète. Il voudrait donner le sentiment que cette loi est le début d’une longue reprise en main des rapports sociaux, d’une longue phase d’autorité bête, sans relief, sans ambition, pour les salariés, qu’il ne s’y prendrait pas autrement… Cette stratégie de pourrissement est délétère.

Quelles réactions syndicales ?

En écoutant Myriam El-Khomri répéter qu’elle avait des désaccords avec la CGT qui empêchaient toute évolution à court terme, les chefs d’entreprise ont forcément eu le sentiment halluciné et déplorable que la ministre n’avait pas compris son job : celui de négocier et de sortir le pays de cette redoutable confrontation, épuisante et stérile. J’imagine que beaucoup de syndicalistes ont ou auront la même réaction. Les désaccords sont possibles, mais l’entêtement pose problème.

Face à un État qui impose brutalement, sans concertation, sans esprit de dialogue, une règle à des organisations syndicales majoritaires, la riposte pourrait être terrible. Certains qui soutenaient la loi peineront à justifier la méthode et risquent bien de basculer dans l’autre camp. C’est déjà le cas de la CGC. Pour soutenir le gouvernement, on ne trouve plus que la CFTC et la CFDT. Autant dire, compte tenu du poids réel de la CFTC, que la CFDT est désormais la seule force supplétive du gouvernement.

En son sein, la CFDT n’est pas monolithique. Certains syndicats, voire certaines fédérations, contestent plus ou moins discrètement la ligne Berger. La rigidité de la ministre, son sous-équipement politique manifeste pour faire face à la situation, risquent de nourrir les divergences internes.

L’échec de la rencontre entre Martinez et El-Khomri risque bien de rallumer les braises du conflit, et de pousser certaines fédérations à reprendre un combat qui les épuise. La ministre avait la possibilité de sortir par le haut du conflit. En campant sur ses positions sans enrober l’échec (pourquoi ne pas créer un groupe de travail ?), la lutte est désormais à mort et sans prisonnier.

Nous le paierons cher.

Sur le web

  1. quand on sait ce que représente réellement en poids ces syndicats, dire que la sinistre du travail n’a pas réussit à négocier est logique, vu que la cgt est un syndicat qui ne vit que dans la confrontation et jamais dans les accords……
    sérieusement, si la CGT devait tourner uniquement avec ses cotisations, ces gréves absurdes pour une non loi seraient terminé, par ailleurs :
    http://www.contrepoints.org/2016/03/11/242439-loi-travail-les-4-fantasmes-des-syndicats-1

    c’est une gréve pour des élections syndicale, s’il voulait faire gréve pour autre chose, il y’a une loi sapin qui va piquer qui passe en douce 🙂

  2. Le constat est vrai mais l’article ne me paraît pas poser les bonnes questions sur la spécificité française :
    1. Si M. Thatcher n’avait pas refusé la négociation avec les syndicats, la Grande Bretagne en serait au même point que nous.
    2. Fondamentalement le rôle des syndicats dans un pays, n’est pas de négocier le droit du travail : il est de défendre les salariés dans les entreprises (dans le respect du droit du travail édicté par le parlement).
    3. Dans la situation que nous vivons depuis des semaines, apparaît de façon criante la façon dont notre pays a laisser s’imposer une interprétation du droit de grève élastique, qui permet désormais,
    – de détruire et agresser (dans n’importe quel pays les casseurs seraient dispersés au canon à eau dès le premier pavé envoyé),
    – de bloquer les sites en grève afin que 10 ou 20% de grévistes suffisent à arrêter l’activité (dans tous les pays sauf la France, ceci n’est pas toléré et la police intervient pour que l’activité des non-grévistes soit préservée),
    4. Les syndicats, CGT en tête, mènent en France la lutte des classes. Dès lors tout recul même minime, sur un quelconque « acquis social » est tout simplement impossible. Le « dialogue social » tant prôné en France, avec les « partenaires sociaux », est devenu tout simplement une guerre de tranchée du type de celle de Verdun.
    5. La France vit avec le concept suranné de « monopole syndical », qui oblige, par exemple, à ce qu’il y ait une représentation syndicale dans une entreprise si l’on veut signer un quelconque « accord d’entreprise ». Dès lors à quel titre, autre qu’idéologique, la CGT refuse-t-elle l’article 2 qui permet aux entreprises de signer leurs propres accords, non pas « sans » les syndicats » mais « obligatoirement avec » les syndicats.

    Si l’on ne s’attaque pas à remettre en question le rôle et le pouvoir des syndicats en France, on n’échappera pas à la reproduction du scénario d’aujourd’hui autant de fois qu’il le faudra :
    – avec un gouvernement de gauche, la CGT lèvera la colère des salariés (précisons qu’une minorité suffit étant donné l’interprétation du droit de grève en France !) en arguant que la politique n’est pas assez marxiste,
    – avec un gouvernement de droite, la CGT cherchera à bloquer le pays, en usant des bons concepts enseignés à son époque par Staline, pour le renverser.

    1. Le Royaume Uni dans la même situation que nous? Pas sûr qu’ils ne soient pas dans une situation pire avec une dette des entreprises financières et non financières largement supérieure à leurs homologues françaises et une dette d’état équivalente.

  3. Désolé Mr Verhaeghe mais il faut arreter de négocier avec ce syndicat qui de toute façon ne signe jamais rien.
    La CGT n’a pas été élue. Et lors de élections syndicales, on connait très bien les manoeuvres d’intimidations utilisées pour se faire élire ! Chez AF par exemple, ils font le suivi des signataires et vont chercher ceux qui n’ont pas voté par la peau du cou et les oblige à « bien » voter !

    Ce syndicat, c’est une ensemble de voyous, pas plus. Ils n’ont aucune légitimité.

  4. Pour négocier à ce niveau, il faut avoir la carrure et la compétence, ce dont n’est pas dotée EL KHOMRI. Je trouve absolument hallucinant que tant VALLS que HOLLANDE ait pu valider la prise en charge d’un tel ministère à une novice sans relief qui plus est. Cela démontre que notre monstre à deux têtes qui prétend présider aux destinées (funestes désormais) du pays est totalement irresponsable, sans aucune compétence également pour emmener notre économie sur les chemins de la croissance.

    Pour être efficace, il faut avoir pratiqué « dans la vraie vie », ce que ni l’un ni l’autre n’ont jamais fait. Ce sont de tristes personnages qui se moquent l’intérêt général et pensent avant tout à eux. Il suffit de regarder les préparations des primaires socialistes qui relèvent avant tout de la manipulation pour ne pas se faire éjecter de 2017.

    Eceourant…

  5. Le constat est réaliste. Les conséquences aussi. Quant aux soi disants bienfaits de l entreprise privée et de ses actionnaires, il y a longtemps qu’ils ne font plus rêver. ….

  6. Que voulez vous!
    Tout le monde le savait dès le départ.
    Choisir « El Khomry, une secrétaire de mairie, ayant comme entourage social des champions du monde du privilège statutaire comme Hidalgo (15 années de Job et retraite à 45 ans)…
    Défendre une loi du travail du secteur privé ou elle entrave rien du tout…..

    Il est vrai que prendre un ancien DRH du privé qui a été responsable de centaine de milliers de contrats de travail (genre ancien de Carrefour ou Sodexo), ou un avocat spécialisé en droit du travail (ce qui ne doit pas manquer chez les socialistes) voire un Nobel d’économie aurait été le bon sens…..

    Quand on prend un danseur étoile qui ne connait de l’électricité que le changement d’ampoule pour refaire l’électricité de l’immeuble tout entier. Il ne faut pas s’étonner que l’immeuble prenne feu par des courts jus et des étincelles..

  7. Cet article laisse penser que les socialistes sont des apprentis sorciers et ne maîtrisent plus les événements qu’ils ont créés.
    Hollande a pourtant un objectif ; détruire la sur-représentation de la CGT à travers une loi qui va favoriser dans les entreprises des accords avec les syndicats réformistes. Ce qu’il veut, c’est créer une situation relationnelle dans l’entreprise comparable à ce qui existe dans les pays nordistes.
    Je pense qu’il n’a pas tord et ce qu’il entreprend est une véritable révolution même si cette loi n’est pas parfaite
    Dès lors, il est facile de comprendre l’attitude des cadres de la CGT QUI savent parfaitement tout ce qu’ils vont perdre. Khomeri n’y peut rien. Elle a même été placée au bon endroit pour recevoir tous les coups d’un syndicat qui refuse de disparaître au profit de ses concurrents plus conciliants. Derrière ce combat, c’est aussi l’influence politique de l’extrême gauche qui est menacée ; tout au moins ce qu’il en reste. En définitive, je ne suis pas convaincu sur le fonds de cet article qui tente à faire croire qu’on se retrouve dans une situation catastrophique. La droite a le même objectif et aurait certainement présenté une loi comparable produisant les mêmes effets tant les enjeux sont importants pour les uns comme pour les autres.

  8. est ce que le gouvernement a les moyens de couper les vivres à la cgt ? si oui , pourquoi ne le fait il pas ? aprés tout , l’argent c’est le nerf de la guerre , non ? sinon , il est vrai que tout les matins , quand j’allume TITI ( c’est mon ordi ) je me demande ce qui attend encore ce pauvre pays en mauvaises nouvelles…..

  9. Posture, posture …
    Posture contre posture …
    Et ça va durer longtemps cette « plaisanterie » ???
    Le bateau coule mais tout le monde s’en fout …

    Alors ??????????????????

  10. La solution: démission et avancer l’élection présidentielle de six mois.

  11. On assiste au combat d’un pitoyable gouvernement en déclin face un pitoyable syndicaliste en déclin et si il n’y avaient pas les casseurs et les médias pour en rajouter des couches , ce combat n’intéresserait plus personne. Au moins pendant ce temps là on entend plus les socialos nous dire que ça va mieux parce qu’au fond ,on s’en fout aussi du  » ça va mieux » à la sauce socialiste. Ce cirque gave plus , qu’il ne gêne les français .

  12. L’Europe entière doit s’en esclaffer. On est remarquable… mais par notre connerie. Un dialogue entre partenaires sociaux, mais alors que vient faire l’Etat dans cette affaire? Dans les discutions salariales en Allemagne je n’ai jamais vu l’Etat y mettre son nez . C’est la France et l’Etat partout. Les Français appellent ça « La Puissance Publique » Bah, chacun son truc. Personnellement moins il y a d’Etat le mieux je me porte particulièrement quand je paye mes impôts en pensant que 52 % des foyers fiscaux eux, n’en payent pas.!!!!. .

  13. Serait-ce le moment de remettre de la démocratie dans le débat avec un référendum populaire sur les modalités de négociation collective ?

  14. Éric Verhaeghe: « Celle-ci prône le dialogue social d’entreprise. Pour la faire passer, il est indispensable de rassurer les Français »

    Oui, mais non.
    À chaque tentative de réforme qui touchait un cheveu des avantages des corporations d’état, les mêmes minorités étaient dans la rue, déversaient leur propagande via les médias et instrumentalisaient même les enfants, et ce quel que soit la manière des gouvernements. Le scénario est rôdé ça fait 20 ans que ça se passe comme cela.

    Que nos gouvernements soient notoirement ineptes c’est un fait. Mais il n’y a rien à négocier avec des mafias comme la CGT, il faut les casser pour avoir enfin de vrais syndicats constructifs et dignes de ce nom.

    Ce qui se paierait cher c’est une capitulation en rase campagne de plus, céder sur le rare point positif de la loi El Khomri qui minimise le pouvoir de nuisance de la CGT.

  15. Un avis parallèle qui vaut ce qu’il vaut : on ne négocie pas avec un pistolet sur la tempe. On ne négocie pas avec les preneurs d’otage. On ne négocie pas avec les terroristes.
    Que la négociatrice ne soit pas au niveau n’y change rien.
    Le comportement mafieu de la CGT au regard de ses actions nocives pour le pays et la population l’exclut de facto de son droit à négocier.

    1. Je vous souhaite de faire un tour au bataclan, ou chez les pauvres policiers assasinés ca vous calmera. Goutez à ce qu’est le terrorisme c’est surement ce dont vous avez besoin. Vous insultez les victimes de terrorismes en disant que leur malheurs vaut autant que le votre car vous perdez 3 minutes à cause des grève.

      1. Déjà, je ne perds pas 3 minutes à cause des grèves : j’habite en province.
        Ensuite, le terme de « terroriste » semble avoir été largement dévoyé depuis quelques années, et n’avoir le droit d’être appliqué qu’à des musulmans islamistes assassins.
        Ce n’est pas « que » ca, le terrorisme. C’est semer la terreur dans la population, par tous les moyens possibles.
        Je respecte les victimes de ces crimes se revendiquant d’une branche de l’islam. Mais de tels crimes se revendiquant de multiples autres causes se commettent partout, tous les jours, sans qu’on n’en fasse des actions « terroristes ».
        Par ailleurs, je n’ai pas assimilé strictement les actes délictueux de la CGT a des actes de terrorisme, même si il y a 75 ans de tels sabotages auraient bien reçu ce qualificatif, et aurait conduit quelques casseurs à faire la rencontre violente de quelques grammes de plomb propulsés à grande vitesse…
        Mon propos est tout autre : je n’ai pas été assez clair, malgré mes quelques exemples.

        Le propos est qu’on ne peut pas parler de négociation quand on utilise des pratiques mafieuse, délictuelles, criminelles comme le font ces syndicalistes. On ne prend pas une population en otage histoire de vouloir remplacer un parlement et un gouvernement légitime. On est dans un quasi coup d’état, et ça ne gène personne.

        Alors oui, vous pouvez me reprendre sur la définition exacte de « terroriste ». Vous pouvez me reprocher un manque de respect ou d’empathie pour les victimes des assassins de ces derniers mois. Vous vous trompez sur moi, mais peu importe.
        En ranche, ne retenir que ce point de mon propos est un signe que vous êtes passé à côté de l’essentiel : on ne négocie pas sous la contrainte !

      2. Vous avez oublié de lui souhaiter de faire un tour du coté de la Mafia sicilienne.

        tt: « Je vous souhaite de faire un tour au bataclan, ou chez les pauvres policiers assasinés ca vous calmera »

        Le doux parfum de le terre fraichement retournée des charniers rouge vous manque, je comprend.

  16. Thierry GUEYFFIER

    Comment s’entendre avec Martinez qui mène, avec des troupes de durs, retraités et/ou fonctionnaires, un combat politique sur un texte qui ne concerne ni les retraités ni les fonctionnaires. Pour Martinez, ce combat est vital pour établir un pouvoir de plus en plus fort sur un syndicat de plus en plus marginalisé, bientôt cantonné au service public et aux entreprises publique et semi-publiques. Pour le gouvernement qui ne maîtrise à peu près plus rien pour avoir privilégié par facilité et dogmatisme les réformes de société sur les réformes économiques, et avoir récolté la fuite des cerveaux, des sièges sociaux, une économie en berne et un chômage record, reculer est tout simplement perdre le peu de légitimité qui lui reste qui lui donne encore un semblant d’existence. Contrairement à Eric Verhaeghe, je pense que ni la Ministre ni M. Martinez n’avaient la possibilité de transiger. Hollande l’indécis congénital, nous étonne encore, en se payant un épisode de thatcherisme tardif qu’il n’a certainement pas voulu.

    Il en va ainsi des indécis, qui finissent par se perdre dans des guerres qu’ils n’ont pas choisies, contre leurs alliés de la veille, et dans le mépris ou l’indifférence du plus grand nombre.

  17. En même temps vous parlez de « négociation » mais personne ne veut négocier donc bon. Puis qu’on le veuille ou non un Gattaz cherche à payer moins ses esclaves tandis que les prolos cherchent à conserver leur SMIC et leur niveau de vie de base. Donc forcement ca part aux clash. Ecoutez c’est comme ca, c’est la vie. Quand des gens sont pas d’accord ils se battent à termes… c’est leur liberté.

    1. tt: « Puis qu’on le veuille ou non un Gattaz cherche à payer moins ses esclaves tandis que les prolos cherchent à conserver leur SMIC et leur niveau de vie de base. »

      Avec des capacités aussi faible en compréhension des enjeux votre salaire n’est semble-t-il pas un hasard.

  18. Que voulez vous négocier avec quelqu’un qui considère que la négociation c’est l’abandon de votre projet celui là ou tout autre…
    Le projet voulait entre autres parait il donner de la souplesse aux entreprises qui doivent pouvoir adapter l’importance du personnel aux carnets de commandes et pas donner le pouvoir aux syndicats qui sont toujours contre
    Au point ou nous en sommes les successeurs devront avoir pour but PREMIER de réformer la formation des syndicats ,leurs rôles,leurs financements de définir ce qu’est une grève légale d’interdire les grève politiques en les définissant ,d’interdire et condamner le blocage d’entreprises et les atteintes physiques des dirigeants de dissoudre le syndicats qui ne respecteraient pas ces lois de laisser les employés décider à bulletins secrets d’une grève dans l’entreprise ;d’interdire aux syndicalistes du public de se mêler du secteur privé ;d’interdire la grève dans les transports sans concurrence;et à tou ile fonctionnaire dotés d’une garantie d’emplois à vie
    Impossible? alors aucune réforme ne sera possible encore moins par des successeurs politiques dit de Droite
    Le syndicalisme est Le problème numéro 1 et comme ils bloqueront le pays face à un projet de cette nature seul un référendum pourrait donner de la légitimité à un tel projet
    messieurs les candidats de Droite c’est quand vous voulez …..mais si vous me parlez de négociations dans le contexte actuel ;oubliez moi pour le vote à la Présidentielle

  19. Jusqu’au bout, j’ai cru que c’était de l’ironie. Finalement, il n’y avait aucun second degré : l’auteur demande sérieusement au ministre du travail de négocier avec la CGT !

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