L’hypocrisie d’Oxfam sur la richesse individuelle

Le rapport Oxfam a donné lieu dans les médias à des commentaires tonitruants dénonçant les huit personnes qui concentrent entre leurs mains plus de richesses que la moitié de la population mondiale combinée. Qu’en est-il exactement ?

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L’hypocrisie d’Oxfam sur la richesse individuelle

Publié le 21 janvier 2017
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Par Mateusz Machaj et Mateusz Benedyk.

L’hypocrisie d’Oxfam sur la richesse individuelle
By: Bart Rousseau – CC BY 2.0

Plus tôt cette semaine, Oxfam a publié un rapport sur les inégalités au niveau mondial. On ne peut pas vraiment nommer cela un rapport étant donné qu’il s’agit principalement de babillages économiques reposant sur un faible fondement empirique, et dont les données chiffrées proviennent d’une source externe : le rapport du Crédit Suisse. Si ces données démontrent quelque chose c’est qu’il existe beaucoup de pauvreté dans le monde alors qu’à certains endroits il y a relativement beaucoup plus de richesse. Ce constat a donné lieu dans les médias à des commentaires tonitruants dénonçant les huit personnes qui concentrent entre leurs mains plus de richesses que la moitié de la population mondiale combinée.

Les données vs. l’interprétation des données

Si on observe les données (Crédit Suisse Global Wealth Databook 2016, pp. 112-115) on voit bien que n’importe quel individu vivant dans l’OCDE est vraisemblablement beaucoup plus riche que le reste de la population mondiale. Si vous ne possédez que 30 $ vous êtes déjà plus riche que les 10 % les plus pauvres. Si vous possédez 250 dollars, vous êtes au-dessus de 20 % de la population mondiale. Si vous avez légèrement plus de 2200 $, vous êtes déjà plus riche que la moitié de la planète.

Se pose alors la question : si vous ajoutez 30 $ à votre compte bancaire, est-ce que vous avez par cette action mis 10 % de la population dans une situation d’extrême pauvreté ? C’est pourtant bien ce qu’Oxfam suggère dans son analyse pseudo-économique biaisée.

Jugeons Oxfam selon ses propres critères

Oxfam ne met pas en pratique ce qu’elle prêche. C’est une fondation, fonctionnant grâce à des recettes annuelles et aux intérêts provenant de capitaux investis. Oxfam n’est pas différente d’une entreprise classique si ce n’est que les dividendes ne sont pas formellement distribués mais dépensés pour ses projets. Cependant, Oxfam met tout en œuvre, comme pratiquement n’importe quel acteur sur le marché, pour se développer sur un marché spécifique et maximiser la valeur de ses divers actifs. Regardons maintenant à combien s’élèvent les actifs totaux de la branche américaine d’Oxfam, les actifs par tête et le « revenu national » par tête, et comparons cela à la situation de certains pays.

Selon leur rapport financier (p.11), les actifs totaux nets d’Oxfam US s’élèvent aux alentours de 69 M$ (si on regardait toutes les branches d’Oxfam dans le monde, ce serait sûrement beaucoup plus important mais nous ne cherchons qu’à faire une démonstration et non l’audit global de l’organisation). Cela veut dire qu’en tant que personne morale la division américaine d’Oxfam a accumulé à elle seule plus de capitaux que 99,7 % du total de la population mondiale. Certains pourraient rétorquer qu’Oxfam est bien une personne morale et non un individu. Et alors ? L’argent c’est de l’argent, n’est-ce pas ? Nous ne faisons que dire l’évidence : Oxfam détient seule plus d’actifs que 99,7 % de la population. C’est là une concentration de richesses plutôt impressionnante !

Nous pouvons bien sûr diviser ces capitaux par le nombre de salariés (351 personnes). Par tête, le montant des capitaux atteint presque 200 000 $, et c’est encore supérieur à ce que possèdent 92,5 % de la population mondiale.

Pour terminer la démonstration, nous pouvons aussi calculer l’équivalent du revenu national d’Oxfam US. Selon ses bulletins de paie, les rémunérations et les autres avantages perçus par les salariés représentent environ 34 M$ par an (38 % du budget). Ce qui signifie que le revenu national par tête est de presque 97500 $ par an, faisant d’Oxfam US le troisième pays le plus riche au monde. Seuls le Qatar et le Luxembourg sont plus riches. Oxfam US est loin devant le Koweït, Singapour, la Norvège, la Suisse, les États-Unis et la Suède pour ne citer qu’eux. Ça a tout l’air d’être un endroit génial où vivre : « Créer des solutions durables pour lutter contre la pauvreté dans le monde, la faim et l’injustice » fonctionne particulièrement bien pour ceux qui mettent ce programme en œuvre.

Maintenant et bien évidemment, nous jouons avec des arguments démagogues. Mais Oxfam elle-même doit recourir à cette démagogie pour la simple raison que ce n’est pas parce qu’une personne est riche et qu’une autre est pauvre qu’il y a un lien de cause à effet. Si nous mettions Oxfam face à son immense richesse, elle contre-argumenterait probablement ceci : mais nous employons des gens de qualité, nous devons engager ceux qui sont brillants, nous dirigeons une société.

Précisément ! Tout comme ces huit personnes qui concentrent à elles seules plus de richesses que la moitié de la planète. Parmi elles, nous avons Mark Zuckerberg, qui a créé le réseau le plus populaire de l’histoire de l’échange des idées, Jeff Bezos, qui a créé l’une des plateformes de commerce les plus performantes de l’histoire, ou encore Bill Gates dont les contributions à l’industrie informatique sont innombrables (curieusement Gates est l’un des donateurs principaux d’Oxfam). Ces grands entrepreneurs ont fait bien plus pour enrichir des millions de personnes que ne le fera jamais Oxfam.

Nous avons besoin de plus d’entrepreneurs comme ceux-là pour lutter contre la pauvreté et augmenter la richesse de la société. Fort heureusement, c’est ce qui est en train de se passer dans les régions les plus pauvres du monde. Ironiquement, ceci est corroboré par Oxfam elle-même qui rapporte (p.12) qu’entre 1988 et 2011 les 80% les plus pauvres ont globalement connu un taux de croissance de leur revenu bien plus élevé que les 20 % les plus riches, et les infâmes 1 % n’y font pas exception.

Dans tous les cas, ce ne sont certainement pas les huit personnes les plus riches au monde qui maintiendraient les plus pauvres dans leur condition. En fait, c’est tout le contraire puisqu’elles créent une plateforme plus grande, source de croissance future pour tout le monde.

Conclusion

Il est temps pour Oxfam de comprendre enfin que la société n’est pas fatalement un jeu à somme nulle. C’est bien le cas quand l’État prend l’argent d’untel pour le donner à un autre mais pas quand il s’agit du marché. Le marché crée de la valeur ajoutée, il ne prend rien à personne pour le donner à d’autres.

L’interprétation qu’Oxfam fait des données rassemblées par le Crédit Suisse se fonde sur une vision de l’économie épouvantable. Intuitivement, Oxfam le sait bien sûr vu qu’elle possède beaucoup d’argent grâce aux capitaux employés. Pourquoi faire ça ? Pourquoi concentrer des millions de dollars sous la forme de capitaux alors qu’il y a tant de pauvreté dans le monde ? Apparemment, Oxfam croit en une certaine forme de création de valeur qui peut être obtenue via la concentration, la possession et la gestion de capitaux. Dit autrement, Oxfam valorise sa propriété privée et essaye d’en faire la meilleure utilisation possible.

Et vous savez quoi chère Oxfam ? C’est précisément ce que font les entrepreneurs qui ont réussi. Vous n’imaginez pas combien il existe de biens produits en masse auxquels il est peu coûteux d’accéder grâce à cet état d’esprit.

Traduction Contrepoints

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  • vouv voux donnez bcp de mal pour rien, je vois pas ce que vous essayez de demontrer … ou de demonter

  • « Si on observe les données (Crédit Suisse Global Wealth Databook 2016, pp. 112-115) on voit bien que n’importe quel individu vivant dans l’OCDE est vraisemblablement beaucoup plus riche que le reste de la population mondiale. Si vous ne possédez que 30 dollars vous êtes déjà plus riche que les 10% les plus pauvres »

    L’auteur de l’article raisonne en pauvreté absolu, Oxfam en pauvreté relative à partir de la chacun sa méthodologie , affirmer que Oxfam n’écrit que du babillage économique est assez fallacieux surtout que l’article ne démontre rien : il parle de l’OCDE alors que l’organisation compte les pays les plus prospère et aux développement le plus accru ces dernières années. De plus l’OCDE compte 47 membre sur plus de 190 où est la représentativité?

    A moins que pour l’auteur le monde se réduit à l’OCDE? un sdf de l’OCDE sans patrimoine ni lien familial est il plus riche qu’un travailleur d’un pays pauvre hors OCDE,. Avoir 30 dollars dans l’OCDE c’est bien mais la comparaison n’est que monétaire donc peu sérieuse, on est le roi avec 30 dollars quand justement on le dépense ou vivent les 10 les plus pauvres. 30 dollars en France c’est même pas 3 places de ciné, un abonnement box ou mobile, une semaine de course, un aller simple entrain. Bref on est plus riche que les 10% les plus pauvres mais les plus pauvres de quoi du monde? ridicule, quel salarié va comparer son salaire, train de vie avec un ouvrier vivant à l’autre bout de la planète dans un autre pays.

    La pauvreté absolue ne veut rien en soi, si sa réduction à une réalité empirique, personne ne raisonne en terme absolue sur le plan de la pauvreté et des salaires. Sinon pourquoi écrire tant d’article sur le chômage, le mal-logement, l’exaspération de la classe moyenne alors que « vraisemblablement » ces catégories feront toujours parti des plus riches de la planète.

    • affirmer que Oxfam n’écrit que du babillage économique est assez fallacieux

      Ces huit personnes ne « possèdent » ces richesses que sur le papier et lorsqu’elles sont réelles elles sont investies dans des milliers d’entreprises ou elles créent des centaines de milliers de salaires. Par exemple les milliards de Bill Gate sont actifs dans des centaines d’entreprises, lui ne touche que des dividendes.

      Sinon, elles sont totalement virtuelles, l’exemple type c’est Facebook qui a « perdu » 145 milliards de dollars en 10 ans pour n’en valoir plus que 5. Personne (sauf quelques actionnaires) n’a rien perdu de tangible évidemment.

      Amalgames, mélange, raccourci foireux, mauvaise méthodologie, Oxfam n’agite qu’une variante des « riches apatrides » du NSDAP et des communistes. C’est un poison propagandiste qui appuie sur les plus bas instincts des gens comme la jalousie, mais qui n’a aucune réalité dans l’économie.

      Ce qui est navrant, c’est que l’égalitarisme a toujours très mal fini pour les pauvres, les « riches » ont toujours réussi à s’en tirer facilement. Cette propagande, traduite en législation dans certains pays où les gens sont les plus crédules et les plus idéologiques les conduiront à la ruine.

      Socialism, what else….

      • @ Ilmryn

        Ce qu’on peut dire, c’est que l’article n’est qu’un « super argument as hominem », le pire qui soit! Donc c’est un coup dans l’eau!

        D’autre part ma confiance en Oxfam était déjà ébranlée depuis des « événements et possibles trafics » en Amérique Centrale, il y a déjà un certain temps, maintenant

    • C’est l’exacte opposé, la pauvreté peut uniquement se mesurer en absolue. Le seul cas ou la pauvreté relative pourrait avoir du sens serait si l’économie était un jeu à somme nulle, or ce n’est pas le cas.

      • Donc la France n’a aucun problème économique alors vu que sa population fait parti des plus riches ? Pourquoi parler de chômage de masse et d’impôt alors , pourquoi se comparer aux autres pays ?

        • Nope,

          D’abord une définition: la pauvreté est une situation qui ne permet que difficilement l’accès à des biens et de services qui sont nécessaires pour vivre dans des conditions décentes.

          Or la mesure de pauvreté relative est un indicateur qui permettrait de coller l’étiquette « pauvre » sur un type avec maison, jacuzzi et piscine parce qu’il est entouré de salariés qui ont deux maisons. A contrario, dans un pays où quasi tout le monde est pauvre (ex.: Venezuela) vous pouvez retrouver le même taux de pauvreté que dans le pays « jacuzzi-piscine » parce que seuls 10% des gens sont en dessous des 60% du niveau de vie misère moyenne.

          La limite de cet indicateur est donc tout de suite visible. Il incorpore une mesure d’égalité qui fausse complètement la réalité, c’est un indicateur idéologique.

      • Bobjack: argumentez un minimum svp , quand l’économie elle ni gagnant-gagnant ni à somme nulle elle est ce que les acteurs économiques en font.

  • Bonjour à toutes et à tous,

    Bien dit !
    J’y ajouterai deux « grains de sel » à propos de l’utilisation intelligente des capitaux :
    https://www.linkedin.com/pulse/partageons-efficacement-notre-épargne-pierre-tarissi
    et de la prétendue « lutte contre les inégalités » :
    https://www.linkedin.com/pulse/qui-veut-lutter-contre-les-inégalités-pierre-tarissi
    Amitiés,
    Pierre

  • Comparer « revenus » et « patrimoine » (« richesse ») est fallacieux.

  • Cette article, qui fait plus d’attaque ad-hominem (ou « ad-organisiationem ») qu’autre chose compare des personnes physiques avec des personnes morale.

    Mais après avoir tant niaisé et fait des critiques, peut-être vrai, peut-être fausse, sur l’organisation – peu importe personne n’est parfait – ça ne change rien à l’affaire.

    Le fait EST que la mondialisation (la libre circulation des capitaux et des marchandises notamment) a permis à une fraction de s’enrichir comme jamais auparavant.

    Je rappel au lecteur qu’au temps des 30 glorieuses, où l’économie allait mieux pour tous, les inégalités étaient NATURELLEMENT moins grandes – pas besoin d’impôt pour corriger car le système fonctionnait bien, résultat les années gaullistes ont été les années avec le taux d’imposition le moins élevée (et pas de dette).

    Le consensus de Washington a fait basculer le monde dans un délire de libéraux fondamentaliste qui a crée une situation faîtes principalement d’oligopole et qui a permis de faire du dumping social tout simplement. Et ce que l’entreprise gagne à exploiter les bangladeshis, le petit nombre en gagne les fruits. Il n’y a pas de miracle.

    De plus, les libéraux fondamentaliste se basent sur une théorie éculée et simpliste. Jugez que le libre-échange n’a pour argument qu’une faible comparaison entre l’Angleterre et le Portugal. Or, quiconque a fait de la science, sait qu’établir des règles aussi importantes à partir d’un exemple aussi simplifié et caricatural risque de nous faire passer à côté de graves erreurs.

    Sachez que le « temps » et que l' »espace » étaient des notions jugées « évidente » avant qu’Einstein (qui n’était pas libéral d’ailleurs) se penche dessus. Plus encore fonder un argument sur un exemple -plutôt qu’une réel démonstration – peut amener à une erreur.

    Prenons l’exemple de la gravité (1) et la force électrostatique.
    Raisonnement fallacieux (ou raisonnement qualitatif) : « La force de la gravité attire les masses (ici noyaux et électrons) entre elle donc c’est cette force qui sert à la cohésion de l’atome ».

    Analyse qualitative : Si on fait le rapport Fe/Fg. On observe que Fe >> Fg, donc en réalité c’est la force électrostatique qui intervient en aucun cas Fg.

    Pourtant le premier raisonnement, dont la démonstration repose sur un exemple simpliste bourré d’hypothèses, en vérité, peut convaincre le Crédule.
    Il en va de même avec l’exemple simpliste de la bouteille de vin portugaises et du tissus anglais. Justifier le libre-échange à échelle mondiale et sur tout les produits à partir d’un exemple simpliste c’est l’assurance de débouché sur des conclusions fausses.

    EN savoir +
    > Le libre-échange ses limites ect… :
    https://www.youtube.com/watch?v=e-uIInn3yU0
    >L’analyse de Maurice ALLAIS, Prix Nobel d’Économie, Fondateur de l’économétrie, Major de Polytechnique (X31) :
    https://www.les-crises.fr/le-testament-de-maurice-allais

    Il est temps de cessez la folie des libéraux fondamentaliste.

    • Je rappel au lecteur qu’au temps des 30 glorieuses, où l’économie allait mieux pour tous

      Dans ces années-là, il fallait 6 mois à un smicard pour se payer une machine à laver. Maintenant, c’est deux semaines. « Glorieuses » faut le dire vite.

      les inégalités étaient NATURELLEMENT moins grandes – pas besoin d’impôt pour corriger car le système fonctionnait bien

      En France, les gens pouvaient à peine se payer des télévisions, des voitures et c’étaient des bouts de tôles. Un tiers du monde était ultra-pauvre, en dessous d’un dollar par jour et les famines faisaient des ravages. Votre paradis « égalitaire » était un monde de pauvreté ou les gens mourraient de faim et/ou un tiers de l’humanité n’avait pas de quoi se payer une chemise par mois.

      Actuellement, même avec 2 milliards de personnes en plus, seuls 10% de la population mondiale est ultra-pauvre et les famines n’existent plus que dans des zones de guerres ou dans des dictatures.

      De plus, les libéraux fondamentaliste se basent sur une théorie éculée et simpliste.

      La liberté et les droits de l’homme ne sont ni « simplistes » ni « éculés ». Depuis des millénaires ils créent la prospérité dans les sociétés qui les adoptent et ont été théorisés et fixé dans la Déclaration des Droits de l’homme de 1789 par des gens qui en connaissaient un bout en matière de tyrannie. Le libéralisme, ce n’est que ça : Liberté et droits, exactement comme dans la DDHC.

      Ce sont vos slogans qui auraient du être définitivement évacués après la faillite des 34 pays ayant tenté de faire des sociétés « égalitaire ». Les lumières de la France sont en voie d’extinction et votre société « égalitaire » aux impôts « correcteurs » va finir comme ses 34 autres prédécesseurs.

  • Un point positif de l’article est qu’il notifie qu’un document influent a été publié et ne vaut pas la peine d’être lu sauf si on est à la recherche d’exemples d’arguments démagogiques.
    Malheureusement votre article ne fait pas mieux au niveau de sa cohérence externe, je suis un peu déçu car l’aspect démonstratif avec un raisonnement par l’absurde est plutôt bien assuré lors de la première moitié. J’ai bien compris que la faiblesse des arguments d’Oxfam que vous citez est démontable par ce type de raisonnement et met en évidence une incohérence interne.
    Cependant elle ne remet pas en cause l’idée qu’un réseau de personnes favorisées par des facteurs divers et variés et indépendants des conditions d’expérience des individus (ça pourrait être une oligarchie comme une classe dominante), puisse avoir un comportement égoïste, néfaste à grande échelle et surtout mal régulé quand il s’agit de biens communs. J’entends par là la gestion des ressources naturelles, les services communs comme internet… Zuckenberg a bien profité de la crédulité qu’on les personnes à propos de leurs données personnelles, ça n’a pas été régulé car c’est relativement nouveau, et c’est pour ça qu’il est très riche. Les personnes qui se sont enrichies (liberté d’entreprendre?) grâce à lui sont certainement de l’ordre de la centaine de milliers, ils l’ont été en privant des milliards de personnes de plusieurs libertés dont celles du secret des correspondances qui figure dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme. Pas sûr que leur liberté de communiquer leur ai été vendue à prix (pas seulement économique) valable. De plus une telle analyse ne prend pas en compte des effets de déstabilisation des normes sociales liées à la révolution numérique qui provoquent des changements violents sur les marchés (i.e des entreprises qui ferment car ne peuvent pas s’adapter)… C’est un terrain glissant, un petit article ne peut pas tout faire pour convaincre…

    La seconde partie après « Maintenant et bien évidemment […] » développe beaucoup trop un point de vue personnel qui n’aurait sa place que dans la partie commentaire de cette page.
    Rien n’est démontré, c’est en tout points sensible aux critiques qu’on peut faire à un point de vue de « gestionnaire » et plus largement aux caricatures des libéralistes quand on réduit un maximum l’analyse globale des libertés.
    Ici on sens surtout la revendication d’une liberté individuelle, celle d’entreprendre.

    J’en lirais d’autre =)

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