Au revoir 2016, année des « déplorables »

Publié Par Charles Boyer, le dans Édito

Par Charles Boyer

Individu masse peuple (Crédits Marsmett Tallahassee, licence Creative Commons)

Si nous devions choisir le mot de l’année passée, que nous avons désormais laissée derrière nous, nous n’aurions aucun mal à le trouver. L’honneur de l’avoir prononcé en revient à la candidate du parti démocrate à l’élection présidentielle américaine, Hillary Clinton, et il s’agit de « déplorable ».

Elle l’a utilisé, sous forme substantivée, « les déplorables », pour désigner ceux qui allaient voter pour son adversaire, le candidat républicain Donald Trump, qui finalement l’emporta. Nul ne sait quelle part ces simples quatre syllabes ont joué dans sa défaite, mais on peut soupçonner qu’elle fut non négligeable.

Ces « déplorables » qui ne suivent plus les « classes jacassantes »

Pourquoi ce mot a-t-il revêtu une grande importance ? Parce qu’il concentre en lui l’expression du changement politique ayant marqué 2016, et qui s’est traduit par les chocs du Brexit et de l’élection de Donald Trump, et dont nous verrons désormais où il nous mènera durant les années à venir. Quel est ce changement ? On peut s’attendre à ce que des pages et des pages soient écrites à ce sujet. Hasardons-nous à une version simple : ce mot désigne ceux ne suivant pas les recommandations de ce que l’on pourrait nommer les « classes jacassantes », traduction de l’anglais chattering classes.

Qui sont ces chattering classes ? On pourrait trouver une description d’un point de vue pratique : les personnes ayant accès à une caméra et un micro. Cela regroupe la classe politique, les journalistes et autres commentateurs, les universitaires et autres éducateurs, les « experts », catégorie vague des personnes invitées sur les plateaux de télévision parce qu’elles ont ce label, y compris souvent des membres des grands noms des cabinets de consultants, des think tanks, certaines organisations non gouvernementales (terme largement abusif tant elles sont financées par de l’argent public), des chefs d’entreprises corporatistes qui trouvent leurs avantages à soutenir les positions des politiques, et, cerise sur le gâteau, des célébrités du divertissement qui se prononcent sur des questions graves.

Les « classes jacassantes » et la fuite en avant technocratique et financière

Ces classes jacassantes partagent entre elles une collection d’opinions sans cesse répétées et représentant plus ou moins ce qu’il faut penser. L’exemple le plus parlant est la conviction selon laquelle les banques centrales détiennent la capacité de moduler l’économie en activant des leviers, et grâce à de savants calculs. Ce qui, avec un peu de recul, ressemble surtout à une folle fuite en avant : réduction des taux d’intérêts à zéro, puis, qu’à cela ne tienne, taux négatifs (!) et, quand cela ne suffit plus, rachat de dettes du secteur privé, quelle qu’en soit la qualité, mesures dont quiconque peut percevoir qu’elles devront inévitablement se payer tôt ou tard. Cette approche, évoquée par des personnes qui en parlent en position d’autorité, passe pour raisonnable et rationnelle, et surtout comme la seule démarche à suivre, par définition incontestable.

Du point de vue du public, le sentiment parfois diffus d’une anomalie en forte progression finit par créer un malaise, par exemple quand il perçoit que les banques, outils secondaires de cette approche technocratique et, in fine, illusoire des banques centrales, parviennent à obtenir un sauvetage en cas de gestion défaillante. Plus ce phénomène est visible, plus nombreux sont ceux dont la défiance et l’impression de se faire avoir s’amplifient. Dans le même temps, par la cohésion relative mais tout de même réelle des « classes jacassantes », il y a toujours un expert à l’écran pour nous dire que cela est normal, que c’est la seule solution. Jour après jour, continue de se creuser le décalage entre notre ressenti et les voix qui nous informent, et un malaise enfle doucement.

De tels grands sujets qui fâchent sont nombreux. Ajoutons aussi ce qui nous est présenté comme du libre échange, et qui en fait s’accomplit via des accords entre pays, se transformant en de gigantesques monuments de papiers ; de tels accords sont favorables au commerce car ils font effectivement baisser les droits de douanes, mais ils ne relèvent pas du libre échange car ils sont soumis en réalité à des masses de contraintes règlementaires ayant une nette tendance à favoriser les grosses, voire très grosses entreprises, ou les grands cabinets de consultants ; ces organisations ont en effet les moyens de se mettre en conformité avec toutes ces réglementations, alors que le poids relatif de ces dernières est bien plus écrasant pour une PME. Aux yeux du public, néanmoins, tout cela est perçu comme « le libre échange », dont on perçoit qu’il favorise ceux qui entretiennent des liens privilégiés avec le pouvoir, auxquels est appliqué la définition de « lobbys ». Et là aussi, à la longue, le malaise grandit.

D’autres sujets sont ainsi présentés au public comme étant de facto plutôt indiscutables : l’État providence, un certain interventionnisme militaire sous couvert de bonnes intentions souvent teintées de générosité humanitaire, le recul souhaité des traditions, un multiculturalisme forcé, et des points relevant du scientisme mais présentés comme scientifiques (recommandations de santé publique de ne pas consommer d’aliments riches en gras), ou encore le fameux réchauffement climatique associé à des solutions étranges comme celle consistant à remplacer des sources d’énergies constantes, pilotables et abordables par d’autres, intermittentes, aléatoires et onéreuses.

L’explosion de la « bulle jacassante »

Jusqu’en 2016, cet édifice a assez bien tenu, mais cette année passée a vu deux défaites majeures qui ont laissé nos « classes jacassantes » dans un immense désarroi : le Brexit et l’élection de Donald Trump. Pour le comprendre, il convient d’intégrer que la plupart d’entre elles, s’accrochant à des points de vue discutables, est en fait sincère. Tous ces dirigeants, experts et célébrités, se fréquentent, s’écoutent largement entre eux, s’auto-alimentent et renforcent ainsi mutuellement leurs analyses, au point que d’autres façons d’aborder les problèmes finissent par leur paraître inconcevables, voire un brin dégoûtantes et, par réaction émotionnelle, probablement mal intentionnées. Mais comme toute bulle, celle-ci finit par craquer.

Et puis, cette année, les choses ont changé. Un des signes les plus évidents de ce changement est l’explosion du site d’info Breitbart, qui semble avoir pour ainsi dire presque rattrapé le New York Times en termes d’influence comme source d’information. Pour le meilleur ou pour le pire, les médias de masse ont changé. Alors que les titres connus de longue date vivaient dans un confort douillet, leur proximité avec les autorités, les universitaires et autres experts, assez soudainement des journaux contestant ces consensus ont acquis une influence équivalente.

Le résultat spectaculaire de cette évolution a été deux chocs politiques majeurs, massivement représentés comme inattendus et inexplicables : le Brexit, puis l’élection de Donald Trump, précédée naturellement de son incontestable victoire à la primaire du parti républicain.

Ce phénomène peut également être interprété comme étant une réaction, par un mouvement de balancier, à un certain phénomène de purge en cours dans les médias et qui s’est retourné contre eux, à la fin. Prenons deux exemples : Matt Ridley et James Delingpole, au Royaume-Uni. Le premier était en charge du département scientifique du vénérable The Economist et, en tant que tel, avait lancé un ambitieux projet, « le consensus de Copenhague » conjointement avec le statisticien Bjorn Lomborg, pour désigner quels types de dépenses ont l’impact le plus positif sur le bien-être humain mondial ; la lutte contre le réchauffement climatique est apparue tout au fond du classement, comme un effort qui n’en valait pas la peine. Matt Ridley quitta mystérieusement The Economist, lequel adopta mot pour mot le point de vue du GIEC pour s’y accrocher désormais avec la plus grande loyauté. Le cas de James Delingpole est similaire, il officiait au Telegraph, où ses points de vues contrariens n’ont plus été bienvenus. Entre temps, il est devenu auteur à succès sur Breitbart.

Ainsi, on peut émettre l’hypothèse qu’une raison de l’émergence d’un point de vue contraire et surtout audible, puis très populaire, provient en partie, paradoxalement, d’un mouvement préalable d’étouffement des points de vues divergents.

L’autre facteur évident est la perte du monopole des canaux de diffusion de l’info, via le web, les réseaux sociaux, youtube et l’éclosion de nouveau sites.

La combinaison de ces facteurs explique probablement assez bien pourquoi Mme Clinton s’est retrouvée si surprise et choquée par une forte vague de points de vues différents des siens, au point de les regrouper sous le vocable « les déplorables », qu’elle lança peut-être dans un mouvement d’humeur ; mais pourrait assez bien expliquer en quoi cette révélation soudaine, et d’apparence spontanée, de sa perception du public, a peut-être joué un rôle déterminant dans sa défaite.

2016 a ainsi été l’année où « les déplorables » ont soudain explosé sur le devant de la scène. La réaction du pouvoir à ce phénomène, consistant à chercher des moyens de faire rentrer le diable dans sa boîte, sous couvert de protéger les gens des fausses nouvelles, n’est guère rassurante, surtout de la part de chefs d’États de la dimension de Barack Obama ou Angela Merkel. L’opportunité de nouveaux chocs, par exemple lors des élections nationales en France et en Allemagne cette année, n’est pas à négliger. Jouer la surprise totale ne serait alors plus guère bien crédible. Où nous mènent ces changements de la vie politique ? Sont-ils durables ? Quels rôles y jouent des organes étatiques tels que la BBC, France24, Al Jazeera ou Russia Today ? Penchent-ils en direction de plus, ou moins, de paix ? L’année 2017 qui commence nous en dira long.

  1. Robin Deschamps 69

    Article lumineux et fort éclairant sur l’année à venir +

  2. Merci bel article
    J’adore le vocable « déplorable » !!!

  3. +1000 !
    Excellente (et bien argumentée) explication du raz-le-bol généralisé : la « bonne parole » qui vient « d’en haut » [classe du « bien et moral »] ne convainc plus les « sans dents » !

  4. En tant que déplorable je ne crois plus du tout au système qui ne veut plus rien mettre en oeuvre pour faciliter mon bien-être (mon bien matériel par contre l’intéresse) mais plutôt me vendre ses idées pourries, nocives et débiles qui partout où elles ont été mises en application sur cette planète ont échouées.
    Les politiques de droite sont aussi visés car ils passent leur temps à se battre contre les idées de la gauche mais une fois au pouvoir n’en suppriment aucunes alors qu’elles étaient soient disant nocives lorsqu’ils étaient dans l’opposition… C’est comme ça qu’on se retrouve dans un pays communiste.
    Le système joue non pas à 100% mais à 1000% contre moi.
    Comme une grande majorité des Français sont persuadés que notre système est le meilleur, tout ça ne finira que dans la violence car les partis politiques ne sont plus du tout adaptés à l’époque que nous vivons et ne font que faire remonter à la première places des grandes gueules incapables à l’image de Sarko.

    1. mon cher TEC je partage entièrement votre point de vue ,fasse le ciel que bon nombre de nos compatriotes abondent dans votre sens sinon notre république n’est pas loin d’être perdue pour de bon …. Car il semblerait que dans notre pays , plus on est inefficace plus on a de chances d’être élu a des postes élevés politiquement parlant ….

    2. En tant que déplorable, je propose un vade-mecum de résistance aux classes jacassantes:
      Toujours essayer de discerner ce qui relève de l’information pure et ce qui ressort de l’opinion suggérée (à travers micro-trottoirs, sondages, paroles « d’experts » etc…).
      Se demander à chaque fois: vers quelle opinion veut-on nous amener et dans quel but? Dans quelle émotion cherche-t-on à nous enfermer? Car la propagande ne s’adresse pas prioritairement à la raison, mais aux sentiments (peur, pitié, colère…), et cherche souvent à conforter des impressions justes ou des révoltes légitimes, mais avec des arguments biaisés.
      Prendre aussi en considération l’émetteur de l’information: a-t-il un intérêt dans les conséquences prévisibles d’une adhésion populaire à cette information?
      Faire cette analyse de « l’information » non seulement pour ce qui nous est désagréable ou indifférent, mais aussi pour ce qui va dans le sens naturel de nos opinions.
      Ensuite, autant que faire se peut, chercher d’autres sources de la même information, et des éléments complémentaires ou divergents. Parfois, le simple fait de resituer une information ou une phrase dans son contexte suffit à en changer le sens.

  5. finalement ce sont les classes jacassantes qui sont déplorables ; et encore le mot est faible ; si cette classe là était confrontés aux mêmes problêmes quotidiens que nous , sans doute aurait t’elle un autre comportement ; à ce jour , les gens ne croient plus en eux , ou de moins en moins , et il est certain qu’ils auront du mal à remettre le diable dans sa boite surtout en continuant à promettre et mentir comme ils en ont l’habitude ; ils ont semé le vent , ils récolteront la tempête ;

  6. Quoi, le peuple se rebiffe, changez moi ce peuple, et plus vite que cela. C’est inconvenant et totalement inconfortable. Non mais, des fois, qu’est ce qu’ils peuvent être ingrats, ces petites gens. On fait tout pour eux et voilà qu’ils mordent la main que les nourrit. Et pourquoi continuerait-on à le nourrie, déjà qu’ils n’ont pas de dents.

  7. Si je puis-je me permettre une petite critique :
    Pour le Brexit, c’est bien la majorité absolue des votants (ou des exprimés, je ne connais pas le détail du mode de décompte british) qui s’est exprimée en faveur du Brexit.
    Pour les élections US, la majorité des « votants/exprimés » s’est largement exprimée en faveur de Mrs Clinton (+presque 3 millions de voix, quand même), mais c’est le système électoral US qui a conduit à la victoire de DT.
    Cela dit, assez d’accord avec l’analyse de l’article.

    1. Pour les élections US, la majorité des « votants/exprimés » s’est largement exprimée en faveur de Mrs Clinton (+presque 3 millions de voix, quand même), mais c’est le système électoral US qui a conduit à la victoire de DT.

      Cet argument est repris en boucle par la « classe jacassante » (excellent terme) mais il ne change pas grand chose. Le système électoral US est comme ça depuis des décennies et les électeurs sont parfaitement au courant. Si le système électoral était différent ils auraient (peut-être) voté différemment. Ils ont voté en connaissance de cause. Ils ont pris leurs responsabilités. Ils vont en subir les conséquences (qu’elle soient bonnes ou mauvaises est une autre question).

      Nous avons une situation similaire avec le mode de scrutin des députés ou celui des maires. Les électeurs français savent parfaitement comment cela fonctionne et votent (ou s’abstiennent) en conséquence.

      Lorsqu’un camp a perdu la partie, essayer de dé-légitimer la victoire de l’adversaire en critiquant la règle du jeu est puéril.

    2. Le système électoral US pour le Président est celui qui permet d’élire le Président d’une fédération. Constitutionnellement, ce sont donc les représentants des États membres qui élisent leur président. Ce sont eux que l’on appelle les « Grands Électeurs »
      Lors de la rédaction de la Constitution, Jefferson avait expliqué qu’il fallait absolument empêcher les États les plus peuplés de décider de l’élection du Président, au détriment des États ruraux peu peuplés.
      Ainsi donc, depuis le départ et par choix délibéré le vote ne tient pas compte du nombre de citoyens qui expriment leur choix, mais du nombre de représentants élus.
      Évoquer le nombre de votes individuels dans l’élection présidentielle US et prétendre que la majorité s’est largement exprimée pour Hillary est donc une profonde erreur liée à une méconnaissance non pas du système, mais de sa raison d’être et de sa genèse.
      Une élection fédérale ne peut pas être mesurée selon le nombre de citoyens qui s’exprime pour tel ou tel candidat, par définition même de la fédération.

      1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

        « Lors de la rédaction de la Constitution, Jefferson avait expliqué qu’il fallait absolument empêcher les États les plus peuplés de décider de l’élection du Président, au détriment des États ruraux peu peuplés. »

        Cette question n’a absolument rien à voir avec le collège électoral. Mais bien avec la constitution du Sénat américain.
        Le collège des Grands électeurs avait, dans l’esprits des Framers, pour but d’empêcher qu’un tyran d’arriver au pouvoir grâce au vote populaire.

        1. On est bien d’accord.

          1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

            Et donc, le collège des Grands électeurs aurait pu de manière tout à fait légitime désigner un autre président que ce démagogue égolâtre de Trump.

  8. Excellent!!

    « points de vues contrariens » parfait. Pas loin de « contre rien »

    Et le sentiment de « malaise ». C’est ça, absolument ça ; La différence entre ce qu’on voit et ce que l’on dit

    Ca fait penser à l’histoire de Gérard Majax.

    Cela étant tout le monde sait (Expression chère aux bien instruit) que en démocratie le problème vient du peuple. Donc de temps en temps une petite dictature accompagnée d’une guerre et ça le remet dans le droit chemin, le peuple. Enfin ; Si ma mémoire est bonne et, là aussi, les bien instruits vous diront que « le devoir de mémoire » c’est important.

  9. Après l’année des déplorables attendons nous a une année de désinformation et de propagande généralisée via réseaux sociaux… la censure de ceux ci a déjà commencé et aboutira forcément a une législation punitive qui ne se contentera pas des terroristes virtuels ,chaque utilisateur sera considéré comme probable terroriste et ennemi a abattre.. la disparition du web libre est une option a envisager …1984….c’estdemain..et comme durait Trump, pour les choses importantes la poste est obligatoire

    1. @reactitude
      « 1984 » en fait, on y est déjà bien dedans.

  10. 2016 année de la propagande ; et 2017 ? surement pire, heureusement il y a encore internet (pour combien de temps ?)

  11. la propagande marche fort en effet !!!

  12. Avec l’usage de ce simple terme « les déplorables » pour désigner la partie du peuple qui n’est pas acquise à sa cause (juste évidemment, le « camp du bien », hein ?) Mme Clinton montre tout son mépris, son dédain pour le peuple en général. Notre Cap’tain Pédalo (H16 trademark) a lui aussi son terme pour nous désigner, nous le Peuple, avec toute son hautaineté : « les sans-dents ». En plus de nous prendre pour des décérébrés en nous sortant qu’il a pas eu de bol et qu’il ne se représente pas malgré son bon bilan. Je n’oublie pas non plus Joe Biden avec son « Buy a shotgun ».

  13. Très bon article, bravo. Et effectivement, le terme « déplorable » prend tout son sens. En France, je pense quand même que l’on utilise la variante « réactionnaire », pour qualifier quelqu’un qui ne pense pas comme la gauche.

  14. Ouf , enfin on peut lire une brillante analyse hors propagande , ça fait du bien .
    Ici nous avons une logorrhée qui se situe a l’ opposé , un sale boulot jugez plutôt et notez l’ angle classique aujourd’hui chez les journalopes main-stream
    ou on diffame , on insulte et on méprise plutôt que d’ offrir des arguments , c’ est pathétique et pour le coup déplorable mieux lamentable : http://www.marianne.net/les-pro-trump-culture-americaine-100248935.html

  15. Ah ces vilains déplorables US qui ne savent pas leur bonheur de dormir dans leur voiture quand leur salaire ne leur permet plus de vivre correctement.
    Ils ne savent pas ce qu’est la vie et ce qui est bon pour eux ! Madame Clinton leur aurait surement donné un peu de l’argent de sa fondation…
    Ah ces vilains déplorables GB qui ne savent pas leur bonheur d’avoir un CDI et de travailler 2 heures par jour, cf « Moi Daniel Blake ».
    Bonne Année à tous, même les égoïstes qui ne voient pas la misère devant leur yeux que ce monde génère.
    Fraternité, Solidarité.

    1. José Lopez-MartinezJosé Lopez-Martinez

      « …ces vilains déplorables US qui ne savent pas leur bonheur de dormir dans leur voiture quand leur salaire ne leur permet plus de vivre correctement… »

      Quand on sait que ceux qui gagnent moins de €50 000/an aux USA ont voté largement pour Clinton, on ne s’inquiète pas trop du train de vie des « déplorables ».

    2. Les déplorables ont fait leur choix. Qui êtes vous pour savoir ce qui est bon pour eux ou pas ?

      La misère est surtout générée par le pillage des richesses au profit de la classe jacassante.

  16. Très bon article, merci à Charles Boyer et bravo pour le succès de contrepoints.

    Près de 2 mois après l’élection de Trump je suis stupéfait d’entendre la classe jacassante qui continue à exprimer sa consternation et son incrédulité. Ils répètent en boucle que ce n’est pas raisonnable, que ce n’est pas possible, que Trump ne fera pas tout ce qu’il a dit, que les contre-pouvoirs sont assez forts aux USA pour lui résister, etc. Une véritable fuite en avant intellectuelle, du déni de réalité à grande échelle…

  17. Que l’année 2016 soit déplorable suivant le terme choisi par madame Clinton pour qualifier les électeurs de DT, on devra quand même reconnaitre que chez nous, en France, l’année 2016 aura été, pour le français moyen, une année fallacieuse.
    Tout ce qu’a fait l’audacieux, n’ayant pas de bol, n’a eu qu’un seul but, tromper tous les habitants de la France, sur ses décisions politiques.
    On a eu la Loi Renseignement, pour laquelle chacun doit payer pour se faire « surveiller », on a eu la loi Travail, qui permet aux musulmans de « prier 5 fois » par jour sur leur lieu de travail, bonjour le rendement effectif d’un collaborateur de cette religion.
    On a eu le prélèvement à la source, avec en prime, une pénalité de 500€ pour toute « irrégularité » sur la déclaration faite par l’entreprise, bonjour les amendes fiscales, voire les contrôles fiscaux soupçonneux.
    Et dernièrement, on a eu une loi pour mettre un terme aux violences faites aux enfants. Qui interdit à tout parent de fesser son enfant. Bien entendu, «Il ne s’agit pas de pénaliser, mais de sensibiliser», résume Edith Gueugneau.
    Mais dans les faits, après la sensibilisation des parents, viendra leur pénalisation forcée grâce à cette loi votée en 2016.
    Alors, n’ayons pas peur de dire que l’année 2016, a été une année déplorablement fallacieuse pour le français moyen de souche, de cœur et de conviction libérale.
    En 2017, il faudra supprimer toutes les lois votées par les socialistes durant la présidence de ce président par accident.

  18. Très bon article qui me rassure sur la capacité de Contrepoints d’offrir des points de vue sortant du mainstream de l’information.

  19. La classe dirigeante et jacassante actuelle comment l’erreur classique, commune à toutes celles qui l’ont précédée, de croire qu’elle est en mesure d’édicter SA morale, alors qu’en vérité LA morale s’impose à elle comme à n’importe qui. A force d’admirer leur nombril, ces gens ont fini par se prendre pour des Dieux cherchant à imposer leur prétendue morale aux sans-dents. Ils ont oublié que Dieu seul est en mesure d’édicter LA morale, une et universelle.

    A chaque édition, indifférent aux époques et aux cultures, le bal des prétentieux se termine invariablement au cimetière. Celui-ci ne dérogera pas à la règle.

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