Les fonctionnaires gagnent plus que le privé (INSEE)

Publié Par Éric Verhaeghe, le dans Pushmobile, Travail & emploi

Par Éric Verhaeghe.

L’écart de revenu entre salariés du privé et fonctionnaires s’élève à plus de 10%. C’est ce que montre une étude de l’INSEE publiée en début de semaine.

22.000 euros en moyenne pour un fonctionnaire

Le tableau ci-dessous illustre bien les différences de traitement entre catégories :

veraghe 1

 

Les chiffres ci-dessus sont du salaire net et non du salaire brut (on sera, au passage, agacé de voir que l’INSEE ne prend pas le soin de le rappeler dans ses graphiques). En moyenne en 2013, le revenu salarial net est donc de 20.353 euros pour tous les salariés, fonctionnaires compris.

fonctionnaires rené le honzecToutefois, pour les salariés du privé, il est légèrement inférieur à 20.000 euros (19.854 euros très exactement), alors qu’il est de 22.091 euros pour les fonctionnaires. Il existe donc une différence de plus de 10% entre les deux segments de population.

Si l’on rappelle accessoirement qu’il n’existe pas de mesure du temps de travail dans la fonction publique mais que les études existantes laissent à penser que les fonctionnaires travaillent moins de 35 heures, cette différence rapportée à l’heure réellement travaillée est donc encore plus importante.

L’INSEE cache la rémunération des fonctionnaires

Alors que les fonctionnaires gagnent plus que les salariés du privé, l’INSEE, qui est juge et partie puisque composée de fonctionnaires de Bercy, a été capable d’occulter cette différence choquante, en inversant même la présentation des faits. L’étude comporte en effet un sous-titre :

Le revenu salarial moyen diminue, notamment dans le secteur public

On s’amusera de ce truc vieux comme le monde, qui consiste à passer sous silence ses avantages et à les présenter comme un handicap. Le graphique fourni à l’appui par l’INSEE en dit pourtant long sur les différences salariales favorables aux fonctionnaires aujourd’hui :

veraghe 2

 

On le voit, depuis que ces statistiques existent, le différentiel salarial en faveur du secteur public a toujours existé. Il s’est accru à partir de 1992, et depuis, les salariés du secteur privé tentent un « rattrapage » qui est bien long à venir…

Sur le web

  1. Une honte , un scandale de plus … du copinage à échelle industrielle .

  2. c’est d’ailleurs un gros probléme , ils ne gagnent que plus , ils devraient gagner d’avantage..on aurait plus de candidats à la fonction de qualité

    1. @reactitude ne croyez vous pas que c ‘est plutôt on aurait plus de qualité à la fonction de candidats ?
      et mdr : « ils ne gagne que plus » tordant . plus que plus en quelque sorte ?
      Mais personne ne vous retient ça sort de nos/vos poches, vous êtes donc un (rare) militant pour une hausse massive d’impots . On va devenir les plus que champions du monde , chouette !

      1. il y a trop de fonctionnaires….parce qu’ils ne sont pas assez payé , un bon fonctionnaire en remplace 5 mauvais ou plus…..
        trêve de plaisanterie, le jour où un fonctionnaire pourra être viré on ne se posera plus de question sur son salaire.

        1. hum qui voudrait travailler pour l’Etat c’est à dire pour vous moi tout le monde sans la sécurité de l’emploi?

    2. des candidats de qualité … pourquoi faire ? inventer de nouvelles paperasses ? mettre plus de d’exceptions « intelligente » dans les textes plus nombreux ? faire des courbettes plus fines aux élus et se mettre mieux en quatre pour leur lécher les bottes ? trouver des solutions plus subtiles pour arnaquer le peuple ?

    3. Je me demande si embaucher des gens plus efficace à saboter notre économie est vraiment un objectif à atteindre…

  3. et encore, c’est non corrigé des compétences, des résultats et de l’activité, parce que sinon, la sur-rémunération serait 30% avec des pointes à 100%.

    1. On a même des exemple « hors catégories » au gouvernement 😉

  4. Comme d’habitude une comparaison totalement inepte qui ne fait qu effleurer la problématique, ignorant que les fonctionnaires sont en moyenne bien plus diplômés que les salariés du privé.
    Faites une comparaison à compétences / responsabilité / fonction etc. Équivalente et on en reparlera.
    Ici, on est dans de la manipulation, ni plus ni moins.

    1. Avant de mettre en avant la corrélation avec des diplômes dont on s’accorde pourtant à dire qu’ils ne sanctionnent que l’aptitude à apitoyer le correcteur, le facteur explicatif le plus probable ne serait-il pas le pouvoir de nuisance des fonctionnaires ?

      1. ça, ce n’est pas bête! Nouvelle discipline au bac: Pouvoir de Nuisance, ou PN pour les spécialistes!
        Et là, au moins, une grande partie de nos « pédogags » est déjà formée à ce type de spécialité!
        Il faudra aussi changer le nom de l’ENA, en PNA, pour les cycles suivants.

      2. Qui s’accorde à ça ? Je ne vois pas bcp de bac ou bac +1 dans les comités de direction des grandes multinationales pourtant.
        Le pouvoir de nuisance des profs qui fait qu’ils sont payés moins que la moyenne européenne ?
        Le pouvoir de nuisance des petites mains en catégorie C qui voient leur traitement revalorisé car sinon il serait inférieur au SMIC? De tous les emplois jeunes et contractuels qui restent au même salaire des années durant et en toujours en situation de précarité ? Des flics qui n’ont pas le droit de grève ? Des adjoints et secrétaires administratifs qu’on n entends jamais ? Des personnels hospitaliers qui font des heures à ne plus savoir qu’en foutre et qui, lorsqu’ils se mettent en grève, continuent de bosser avec un écriteau dans le dos « en grève « .
        Il y a plein de choses à critiquer dans la fonction publique, plein, et des choses scandaleuses, par pitié, ne vous contentez pas des conneries habituelles ineptes et sans fondement.

        1. « Le pouvoir de nuisance des profs qui fait qu’ils sont payés moins que la moyenne européenne ? »
          Çà commence à m’énerver sévère ce genre de discours de pleureuse misérabiliste complètement déconnecté du réel, grande spécialité syndicale et enseignante.
          Alors vous allez me faire le plaisir de vous farcir le REEL, officiel. De télécharger choper les documents budgétaires officiels
          http://www.performance-publique.budget.gouv.fr/sites/performance_publique/files/farandole/ressources/2016/pap/html/DBGPGMJPEPGM141.htm
          pour l’enseignement primaire et
          http://www.performance-publique.budget.gouv.fr/sites/performance_publique/files/farandole/ressources/2016/pap/html/DBGPGMJPEPGM141.htm
          pour l’enseignement secondaire
          d’y chercher le tableau « Emplois et DÉPENSES DE PERSONNEL »
          et de faire la division pertinente, crédits / emplois, qui donne précisément la rémunération des enseignants (n’oubliez pas de sortir les autres catégories de personnel qui sont aussi dans le tableau) .

          Et ensuite vous nous trouverez QUI, en Europe, est payé PLUS que les 60 000 € à 70 000 € par an (5 à 6 000 € par mois !) que gagnent les profs dans l’éducation nationale. Les suisses ou les luxembourgeois, peut-être, et encore pas sûr…

            1. « Comme je ne suis pas fort en calculs : »

              Vous n’arrivez même pas à chercher une ligne dans un rapport ni faire une addition ? lol !
              Les journaliste du Monde non plus, ils n’aiment pas le réel de toute façon.

              1. Je vous ai demandé de vous farcir le réel, et je vous avais largement mâché le travail.
                Mais non, vous préférez consacrer votre temps de cerveau disponible à lire la publicité de TF1 (pardons, du monde, … comme si ça faisait une différence…). Et vous avez même le front, tout fiérot, de vous vanter de n’être pas fort en calcul …
                Avec des amis comme vous, les enseignants n’ont plus besoin d’ennemis. Parce que les délires misérabiliste personne n’y croit (à juste titre, comme prouvé plus haut), et ça ajoute encore à la mauvaise image du métier.

          1. Ah aussi, je ne suis ni prof ni syndicaliste.

            1. Oui, vous êtes juste un rouge…

              1. Yeah! Le genre d attaque ad hominem qu’on voit plutôt chez les rouges justement.
                Ça confirme ce que je pense depuis longtemps, quand on est extrémiste, quel que soit le bord, on fini aveuglé et on fait et raconte n’importe quoi.
                Et sinon je ne suis pas rouge, ni même de gauche. Si je devais me situer je dirais centre droit libéral.

          2. « 5 à 6 000 € par mois !) que gagnent les profs dans l’éducation nationale  » : vous avez fumé la moquette ?

            1. Le problème en France c’est le temps de travail des profs qui en gros dans le secondaire font 16h30 de cours (18*55min) 6 mois par an, les cours s’arrête début juin dans les lycées.

              Les profs français ont un salaire horaire élevé le problème c’est qu’ils travaillent peu par rapport aux autres pays.

              Donc un prof qui gagne 30k€/an gagne en fait 5000€/mois de travail.

              1. Un agrégé a un service d’enseignement de 15 h , un certifié 18h. Ils ne travaillent ni 15 heures, ni 18 h ! ces horaires ne correspondent absolument pas au temps de travail, c’est absurde !
                Le problème des professeurs du secondaire est la lisibilité et la transparence de leur temps de travail, on raconte n’importe quoi à ce sujet. Le mieux serait qu’ils passent obligatoirement 35 heures dans l’établissement. Un peu utopique, en l’état actuel des choses : pas de bureau, pas d’espace de travail pour tous, établissements en ville très peu voire pas du tout extensibles.
                Trop de vacances, c’est vrai. Quelques semaines de congés élèves dans l’année devraient être consacrées à la formation continue, ou à d’autres tâches connexes.
                Les professeurs de lycée centre d’examen du baccalauréat arrêtent souvent mi juin, en effet. Supprimons le bac, cela devient grotesque cette histoire, et laissons la liberté de sélection aux universités.

                Décentralisons l’éducation, liberté de programme , liberté d’enseignement, dans un cadre national qui définirait seulement des objectifs généraux et suppression de la superposition schizophrène programme /socle, arrêt du collège unique, suppression du brevet – cette blague ruineuse – recrutement possible des enseignants sur C.V, généraliser les postes à profils, revalorisation de la fonction, véritable DRH avec perspectives et évolution de carrière, arrêter la dégringolade des exigences de recrutement et la prolétarisation des enseignants, tout étant lié. Qui en aura le courage politique ? Qui ?

                1. « Un peu utopique, en l’état actuel des choses : pas de bureau, pas d’espace de travail pour tous, établissements en ville très peu voire pas du tout extensibles. »

                  Un salle de classe vide permet à 35 profs de travailler en même temps. La salle des profs existe, et elle pourrait servir à travailler. Faut arrêter avec le coup des bureaux. Ca glande dans l’EN. Les profs que jeconnais qui ont quitté l’EN pour aller dans le privé et monter leur boite sont tous formels. La majorité des profs branlent les chameaux à longueur d’années.

                  1. Commentaire brillant, vraiment.
                    35 personnes à bosser dans une salle de classe. Humour involontaire.
                    Le reste à l’avenant.
                    Avec de telles critiques, les branleurs peuvent continuer tranquilles..

                  2. Inversement ceux qui ont quittés le privé pour devenir profs ( il y en a beaucoup dans l’enseignement technique) vous dirons que ce n’est pas une sinécure . Mes collègues d’électronique anciens du privé passent au moins 40h par semaine au lycée et achètent du matériel sur leurs propres deniers pour s’autoformer et rester au niveau

                2. Comme vous le dites vous-même, 35 h dans l’établissement serait une idée insensée, impossible à réaliser physiquement et financièrement, qui amènerait à délocaliser les lycées en grande banlieue pour construire les locaux. Quant aux fameuses vacances, il faut rappeler que les profs sont considérés comme des cadres, et donc en catégorie A. Or, il n’échappe à personne qu’ils n’ont pas des salaires de cadres. Ils sont, en gros, payés 3/5 d’un salaire de cadre, ce qu’il signifie qu’ils sont payés neuf mois lissés sur douze, et donc qu’ils ne sont pas payés pendant les vacances. Quant à l’horaire hebdomadaire, pour savoir ce que représente une heure de cours, il faut avoir vécu la tension que représente l’affrontement permanent qui fait de vous le dompteur dans une cage de fauves qui ne demandent qu’à vous sauter dessus. On sort épuisé de la classe. Alourdir les horaires supposerait l’instauration d’une discipline que personne n’est prêt à accepter. Enfin, il faut savoir qu’il y a un marché du travail, et qu’on n’arrive déjà plus à trouver assez de profs à peu près qualifiés. Personne ne veut plus être prof, et ce n’est pas en aggravant les conditions de travail qu’on arrangera les choses. On présente les profs comme des privilégiés, mais c’est un bien curieux privilège puisqu’on ne trouve plus assez de candidats.

              2. Poursuivons votre raisonnement selon une étude de la BP les cadres de ses entreprises clientes font en moyenne 22% de temps de travail « sec » = à leur bureau à traiter leur dossier donc un cadre payé 6000 euros/mois serait en fait payé 6000/0.22=27300 euros par mois votre méthode de calcul va intéresser les patrons lors de prochaines négociations salariales

            2. non gil je n’ai pas fumé la moquette, j’ai fait le calcul qui s’impose, à partir des documents officiels indiqué plus haut : la rémunération moyenne, tout compris, est la division de la masse salariale consacrée aux seuls enseignants par leur nombre. Et ça fait bien 5 à 6000 € par mois. 5 000 dans le primaire, 6 000 dans le secondaire.
              Mais libre à vous de refaire le calcul, vous trouverez comme moi.

              1. Anne Merlin-Chazelas

                Vous ne calculez pas ce que gagne un enseignant, mais ce qu’il coûte à son employeur, le contribuable.
                Dans mon village, une femme de ménage est payée 12 euros l’heure, congés payés compris, déclarée par CESU. Mais elle coûte à son employeur 22,37 euros l’heure, après paiement des cotisations sociales salariales et patronales… car pour 12 euros de salaire les charges sociales sont de 10,37 euros…,
                Cela ne signifie pas que la femme de ménage gagne 22,37 euros l’heure !

                1. Et si, 22,37 € de l’heure, c’est bien ce qu’elle « gagne ». Est-ce que le fait de payer les impôts après, avec l’argent reçu, ou avant, par prélèvement à la source, change quoi que ce soit à ce qu’elle gagne ? non bien sûr, et le fisc, l’urssaf et les autres publicains dans tout les cas font le calcul à partie de ce qu’elle « aurait pu » touché si ils n’étaient pas passé avant. Le fait qu’une grosse partie lui est immédiatement taxée et qu’elle n’en voit pas la moitié dans son portefeuille n’y change strictement rien.

          3. 60.000€ par an… Et les jeunes crachent dessus !! ils ne veulent même pas passer le CAPES, quel manque d’ambition ! Plus sérieusement… ou vous êtes un troll ou vous balancez des documents que vous ne comprenez pas.

            1. « ou vous êtes un troll ou vous balancez des documents que vous ne comprenez pas. » … oui, ou bien ….
              Ces documents sont très simple, ils sont conçus pour être lu par les députés (qui ont sans doute plein de qualités mais pas celle vouloir se coltiner des chiffres trop compliqués) et pour votre gouverne à une époque j’ai fait partie des responsable d’y mettre les chiffres et d’expliquer à d’autres gens comment les remplir et ce qu’il signifiaient.

              « ils ne veulent même pas passer le CAPES »
              http://www.devenirenseignant.gouv.fr/cid98479/donnees-statistiques-des-concours-du-capes-de-la-session-2015.html
              postes offerts : 7 200
              candidats présents : 19 572

              Cela dit, les jeunes ont effectivement un peu tendance à cracher sur une rémunération qui, même si elle se monte à 60 000 €, est largement constitué d’une promesse de bien vivre avec une bonne pension pendant une longue retraite, dans 40 ou 45 ans. Quand on est jeune cette promesse n’est pas très intéressante et on ne regarde que le net, et forcément il est beaucoup plus bas. surtout quand en face il y a une autre promesse : commencer par se farcir les pires postes imaginables dans les pire endroits endroits

          4. Ne faites pas semblant de comprendre les documents complexes que vous nous livrez, d’où vous ne tirez certainement pas ces chiffres fantaisistes et mensongers….soyez un peu sérieux .
            Ensuite, je trouve facile et réducteur de dresser les « fonctionnaires » contre les gens du « privé », en faisant un amalgame ubuesque qui ne tient compte ni des compétences, ni des diplômes .ni des différences de traitement présentes dans le privé comme dans le public : je ne pense pas que les situations d’un publiciste ou d’un notaire, d’un commerçant bien placé ou d’un infirmier, d’un vendeur de voitures de luxe ou d’un petit garagiste, d’un cadre supérieur travaillant à Bercy ou d’un petit prof de banlieue qui débute sa carrière, d’un chirurgien en hôpital ou d’une aide soignante, d’un employé des postes ou d’un principal de lycée, que toutes ces professions et j’en passe des centaines puissent être outrageusement simplifiées en méchants travailleurs du public et gentils travailleurs du privé : j’en ai assez des rancœurs et frustrations qui s’alimentent de propos fantaisistes et réducteurs et cherchent à entraîner les gens qui ne se renseignent pas trop dans leur ronde .
            Il y a certainement mieux à faire .
            Le problème en France, c’est que chacun est prêt à dénoncer l’injustice qu’il subit par rapport à l’autre, mais le jour ou on se trouve à la place de celui qu’on critiquait, comme par hasard on se satisfait de la situation et on ne critique plus .
            Oui il y a des abus, partout, dans le public comme dans le privé, et ce n’est certainement pas en se critiquant les uns les autres qu’on parviendra à rendre les situations plus justes .
            Et puis parlons de métiers avant de parle de « fonctionnaires : ce n’est pas un métier, c’est un statut : j’aime mon métier,je me suis formé pour ce métier, pas pour être fonctionnaire…enfin, qu’on cesse de parler du temps de travail des profs sans savoir de quoi on parle : personnellement je travaille souvent plus de 35 heures : le temps de présence n’est évidemment pas le temps de travail….enfin tous les professeurs ne font pas le même métier non plus….bref, cessons par pitié de généraliser, même si c’est beaucoup plus facile pour ensuite critiquer et monter les uns contre les autres .
            .

            1. J’ai contribué à les écrire, les document « complexes » que j’ai cité ; il ne sont pas « complexe », ils sont énormes et sans la carte je comprend qu’ils vous fassent peur …mais vous n’êtes pas non plus obligé de laisser cette peur vous faire imaginer que je ne les comprend pas ni qu’ils sont fantaisistes et mensongers.
              La carte, je l’ai, je vous l’ai en partie donnée. Vous n’avez qu’à les regarder vous même et vous y trouverez les chiffres « fantaisistes et mensongers » (sic) suivant :
              Enseignants du 2nd degré : 375 656 ETP (équivalent temps plein ). Crédit de rémunération pour 2016 : 25 902 014 992 €
              Je vous laisserai bien faire la division, mais j’ai peur que ça soit au dessus de vos forces morales ; ça fait précisément 68 951,42 € de rémunération par enseignant du 2nd degré qui enseigne effectivement dans le 2nd degré (tous ne le fond pas, et inversement on trouve aussi des enseignant du 1er degré, des stagiaires, etc.) soit 5746 € par mois en moyenne
              Pour 648 heures par an de cours standard (*), soit 100 € de l’heure de cours ! et maintenant, qui trouve que c’est cher, le cours particulier privé ? qui trouve que les profs sont mal rémunérés ?

              (* 720 pour un prof de sport, 540 pour un agrégé, et certaines heures réels compte plus, et il faut ajouter les heures sup)

            2. Cedric: « Ensuite, je trouve facile et réducteur de dresser les « fonctionnaires » contre les gens du « privé » »

              Le gros problème, c’est que les premiers sont payés avec de l’argent pris de force aux deuxièmes.

              Le deuxième gros problème, c’est que la deuxième catégorie n’en peut plus et crève sous ce joug, la France est maintenant en faillite malgré un record mondial pour la taxation, un comble !!!

              Le troisième problème c’est que les demandes polies, mais répétées de la deuxième catégorie restent lettre morte depuis deux décennies. La bureaucratie augmente sans cesse, coûte de plus en plus cher et urine en plus fréquemment au visage de la deuxième à coup de grèves et de déni de services pour faire bonne mesure.

              Que peut et doit faire le privé à ce stade ? Crever en silence pour ne pas gêner votre confort moral ? Sortir le fourches pour qu’on l’entende enfin ?

              .

              1. Anne Merlin-Chazelas

                Parce que vous croyez que le fonctionnaire lambda, qui a vu ses impôts doubler et son traitement non seulement ne pas bouger d’un centime depuis 2010 quand il est en « butée statutaire » (faites-vous expliquer cette notion si vous l’ignorez; cella touche tous les fonctionnaires à un moment ou à un autre de leur carrière et cela peut durer vingt ans !), mais augmenter beaucoup moins vite que le coût de la vie dans les dix années précédentes, il ne crève pas, lui aussi, sous le joug de mesures imbéciles et de ne pas arriver à finir le mois…

                Vous croyez qu’il apprécie que le fait d’être syndiqué à tel syndicat soit le seul moyen d’être promu dans certains corps, alors que bien faire son travail serait plutôt mal vu, parce que cela permet de montrer que tel autre, précisément syndiqué et promu, ne le fait pas…

          5. Allez voir le réel justement : les feuilles de paye des enseignants Les grilles sont publiées et les primes connues 1200euros/ans
            on est sur les chiffres de l’OCDE dans ses comparaisons entre salaires : les profs français sont parmi les plus mal payés d’Europe
            d’environ 10 à 15 %

            1. oui c’est sûr, quand on met de coté les deux tiers de la rémunération, ça fait nettement moins…
              Désolé pour vous, mais le salaire net ce n’est pas, mais alors pas du tout, la rémunération.
              Pour calculer la rémunération Il faut ajouter, au net, tous les services sociaux, aussi bien ceux payés par les « cotisation salariales » que par les « cotisations patronales ».
              Ou il faut, comme j’ai fait, simplement diviser les crédits consacré à la rémunération par les effectifs. Et ça fait entre 5 et 6000 € par mois, pas 1200.
              Les profs français sont comme les français en général : ils sont obligé de touché une part énorme de leur rémunération sous forme de services socialisés. Ça leur laisse le net parmi le plus bas d’Europe, mais c’est aussi LEUR choix collectif : particularité de ce corps, ils ont voté de façon massive pour ça !
              C’est pratique, après ça permet de jouer les pleureuse « ouin ouin regardez comme notre net est tout petit »… et les cocos, c’est vous l’avez voulu, hein, alors ne venez pas pleurer.

              1. J’ai lu le calcul avec les ETP la principale erreur vient de la fongibilité asymétrique , des crédits ETP peuvent payer bien d’autres choses que les salaires des personnels au contraire des autres crédits qui eux ne peuvent être ( ou ne devraient pas être) utilisés à payer des salaires . Le reste n’est qu’artifice comptable comme chaque salarié ce qui compte c’est votre net et encore je suis pour le prélèvement à la source pour qu’il ne reste que le revenu disponible
                Par contre vous avez raison sur la particularité du corps il y a eu un moment de collusion dans le choix du nombre de poste au recrutement contre pas d’augmentation des salaires c’était avant 2007 depuis il n’y plus ni recrutement en nombre ni salaire

                par contre  » part énorme de rémunération sous formes de services socialisés  » comme particularité du corps je n’ai pas compris j’aimerai qu’on m’explique

                1. La fongibilité asymétrique ? bien tenté, mais faux. Elle n’existe pas en pratique. chaque budget est construit à partir des dépenses précédentes, et tout ce qui est fongibilisé sera sorti l’année suivante de la rémunération.

                  « Le reste n’est qu’artifice comptable comme chaque salarié ce qui compte c’est votre net ». Ah bon ? vos droit à la retraite ça ne compte pas ? on peut les mettre à zéro alors, vous ne protesterez pas ? Permettez que j’en doute …

                  La particularité du corps c’est d’être massivement socialiste, et de voter pour que la part socialisée de la rémunération soit la plus grande possible ; et donc évidement, conséquence immédiate, pour que le disponible soit le plus petit possible.

          6. Chiffres absurdes, évidemment, puisqu’on ne sait s’il s’agit de net, de brut, ou même du coût global. Agrégé, maître de conférences hors classe, aux échelles lettres, catégorie A+, je n’ai jamais touché plus que 3400€ par mois (avec une prime de recherche de 1200€ par an!).

            1. certes, vous ne les avez jamais touché. Vous avez eu à la place tout un tas de service qu’il vous aurait fallu payé de votre poche : assurance maladie, retraite, congés payés, etc. Libre à vous de penser qu’ils ne valent pas autant qu’ils vous coutent, et de réclamer le salaire complet. Mais ne dites pas qu’ils ne font pas partie de ce que vous avez « gagner » : ils font bel et bien partie de votre rémunération.
              Et ceci n’est pas l’interprétation ultranéoméchantlibéral, c’est l’interprétation syndicale officielle, la théorie du « salaire différé ».

            2. Anne Merlin-Chazelas

              Avec un doctorat et la responsabilité d’instruments de travail internationalement reconnus et destinés à rester valables PENDANT DES SIÈCLES, je n’ai jamais pu accéder aux échelles lettres, car les promotions en classe exceptionnelle (la 1ère classe, d’ailleurs difficile à obtenir ne permet pas de monter plus haut que l’indice net majoré 818), dans ma branche du CNRS, ont toujours été « fléchées » en direction d’autres spécialités que la mienne (pour assurer d’ailleurs la promotion parfaitement justifiée de savants de grande qualité !). Pour le reste, même motif, même punition, sauf une prime de recherche plus importante…

    2. Quel dommage alors d’employer des gens si diplômés pour obtenir un résultat si affligeant!
      De l’instit suffisamment docile pour faire admettre à des enfants des contrevérités historiques ou langagières,
      à l’employé de la recette (fiscalité) qui cherche à tout coup à se servir du droit pour arnaquer son congénère de contribuable,
      à l’officier de la police nationale que cela ne dérange pas de contresigner des amendes pour des conducteurs roulant à 51km/h,…
      Je passe sur les passagers du système qui ne sont là que parce que c’est confortable !
      Ces cas sont tellement courants que cela fait oublier la minorité qui fait du bon boulot; je parle d’expérience, ou alors je n’ai pas eu de chance…

    3. Philippe914: « les fonctionnaires sont en moyenne bien plus diplômés que les salariés du privé. »

      Comme aucun service de l’état ne fonctionne correctement, que toutes les caisses sont en faillite et les budgets en grave déficit, je propose de remplacer tous les fonctionnaires bardés de diplômes visiblement inutiles par des peintres en bâtiment indépendants.

      Eux savent au moins faire tourner une boîte et au pire, ils coûteront moins cher pour le même résultat.

      1. D’accord, même si je n’aurais pas choisi pour ça la profession de peintre en bâtiment…

        1. Vous craignez que les fonctionnaires diplômés qui remplaceraient les peintres massacrent les peintures des bâtiments ?

          C’est pas faux…

          1. pas besoin d’être peintre en bâtiment pour savoir peindre

            1. En plus.. donc plus de fonctionnaire et n’en parlons plus.

              1. c’est marrant mais je revois souvent d’anciennes connaissances du collège qui se sont orientés dans le bâtiments et sont devenus peintres, l’extrême majorité m’encourage à poursuivre mes études et regrettent les dizaines d’heures séchées à fumer ou à picoler , je leurs dis mais t’as un salaire moi je suis boursiers et quasi toujours à découvert à la fin du mois a bac +4, il me disent ouais ont gagne bien c’est sur mais c’est pas stable comme truc des fois tu branle rien pendant des semaines et des fois t’es overbooké en 2-2 et puis dans 20 ans j’aurais plus de dos.

                1. Donc en fait les nommer fonctionnaires ne changerait rien à la fonction publique, mais créerait une pénurie salutaire dans le ravalement et le maquillage de façades.

            2. certaine « grosses têtes » pourrais s’apercevoir que l’art de l’enduit ou de la peinture au pistolet est hors de porté de leur « talents » aussi considérables soient ils

              1. Allons, cessons de faire semblant d’éviter le point Godwin ! Les peintres ratés peuvent faire, hélas, des dictateurs tout à fait réussis.

      2. La fonction publique est sur représentée par les profs, catégorie A et qui font monter la moyenne des rémunérations.
        Remplaçons les donc par des gens sans qualification et payés au smic. Qqchose me dit que ça ne và pas aller bcp mieux.
        Vous êtes dans la caricature, votre propos n’a aucune portée.

        1. Pourquoi voudriez-vous qu’un établissement privé choisisse de payer ses profs au smic et les prenne sans qualification ? Les étudiants fuiraient vers les établissements plus soucieux de la qualité de l’enseignement. En revanche, pourquoi voudriez-vous qu’un prof de catégorie A se donne de la peine pour améliorer son enseignement ? Il n’a rien à gagner, rien à perdre…

          1. honnêtement pas mal le font, simplement parce qu’il aime leur métier et les gamins. Cela étant, dans le système ça revient largement à pisser dans un violon…

          2. faut vraiment être un tocard pour faire prof pour les tunes que ce soit dans le public ou le privé

            1. Ils le feraient alors par conviction personnelle ? Ca explique leur politisation.

    4. « les fonctionnaires sont en moyenne bien plus diplômés que les salariés du privé. »
      Vous avez oublié le fameux « fallait passer le concours »!
      quelle prétention ! Vous pourriez, au moins, avoir la reconnaissance du ventre !
      Avoir des diplômes pour pleurnicher ,se lamenter, faire grève, manquer d’amabilité ,sentir la poussiére ,être rigide d’esprit ,s’agglutiner devant la machine à café , fixer la pendule jusqu’à 16 heures 30 , avoir des « collègues » et considérer le reste du monde comme des « usagers  » j’en vois pas l’interêt !

      1. Que de poncifs éculés dans une même phrase ! J’ai l’impression que vous êtes encore plus sclérosé et encroûté que ceux que vous voulez dénoncer.

        1. Philippe914: « Que de poncifs éculés dans une même phrase ! »

          Vous exagérez…Les rapports de l’Insee et de la Cour des comptes sur l’absentéisme, les heures de travail vont quand même dans ce sens et pour les grèves et les revendications il est difficile de les nier aussi tellement elles sont nombreuses depuis 20 ans.

          Reste le service à la clientèle, on peut regarder encore le rapport de la cour des comptes qui a par exemple qualifié le RSI de « catastrophe industrielle pour les indépendants » tellement cet organisme semble avoir vocation à les couler.

          Sur l’amabilité, c’est un mal français par contre.
          http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2015/06/16/accueil-des-touristes-les-francais-devront-faire-mieux/

    5. Pierre Kirool (émigré)

      Les plus diplômés préfèrent la fonctions publique au privé. Ça en dit long sur la France.

  5. La remuneration ne serait pas un probleme… si nous en avions pour notre argent…
    Ces chiffres demontrent surtout combien cette clientele est acheté et combien notre pays est condamné: nous l’avons vu avec la loi travail. Il vaux mieux se tirer tant que c’est encore possible et laisser ces ordures piller leurs propres enfants.

  6. Et beh … que de conneries de toute part !

    C’est totalement idiot de comparer des chiffres globaux, il faut un temps soit peu affiner pour mettre en évidence un problème, s’il y a un problème d’ailleurs …

    Je veux bien croire que les fonctionnaires gagnent plus que le privé, mais j’ai comme un doute qu’une majorité de fonctionnaire gagnent plus que le privé.

    C’est le même travers que d’affirmer que les femmes gagnent moins que les hommes.

    Alors en effet, il y a trop de fonctionnaires globalement et certaines de leurs missions sont aberrantes, mais n’oubliez pas grâce à qui : les élus et ceux qui les élisent ou les laisse élire.

    1. « …les élus et ceux qui les élisent ou les laisse élire. »
      Ouhh làlà…Que je n’aime pas lire de telles choses! Imaginer qu’on puisse empêcher une élection par la force!
      Ouhh làlà que ce n’est pas beau….
      Mais si vous avez une solution pour ne pas les laisser élire, pitié, dites-la moi car je suis preneur! Et je suis sûr que je ne suis pas le seul!

      1. @Lazarius
        « Mais si vous avez une solution pour ne pas les laisser élire, pitié, dites-la moi car je suis preneur! Et je suis sûr que je ne suis pas le seul! »

        En théorie c’est assez facile, il suffit d’informer correctement les électeurs pour qu’ils ne votent plus pour ses andouilles. En pratique c’est un tantinet plus compliqué lorsque l’on sait qu’il est dans la nature de l’homme d’abuser de son pouvoir, de mentir et de manipuler pour certains et de laisser les autres décider pour lui pour les autres.

        Mais il est certain que les libéraux ont laissé le champ libre aux socialistes (de gauche comme de droite) depuis bien trop longtemps, en n’occupant pas le terrain électoral et en devenant inaudible.

      2. « …les élus et ceux qui les élisent ou les laisse élire. » vous avez un problème avec un la vérité à ma connaissance il n’ y pas de coup d’Etat présentez vous dans ce cas et arrêter de pleurnicher

    2. +1 Je vois mal l’intérêt d’un telle article sinon du fonctionnaire bashing, si vous êtes jaloux du salaire passez les concours et arrêtez de pleurnichez comme des gosses.
      Et la différence entre le peintre en bâtiment et le fonctionnaire c’ est que l’un vas passer sa vie à faire ça et uniquement ça tandis que l’autre à des opportunités à foison, et cet article omet totalement la fonction public de catégorie C etc, bref à revoir.

      1. Hormis police, justice, armée, et diplomatie, les autres fonctionnaires sont forcément des parasites, dans la mesure ou il ne crée aucune valeur ajoutée.
        En effet seul l’échange librement consenti démontre qu’un service ou qu’un bien a de la valeur.
        Or dans le cas des fonctionnaires, ils proposent un service qu’on ne peut pas refuser et qu’on ait obligé de payer (impôts)

        1. @libex
          « En effet seul l’échange librement consenti démontre qu’un service ou qu’un bien a de la valeur. »

          J’ai toujours un problème avec ça !

          Les infrastructures routières doivent être entretenues, qui plus est c’est le domaine public, je pense que c’est une fonction régalienne, secondaire certes mais indispensable. Maintenant allez convaincre une personne n’empruntant jamais personnellement ces infrastructures de participer à leur entretien …

          Il ne faudrait surtout pas tomber en tant que libéral sur des discours idéologiques, purement abstrait et utopique. Et il faudrait aussi proposer une transition ‘douce’, sinon l’adhésion sera compromise …

          1. muh roads

          2. il est, peut-être, dans la fonction régalienne de s’assurer qu’il y a des routes, des ponts et des rails pour aller de partout à ailleurs (et, surtout, des zones de mobilisation vers les frontières menacées ….), mais ça ne veut pas dire le moins du monde qu’il appartient au roi de financer, tracer puis entretenir ces voies lui-même.
            Et d’ailleurs en pratique l’état au sens strict à une part ne le fait pas du tout !
            Il a tout délégué à des compagnie autoroutières et à des collectivité territoriales qui elle-même délègue tout à des compagnies privées (sauf SNCF / RATP bien sûr)

            1. @P
              Les collectivités territoriales c’est l’état (juste décentralisé), et les DIR existent, elles font partie d’un ministère.

              Il a concédé l’exploitation des autoroutes, mais et avant ?

              1. Les collectivités territoriales c’est l’état (juste décentralisé), mais pas l’État régalien. Et en pratique, tous est fait par des gens du privé (même si les DIR existent encore, fantômes vidés de leur substance et de leur âme, ombre d’elles-mêmes).

        2. Savoir lire, écrire et compter, ce n’est pas de la « valeur ajoutée » ? Même Tocqueville se marrerait ! ce n’est pas parce qu’elle est difficilement quantifiable qu’elle n’existe pas ! comment calculez-vous la VA produite par un cancérologue ? à la valeur des traitements au tarif de la sécu ? à la valeur des revenus des rescapés ????

          1. La valeur ajoutée c’est la différence entre la production et ce qu’elle a couté. Donc, non, « lire, écrire et compter, ce n’est pas de la « valeur ajoutée ». En la matière et puisque le résultat est fixé d’avance (lire, écrire et compter est un but fixé, et en plus on sait qu’il est atteignable), la valeur ajoutée se sera la différence entre les ressources consacrée à ce but et celle qu’il est « normalement » nécessaire pour atteindre ce résultat.
            Idem pour un cancérologue : le but, soigner le cancer, est fixé d’avance, la valeur ajoutée du cancérologue se sera la différence entre les ressources qu’il aura consommé et celles que ces confères auraient consommés pour le même résultat. C’est relativement facilement quantifiable, vous le voyez.

      2. @lazarius le statut est indéfendable. Si je le critique ce n est pas pour y participer moi même. Question de cohérence. Mais je peux comprendre que quelqu’un qui n à aucune moralité soit fonctionnaire et défende ses privilèges indus bec et ongles….. Certains ont même le culot de trouver ça moral …. bravo 😉

        1. être fonctionnaire est fondamentalement immoral pour vous? vous en avez d’autre des remarques aussi débile? De toute manière les fonctionnaires, les profs , les , les, les ca ne veut rien dire, il a des profs comme si des prof comme ça des fonctionnaires comme si et d’autres comme ça c’ est avant tout des individus avec des trajectoires individuelles et des motivations personnelles propres à chacun d’eux , généraliser témoigne souvent d’un manque criant de rigueur intellectuelle et tout simplement de connaissance sur la question.

          Et c’ est certainement pas vous qui aller m’expliquer comme marche la fonction publique, amusant les gens qui s’autoproclament prophète en leur royaume mais qui masque leur ignorance.

          Des potes qui ont passés le CAPES sont heureux de leur métiers mais sont overbookés bien avant les premiers jours de la rentrée, la très grande majorité des profs qui se la touchent sont en général ceux qui sont depuis 20 ans ou plus dans le même bahut qui n’aiment plus leur métier et empêchent ensuite par frustration leur collègue de travailler avec effet ricochet, j’ai suivit de nombreuses classes d’histoire en seconde, première, terminale, dans le cadre de ma L3 d’Histoire, la réalité elle est pas au ministère de l’éducation nationale, elle est dans la salle des profs durant la récré ou les interclasses et dans les salles de cours, un bon prof ou une classe intéressée vaut tous les discours. Le problème c’est que comme dans n’importe quelle secteur de la fonction publique le meilleur cotoie, le pire ce qui produit un magma informe.

          1. il est vrai que « dans n’importe quelle secteur le meilleur cotoie, le pire ce qui produit un magma informe. »
            Seulement, dans le secteur privé, quand ça déconne trop, que la proportion de « pire » dépasse le supportable et que les résultats sont trop mauvais, la boite se fait bouffer par la concurrence, voire disparait ou … elle se fait nationaliser !
            Le secteur public est soumis à un tout autre type de concurrence, pas moins féroce (je dirai même bien pire), dans laquelle les résultats n’ont aucune importance, où il est très mauvais de faire un bon usage des deniers (il faut au contraire en consommer le plus possible pour un résultat donné) , et où le pire prof peut être sorti de devant les élèves pour être envoyé … devant de futurs profs en IUFM ! Il est toujours aussi nul, et c’est encore plus grave, mais ça se voit nettement moins.
            l’incapacité industrielle de l’Etat (et l’éducation est une industrie, la plus noble et la plus importante) n’est pas moins grande en matière d’enseignement que dans n’importe quelle autre matière, et bien sûr elle est encore aggravé par le « centralisme bureaucratique » qui caractérise cette boutique digne d’Ubu
            http://www.contrepoints.org/2012/04/15/79022-henri-fayol-et-lincapacite-industrielle-de-letat-2

            Dans le secteur public, quand la proportion de « pire » dépasse le supportable, la boite … prospère encore plus ! Et on va taper sur tout ce qui montre les défauts, plutôt que corriger ces défauts. Au pire, on transférera le boulot mal fait vers des gens qui peuvent le faire, mais sans toucher aux moyens, hein, faut pas déconner, avec même quelques primes et promotions pour faire passer la blessure d’amour-propre.
            Exemple récent : la totalité des terroristes sont passé par l’école publique, zéro par les écoles privés hors contrat ou l’éducation à la maison. Et donc, on propose de … de … s’assurer que l’école publique gère bien la radicalité ? que nenni. On propose de soumettre les école privées à autorisation ! « Rétribution des coupables, punition des innocents » et axiome shadok « pour qu’il y ait le moins possible de mécontents, il faut taper toujours sur les mêmes » (et pas sur les coupables).
            Alors oui, être fonctionnaire est fondamentalement immoral ; mais bon, des fois on a pas trop le choix, c’est vrai (exemple : des universitaires, fonctionnaires, comme Lemmenicier ou Salin), et puis les principes et la moralité c’est bien beau mais ça nourrit pas son homme et sa petite famille, et on a quand même le droit de reste pragmatique, de faire prévaloir le principe de réalité sur le principe de moralité.

            Vous avez également raison de rappeler qu’il n’y a pas de « les », seulement « des ». Sauf justement dans le secteur public, qui considère chacun comme un pion interchangeable au sein de chaque catégorie, et refuse toute « individualisation » (gros mot honni des syndicats).

      3. Lazarius: « du fonctionnaire bashing, si vous êtes jaloux du salaire passez les concours »

        Et ceux qui se plaignent du racket de la mafia n’ont qu’à se faire admettre dans la famiglia ?

        C’est absurde, la question est: dans une France en faillite qui croule sous sont état, la partie active non étatisée peut-elle continuer à payer les privilèges de l’autre partie !

        1. D’autant plus que plus vous attirez des individus vers la fonction publique, plus vous les retirez du secteur privé à produire des richesses.
          Plus vous faites du clientélisme pour attirer le futur électeur avec des avantages gratuits, plus les adaptations « des gens » ( 🙂 ) diminueront la masse de ceux qui produiront de la richesse (assiette fiscale).

          A mon grand étonnement, tout le monde n’est pas choqué par l’idée de se former à l’école normale avec des cours dispensés par des profs du type de Alain Badiou! Même si on arrêtait net maintenant, il faudrait se traîner toute cette masse de gens qui croient encore à la joyeuse révolution « culturelle » chinoise de 1949 (lu dans un livre scolaire) qui a fait plusieurs de dizaine de millions de morts par famine, assassinats, déportations ou suicides, alors qu’elle date du retour du Mao en 66, avec son cortège d’assassinats et d’épuration, de brûlage de livres et de temples, de déportations et autres joyeusetés.
          Il y a du boulot!
          Est-ce que cela commence ici? Peut-être…

        2. Donc pour vous les fonctionnaires sont des racketteurs? Bah écoutez que ceux qui se plaignent du racket de la mafia qu’ils se démerde chacun sa life.
          Crée un parti anti-fonctionnaire au lieu de vous plaindre à longueur de journée, dsl mais les pleurnicherie de tout bord ça m’agace assez vite.
          Réformez la fonction public impose de réformer l’administration et donc de réformer l’Etat:vaste chantier qui ne se limite pas à cracher sur la « partie étatisée ».

          Bref beaucoup plus scandaleux c’est les 2,5 milliard dint a bénéficié la société général par le fisc donc par l’Etat, donc par les contribuables donc par vous et moi au titre de l’affaire Kerviel.

          Bref tant que ça continuera dans un sens il faudra pas s’attendre à ce que ça change dans l’autre…

          1. Lazarius: « Bah écoutez que ceux qui se plaignent du racket de la mafia qu’ils se démerde chacun sa life. »

            Toute la « générosité » mafieuse socialiste résumée dans une phrase…

            Lazarius: « Réformez la fonction public impose de réformer l’administration et donc de réformer l’Etat:vaste chantier qui ne se limite pas à cracher sur la « partie étatisée ». »

            Et les politiques, ceux qui doivent la reformer tirent leur pouvoir des 7 millions de salariés de l’état qui les soutiennent en retour en emmerdant en plus ceux qui travaillent et n’ont pas le temps de faire du lobbyisme des manifestations ou des grèves qui coûtent une blinde.

            Lazarius: « dsl mais les pleurnicherie de tout bord ça m’agace assez vite. »

            Par contre bloquer un pays, dévaster des magasins, insulter les gens et casser des vitrines pour que rien ne change ça ne te dérange pas du tout. lol quoi !
            Ton pays est en train de crever sous le joug de l’état et le privé à la politesse de mourir en silence sans vous donner des coups de fourche ni rien casser, c’est plutôt gentil.

            Ta réponse à ma question est donc: « Crevez en silence, je m’en tape complètement, j’ai mon salaire ! ». C’est un peu bête, parce que tu n’auras plus de salaire non plus… On ne « pleurniche » pas, on défend les gens (et ton avenir) contrairement à toi.

  7. C’est les administratifs qui prennent des décisions que les exécutants appliquent fautes de choix.
    C’est à cause de cela que l’on fait face à des inepties.
    C’est toujours la mème rengaine, la théorie des administratifs contre la pratique des exécutants.

    Les différentes choses que l’on peut voir au gouvernement on le vois aussi dans les différentes fonction publique.
    Des chefs qui touchent des primes mirobolantes et parfois indues, trop fier pour écouté les exécutants.
    Et le truc délirant quand on discute avec eux , c’est que pour eux c’est normal.

    Je ne le dirais jamais assez , ce n’est pas les exécutants le problème.
    Ils gagnent mal leur vie «  »voir grille indiciaire » », sont soumis à appliqué des ordres parfois ridicule.
    Et le coup des primes faut pas rêver, ceux qui en touchent sont bien souvent ceux qui décident à qui les attribué.

    Il suffit de regarder le détail de la masse salariale d’un service et de considérer le service publique comme une entreprise.
    Si les exécutant sont considéré comme des producteurs de richesse ,la masse salariale des administratifs représente parfois 50% de la masse salariale totale.
    Bah voila on à tous compris , mauvaise gestion!

  8. Pourquoi deux tableaux différents? Il faudrait pour le privé un tableau identique à celui des fonctionnaires avec âges, compétences etc..Sinon ça ne rime à rien!

  9. De plus les fonctionnaires peuvent tordre le bras du privé pour leurs salaires, puisque les salariés du privé ne peuvent pas refuser de payer l’impôt

  10. Il y a 40 ans c’était l’inverse , ne l’oublions pas !

    1. @marie et …. ?

    2. Et ça aurait DU rester ainsi

  11. Le statut de la fonction publique française , cette exception culturelle française finira comme d habitude : ds le sang. Les fonctionnaires n ont pas la moindre idée du gouffre qui sépare leur statut de celui des autres . Ils n ont pas la moindre intention d y renoncer alors qu ils sont payés par ceux qui n ont aucun de leurs droits . Leur seule réponse : faites comme nous : croquez en ! Comme si c était louable ….. plus dure sera leur chute.

  12. 5.4 millions de fonctionnaires …..et c’est pas fini ……le Ps rentre en campagne. Le contribuable cochon payeur n’a pas fini de raquer. vivement la fin.

    1. Pierre Kirool (émigré)

      Et 5.5 millions de chômeurs et c’est pas fini Hollande va entrer en campagne comme vous dites.

  13. Il y a 40 ans j’ai passé un concours pour entrer dans la fonction publique. 10 personnes ont été retenues parmi les 100 dans l’amphi (en gros). Les 90 personnes refoulées ont ensuite cherché du travail dans le privé. A vous lire, vous voyez une anomalies à ce que les premiers gagnent plus que les seconds ?

    1. Oh oui, il y a une grosse anomalie : les premiers gagnent plus que les seconds parce qu’ils ont été jugés une fois pour toutes sur un concours défini arbitrairement par des fonctionnaires, et les seconds parce qu’ils sont jugés chaque jour sur leur compétence et leurs résultats dans « l’économie réelle ».

  14. Ces comparaisons sont biaisées. Les fonctionnaires sont recrutés sur concours, alors que les autres salariés incluent les personnes les moins qualifiées. Sur le fond, il est évident qu’il y a beaucoup trop de fonctionnaires, et que l’État s’occupe de ce qui ne le regarde pas, en négligeant de s’occuper de ce qui le regarde. La définition des emplois publics est figée, alors que la société évolue de plus en plus vite, d’où un décalage qui s’accroît. Cela dit, les comparaisons sont difficiles à faire parce que l’État dissimule beaucoup. Par exemple, prof retraité, et donc fonctionnaire, j’ai souvent vérifié que les grilles de salaires des enseignants issues du ministère sont complètement fausses. Étrangement, elles sont toujours supérieures, et parfois très supérieures, à ce que perçoivent les enseignants. On se rappelle le ministre qui croyait qu’un certifié gagnait 4000€ par mois, somme que, maître de conférences hors classe en fin de carrière, aux échelles lettres, je n’ai jamais approchée. J’ai découvert très tard, au hasard de confidences, que les primes des fonctionnaires (1200€ par an pour un universitaire) pouvaient être colossales dans certains ministères (de l’ordre de mon salaire annuel), d’où le régime additionnel de la fonction publique (qui rapporte quelques dizaines d’euros par an à un prof). L’État cultive le secret et fait croire qu’il paye ses profs. La différence entre un prof et un administratif, est que quand ce dernier n’est pas là, personne ne s’en aperçoit. Les profs sont considérés comme des cadres, et donc catégorie A, mais il faut savoir qu’ils ne touchent, en gros, que les 3/5 de ce que gagne un cadre administratif. Par exemple, un universitaire bien avancé dans sa carrière, catégorie A+, gagnera 3000€ par mois, alors que son équivalent administratif en gagne 5000. Les profs sont des cadres qu’on ne paye qu’aux trois cinquièmes de l’année, tout en faisant croire qu’on leur paye les vacances. J’ai quelque peu fréquenté les couloirs du ministère, et j’aurais beaucoup de choses à dire sur les bureaux vides de la rue de Châteaudun, sur les dossiers qui traînent des mois ou des années, sur l’irresponsabilité générale qui règne à l’EN. On n’a pas dégraissé le mammouth. Et le privé fait beaucoup mieux, avec des profs recrutés à un niveau plus faible. Tout le monde connaît les données du problème: il faudrait des fonctionnaires efficaces, mieux payés, et uniquement là où c’est nécessaire, mais les comparaisons générales entre les revenus des uns et des autres ne veulent pas dire grand-chose.

    1. Pierre Kirool (émigré)

      En France, vous devriez être payé en fonction de vos résultats et pas d’un bout de papier que vous appeler concours oh diplômé ou pourquoi invitation au banquet.

    2. Ne me dites pas que le contribuable paie aussi pour l’organisation du concours de cantonnier métropolitain urbain en charge de la souffleuse à feuilles mortes ! Avec épreuves théoriques sur la cinématique des écoulements multiphasiques.

  15. En fait c’est parce que le privé paye mal les femmes lol

  16. L’état de décrépitude de la France explique l’engouement des diplômés pour la fonction publique en général.
    Pour un diplômé, après des années à galérer pour se former, on aspire normalement à un certain confort matériel.
    En France, nos élites ont toutes l’ambition d’obtenir une planque la mieux rémunérée possible
    En Suisse, pays libéral par excellence et à mon avis modèle à suivre à tout point de vue – même si rien n’est parfait en ce bas monde – les meilleurs éléments suivant des études supérieures rêvent tous de créer leur entreprise ou de faire carrière dans le privé.
    C’est donc l’importance en nombre des fonctionnaires et leur poids électoral qui en résulte, qui fait que ces mêmes fonctionnaires sont et resteront des privilégiés par rapport au restant de la population en age d’avoir une activité professionnelle.
    En somme, un boulet dont notre pays n’est pas prêt à se débarrasser….

    1. J’imagine que le secteur publique est le refuge idéale des palanqués de sociologues, psychologue et autre formations universitaires qui ont zéro utilité dans le privé donc forcément ça en draine du diplomé…

      1. Laurent,
        Effectivement, les formations universitaires sont dispensées par des enseignants qui sont des fonctionnaires eux mêmes très éloignés du monde de l’entreprise.
        En toute logique, les « budgétivores » forment les futurs « budgétivores »; c’est tout simplement une logique naturelle de survie de l’espèce…

  17. Il ne manque pas un bout de l’article (on passe notamment de la figure 1 à la 5)???

  18. Explication très claire des confrères de L’Express : rien de scandaleux, sauf peut-être pour les Hauts Fonctionnaires. http://lexpansion.lexpress.fr/actualite-economique/les-fonctionnaires-sont-ils-vraiment-si-bien-payes_1324889.html

  19. On ne peut pas comparer ce qui n’est pas comparable.
    La fonction publique est diverse, la grille des salaires est complètement écrasée. Les employés gagnent trop, les cadres pas assez.
    Le niveau de qualification est supérieur au privé, les avantages sont moindres.
    Les fonctionnaires qui ne travaillent pas ne sont pas licenciés.
    S’ils l’étaient, l’État n’arriverait plus a recruter.

    1. Alexis2: « Le niveau de qualification est supérieur au privé, les avantages sont moindres »

      Non.
      La sécurité à vie c’est déjà un avantage incalculable en termes de confort moral. Pour le reste, logement, retraite, heure de travail, absentéisme et avantages divers qui sont loin d’être négligeable voir carrément indécents suivant les secteurs il faut lire les rapports de la Cour des comptes ou les articles de l’ifrap.
      https://www.google.ch/search?q=ifrap+avantage+fonctionnaire

      Cela dit, il est vrai que l’état traite mal une bonne partie des 7 millions de salariés d’état. Le bas de l’échelle spécialement.

      Alexis2: « Les fonctionnaires qui ne travaillent pas ne sont pas licenciés. S’ils l’étaient, l’État n’arriverait plus à recruter. »

      Non plus la suisse a abrogé par un vrai référendum démocratique le statut de fonctionnaire en 2002 et ça se bouscule quand même au portillon.

      1. Le niveau de qualification est supérieur au privé, les avantages sont moindres

        Vous répondez carrément à côté pour le coup

          1. Très drôle je ne suis concerné en rien
            1) 2) Pas concerné Même taux de remplacement que dans le privé , pas de compensation du différentiel de salaire par la retraite
            3) Pas concerné 10% de baisse de pouvoir d’achat depuis 2000 à cause du GTV inventé par feu M Rocard homme dit de gauche ayant supprimé l’indexation créé par M Barre homme dit de droite (cherchez l’erreur)
            4) Pas concerné je ne suis pas Zoe Felix
            5) jamais pu en avoir en début carrière quand j’y avais « droit »
            6) pas concerné moins d’absentéisme que la moyenne nationale dans mon métier

            Le problème dans tout cela est comme dans cet article celui de l’amalgame (différentes fonctions publiques , différents grades , différents ministères) . C’est comme mettre dans le même panel la SNCF ou EDF et l’autoentrepreneur ou le plombier du coin

            Faire ce genre de discours c’est provoquer la réaction de tout ceux qui ne sont pas concernés et finalement occulter les problèmes réels
            mais plus ciblés , cela revient à faire un rideau de fumée

            1. JFD: « Très drôle je ne suis concerné en rien »

              On s’en fiche.
              Le problème est global, la France est en faillite, elle croule sous le poids de la bureaucratie et VOUS allez y perdre aussi. Les payeurs ne sont pas entendus depuis des décennies, vos excuses et celles des politiques sont toujours les mêmes.

              et finalement occulter les problèmes réels

              Le problème réel c’est vous entre autres, la grande armée des petits fonctionnaires à qui on donne des miettes et qui sont le premier rempart de la défense de l’état cancéreux.

              Vous n’avez droit à pas grand-chose, mais c’est vous qui êtes sur les barricades en premier pour défendre le monstre.
              Cette discussion en est un excellent exemple.

              1. Les ultra-néo-libéraux et néo-cons confondent volontairement « fonctionnaires » et « bureaucrates » pour les amalgamer… Or ni les enseignants, ni les soignants, ni les pompiers ne font partie de la bureaucratie. Ils n’édictent aucun règlement débile pour pourrir la vie des agriculteurs ou celle des automobilistes.

                Il existe aussi une bureaucratie privée : DRH, « managers », « contrôleurs de gestion » et chefaillons, sous-chefs et sur-chefs en tout genre qui grenouillent dans les multinationales. On peut y ajouter le centre privatisé de Rennes qui gère radars et amendes… ce n’est pas un hasard si les radars et la pseudo-sécurité routière ont été inventés dans l’Angleterre thatchérienne et l’Amérique Reaganienne, où les limitations débiles de vitesse sont pires qu’en France ; il y a aussi les amendes de stationnement à 90 euros si les bagnoles ne sont pas garées au carré (le petit Ménard en rêve). La flicaille est très occupé par ce sujet très « régaliens » dans ces contrées

                C’est bien la bureaucratie qu’il faut éliminer. A commencer par les fonctionnaires eurocrates, occupés à la fois à pondre des normes ubuesques et à imposer l’ultralibéralisme ; ce n’est pas si paradoxale. En fait, le néolibéral déteste l’État qui aide, instruit, soigne et redistribue. Mais il adore l’État qui réprime, flique, norme, contraint, amende et déclare des guerres. C’est tout simplement un conservateur ordinaire et c’est bien lui le meilleur pourvoyeur en bureaucrates parasitaires et en escrocs légalisés.

                1. Or ni les enseignants, ni les soignants, ni les pompiers ne font partie de la bureaucratie

                  Il y a 7 millions de salariés de l’état, vous êtes gentil, mais ils ne sont pas tous pompiers ou aides-soignants. Vous partez dans des néo-délires giga-ineptes qui ne répondent absolument pas à LA question:

                  Comment les travailleurs privés peuvent-ils continuer à payer pour 3.47 autres personnes qui vivent à leurs crochets ?.Je vous signal que la dette de la France atteint 5000 milliards d’euros alors que le pays est classé no2 mondial pour la taxation.

                  Vous pourriez turbo-répondre ?

                  1. 5000 milliards et 7 millions… C’est comme les excités du Figaro et de Voleurs Actuelles qui nous expliquent que les cheminots gagnent 10.000 euros par mois pour 10h00 de conduite (même à ce tarif, ça coûterait 2-3 euros sur un billet de TGV, donc si le billet de train est trop cher, ça ne vient pas de là…).

                    Le reste n’est pas « inepte ». je suis d’accord pour dégraisser l’Etat mais juste en vidant les ronds-de-cuir dans les bureaux, les flics inutiles au bord des routes, les « conservateurs des hypothèques » et les « administrateurs territoriaux » (corps dont est issu l’inénarrable ultralibéral Henry de Lesquen, qui geint sans cesse qu’il y a trop de fonctionnaires), mais touche aux profs ni aux soignants ; on peut aussi se débarrasser des surpayés Nicolas Philiponnet et ses milliers de comparses à l’Europe avec un super Frexit. Et, encore,on peut refinancer la dette en taxant les DRH, les « managers » et les chefaillons de rayons en entreprise, qui ne servent à rien, ne produisent rien et nous coûtent les yeux de la tête sur les produits (enfin, moi, je les achète et au marché pour éviter de nourrir tous ces parasites et ces nuisibles). Plus la publicité et les boîtes de publicité : à ponctionner et taxer à mort.

                    Vous êtes simplement décalé de notre époque et de la réalité. Le public ne ponctionne pas le privé. Il y a, d’un côté, des sédentaires producteurs utiles (qui travaillent dans le privé et le public) et de l’autre les nomades de l’asphalte, les parasites mondialistes qui, eux aussi, sont dans le public et le privé : parasites sortis de l’ENA et de l’ENSP de Rennes, DRH, « PDG » (qui ne sont même pas des « patrons », alors que mon charcutier, lui, est un authentique entrepreneur), eurocrasses, technocrasses, économistes bobos, faux-intellectuels à la Minc et à la BHL, financiers, traders, escrocs, « cadres » à la gomme qui font des « brain storming ».

                    Bientôt, même si les mérdiats et le système font tout pour l’éviter, vous aurez des manifs réunissant taxis et SNCF, artisans et enseignants, CGT et paysans bonnets-rouges contre les politicards pourris et banksters euro-mondialistes.

                    Populisme ? Eh bien oui, je suis populiste.

                    1. 5000 milliards et 7 millions… C’est comme les excités du Figaro

                      Non, tu es gentil mon petit, mais ces chiffres viennent de la Cour des comptes dirigée par le socialiste Didier Migaud et de l’INSEE, les deux étant des organismes officiels de l’état français.

                      Le public ne ponctionne pas le privé.

                      Selon toi c’est le père Noël qui paie les salaires. C’est mignon, mais ce n’est pas ce que disent les rapports budgétaires officiels de l’état français.

                      Essaie de neo-réfléchir pour une fois dans ta vie parce que là, c’est turbo-lamentable.

                    2. Ah oui ? La Cour des Cons ? Ces fonctionnaires inutiles qui se gavent en faisant des courbettes et en déféquant des rapports expliquant qu’il y a trop de fonctionnaires, sauf eux bien sûr… Que n’ont-ils songé à se virer eux-mêmes et à se dégraisser eux-mêmes ? Ces poux ont déjà accaparé les îles de Bréhat en évinçant les autochtones, leur rendant l’immobilier inaccessible… Voilà à quoi servent nos impôts, mais là les néolibéraux-conservateurs ne disent rien, évidemment.

                      Et Nigaud ? Un socialopard qui a vendu son âme, comme tous ces socialopes français qui finissent par émarger au FMI, à la banque mondiale et à l’OCDE. A la révolution française, toute cette vermine aurait guillotiné sans traîner.

                      Je ne sais pas comment ces escrocs sont passés de 1900 à 5000… Surtout que désormais, tout ça, ce ne sont que des 0 et des 1 dans un ordinateur. Il n’y a qu’à faire comme les Islandais : répudier la dette et traduire devant un tribunal d’exception les complices de la loi Pompidou-Rothschid du 3 janvier 73, seule vraie cause de ladite dette.

                    3. « Ah oui ? La Cour des Cons ? Ces fonctionnaires inutiles qui se gavent en faisant des courbettes et en déféquant des rapports expliquant qu’il y a trop de fonctionnaires »

                      Non, ils sont chargés d’après la constitution d’établir des rapports sur le fonctionnement et l’état de la fonction publique. Les citoyens ont normalement le droit de savoir à quoi servent leurs impôts.

                      Je ne sais pas comment ces escrocs sont passés de 1900 à 5000

                      En prenant en compte les engagements des retraites hors bilan qui sont une dette réelle à moins que tu comptes faire un génocide avec les retraités de la fonction publique ?

                      J’ai l’impression de discuter avec pilier de bistrot, tu ne connais rien à rien, et mélange tout et n’importe quoi dans une prose puérile et haineuse.

                    4. « J’ai l’impression de discuter avec pilier de bistrot, tu ne connais rien à rien, et mélange tout et n’importe quoi dans une prose puérile et haineuse. ».

                      exactement le pseudo-argumentaire des bobos quand on vote mal contre l’Europe…

                      L’économie n’est pas une science ; j’ai étudié les vraies sciences et non ton espèce de formatage.

                      Sinon, ou, je suis populiste. Et j’estime qu’au bistrot on a plus de bon sens qu’à l’ENA, d’où sortent ces guignols en robe de la cour des cons…
                      Les citoyens devraient faire leurs contrôles eux-mêmes et non à travers de ces baltringues dont tu ne contestes ni le statut ni les salaires honteux. Ce qui corrobore mes propos.

                    5. j’ai étudié les vraies sciences

                      Tu n’as pas une once de démarche scientifique ni même la moindre cohérence intellectuelle ou sémantique. Ton dernier cours de science c’était en CM1 au mieux.

                      et non ton espèce de formatage.

                      Quel esprit dérangé peut bien imaginer qu’ils falsifieraient des rapports pour aller contre leurs propres intérêts ?

                      Les citoyens devraient faire leurs contrôles eux-mêmes

                      Aller compter les fonctionnaires un par un, parce que « tout le monde ment », quelle bonne idée issue d’un esprit « scientifique ».

                      Ils te cherchent si jamais:
                      http://www.alcooliques-anonymes.fr/

                    6. Ah mais je suis un buveur de pinard non anonyme, revendiqué et clair. Et ennemi juré des puritains prohibitionnistes américains dégénérés qui ne boivent que de la flotte et veulent nous imposer leur ultralibéralisme.

          2. Quand a l’AGIRC et l’ARCO il y a déjà eu mieux dans le public avec la MRIFEN

  20. Je veux pas défendre les fonctionnaires, loin de moi cette idée sugrenue de défendre la caste des oppresseurs qui vivent de l’argent saisi par la coercition. Néanmoins je pense que toute comparaison doit être pesée. La fonction publique embauche t’elle plus de gens qualifiés en proportion? Si tel est le cas ca peut expliquer la différence de manière tout à fait légitime. Je pense que l’article est juste dans son idée mais je me méfie des statistiques. C’est comme un bikini: Ca sert à en montrer beaucoup mais ca cache l’essentiel.

    1. la question est : qualifié pour quoi? qualifier à saboter la pays? qualifié à pourrir la vie des gens? je suis certain que les employés de la stasi était très qualifiés, mais était ce vraiment bon pour la RDA?

  21. Anne Merlin-Chazelas

    Votre interprétation des chiffres de l’INSEE est totalement fausse : ce n’est pas parce que la moyenne des salaires des fonctionnaires est supérieure à celle des salariés du privé que les fonctionnaires sont mieux payés que dans le privé.

    Vous omettez un élément essentiel : dans la fonction publique d’État, pour ne parler que de celle-là (qui, selon un rapport récent cité dans le Figaro du 21 mai travaille un peu plus que les 35 heures réglementaires !), il y a 44% de cadres ou assimilés, c’est-à-dire de personnes qui ont été recrutées sur concours après avoir fait des études supérieures longues (3 ou 4 ans pour la catégorie A, 5 à 10 ans pour la catégorie A+) et qui, lorsqu’ils n’ont pas de fonctions d’encadrement à proprement parler, exercent des responsabilités très importantes). En revanche, dans le secteur privé, il n’y a que 12% des salariés qui sont considérés comme cadres, tandis que le secteur privé compte un bon nombre de salariés à temps très partiel ou dans des emplois très précaires. Ce qui justifie amplement que la moyenne des salaires de la fonction publique soit supérieure à celle des salaires du secteur privé, mais qui ne signifie aucunement qu’à compétence et responsabilité équivalentes, les fonctionnaires soient mieux payés que les salariés du secteur privé.

    Sauf en ce qui concerne les plus modestes fonctionnaires de la catégorie C et d’autre part quelques centaines de hauts fonctionnaires (notamment au ministère des Finances) qui, en fin de carrière, bénéficient de systèmes de rémunération très complexes qui leur assurent un revenu élevé (mais beaucoup moins que celui d’un cadre de direction du secteur privé ou d’un joueur de balle au pied !), c’est même tout le contraire : 95% des cadres de la fonction publique d’État perçoivent, en fin de carrière, un traitement inférieur au salaire moyen que, si j’en crois les tableaux publiés par le « Figaro » ou par le « Capital », un jeune cadre débutant ayant un niveau de formation et de responsabilité équivalent peut espérer percevoir pour son premier salaire… Et un fonctionnaire de catégorie A est payé en débutant 1615 € bruts par mois, un fonctionnaire de catégorie A +, 1755 € bruts par mois ! Ce n’est qu’au bout d’une trentaine d’années que son traitement finira par avoisiner le traitement de début de son homologue du secteur privé !

    Bien sûr, il y a trop de fonctionnaires (surtout dans les collectivités locales, mais aussi dans les hôpitaux où une règle non écrite mais toujours observée veut qu’on crée toujours un emploi « administratif » par emploi médical créé…)

    Bien sûr, tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des mondes et on peut le reprocher aux fonctionnaires, qu’on qualifie d’incapables et de paresseux. Mais la responsabilité des politiques n’est-elle pas plus grande ? Le fonctionnaire le plus compétent, le plus travailleur, ne peut pas faire fonctionner correctement un service si on lui donne des ordres qui l’en empêchent ; exemple : la police n’a pas pu assurer la tranquillité des riverains des manifestations, parce qu’elle a reçu l’ordre de ne pas bouger, de laisser faire les casseurs, même si ceux-ci les attaquaient, même s’ils étaient blessés. Qui est responsable ? Les policiers, ou le ministre qui a donné l’ordre ?

    1. C’est déjà l’étude de l’INSEE qui est ridicule au départ : ça ne rime à rien de comparer des salaires net en passant à la trappe la part socialisée de la rémunération, alors qu’elle en représente entre la moitié et les deux tiers.

  22. Ou dit autrement … les fonctionnaires gagnent plus que ceux qui les nourrissent.
    Si de plus, on ajoute qu’ils en nourrissent deux fois plus que nécessaire, pour leurs propres besoins, on voit immédiatement où est le problème.

  23. Et encore on ne factorise pas tous les avantages et nottement les plus important d’entre eux : la sécurité de l’emploi et la retraite.

  24. Le plus teriffiant c’est le graphique : en 36 ans le salaire en euros constant n’a quasiment pas progressé…pathétique…pays de merde

    1. Oui bien vu c’est ce que je constate en fin de carrière la génération de mes parents a progressé la mienne a stagné
      OCDE en moyenne les français né après 1950 n’atteindrons pas à la retraite le niveau de vie de leurs parents

      1. Mes grand parents n’avaient pas internet, le téléphone était hors de prix, leur logement était très cher à chauffé et y mettre une douche et baignoire avait été pour eux le comble du luxe, leur voiture était un tape-cul poussif et dangereux (ils ont d’ailleurs failli mourir dedans, pour un accident bien moins grave qu’un dont je suis sorti sans une égratignure). Et ils ont vécu relativement vieux, mais moins que ce que nous pouvons espérer car la médecine a fait des progrès inconcevables.
        L’argent, c’est bien, mais ça ne fait pas tout le niveau de vie, qui sera bien meilleur pour nous que pour eux.

        1. vous parlez de vos grand parent pour en faire une généralité je peux aussi vous parlez de l’ensemble de mes oncles et tantes qui n’ont fait aucune études à l’université qui n’ont donc jamais vécu les galères de la vie étudiantes et qui sont tous confortablement propriétaire alors qu’ avec les même qualif aujourd’hui il auraient un niveau de vie bien moins confortable, dsl mais le téléphone internet la tv et l’électroménager j’appelle pas ça du niveau de vie mais juste l’équipement standard actuels

          1. Les « galères de la vie étudiantes » je crois que ça les aurait bien fait marré, si ils avaient pu, parce qu’à l’époque ils bossaient 50 à 60 h par semaine, non ? Demandez leur, à l’occasion …
            Un RMIste d’aujourd’hui a plus de pouvoir d’achat qu’un SMICard de l’époque, une radio coutait plus cher qu’une TV d’aujourd’hui, et ce que vous appelez « équipement standard actuel » c’était du luxe (ah, la machine à laver le linge… ) ou carrément inimaginable (ordinateur ? internet ? what ?). Bref, plaignez vous si vous voulez, mais ne comptez pas sur moi pour être jaloux des vieux.

        2. Bof mes grand parents sont morts à 86 ans pour les plus jeunes et certaines de mes grande tantes sont centenaires..Tout ces gens ont beaucoup travaillé mais jamais « galérer » comme nous le faisons aujourd’hui. Ils avaient l’immense avantage d’avoir leur avenir entre leur mains. aujourd’hui nous ne sommes plus qu’une sorte de bétail pour nos gouvernants, certain sont tondues, d’autre nourris, tous sont enfermé à double tour dans une cage dorée. Nos ancêtres étaient libre et fier de leur existence, nous ne sommes plus que des esclaves.

  25. Je vous ai demandé de vous farcir le réel, et je vous avais largement mâché le travail.
    Mais non, vous préférez consacrer votre temps de cerveau disponible à lire la publicité de TF1 (pardons, du monde, … comme si ça faisait une différence…). Et vous avez même le front, tout fierot, de vous vanter de n’être pas fort en calcul …
    Avec des amis comme vous, les enseignants n’ont plus besoin d’ennemis. Parce que les délires misérabiliste personne n’y croit (à juste titre, comme prouver plus haut), et ça ajoute encore à la mauvaise image du métier.

  26. Petit exercice de statistique niveau Lycée Général
    Des salariés de type « A » sont payés 2000€ dans le public et 2500€ dans le privé
    Des salariés de type « C » sont payés 1000€ dans le public et 1200€ dans le privé
    Prenons 10 salariés :
    Un échantillon E1 de 8 salariés « A » et deux salariés « C » sera payé
    18000€ dans le public et 22400€ dans le privé
    Un échantillon E2 de 2 salariés « A » et 8 salariés « C » sera payé
    12000€ dans le public et 14600 € dans le privé

    Comparons dans un article de presse l’échantillon E1 du public avec l’échantillon E2 du privé :
    • Un journaliste honnête et incompétent conclura que les salariés du public sont mieux payés que les salariés du privé
    • Un journaliste malhonnête et incompétent conclura que les salariés du public sont mieux payés que les salariés du privé
    • Un journaliste malhonnête et compétent conclura que les salariés du public sont mieux payés que les salariés du privé
    Mais
    • Un journaliste honnête et compétent conclura que les salariés du public sont moins bien payés que les salariés du privé.

    Vous comprenez pourquoi le pouvoir de gauche comme de droite impose des méthodes pédagogiques qui abaissent le niveau depuis plus de 20 ans : il est plus facile de mentir à une population mal éduquée si on a des journalistes complices !
    PS : cette technique bien connue s’appelle l’amalgame, elle est très utilisée en politique

    1. Vous êtes un créationniste ? Parce que votre exercice ne vaut que si il n’y a aucune évolution possible et aucun passage d’un groupe à l’autre, aucune « sélection naturelle ».
      Les salarié de type A sont des « cadres » et si ils restent fonctionnaires plutôt que de gagner plus dans le privé, c’est parce que … ils ne gagneraient pas plus dans le privé ! Ceux qui pourraient gagner plus, ils partent effectivement, comme on voit dans quelques rares secteurs ; on vient par exemple de passer les infirmières fonctionnaires de la catégorie B à la catégorie A, parce qu’on avait trop de mal à en trouver.
      Quand à vos « C », c’est encore plus ridicule. 11 % des salarié français sont payé au SMIC. Et parmi eux ZERO fonctionnaire, pour une raison bien simple : la grille de base hors prime est fixé pour être au smic mais il faut y ajouter les primes et le régime social plus généreux, pour un travail … arf.

      Alors votre « Petit exercice de statistique niveau Lycée Général » est très joli, mais j’ai bien peur que l’honnêteté et l’incompétence ne soit pas du tout là où vous les croyez.

      Et puis ce n’est pas la peine de chercher la malveillance pour expliquer ce qui peut relever de la bêtise. Les « méthodes pédagogiques qui abaissent le niveau depuis plus de 20 ans » se développent parce qu’elles répondent au marché, et qu’elles permettent de distribuer massivement de la peau d’âne à la grande satisfaction du bon peuple. Satisfaction immédiate, insatisfaction repoussée à plus tard, le tout payé par un autre que le bénéficiaire… que voulez vous qu’il arrive ?

      1. Anne Merlin-Chazelas

        Eh bien si, un cadre fonctionnaire peut choisir d’être fonctionnaire et mal payé alors qu’il pourrait gagner plus dans le privé. C’est ce que j’ai fait parce que bien que le travail que je faisais dans le privé ait été très intéressant – et très bien payé – je voulais faire de la recherche historique, et que ce n’est pas facile à trouver dans le privé J’y ai perdu les 3/4 de mon revenu et je ne m’en plains pas, c’est mon choix, puisque j’avais plusieurs cordes à mon arc; Mais tout le monde n’est pas dans ce cas, et je suis sensible à la situation de ceux de mes collègues qui, eux, n’ont pas eu le choix tout bonnement parce que le métier auquel ils sont formés n’existe pas ou peu dans le secteur privé (par exemple, la comptabilité publique n’a pas grand’chose à voir avec la comptabilité « normale » et un excellent comptable public devrait se former à nouveau pour pouvoir entrer dans un bon cabinet comptable… Un archéologue, un égyptologue, etc.. n’ont pas de débouchés dans le privé. Pourtant, quand ils sont de grande qualité (pensez à Mme Desroches-Noblecourt, par exemple), ils contribuent grandement à la réputation intellectuelle de la France.

        1. CQFD : si vous aviez du faire la même chose dans le privé, il aurait fallu que vous le fassiez sur fond propre, sans aucune paie. Et donc vous êtes bien mieux payé que dans le privé.

          « je suis sensible à la situation de ceux de mes collègues qui, eux, n’ont pas eu le choix tout bonnement parce que le métier auquel ils sont formés n’existe pas ou peu dans le secteur privé ». Moi aussi, mais je vois plus loin que le bout de mon nez : pourquoi ces métiers n’existent pas dans le privé ? Parce qu’il sont inutiles ? ou parce que l’état a proprement éliminer toute demande privée, parce qu’il a abusé de sa position dominante pour imposer son offre « gratuite », ou parce qu’il a assécher tout financement privé, qu’il ne tolère que dans deux domaines : l’art et le caritatif ?
          Illustration parfaite : toutes les grandes expéditions et découvertes archéologique ont été faites sur fonds privés, et ça continue d’ailleurs partout dans le monde. Si « Un archéologue, un égyptologue, etc.. n’ont pas de débouchés dans le privé. » ce n’est pas par nature, c’est une politique de l’Etat, nuance : ce n’est pas qu’il n’en on pas, c’est qu’il n’en n’ont PLUS. Alors ne venez pas encensez l’Etat pour cette extermination.

          La comptabilité « publique » est juste une absurdité, elle ne devrait même pas exister, et c’est la loi qui le dit, article 27 de la LOLF « Les règles applicables à la comptabilité générale de l’État ne se distinguent de celles applicables aux entreprises qu’en raison des spécificités de son action »
          Et quelle sont les spécificité de son action qui peuvent avoir une trace en comptabilité ? elles se résument à une seule : il mène des opération secrètes qu’il ne faut évidemment pas tracer en comptabilité « publique ». Et c’est tout. Pas de quoi inventer un métier de « comptable public ». Métier qui n’existe que parce que les « comptables publics était tellement au chaud dans leur petit nid douillet qu’ils pouvait encore utiliser il y a 10 ans des système littéralement moyenâgeux : « comptabilité de caisse » et « en partie simple » (la « partie double » date de la Renaissance).

          1. Anne Merlin-Chazelas

            Votre CQFD ne signifie strictement rien. C’est de la pure absurdité. Etant donné que personne ne vit de l’air du temps, il aurait bien fallu que quelqu’un ou une entreprise me paye, et assure le financement de mes charges sociales. Sinon, je n’aurais pas pu faire de recherche dans le privé. Un archéologue peut être rémunéré par des chaînes de télévision, mais combien y en a-t-il qui peuvent en vivre ?

            Et vous avez une étrange conception de l’histoire des sciences et des techniques si vous vous imaginez que les sciences qui ne rapportent rien matériellement ont jamais été correctement financées par le secteur privé. Elles ont, heureusement, souvent trouvé de généreux mécènes (pas des entreprises privées, des personnes). Mais, sous l’Ancien régime, le plus important de ces mécènes était le roi. Quand il n’y a plus eu de roi, ni de fortune royale, l’Etat qui avait hérité de la fortune a pris la suite, souvent moins généreusement !.

  27. Anne Merlin-Chazelas

    Des enseignants payés 60.000 euros par an ? Même les professeurs d’Université ne gagnent pas autant. (et j’en connais un certain nombre), A l’exception des Professeurs de classe exceptionnelle tout à fait en fin de carrière qui peuvent, pendant leurs toutes dernières années d’activité, gagner même un peu plus de 60.000 euros annuels (très exactement 73.783,,93 euros bruits par an. Très peu, une ou deux centaines tout au plus, arrivent à ce niveau))l Un jeune enseignant, agrégé des Universités et docteur, débute comme professeur des Université à 3.055,01 euros bruts par mois. Il est vrai qu’il est rare qu’on devienne « professeur d’Université » comme premier poste et que le professeur que ses pairs viennent d’élire a déjà une certaine ancienneté (qu’il conserve au moins en partie) comme professeur de lycée ou de collège ou comme maître de conférences, ce qui fait qu’il débute, comme professeur d’Université, avec un traitement de l’ordre de 4.000 euros bruts par mois… Mais ce n’est pas un débutant … il faut beaucoup de travail et de publications pour être élu professeur d’Université !

    1. Je pense qu’il joue sur la confusion salaire net touché par le fonctionnaire et coût total employeur.
      Nous parlons du net touché et lui du coût total sûrement

      1. Ce n’est pas moi qui joue sur la confusion. Ce sont les gens qui disent « le prof français est parmi les plus mal payé d’Europe » en oubliant que le français à (notamment) une assurance maladie et un plan d’épargne retraite de rêve inclus, alors que l’étranger devra les financer lui-même.

        1. L’assurance maladie des profs est la même que celle de tout le monde.

          1. L’assurance maladie des profs est la même que celle d’un suisse, d’un Allemand, d’un anglais, d’un espagnol ? la même que celle d’un médecin, d’un artisan dans la rémunération tombe à zéro si il ne bossent pas ? Mort de rire.
            De toute façon c’est pas le sujet. Même si elle était la même que tout le monde, elle resterait un avantage faisant partie de la rémunération.

    2. Vous confondez paie et rémunération. La rémunération, ça inclus (entre autre) tous les avantages sociaux, pas la seule paie.
      Que diriez vous d’un patron qui ferait payer les grosse notes par sa boite, son logement, ses vacances, ses soins, et même de l’épargne pour ses vieux jours pour continuer à payer tous ça quand il ne sera plus dans la boite, et qui du coup pleurerait misère parce qu’il ne touche que 1200 € par mois ?
      Et bien c’est très exactement ce que fait le pauvre petit prof français (et le fonctionnaire en général).

      1. Quels avantages sociaux spécifiques ?

        1. Tous. Qu’ils soient spécifique ou pas, ils font partie de la rémunération. En langage syndical ça s’appelle même « salaire différé », et toujours d’un point de vue syndical, arracher au patron une participation supplémentaire aux avantage sociaux est même meilleur qu’arracher une augmentation de salaire, et les « cotisations » ne sont pas des « charges », se sont des « avantages sociaux ».

          1. Tous ? Assurance maladie ? idem faut payer sa complémentaire Retraite? même taux de remplacement Lesquels ?

            1. Est-ce que vous savez lire ? vous avez un problème avec l’idée que les avantages sociaux, quels qu’ils soient, spécifiques ou pas, maigres ou enviables, font partie de la rémunération ? Adressez vous à votre syndicat, il vous expliquera.
              Alors ça sert à quoi votre insistance sur un hors sujet ?

          2. 13 14 15 ème mois ? pas dans le public voiture de fonction ? non golden hello golden parachute ? non plus Quels avantages sociaux ?

              1. Anne Merlin-Chazelas

                Beaucoup d’articles dont la plupart :
                • Confondent « fonctionnaires » et « personnels des services publics bénéficiant d’un statut particulier » en général beaucoup plus avantageux que le statut des fonctionnaires.
                • Comparent la retraite unique des fonctionnaires à la retraite de base (Assurance Vieillesse) des salariés du privé, en oubliant que ceux-ci, fort heureusement, ont des retraites complémentaires qui ne suivent pas les mêmes règles que la retraite de base
                • Oublient que 75% d’un salaire maigrichon, c’est beaucoup moins que 50% d’un bon salaire, or les fonctionnaires débutent avec des salaires très faibles (un cadre de catégorie A gagne en débutant 1615 € bruts par mois, un cadre de catégorie A +, 1755 € bruts par mois ! Le traitement de fin de carrière, péniblement atteint échelon par échelon en 25 ou 30 ans, (celui sur lequel est calculé leur retraite au grand scandale des jaloux) ne dépasse pas, pour 95% d’entre eux 3.500 € bruts par mois et est souvent beaucoup plus faible.
                • Oublient que les fonctionnaires d’État font leurs 35 heures et au-delà (rapport cité par Le Figaro du 21 mai) et n’ont pas plus d’absentéisme que dans le privé.
                • Oublient que l’immense majorité des fonctionnaires n’a aucune chance d’obtenir une HLM.

      2. Anne Merlin-Chazelas

        Parce que l’Etat, qui a été l’employeur de feu mon mari, fonctionnaire, et le mien (contractuelle au régime général puis devenue fonctionnaire, contre mon gré d’ailleurs) nous a payé nos soins, nos vacances, notre logement ? Première nouvelle. Jamais ni l’un ni l’autre nous n’avons vu la couleur de tels avantages. Nos soins ont été remboursés par l’Assurance maladie et par une mutuelle dont nous payons les cotisations et qui n’est pas la plus généreuse qui soit (elle ne rembourse AUCUN dépassement d’honoraires et les prestations optique, surdité ou dentaire ne couvrent, en général que le quart de la dépense réelle), comme pour tout le monde, et jamais l’Etat n’a contribué d’un centime à notre logement et à nos vacances. Et c’était la même chose pour tous les collègues de notre connaissance.
        Oui, aujourd’hui, j’ai une bonne retraite mais c’est en grande partie parce que je bénéficie de la retraite complémentaire pour laquelle j’ai cotisé quand j’étais au régime général., et non parce que mon employeur, l’Etat, m’aurait constitué une épargne dont je n’ai jamais vu non plus la couleur… La retraite de mon mari qui avait le même niveau que moi mais qui a fait toute sa carrière comme fonctionnaire était plus faible que la mienne.

        1. oui, l’état a payé vos soins et vos vacances, et c’est devenu tellement évident et naturel que vous ne voyez même plus que les « congés payés » sont une curiosité historique et géographique. « Jamais ni l’un ni l’autre nous n’avons vu la couleur de tels avantages.  » : vous êtes donc daltoniens ; rassurez vous, c’est très généralisé comme maladie chez les agents publics.
          « non parce que mon employeur, l’Etat, m’aurait constitué une épargne dont je n’ai jamais vu non plus la couleur ». C’est pourtant bien l’état qui paye votre pension, non ? Et vous croyez que le pognon sort d’où ? En comptabilité général, les employeurs sont obligé de constituer des « provisions », une sorte d’épargne, pour les engagement de pension de retraite qu’ils prennent à l’égard de leur employés ; ils peuvent également délégué cette obligation à un assureur (c’est d’ailleurs mieux pour les employés, ça évite de perdre sa retraite en cas de faillite de l’entreprise, plus fréquente que celle des assureurs), mais ils payent pour ça. L’État est son propre assureur retraite.

      3. Vous manquez alors de rigueur. Vous dîtes  » un enseignant gagne 5 à 6 000 euros / mois  » . Restons factuel : c’est faux. Un enseignant ne GAGNE pas 5 à 6 000 euros par moi.
        Parlons avantages sociaux, ok. Part socialisée ok, mais collective !

        1. Au contraire, je suis parfaitement rigoureux, c’est vous qui ne l’êtes pas.
          Restons actuel : la rémunération d’un enseignant est bien de 5 à 6 000 € par mois. Il ne les voient pas et n’a pas l’impression de les gagner, mais c’est très largement la faute de sa corporation qui a milité pour qu’elle ne se voient pas, étant largement socialisée (et pas véritablement « collective », notez bien : l’essentiel est personnel, comme la pension de retraite et le maintien de la rémunération pendant la maladie).
          C’est l’oublier qui est un manque de rigueur

          1. Ok.5-6000 euros tout compris.
            Comparons donc maintenant avec les autres avec un tout compris également. Ce qui n’est pas le cas ici, on vous parle en net touché, vous parlez en brut de brut en parlant d’avantages comme si ils étaient les seuls à en profiter.
            Les salariés ont des congés payés, une retraite, une mutuelle maintenant, la sécurité sociale, un CE, etc. Votre comparaison partiale et partielle démontre votre mauvaise foi, ce qui ne m’étonne pas dès qu’on discute avec des radicaux.

            1. « Comparons donc maintenant avec les autres avec un tout compris également.  » Absolument. C’est ce qu’il faut faire, c’est bien évident.

              « Les salariés ont des congés payés, une retraite, une mutuelle maintenant, la sécurité sociale, un CE, etc.  » oui, et les indépendants n’ont RIEN de tout ça ! Pas de congés payés (quand la boutique est fermée, y’a pas un sou qui rentre) , pas de retraite (150 € par trimetres pour ma grand-mère, commerçante …) , pas de mutuelle ni de comité d’entreprise.
              Et donc la meilleure réponse que je peux vous faire ça reste « césuikidikié » : La comparaison partiale et partielle, c’est celle qui exclut les avantages sociaux, alors qui est de mauvaise foi ?

  28. Anne Merlin-Chazelas

    Réponse à Michel O

    Recrutés une fois pour toutes sur un concours qu’il faut ne pas connaître pour parler de « défini arbitrairement », concours auquel, (jusqu’à ce que la très réelle pauvreté relative des fonctionnaires, surtout dans certains emplois, décourage les candidatures depuis quelques années), il y avait le plus souvent plus de dix candidats pour un poste, mais qui ést composé d’épreuves destinées à juger aussi bien des aptitudes du candidat à s’adapter aux emplois auquel il aspire que de ses compétences pour les exercer correctement. Le candidat reçu au concours n’est, de toutes façons, titularisé qu’après validation d’un stage dont la durée varie avec la nature du poste et les responsabilités qu’il comporte, stage qui peut fort bien n’être jamais validé (malgré les hurlements des syndicats) si le candidat reçu aux épreuves théoriques s’avère inapte à exercer ses fonctions.

    De toute façon, si le concours, une fois validé après stage, vaut en effet emploi stable et définitif, la carrière du fonctionnaire, elle, dépend en grande partie de « sa manière de servir » (du moins en dépendait jusqu’ici, au moins pour les enseignants, mais il paraît que, désormais, elle ne devrait plus dépendre que de l’ancienneté et de l’appui syndical !) et le fonctionnaire mal noté voit son traitement stagner, les échelons gravis plus lentement et les promotions au choix ne lui étant pas accordées.

    D’ailleurs, encore faudrait-il que les fonctionnaires, à formation initiale et responsabilité équivalentes, soient payés plus que les salariés du privé. Mais quand un fonctionnaire cadre de catégorie A débute à 1615 € bruts par mois, et un fonctionnaire de catégorie A +, la plus élevée, à 1755 € bruts par mois, je ne pense pas qu’il soit plus payé qu’un jeune cadre du privé !

  29. Quelques remarques:

    Il y a un fait clef qui limite fortement les comparaisons:
    Dans le privé, vous êtes généralement payé en fonction de votre emploi
    Dans le public, vous êtes généralement payé en fonction d’un statut
    Pour prendre un exemple concret, un cadre du public dirigeant une structure, ayant la responsabilité des finances, de la santé au travail de personnels, disons un millier de personnes, n’est pas nécessairement mieux payé qu’un cadre du même « rang », mais en charge de « prospective à 15 ans » sur lesquels il n’engage aucune responsabilité réelle.

    je lis aussi que les fonctionnaire en haut de la hiérarchie se « gavent » et que les « petits » sont mal payés.
    Une étude, déjà assez ancienne (2008, si j’ai bonne mémoire) montrait que les écarts avec le privés sont positifs en bas de la hiérarchie, et plutôt négatif en haut. Je mets de coté les « très hauts fonctionnaires », le 0.01% dont la rémunération m’est inconnue. Pour les autres, dans la fonction publique, tous sont rémunérés sur une grille. Nul ne peut être en dessous, nul ne peut être au dessus. Donc celui qui fait le même travail durant toute une carrière bénéficie d’une progression nette, sans que son emploi n’aie évolué. A l’inverse, le cadre à la carrière exceptionnelle ne peut « briser » ce plafond. Par comparaison, dans le privé, les salaires progressent peu sans évolution du poste, et parfois très fortement quand une personne change de niveau d’emploi.

    1600 €/ mois, cela peut sembler peu, mais dans le privé, c’est une somme rarement atteinte par un exécutant chargé de rédiger des notes internes qui passeront 3 filtres avant d’arriver à celui qui les signe. A l’inverse, 6000€ par mois, cela peut sembler beaucoup, mais c’est un niveau souvent dépassé par des chef d’établissements employant au delà de 1000 personnes.

    Désolé de tuer le mythe démagogique.

    Concernant les fonctionnaires qui « ne bosseraient pas », c’est mal connaître l’administration… et les raisonnements élémentaires de l’économie.
    D’une part, l’administration est parfaitement capable de générer des tâches pour occuper autant de fonctionnaires qu’il y rentre. Il suffit après tout d’une note interne pour créer une nouvelle procédure de vérification de n’importe quoi. J’ai vu, de mes yeux, des agents public effectuer un double comptage d’une livraison de fournitures de bureaux, en ouvrant méticuleusement chaque boite de 20 bic cristal bleu, pour vérifier qu’elle comportait bien 20 bic cristal bleu. Au cas ou l’industriel aurait tenté de voler l’état, en fabriquant spécialement des boite de 20 ne comportant que 19 bic a 20 centime pièce.

    Le coût de la vérification dépasse alors facilement le coût de la commande. Mais sans service ou bien à vendre, et sans concurrence, qu’importe l’existence de couts absurdes ?

    Et je pense que le vrai mal est là: l’administration, et particulièrement l’administration française, surveille ses coûts. de très près. elle y consacre même un effectif considérable. Mais sans concurrence, sans niveau de référence, il est bien difficile d’en tirer des conclusions.

    Ajoutez que celui qui voudrait y changer quelque chose s’opposerait à la rigidité des statuts et modes de gestion de la fonction publique. Bouger une personne, géographiquement ou fonctionnellement, est plus long que de remplir le tonneau des danaïdes.

    Du coup, concernant les fonctionnaires qui « ne bosseraient pas », il faut reconnaître qu’après quelques années à compter les bic cristal bleu, on en trouve qui sont moins motivés par leur travail. Et vous agitent sous le nez leur maitrise d’histoire de la sociologie du sport, qu’ils ont « un bac plus 4 moi monsieur, et j’ai passé un concours ». Ils précisent rarement qu’il s’agissait certes d’un concours, certes avec 30 candidats pour un poste, mais pour un poste ouvert au titulaire du brevet des collège.

  30. Les résultats viennent de tomber : pénurie de recrutement au CAPES et à l’agrégation. C’est bizarre, quand même, un si beau métier qui se passe six mois par an en vacances, pour lequel on ne travaille que 15h00, où il n’y a pas de « hiérarchie » à la con et, en plus, qui est « surpayé », comme l’ajoute cet article ? (Où l’essentiel n’est pas dit : pas de comparaison à diplôme et qualifications équivalents, or il y a plus diplômés dans le public… Typique de l’escroquerie des statisticiens).

    Elle est où la fameuse loi du marché, tant vanté par les demi-sachants ? (je n’ai même pas dit demi-savants ; un sachant est un analphabète scientifique gavé de concepts juridico-économiques, comme l’ENA nous en démoule chaque année).

    En cette période chômage record, de crise, 20 euros de l’heure de salaire ça devrait attirer, dans ce pays clochardisé où on nous explique que « 11 euros de l’heure, c’est déjà un bon salaire » (sic !).

    Cela suffit seul à démontrer l’effondrement de 25 ans de propagande néolibérale à laquelle ont collaboré les journaleux de l’ImMonde, du Libé et les fauz’zintellectuels-bobos à lunettes du nouvel’obs’.

    1. Libé le Monde et l’Obs font « de la propagande néo-libérale ? » 🙂 Tu es libre pour un diner samedi ?

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