Fonctionnaires : les serviteurs sont devenus vos maîtres

Publié Par Jacques Clouteau, le dans Fonction publique

Par Jacques Clouteau.

rené le honzec fonction publiqueEn 1945, au sortir d’une effroyable guerre, un gouvernement présidé par le général de Gaulle, et noyauté par quelques puissants ministres communistes, tout auréolés des combats de la Résistance, a pris certaines décisions apparemment anodines qui ont aujourd’hui des conséquences cataclysmiques pour notre pays.

En-dehors de la création de la Sécurité Sociale monopolistique, destinée à remplacer les mutuelles d’avant-guerre, ils ont choisi de corriger ce qui semblait à leurs yeux une injustice profonde. En effet, avant 1945, un citoyen qui faisait partie de la fonction publique avait un contrat de travail de droit commun, il pouvait être licencié en cas de faute, il ne pouvait ni faire grève, ni adhérer à un syndicat, ni être élu à un poste de responsabilité. Tous ces garde-fous ont été balayés d’un seul décret : on leur a offert une garantie d’emploi à vie, on leur a donné le droit de grève, on les a autorisés à se syndiquer et on leur a permis de se présenter à une élection. Voilà le résultat de cette lâcheté de l’État :

Être licencié : désormais un fonctionnaire jouit d’un emploi à vie. Quelles que soient les bêtises qu’il commet, quelle que soit son attitude vis-à-vis du public, quel que soit son absentéisme, quelle que soit la longueur de sa maladie, il touche son salaire, jusqu’à sa mort. S’il a commis une faute innommable, il risque au mieux d’être muté dans une autre ville ou un autre service.
Quant à être viré…

Faire grève : autant un salarié du secteur privé risque sa place en cas de grève, qui est un bras de fer avec son patron, autant un membre de la fonction publique ne risque absolument rien. Faire grève devient alors un jeu de pouvoir afin d’obtenir de plus en plus d’avantages et de travailler de moins en moins. C’est pour cette raison que les principaux fournisseurs de jours de grève en France demeurent les employés de l’État.

Adhérer à un syndicat : le principal travail des syndicats dans la fonction publique consiste à maintenir les avantages acquis et à réclamer plus de moyens, donc plus de salaires et plus d’embauches, le but étant de faire enfler la masse des affiliés au prétexte de préserver le service public. Succès total : ils sont aujourd’hui 5.500.000 fonctionnaires, 11 fois plus qu’en 1900…

Être élu à un poste de responsabilité : depuis toujours, même au temps de l’Ancien Régime, il était formellement interdit à un fonctionnaire d’occuper une fonction élective. En effet, puisque ses gages sont payés par le budget de l’État, il ne peut être juge et partie, et voter lui-même le montant de ses émoluments et la nature de son travail. Désormais plus de soucis, ils sont devenus majoritaires parmi les élus…

L’élection du fonctionnaire

C’est ce dernier point qui nous intéresse, et parmi ces quatre décisions de 1945, c’est le point le plus nocif pour la France. Depuis ce temps, un fonctionnaire peut être candidat. Ayant obtenu ce droit, et ayant le temps pour changer le monde, il ne s’en est pas privé. Alors, peu à peu, les membres de la fonction publique ont phagocyté la plupart des fonctions électives : maire, président de conseil général, président de conseil régional, député, secrétaire d’État, ministre, et même président…

Mais, me direz-vous, qu’est-ce qui empêchaient des membres de la société civile de prétendre aux mêmes fonctions ? La réponse est vaste : les gens qui ont assez d’expérience pour occuper un poste politique sont souvent des artisans, des chefs d’entreprise, des agriculteurs, des professions libérales, ils ont moins de temps à consacrer à une fonction élective car leur activité et leur entreprise les accaparent totalement.

Il y a donc eu un coupable laisser-aller de la part des Français, voire une certaine lâcheté. Tout comme autrefois on confiait la charge de secrétaire de mairie à l’instituteur, on a laissé la plupart des charges électives à des gens qui avaient le temps de s’en occuper, sans penser une seule seconde qu’ils allaient transformer le poste en laboratoire de leurs idées, forcément progressistes et forcément à gauche.

Alors bien évidemment, régnant sur l’ensemble des postes de pouvoir, ces gens ont profité de ce monopole pour organiser la France à leur image. Et bien évidemment, ils ont cru qu’en transformant le pays en gigantesque fonction publique, tout allait aller mieux. On voit le résultat aujourd’hui…

Et ce n’est pas fini : pour assurer leur sécurité financière, nos amis fonctionnaires ont mis au point des règles leur permettant de concourir à toutes les élections sans prendre aucun risque pour leur carrière. En effet, à l’issue d’un mandat électif perdu, ou même après une escapade dans le secteur privé, notre malheureux candidat va retrouver sa place au chaud, son salaire et son ancienneté. Le fait d’être parti plusieurs années et d’avoir laissé son administration se débrouiller ne lui pose aucun problème de conscience. Revenir dans son corps d’origine et exiger son salaire ne lui en pose pas non plus… Quand on passe toute sa vie à ne prendre aucun risque, on ne peut concevoir que d’autres puissent en prendre…

Servir, pas se servir

Si on se réfère aux fondamentaux d’une nation, les agents des services publics sont des serviteurs de l’État. Ils entrent au service de l’État contre une rémunération. Quand on est au service de l’État, on doit obéir au gouvernement démocratiquement élu, tout comme un salarié doit exécuter les ordres du chef d’entreprise. Si cette obéissance va contre sa conscience ou son choix de vie, alors on doit démissionner et retrouver sa liberté.

Mais si, par une étrange perversion des lois, on en arrive à diriger l’État duquel on était le serviteur, il se crée forcément une confusion des genres et un conflit d’intérêt.

Car le chef et ses collaborateurs font désormais partie de la même fratrie, ils sont tous venus dans cette voie pour les mêmes raisons : sécurité, salaire garanti, avancement automatique, protection sociale, retraite confortable. Ils se comprennent et vont donc tout faire, plus ou moins consciemment, pour faire prospérer cette fratrie. Ce qui va engendrer des dérives terribles.

Il n’y a qu’à lire les scandales qui illustrent périodiquement la vie de telle ou telle administration : employés fantômes à la mairie de Montpellier, horaires auto-appliqués pour les éboueurs de Marseille, absentéisme scandaleux et non réprimé dans de nombreux secteurs, faux contrats de travail dans des para-administrations comme la MNEF pour y placer les copains, notes de frais délirantes de certains hauts fonctionnaires, vacances et RTT hors de toutes proportions, gaspillages éhontés, fausses factures destinées à financer des formations politiques amies, etc…

Aucune entreprise privée ne pourrait tolérer de tels abus. Ceux-ci seraient sanctionnés par le licenciement du coupable et une remise au pas du service.

Dans l’administration, rien de tout cela. Le sous-chef sait très bien ce qui se passe sous ses ordres, mais il profite lui-même du système et n’a aucun intérêt à faire des vagues. Le chef fait de même et ainsi de suite jusqu’au ministère. Ces gens-là se contrôlent entre eux (pas trop…) et profitent du gâteau. Et si, en plus de cette auto-protection, les élus aux différents niveaux sont issus du même corps, toutes les conditions sont réunies pour une sclérose totale du système, qui ne vit plus alors que pour l’intérêt de ses membres, oubliant totalement le but pour lequel il avait été conçu. Écoutons parler les syndicats à la moindre tentative de réorganisation d’un service public : leur première parole est toujours pour la préservation de l’emploi…

Quant aux sanctions prises en cas d’abus avéré, elles laissent rêveur le contribuable que je suis… Pour avoir dépensé 40.000 € de frais de taxi, alors même qu’elle avait une voiture de fonction, une partie de cette somme ayant été utilisée par son fils pour son usagepersonnel, madame Agnès Saal a été gentiment mutée dans un autre ministère, où elle est devenue, tenez-vous bien, « chargée de mission sur des questions de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (…) ». Voilà un travail qu’il est utile à la nation… Pour faire bonne mesure, devant la levée de boucliers, elle a été exclue de la fonction publique pour deux ans, dont six mois avec sursis… Imaginons un cadre se comportant de la même manière dans une entreprise… Il aurait été à l’évidence licencié sans indemnités pour faute professionnelle lourde, et vis-à-vis de ses collègues honnêtes, ce n’aurait été que justice. On peut aussi s’interroger sur la complicité ou l’incompétence du service comptable qui n’a rien vu pendant dix mois…

Un chef d’entreprise, qui sait les risques de toute aventure industrielle, et les précautions à prendre pour ne pas faire chuter sa société par des investissements hasardeux, accumule une expérience. S’il obtient un mandat électif, il gérera sa commune, ou son département, comme il gérait auparavant son entreprise, avec sagesse et prudence, sachant à tout moment qu’il joue avec l’argent des citoyens.

Méconnaissance de la société civile

Un fonctionnaire élu ne sait rien de tout ça. Il n’a jamais géré d’entreprise ni risqué ses économies. Il se retrouve brusquement à la tête d’un budget et de nombreuses équipes. Alors il joue au chef d’entreprise qu’il ne sera jamais, il embauche, il investit, il dépense, il existe, enfin…

Pour ceux qui doutent de ces affirmations, vous pourrez lire sur le site du gouvernement français la biographie de nos ministres. Notons de suite que si on se reportait aux gouvernements de droite précédents, on trouverait aussi une jolie brouette de fonctionnaires. Cette perversion de la démocratie n’est ni de droite ni de gauche, elle est inhérente au système lui-même mis en place en 1945.

Quand vous aurez parcouru toute la liste, vous vous apercevrez avec effroi qu’aucun membre du gouvernement, ni M. Hollande, ni M. Valls ni aucun de ses ministres ou secrétaires d’État n’a jamais travaillé dans le privé de toute sa vie. Ils sont tous passés directement des bancs de l’ENA ou de l’Institut d’études politiques, au mieux après avoir pantouflé quelques années à la MNEF, dans les salons dorés d’un cabinet ministériel ou d’une région rosée, non sans avoir longuement réfléchi entre camarades sur le devenir de la nation dans les commissions du Parti Socialiste.

Voici au hasard une de ces biographies. Elles sont toutes de la même mouture :

Études : ENA, École normale supérieure, Institut d’études politiques, DEA de géographie, Licence d’histoire
Activités : conseiller du tribunal administratif de Paris, membre du Conseil de la politique monétaire de la Banque de France, premier vice-président de l’Association des régions de France, président d’Avenir-Rail
Politique : secrétaire national à l’économie et à la fiscalité au Parti socialiste, député, maire, conseiller général, président de Conseil régional, etc…
Résumé : a passé des années aux frais de ses voisins à faire des études qui ne lui ont servi absolument à rien, puis est entré avec bonheur dans le nid douillet des emplois aux horaires élastiques permettant de concourir au doux frisson de l’élection sans avoir jamais exercé aucune fonction permettant d’afficher une expérience du monde et du travail.

Alors dites-vous bien que vous n’avez rien à attendre de ces gens-là. La politique est pour eux un jeu de pouvoir, un ascenseur de carrière, un laboratoire d’idées farfelues, en aucun cas la mise au service de la nation de son expérience humaine et professionnelle.

Alors que faire ? Hé bien la première mesure de bon sens pour remettre la maison en état de marche serait de revenir à la situation normale de relation entre l’État et ses serviteurs, telle que l’avaient conçue les créateurs de notre démocratie, c’est-à-dire interdire à un fonctionnaire d’État, des collectivités territoriales ou de la fonction hospitalière de postuler à une quelconque élection. Si un fonctionnaire souhaite s’impliquer dans la politique, alors il doit démissionner de son poste et de son statut. J’emploie vraiment le terme « démissionner », et non pas prendre un congé sans solde qui lui permettrait en cas d’échec de retrouver le doux cocon de la sécurité et tous ses avantages. Seuls quelques très rares hommes politiques, autrefois fonctionnaires, ont eu ce courage et cette honnêteté, tel Bruno Le Maire.

La seconde mesure consisterait à supprimer l’ENA, l’école nationale d’administration, qui est depuis 70 ans la plus formidable machine à fabriquer des jean-foutre incompétents. Ce n’est pas sur les bancs d’un amphithéâtre qu’on apprend à diriger un pays, c’est à l’école des réalités de la vie…

Dans notre république, tant que les serviteurs pourront devenir les maîtres, il n’y aura ni autorité, ni justice, l’ordre ne règnera pas dans la maison, et le pays n’aura point de Constitution… Hélas ne croyez pas qu’ils vont lâcher le morceau sans se battre… La soupe est trop bonne pour perdre la cuillère au fond de la marmite.

  1. L’autre solution est de supprimer le statut de fonctionnaire, sans aucune justification aujourd’hui.

    1. Comme en URSS, l’Etat a été privatisé par le parti au pouvoir (l’heRPeS) à son profit. La police est devenue une milice privée au service des dirigeants. Le recrutement des fonctionnaires sur compétences a disparu au profit de la cooptation par le profil politique. Et certains osent dire que la France est libérale.

  2. Je ne suis pas optimiste, cela me fait penser à la formule: on ne peut pas demander à la dinde de préparer Noel!

  3. +1 @clouteau

    – Accès à un mandat électif (politique et syndical) après démission pour un fonctionnaire ou assimilé.
    – suppression du statut de fonctionnaire pour les fonctions de collectivité territoiriale, hospitalière et entreprises publiques.
    – Maintien du statut de la fonction publique pour le régalien uniquement mais contreparties (interdiction de grève, devoir de réserve …)

    Tout cela serai déjà un premier pas …

  4. Quel bel article et quelle clairvoyance. J’ai été fonctionnaire et tout ce que vous dîtes est la triste réalité. Voyez tous ces trentenaires déjà en poste au chaud et à vie. Tous ceux qui ont eu un rôle dans les syndicats, les Julliard, Hamon, Valls, Cambadélis etc…etc…ils font la pluie et le beau temps alors qu’ils n’ont jamais vraiment travaillé. Mais qui peut changer cela? Sans parler de tous les profs que Mitterand avait placés partout pour vérouiller le système.

  5. Supprimer l’ENA, je suis pas trop sur. Seulement 5% des diplomes finissent par faire de la politique (La directrice disait ca, cf Google). Devons-nous punir 95% d’une ecole pour 5% de branleurs ?

    1. l’ena n’a pour seule utilité que d’apporter un réseau d’adresse à ses diplômés.
      Les « vrais  » études ont été déjà faites par les candidats qui postulent de divers horizons (mais essentiellement science politique)

      1. On retrouve la même culture du réseau dans les grandes écoles… qui se couvre entre eux…

    2. Vous n’avez pas tort, supprimer l’ENA sera un peu excessif, par contre il faut revoir de fond en comble ses cursus et créer deux filières : l’une « ENA Business School » formant de futurs cadres dirigeants parmi des jeune à très haut potentiel et l’autre « Ecole nationale d’Administration publique », accessible aux cadres supérieurs de plus de 35 ans, afin de les former à devenir des cadres dirigeants de l’administration. Les deux filières recruteraient leurs élèves sur dossier et par concours : chaque année ±1000 dossiers seraient sélectionnés et ±200 à 250 places offertes après passage d’un concours d’entrée. La scolarité serait sur 2 ans et un concours de sortie départagerait les élèves pour certains postes prestigieux (Conseil d’état, Cour des comptes…) en fonction de leur aptitude.

    3. Combien pantouflent dans le privé via le capitalisme de connivence ?

      1. @Théo31
        peut-être mais la différence, et elle est de taille, c’est que dans le privé, je peux sanctionner cela en n’achetant pas les produits/services proposés : en clair, si ça ne me plait pas, ça ne me coute rien !

  6. A diffuser sans aucune modération, avec pugnacité et répétition !…
    Un texte pareil relève de la fonctionnophobie, sévèrement condamnable par la bien pensance des forces de progrès !…
    Nous dans l’ex-Poitou-Charentes, on a eu droit au servage de la super mytho-mégalo avec les brillants succès financiers… Cette reine de l’esbrouffe mériterait d’être poursuivie pénalement, comme tous ces parasites responsables de la faillite financière et morale de notre pays.
    Vite une jacquerie !

  7. Et en plus ils sont ingrats, leur grande majorité crache sur De Gaulle.
    Ce en quoi ils n’ont pas complètement tort.

    1. Tout à fait : le grand (par la taille uniquement) Charles trouvait que son QG londonien était trop près de Washington. Il avait un temps songé à le déménager à Moscou.

  8. C’est pourquoi les prochaines manifs contre le projet de loi sur la réforme du code du travail seront constituées à 90% de fonctionnaires (CGT, Sud,FO, CFDT, UNEF (futurs fonctionnaires du CES), UNSA, etc..). Et aucun média ne relève que cette réforme concerne peu le public, mais surtout le privé. Cocasse non ?
    Enfin, je note que se dessine un candidat porté par les médias pour 2017, avec l’aval de la gauche, d’une partie de la droite. Il s’agit de ce bon Alain Juppé. Il fait l’unanimité de « ceux qui comptent ». Sans doute dans la perspective d’un désastre annoncé pour le PS. Il faut mieux s’assurer d’ors et déjà d’une roue de secours . et n’est-ce pas que ledit Juppé n’arrête pas de donner des signes qu’il ne touchera pas au système (statut fonction publique), mis en place après guerre par le parti financé à l’époque par la BCEN (banque centrale pur les pays de l’Europe du Nord ? Le clonage existe. je le vois tous les jours..

  9. L’armée d’occupation gauchiste est en place dans l’état, accroché à la gamelle de l’état et au pouvoir comme des mollusques aux rochers.
    Quand on a goutté aux privilèges on ne peut plus s’en passer.
    Il faut attendre la faillite, le cygne noir. On y va.
    Ca devrait arriver dans les 10 ans

  10. Excellent résumé.
    La réforme devra aller jusque là si on veut retrouver le chemin de la démocratie.
    Pas gagné…

  11. Bruno Le Maire a démissionné de la fonction publique : y en a t’il d’autres ?

  12. « quelques puissants ministres communistes, tout auréolés des combats de la Résistance »… et ayant bien vite escamoté leur approbation, jusqu’en 1942, du pacte Hitler-Staline.
    C’est curieux que ce fait historique ne soit jamais souligné! Ll’Humanité continuait de paraitre sans aucun souci alors que bien d’autres quotidiens étaient interdits par l’occupant.

    1. L’huma a été interdite de publication par Daladier, confirmée par Vichy et l’occupant malgré des négociations.

  13. Le populisme anti fonctionnaire fonctionne toujours !!!! A part diviser un peu plus les citoyens, cela ne fait rien avancer
    Le fonctionnaire citoyen est une notion qui vous est étrangère …. Il y a donc des « sous-citoyens » !
    Au fait, peut être qu’il faudrait aussi d’interdire d’être élus les professions libérales, les salariés sauf s’ils démissionnent … En gros seul les patrons pourraient être élus ….
    Mais faut-il des élus ? Solution : une « bonne  » royauté ou dictature
    Le statut de la FP a toute sa place comme le code du travail pour le privé.
    Casser les règles, supprimer des postes de fonctionnaire n’ont jamais créer le moindre emploi !!!

    1. Il n’ a pas de sous-citoyen, pas plus que de sur-citoyen.

      C’est pour cela que je milite pour un statut unique de l’actif, applicable pour les salariés, les apprentis, les fonctionnaires et les indépendants ( ces derniers signant des deux cotés du contrat)

      un emploi de fonctionnaire coute juste 1,5 emploi marchand…

    2. Bonjour LD,

      Je vois que vous n’êtes que peu documenté sur le ratio entre emplois privés et emplois publics. Créer un emploi public revient à détruire 1,5 emploi privé. Des sources ?
      https://www.contrepoints.org/2012/12/22/108942-un-emploi-public-detruit-133-emploi-prive
      http://fr.irefeurope.org/Etats-Unis-pour-1-emploi-public-supprime-5-emplois-crees-dans-le-prive,a2275

      Qui paie les rémunérations des fonctionnaires ? Le privé ! Augmenter le nombre de fonctionnaire, vous amenez mathématiquement une charge supplémentaire sur le secteur privé qui ne sera plus ou pas compétitif sur les marchés. Dès lors, des gens du privé seront licenciés, des entreprises fermeront.

      Alors oui il faut des fonctionnaires pour faire tourner la machine État mais il en faudrait bien moins. L’État aujourd’hui est dans une phase d’obésité morbide. Le FP d’État a subi un régime drastique ces dernières années; la FPH a subi de bonnes coupes. Par contre la FPT s’est engraissée avec l’empilement des structures administratives (communes, Communautés de communes, syndicats, départements, pays, …). C’est là ou il faut taper mais aucun élu ne le fera pour le moment car cela reviendrait à ne pas être réélu.

      A cela il faut aussi rajouter l’ensemble des assistés RSAïstes professionnels qui n’ont jamais bossé depuis 10 ans, vivant aux crochets de l’État et ne rapportent rien. Vous pouvez aussi rajouter en dépenses inutiles les dons de l’État aux diverses associations qui sont là uniquement pour le maintenir et garder la bienpensance. (Juste un aparté: je ne suis pas contre les associations mais celles-ci devraient se financer uniquement par le privé. Si quelqu’un veut donner, c’est sa liberté mais je refuse qu’on me pique du pognon pour les subventionner)

    3. Et bien pourtant Cameron vient de supprimer des paquets de fonctionnaires et pour chaque suppression, trois emplois ont été créés, dans le privé (je n’ai pas les chiffres exacts mais seule la proportion compte).
      On voit tout de suite que vous défendez votre gamelle.

    4. Vos propos indiquent clairement que vous êtes une de 5.500.000 cellules du cancer qui ronge l’économie de la France. Il faut 4 salariés du privé pour produire la valeur ajoutée qui va financer la rémunération d’un fonctionnaire, sans prendre en compte ceux qui sont en retraite pour une durée de jouissance nettement supérieure à celle des salariés des secteurs concurrentiels. Il n’y a pas de sous-citoyens, mais des privilégiés et des serfs. Comme dans un régime féodal. Il y a aussi les super-privilégiés (voir le lien).
      http://www.lesenquetesducontribuable.fr/2014/10/14/ces-hauts-fonctionnaires-qui-vivent-a-vos-crochets/48521

    5. Il y a deux millions de fonctionnaires de plus en France qu’en Grande-Bretagne ou qu’en Allemagne. Pourquoi ?
      Il faut être fonctionnaire pour parler de « populisme anti-fonctionnaire ». Les innombrables privilèges des fonctionnaires sont totalement injustifiés (sauf pour une petite minorité, ceux qui risquent leur vie) et sont payés par le privé.

    6. La preuve par neuf: vous connaissez beaucoup de fonctionnaires qui abandonnent leur sinécure pour aller travailler dans le secteur public? En revanche, il y a une palanquée de personnes travaillant de ce secteur qui rêvent d’aller se la couler douce dans la fonction « publique », qui n’a de « publique » que le fait de vivre aux crochets du public… D’ailleurs, aujourd’hui, l’écrasante majorité de ceux qui choisissent ladite « fonction » ne le font que pour vivre aux dépens des autres, pas pour servir leurs contemporains.

    7. Les mots « création de valeur » vous semblent étrangers. Créer des emplois sans créer de la valeur ajoutée n’a jamais assuré la prospérité d’un pays. L’URSS aurait alors dû devenir le pays le plus riche de la planète.

    8. C’est un choix personnel d’être fonctionnaire. Souvente fois, c’est être planqué, être préretraité avant d’avoir commencé à travaillé et comble de l’infamie demander des salaires supérieurs à la moyenne avec 5 millions de chômeurs ou Smicards qui tirent le diable par la queue
      Sans parler de la honte d’une retraite calculée sur les six derniers.
      Non je souscris totalement à ce pertinent article qui dévoile s’il en est besoin le déséquilibre profond entre ceux qui travaillent réellement et les autres
      Merci de continuer à traquer ces illusionnistes

  14. Agnès Saal aurait dû être virée mais il aurait aussi fallu lui retirer sa légion d’honneur.

  15. Les fonctionnaires préparent leur suicide collectif car il y a un moment où il n’y a plus rien à prendre. Beaucoup risquent de ne pas toucher les retraites qu’ils espèrent toucher: il n’y a en effet aucune raison pour que les jeunes générations payent pour eux, d’autant qu’ils n’en auront pas les moyens. Si il y avait plus d’intelligence dans la fonction publique ils auraient mis en place une vraie stratégie de pouvoir durable , ce qui passe par l’efficacité et la performance.Accaparer une grosse part des richesses du pays ne peut se concevoir que si , in fine, le peuple en a pour son argent. Or, aujourd’hui on ne peut faire confiance à la fonction publique pour l’éducation, la santé, la justice, la police sans parler des collectivités territoriales. On paye donc deux fois: une fois la FP pour qu’ils s’engraissent et une fois le privé pour faire le boulot que la FP ne fait pas.cela va donc s’écrouler. Les fonctionnaires mangent leur pain blanc et leur avenir sera moins favorable

    1. Sans oublie que beaucoup d’entre eux ont investi dans l’immobilier en pensant que ça prendrait de la valeur. Quand le marché s’effondrera, ça risque de couiner sec.

  16. Comment est-il sérieusement possible d’affirmer qu’un emploi de fonctionnaire coute 1,5 emploi privé ????
    D’autre part, je pense que les deux sont utiles et nécessaires pour faire société. Arrêtons donc ce type de faux débat.

    Ce qui m’inquiète plus c’est de donner 40 milliards (pacte de responsabilité) au patronat pour créer 1 millions d’emplois( engagement MEDEF) mais qu’à l’arrivée il y a bien une dépense publique de 40 milliards mais pas le million d’emplois … Oui on doit pouvoir mieux dépenser l’argent public !

    1. Bonjour LD
      « On doit pouvoir mieux dépenser »

      C’est simple ne pas avoir des fonctionnaires en surnombre, et ne pas subventionner le MEDEF.
      Le libéralisme n’est pas pro-business, ni anti-état, il est pour un état au service des citoyens (leur liberté) et non les citoyens au service de l’état (les fonctionnaires).

      Baisse des dépenses de l’état, augmentation de la liberté.

      Elle est pas belle la vie? 🙂

    2. « Comment est-il sérieusement possible d’affirmer qu’un emploi de fonctionnaire coute 1,5 emploi privé ???? »

      Parce que c’est la vérité et c’est accentué en France par le phénonène de la substitution: des entreprises publiques font le travail des entreprises privées.

      https://halshs.archives-ouvertes.fr/halshs-00827794/document

    3. « les deux sont utiles et nécessaires pour faire société »… de l’argument solide! elles sont où les sources?
      Cela impliquerait qu’il n’y avait pas de société avant qu’il y ait des fonctionnaires… Et le monsieur écrit sérieusement 🙂

    4. L’Etat n’a pas d’argent, il n’y a pas de dépense publique, puisque c’est l’argent des contribuables…

    5. « Ce qui m’inquiète plus c’est de donner 40 milliards (pacte de responsabilité) au patronat »

      Tiens, regarde,
      http://www.insee.fr/fr/themes/comptes-nationaux/tableau.asp?sous_theme=3.2&xml=t_3201
      et dis nous donc où tu vois un cadeau de 40 milliards au patronat …
      Pas dans les « Impôts sur la production et les importations (D2) », « ni dans les Cotisations sociales nettes (D61) », en tout cas …

      Et tu peux toujours chercher plus profond,
      http://www.insee.fr/fr/themes/comptes-nationaux/tableau.asp?sous_theme=3.2&xml=t_3212
      tu ne trouvera rien.

      Ceux qui t’ont parlé de 40 milliard de cadeau au patronat t’ont juste bourré le mou, et toi, ça te faisait plaisir d’y croire, alors tu n’as même pas chercher à vérifier… C’était pourtant pas bien compliqué …

      D’ailleurs, si je t’annonce que je t’ai fait un cadeau de 40 000 € puisque je ne te les ai pas demander alors que j’aurai pu, dis nous donc comment tu t’expliques de n’avoir pas embaucher quelqu’un avec cette somme, hein ? Quand je pense que j’aurai pu tellement mieux utiliser cette somme que toi, je suis très inquiet …

    6. « il y a bien une dépense publique de 40 milliards »

      40 milliards préalablement pris sur les entreprises et les ménages qui eux auraient sûrement mieux que vous les dépenser.

  17. au Royaume Uni et aux USA un fonctionnaire doit démissionner préalablement à sa candidature, c’est une régle de bon sens, le sytème français est un pousse au crime qui a conduit à la situation actuelle ….

  18. On pourrait ajouter à ce catalogue l’impudence avec laquelle les syndicats de fonctionnaires présentent les privilèges et les grèves dans la fonction publique comme le « combat d’avant-garde des travailleurs » pour l’ensemble des « exploités », et la suppression emblématique du jour de carence des fonctionnaires par la ministre de la fonction publique, au nom de l’équité !

  19. Il n’y a aucune solution vraiment valide jusqu’à …. l’explosion finale.
    J’en suis intimement convaincu , malheureusement.

  20. Analyse douloureusement juste!!! Pour aller plus loin, je pense que tous les élus devraient passer par un stage de gestion tel qu’il nous est imposé quand on s’inscrit comme artisan ou que l’on monte une société ( alors qu’il ne s’agit que de gérer notre argent, et que l’urssaf, le rsi, les impôts et autres se chargent bien de vous remettre dans les rails au moindre écart ). Pour exemple le maire dernièrement élu de la commune de 10000 habitants du Morbihan où je vis était jusque-là salarié d’un laboratoire d’analyses biologiques: il passait son temps à faire des prises de sang et des analyses de pipi-caca!. Il se retrouve à la tête d’équipes nombreuses, de budgets conséquents avec quelles compétences autres que celles de lui avoir permis de grenouiller pour en arriver là ???On va moins rire quand on fera le bilan de son action et qu’il faudra passer une nouvelle fois au tiroir caisse…

  21. Analyse terriblement vraie.

  22. La démission n’est pas suffisante, il faut que aucune personne ayant été fonctionnaire ou ayant appartenu à une structure en liaison avec l’état (EDF, la poste, la sécurité sociale, AREVA…) ne puisse être élu. Le risque de biais est bien trop important.

  23. Un grand merci à J. Clouteau qui énonce avec clarté et exhaustivité un des grands maux de la France. Merci pour l’argumentaire sur la question, dont certains éléments me manquaient …

  24. Je connais bien sur les écrits libéraux cités par certains …. mais j’en lis aussi d’autres !
    A noter que je ne connais pas de pays sans fonction publique, avec des agents à statuts effectivement très variables. Pour les temps anciens, bien sur il n’y avait pas de fonctionnaires (en référence au statut FP) mais les rois et autres chefs avaient des personnes qui participaient au fonctionnement du royaume ou empire … il n’y avait pas plus de salariés du privé (au sens du salariat actuel) !
    Je note chez certains la confusion « administration  » / « entreprises publiques » (dont les agents ne sont pas fonctionnaires). Il y a de moins en moins d’entreprises publiques et elles sont largement dans le système concurrentiel … et le chômage augmente…
    Le dogme affirmant que le privé s’est mieux que le public n’a aucun fondement sérieux et je pourrais tout aussi bien affirmer le contraire … ce qui ne serait pas plus sérieux !
    Sur les élections je maintiens que fonctionnaires sont des citoyens comme les autres et à ma connaissance les élus non fonctionnaires ne démissionnent pas. i c’était le , qui voudrait être élus ????
    risque serait encore grand d’avoir des élus professionnels, et la voie est déjà bien ouverte.

    1. « Le dogme affirmant que le privé s’est mieux que le public n’a aucun fondement sérieux et je pourrais tout aussi bien affirmer le contraire … ce qui ne serait pas plus sérieux ! »

      C’est pas un dogme, c’est un constat. Ouvrez les yeux bon sang!
      On peut défendre le public avec comme prétexte la solidarité, mais un système en concurrence répond plus facilement à la demande des clients.

    2. « Le dogme affirmant que le privé s’est mieux que le public n’a aucun fondement sérieux et je pourrais tout aussi bien affirmer le contraire … ce qui ne serait pas plus sérieux ! »
      hum …
      Qu’est qui caractérise (*) le « privé » ? la concurrence
      Qu’est-ce qui caractérise (*) le « public » ? l’état, la violence légale monopolistique, bref : la possibilité d’utiliser la force publique à son profit, de s’imposer CONTRE la volonté des gens, du public (le vrai : le peuple).

      Alors, précisez un peu votre pensée, SVP :
      qu’est ce que vous critiquez dans le « dogme » (sic) que vous évoquez ?
      les effets de la concurrence que la qualité, qui n’est rien d’autre que la sélection naturelle de Darwin ? vous êtes créationniste ? vous pensez que la concurrence n’améliore pas la qualité, c’est à dire par exemple qu’on se chier pour rien à organiser des concours publics pour recruter et des appels d’offres pour choisir des prestataires, et qu’on pourrait aussi bien choisir n’importe quel candidat, et que le fils du maire qui sait à peine lire (il n’a que 8 ans) fera aussi bien l’affaire comme enseignant qu’un diplômé de l’Ecole Normale ?
      Ou le dogme selon lequel la force publique est instituée pour le bien de tous, à savoir la défense nationale et la justice, et certainement pas pour le bien-être économique d’une faction au détriment des autres citoyens ?
      Allez-y, ça m’intéresse de savoir …

      (* J’ai bien dit « caractérise », hein : vous n’aurez aucun mal à trouvez des exceptions dans les deux sens, des « privés » qui arrivent à mobiliser la force publique à leur profit, et des « publics » qui y arrive très mal et subissent de plein fouet de la concurrence, mais les deux principes sont bien là. )

      1. Vous faites erreur. Il y a un sacrée concurrence dans l’Etat : rien que pour les prébendes et pour les places près de la bonne gamelle d’argent gratuit des autres, la guerre est féroce.

    3. risque serait encore grand d’avoir des élus professionnels, et la voie est déjà bien ouverte.

      Mais ils le sont déjà : ils sont payés rubis sur l’ongle. Surtout quand ils cumulent, c’est la poule aux œufs d’or.
      Et ils auront des retraites dont vous n’aurez pas le quart…

    4. « je maintiens que fonctionnaires sont des citoyens comme les autres »

      Non : ce sont des collabos de la même manière que tous ceux qui votent pour le socialisme.

  25. J’ai pu constater la morgue particulière de certains fonctionnaires constituée à parties égales de la fierté pour tout ce qui est fonction publique, et du mépris pour tout ce qui ne l’est pas.
    Le secteur privé est regardé avec suspicion et jalousie. La prise de risque, l’investissement personnel, le courage que l’entrepreneur privé doit montrer sont complèment ignorés ou niés. Les mot profit, ou libéral ou privé sont des voyants d’alerte à immédiatement rapprocher de combine, malversation, malhonnetteté. Le premier mouvement est donc pour lui de réglementer et surveiller ces individus qui ne demandent rien à la collectivité et osent parier sur la vie en dehors de la fonction publique.
    L’ignorance de la gestion d’une entreprise, n’est en aucun cas un obstacle au désir de donner au minimum des conseils, mais au mieux de juguler toute initiative privé appairssant comme suspecte de toute façon.
    La réglementation est le maitre mot. Toute entreprise privée doit être cadrée et contrôlée autant que nécessaire, c’est la mission…

    1. Bonjour

      Que ce débat est triste .Certes il y a beaucoup de vérité.Mais mettre tous les fonctionnaires « dans le même sac » ne représente pas la réalité . Quand on parle de salaire moyen des fonctionnaires ça ne dit pas que certains agents de la catégorie C n’arrivaient pas au niveau du SMIC( pourtant signe d’égalité pour tous ); de ce fait ils avaient une prime compensatrice pour arriver au niveau du SMIC. De plus j’y pense seulement à l’instant était-il normal que les primes ne soit pas prise en compte pour le calcul de la la retraite! Je ne suis pas concerné mais je connaissais quelqu’un de cette catégorie ( il est malheureusement décédé et son épouse qui ne travaillait pas (famille nombreuse) touche sa pension de réversion ( 700 €/ mois ) je ne l’ai pas questionné mais elle a peut-être un petit complément pour atteindre le minimum vieillesse ( je n’en connais pas exactement le montant à voir sur internet )
      Et bien ce que je peux dire: tous ces petits fonctionnaires sont des gens blessés par tous ces articles anti fonctionnaires
      Pour ce qui me concerne je préfère ma liberté prendre des risques ( j’investi et aujourd’hui c’est pas sans risques)s’il le faut,

      mais il ne m’est pas interdit de regarder autour de moi .

      Ce n’est pas en montrant du doigt les uns après les autres que ça va arranger les choses. Tu ne travailles pas: tu es un fainéant, tu gagnes beaucoup d’argent en travaillant mais tu es quand même un voleur.

      Bien sûr que je vois des sommes colossales d’argent qui tombent dans les mains des uns et que je vois aussi certains peu courageux qui vivent au crochet de la société.

      bien sûr que tout ça existe mais ne mettons pas d’huile sur le feu.

      alors c’est certain qu’il est souhaitable de remettre tout à plat . Mais de grâce ne faisons pas monter la haine . Et parler de rentabilité…. est-ce que l’hôpital, l’école sont rentables…………………;;;;;;;;

      J’en termine, mais une partie de ce que j’ai lu est attristant;

      Bonne soirée à tous

    2. Vous avez mille fois raison.
      C’est sur le biais moral qu’il faut insister. Cette haine de la liberté. Cette volonté de se placer du côté du plus fort, de celui qui a le monopole de la violence, cet esprit de « collabo ».

      L’envie est un péché capital au même titre que le vol. Nos anciens avaient compris que la jalousie conduit à la destruction de la société.

      Les serviteurs de l’Etat sont devenus nos maîtres.
      Depuis « 1984 » tout est écrit pourtant.

  26. Merci , enfin les choses sont dites. Quant aux solutions : revenir sur une situation est bien délicat mais il faut oser. Qui osera ………. that is the question ?

  27. constat exact de ce qui est la part d’ombre du Général de Gaulle, qui n’avait lui non plus aucune expérience du privé ou de création d’entreprise et qui ne croyait qu’en l’Etat !

    mais l’Etat n’arrivant plus à pressurer d’avantage les contribuables, emprunte de plus en plus : les taux finiront par remonter et il ne pourra plus.

    Alors les retraités de la fonction publique, puis les fonctionnaires mourront de faim, car ils ne savent rien faire.

  28. Superbe article dont j’aime beaucoup la conclusion.

  29. C’est vraiment nickel et je plussoie, on a souvent des tirades antifonctionnaires mal fondées, mais ici, les éléments proposés sont factuels dans le bon sens du terme.

    Notre société énarchiaque, la pyramide de fonctionnaires dont nous souffrons, on le voit das les souffrances des agriculteurs.

    Le problème avec 5,5 millions de fonctionnaires, c’est qu’ils s’autojustifient, qu’ils créent les emmerdements pour les autres, sur la base que c’est le fondement même de leur action.

    Les mêmes individus nuisibles et dangereux existent bien en entreprise, mais comme il y a la possibilité de concurrence, ils sont parfois éliminés (moins dans le CAC 40, plus en PME). Dans la fonction publique, l’arrivisme est roi, et il ne connait aucun étalon d’évaluation…

  30. Savoureux article et surtout très factuel.
    Il mériterait d’être diffusé dans toute la presse (un rêve)…
    À la fin des années 70, j’avais expliqué à mon maire (enseignant

  31. Sur le thème de la corrélation entre emplois publics en surnombre et destruction consécutive des emplois privés: Il est évident que le problème du chômage de masse en France vient de l’excès de dépenses publiques et marginalement de l’absence de flexibilité du droit du travail.
    Cameron au Royaume Uni a supprimé 600.000 postes de fonctionnaires en 2 ans, ce qui a permis la création de 1.200.000 emplois dans le secteur privé!
    En France le rapport est de 1 poste de fonctionnaire supprimé = 2 postes de plus dans le privé
    En Suisse 1 pour 2,5
    Aux USA 1 pour 5
    Sources:
    http://www.rts.ch/info/economie/6473043-les-chiffres-errones-d-economiesuisse-sur-l-emploi-dans-le-secteur-public.html
    http://fr.irefeurope.org/Etats-Unis-pour-1-emploi-public-supprime-5-emplois-crees-dans-le-prive,a2275
    Et qu’on ne me dise pas comme les socialistes, oui mais au Royaume Uni ces 1.200.000 emplois sont majorité des contrats zéro heure. Les statistiques montrent que la moyenne de ces contrats zéro heure a travaillé 27 heures par semaine !

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